Enzo Scifo

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Vincenzo Scifo
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Biographie
Nom Vincenzo Scifo
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Naissance 19 février 1966 (48 ans)
Lieu La Louvière
Taille 1,78 m (5 10)
Période pro. 1983-2001
Poste Milieu de terrain puis entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
1973-1982 Drapeau : Belgique RAA Louviéroise
1982-1983 Drapeau : Belgique RSC Anderlecht
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1983-1987 Drapeau : Belgique RSC Anderlecht 119 (32)
1987-1988 Drapeau : Italie Inter Milan 028 0(4)
1988-1989 Drapeau : France Girondins de Bordeaux 030 0(8)
1989-1991 Drapeau : France AJ Auxerre 067 (25)
1991-1993 Drapeau : Italie Torino FC 062 (16)
1993-1997 Drapeau : France AS Monaco 091 (20)
1997-2000 Drapeau : Belgique RSC Anderlecht 075 (14)
2000-2001 Drapeau : Belgique Charleroi SC 012 0(3)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1984-1998 Drapeau : Belgique Belgique 084 (18)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
2001-2002 Drapeau : Belgique Charleroi SC
2004-2006 Drapeau : Belgique AFC Tubize
2007-2009 Drapeau : Belgique Excelsior Mouscron
2012-2013 Drapeau : Belgique RAEC Mons
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Vincenzo Scifo, dit Enzo Scifo (prononcé [ˈɛntso ˈʃʃiːfo]), né le 19 février 1966 à La Louvière en Belgique de parents italiens, est un ancien footballeur international belge, devenu entraîneur.

Meneur de jeu de grand talent, Scifo est considéré comme l'un des meilleurs joueurs belge de l'histoire du football[1]. Doté de qualités physiques ordinaires (il mesure 1,78 m), il pouvait par contre compter sur des qualités techniques et une vision du jeu hors-normes, lui permettant de briller au poste de milieu de terrain axial. Élu soulier d'or (meilleur joueur belge) en 1984 et joueur belge de l'année en 1991, Enzo Scifo participe à quatre phases finales de la Coupe du monde (1986, 1990, 1994 et 1998), record national qu'il partage avec Franky van der Elst et Marc Wilmots.

Carrière[modifier | modifier le code]

Comme joueur[modifier | modifier le code]

« Enzo » Scifo commence le football dans la rue de son quartier de La Louvière. À sept ans, il intègre le club local, la RAA Louviéroise. Remarqué pour son sens du jeu et sa maîtrise du ballon, Enzo Scifo est recruté en 1982 par le Royal Sporting Club d'Anderlecht, le club belge le plus titré (33 titres nationaux à ce jour), qui remporte cette année-là la Coupe UEFA 1982-1983.

Scifo a 17 ans lorsqu'il fait ses premiers pas en Division 1 Belge, (la Jupiler Pro League actuelle) et en coupe d'Europe avec les Mauves[2]. Scifo s'impose immédiatement comme titulaire au sein d'une équipe qui atteint de nouveau la finale de la coupe UEFA, perdue cette fois aux tirs au but face à Tottenham Hotspur. Quelques semaines plus tard, il fait ses débuts en équipe nationale belge face à la Hongrie[3]. Il est élu meilleur joueur belge en fin de saison, à seulement 18 ans.

Il confirme les années suivantes son grand talent. Champion de Belgique à trois reprises avec Anderlecht en 1985, 1986 et 1987, il mène les Diables Rouges en demi-finales de la Coupe du Monde 1986, où ils sont éliminés par l'Argentine de Maradona, futur championne du monde[4].

Enzo Scifo est repéré par les plus grands clubs européens. Il choisit alors d'intégrer l'Inter Milan, où il ne rencontre pas le succès escompté. Il n'y reste qu'un an et rejoint les Girondins de Bordeaux en 1988. Ses premiers matches sous le maillot des Girondins sont brillants, mais des blessures à répétition et des problèmes relationnels avec les cadres de l'équipe contrarient ses prestations[5]. Le meneur de jeu décide de rejoindre l'AJ Auxerre. Guy Roux, l'entraîneur du club, le prend alors sous son aile, lui permettant de remonter à la surface alors qu'il traverse une période sombre[6]. Il réalise deux saisons performantes avec l'A.J.A., qui atteint les quarts de finale de la Coupe UEFA en 1990 et termine la saison 1990-1991 à la troisième place, égalant le meilleur classement de son histoire à l'époque. Il sera à cette époque désigné meilleur joueur étranger du championnat de France. Entre temps il dispute la coupe du monde de 1990 avec les Diables rouges, qui sont éliminés par l'Angleterre en huitième de finale, le seul but du match étant inscrit par les Anglais à une minute de la séance des tirs aux buts. Il sera repris dans l'équipe type du Mundiale.

Après ces deux saisons remarquées, Scifo décide de retourner en Italie, sous les couleurs du Torino, second club de Turin, où il joue de 1991 à 1993. Pour sa première saison, le club termine à la 3e place du championnat et atteint la finale de la coupe UEFA, perdue face à l'Ajax Amsterdam du fait des buts marqués à l'extérieur (2-2; 0-0). Lors de la deuxième saison, le Torino remporte la coupe d'Italie, mais termine la saison à une décevante neuvième place.

Il dépose alors ses valises à l'AS Monaco[7]. La première saison voit le club atteindre les demi-finales de la Ligue des champions, où il est éliminé logiquement par le Milan AC[8], mais terminer à une décevante neuvième place en championnat. Scifo participe cet été à sa troisième coupe du monde, où les Belges sont de nouveau éliminés en huitième de finale, par les Allemands cette fois (3-2). La saison suivante, handicapé par des blessures, Scifo ne joue que 13 matchs. Les deux saisons suivantes voient les monégasques obtenir de bien meilleurs résultats, et remporter finalement le titre de champion de France en 1997[9].

Diminué par les blessures à répétition, Enzo Scifo retrouve alors la Belgique et le club qui l'a révélé, douze ans plus tôt, Anderlecht. En 1998, à 32 ans, il dispute sa quatrième Coupe du Monde avec la Belgique, dont l'équipe vieillissante est éliminée au premier tour. Il termine sa carrière internationale à l'issue de la compétition, sur un total de 84 sélections et 18 buts en équipe de Belgique. Un conflit naîtra d'ailleurs entre lui et le sélectionneur Georges Leekens, suite au dernier match face à la Corée du Sud: alors qu'il est le meilleur joueur sur la pelouse et qu'une victoire est nécessaire aux Diables Rouges pour espérer accrocher la deuxième place du groupe, Leekens décide de le sortir au profit du très âgé milieu de terrain défensif Franky Van der Elst (37 ans). Plus que Scifo, c'est la Belgique toute entière qui s'est étonnée de ce changement incompréhensible. Scifo en gardera un souvenir très amer et ne sera plus appelé en équipe nationale suite à ce match.

En 2000, Anderlecht est champion de Belgique. Blessé à la clavicule, Scifo, 36 ans, rejoint alors le Sporting de Charleroi, où une nouvelle blessure au genou le contraint à mettre fin à sa carrière de joueur.

Comme entraîneur[modifier | modifier le code]

Après sept clubs et 18 saisons, Enzo Scifo raccroche les crampons sans réellement quitter les pelouses puisqu’il devient entraîneur du Sporting de Charleroi, poste qu'il occupe un peu plus d'un an. Après cette première expérience d'entraineur, Enzo Scifo arrive en décembre 2004 à Tubize, en Division 2 belge, comme entraineur et directeur sportif[10]. L'expérience dure un peu plus d'un an; en janvier 2006, Enzo démissionne de ses fonctions d'entraineur suite à une succession de mauvais résultats[11], afin « de mieux se concentrer sur [ses] tâches de directeur sportif ».

Fin 2007, Scifo reprend du service en tant qu'entraineur à l'Excelsior de Mouscron, où les dirigeants ont décidé de limoger l'entraineur Marc Brys[12]. Ses débuts sont difficiles : les Hurlus ne prennent que deux points sur 18 possibles... avant de redresser la tête, de sorte que Scifo est finalement confirmé à l'Excelsior. À la fin de la saison 2008-2009, le club termine 11e du championnat. En accord avec les dirigeants, Scifo décide de renoncer[13].

En février 2012, Scifo s'engage au RAEC Mons en tant qu'entraineur[14], succédant ainsi à Dennis Van Wijk. En février 2013, Scifo annonce la prolongation de son contrat au RAEC Mons pour 2 années supplémentaires (juin 2015).

Il est limogé du RAEC Mons le lundi 23 septembre 2013 suite aux mauvais résultats de l'équipe (2 points sur 24).

Curiosité[modifier | modifier le code]

En 1985, il sort un 45 tours Gagné d'avance dont les auteurs sont Toto Cutugno et Jacques Duvall qui s'avère être un bide.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière, Enzo Scifo dispute 477 matchs de championnat : 205 en Belgique (pour 49 buts), 90 en Italie (pour 20 buts) et 182 en France (pour 52 buts) [15],[16].

Saison Champ. Coupes nat. Europe Sélections Total
Saison Club Comp. Matchs Buts M. B. Comp. M. B. M. B. M. B.
1983-1984 Anderlecht Championnat de Belgique 25 5 C3 8 1 4 0
1984-1985 30 14 C3 6 1 6 2
1985-1986 31 5 C1 5 2 10 2
1986-1987 33 8 C1 5 1 6 1
Saison Club Comp. Matchs Buts M. B. Comp. M. B. M. B. M. B.
1987-1988 Inter Milan Serie A 28 4 C3 6 1 2 0
Saison Club Comp. Matchs Buts M. B. Comp. M. B. M. B. M. B.
1988-1989 Girondins Bordeaux Division 1 24 7 C3 6 1 6 0
1989-1990 Auxerre Division 1 33 11 C3 9 5 9 2
1990-1991 34 14 5 1
Saison Club Comp. Matchs Buts M. B. Comp. M. B. M. B. M. B.
1991-1992 Torino Serie A 30 9 C3 11 2 6 3
1992-1993 32 7 C3 4 0 6 3
Saison Club Comp. Matchs Buts M. B. Comp. M. B. M. B. M. B.
1993-1994 Monaco Division 1 31 6 C1 11 2 8 1
1994-1995 11 2 1 2
1995-1996 34 7 C3 2 0 5 0
1996-1997 15 5 C3 5 0 4 0
Saison Club Comp. Matchs Buts M. B. Comp. M. B. M. B. M. B.
1997-1998 Anderlecht Championnat de Belgique 30 4 C3 5 1 6 1
1998-1999 27 8 C3 3 0
1999-2000 17 2 C3 1 0
2000-2001 Charleroi Championnat de Belgique 12 3
Total 477 121 - - - 87[2] 17 84 18 - -

Buts en sélections[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Club
Équipe de Belgique
Distinctions individuelles

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Enzo Scifo, le Diable touché par la grâce, fifa.com
  2. a et b (en) Vincenzo Scifo - Matches in European Cups, rsssf.com
  3. Sélections du joueur sur le site de l'URBSFA
  4. http://www.football-story.com/article-enzo-scifo-97820511.html
  5. Scifo : "Seul l’état d’esprit compte", Entretien sur fr.fifa.com
  6. Fiche et biographie du joueur sur le site histoaja.free.fr
  7. Fiche du joueur sur le site a.s.monaco.free.fr
  8. Feuille de match de Milan AC-AS Monaco 1994, footballdatabase.eu
  9. Marc Barreaud, Dictionnaire des footballeurs étrangers du championnat professionnel français (1932-1997), L'Harmattan, 1997
  10. Tubize: Enzo Scifo entraîneur à la place de Patrich Wachel, site dhnet.be, le 7 décembre 2004
  11. Scifo n'entraînera plus Tubize, site dhnet.be, le 12 janvier 2006
  12. Scifo à Mouscron, site dhnet.be, le 27 décembre 2007]
  13. Enzo Scifo décide de jeter l'éponge à Mouscron, site dhnet.be, le 6 juin 2009
  14. Arrivée de Scifo au RAEC, site e-k.tv, le 29 février 2012]
  15. Statistiques sur footballdatabase.eu
  16. Statistiques sur National Football Teams

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Scifo, Enzo (propos recueillis par Lucien Gallinella; préface du prince Albert de Monaco), Mon histoire vraie, éd. Euro images productions, Bruxelles, 1999, 190p., 25 cm (ISBN 90-7662-806-8)