Wikipédia:Sélection/Afrique/Par pays

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Afrique du Sud

Drapeau de l’Afrique du Sud

L’histoire de l’Afrique du Sud est très riche et très complexe du fait de la juxtaposition de peuples, de cultures et d'origines éthniques différentes depuis la Préhistoire. La culture des Bochimans y est présente depuis au moins 25 000 ans et celle des Bantous, 2 500 ans. Les deux cultures auraient, selon des sources limitées à l’archéologie, généralement cohabité paisiblement. L’histoire écrite débute avec l’arrivée des Européens, en commençant par les Portugais qui décident de ne pas coloniser la région, laissant la place aux Néerlandais. Les Britanniques la contestent vers la fin du XVIIIe siècle, menant à deux guerres. Le XXe siècle est marqué par la montée et la chute du régime ségrégationniste de l’apartheid.


Algérie

Boughéra El Ouafi en 1928.

Ahmed Boughéra El Ouafi (en arabe : أحمد بوغيرا العوافي) est un athlète et ouvrier français né le 15 octobre 1898 à Ouled Djellal en Algérie. Il gagna la médaille d'or au marathon des Jeux olympiques d'été de 1928 à Amsterdam, et fut le premier athlète africain indigène à conquérir une médaille olympique. Victime de l'exigence d'amateurisme du mouvement olympique auquel son niveau de vie ne lui permettait pas de prétendre, il ne put poursuivre sa carrière sportive après les Jeux de 1928 et finit sa vie dans la misère. Il mourut par balle le 18 octobre 1959 à Saint-Denis dans des conditions mal élucidées. Son parcours en fait un « symbole du sportif oublié par l'histoire ».

Botswana

Ventilation sectorielle du PIB du Botswana (2005)

L'économie du Botswana pourrait facilement passer, sur le papier, pour un modèle de réussite économique sur le continent africain : bâtissant son avenir sur une administration démocratique, stable, compétente et peu corrompue (Transparency International classe régulièrement le Botswana comme le pays le moins corrompu d’Afrique), une gestion prudente et, bien sûr, un sous-sol riche en diamants et minéraux, ce pays enclavé, dont seules 5 % des terres conviennent à l’agriculture et qui lors de son indépendance en 1966 était l’un des 25 plus pauvres du monde, se classe désormais parmi les plus prospères du continent. De fait, il s’agit du seul pays au monde qui a pu lors de la période 1970-2000 afficher une croissance annuelle moyenne de près de 9 %.

Cette richesse théorique est cependant menacée par une surdépendance de l’économie vis-à-vis du secteur minier, ainsi que par l’épidémie de sida qui sévit à travers toutes les couches de la population (près d’un adulte sur trois serait infecté). Quoi qu’il en soit, avec ses heurs et malheurs, ce territoire peuplé de 3,12 habitants au km² reste dans une situation enviable pour nombre de ses voisins.

Burkina Faso

Portrait stylisé du premier président de la République de Haute-Volta Maurice Yaméogo.

Maurice Yaméogo (1921-1993) a été de 1959 à 1966 le premier président de la République de Haute-Volta, actuel Burkina Faso.

Personnage intrigant, « Monsieur Maurice » a incarné l’État voltaïque au moment de l’indépendance. Mais du petit séminaire de Pabré en 1939 à son accession à la présidence en 1959, son ascension politique ne s’est pas faite sans difficulté. Ses débuts prometteurs en tant que grand conseiller de l’Afrique-Occidentale française (AOF) de 1948 à 1952 ont été suivis par une traversée du désert. Et ce n’est que grâce à une succession de volte-faces que le conseiller général de Koudougou parvient à se hisser au cours de l’année 1958 no 2 du gouvernement de Ouezzin Coulibaly, puis président du Conseil après sa mort.

Alors même que son assise politique est mal assurée, Yaméogo parvient par des concours de circonstance à renforcer sa position et même à imposer ses choix. Ainsi, après la proclamation de la République le , il opère en 1959 un surprenant retournement de position sur la fédération du Mali. Puis, par le biais de manœuvres discutables, élimine toute opposition parlementaire. L’Union démocratique voltaïque-Rassemblement démocratique africain (UDV-RDA) épuré de ses adversaires, s’impose alors en parti unique. Avant même l’indépendance le , la Haute-Volta est sous le joug de sa dictature. Son régime corrompu, rythmé par ses sautes d’humeur, se caractérise par une instabilité ministérielle chronique et le développement d’une paranoïa. Il en est de même pour sa politique étrangère, tumultueuse, notamment avec la Côte d’Ivoire de Félix Houphouët-Boigny.

Finalement, le , suite à sa décision d’imposer de sévères mesures d’austérité financière, un soulèvement populaire l’amène à démissionner. Celui-ci est le résultat direct d’une coalition des syndicats avec la chefferie traditionnelle et le clergé. S’ensuit pour Maurice Yaméogo, un ostracisme lié à sa gestion douteuse des finances. Toutefois, par le biais de son fils Hermann, il continue d’influencer la scène politique de son pays. En 1993, il décède après avoir été réhabilité par le président de la République Blaise Compaoré.

République du Congo

Fulbert Youlou.jpg

Fulbert Youlou (1917-1972) fut le premier président de la République du Congo de 1959 à 1963.

L’abbé Fulbert Youlou est l’un des personnages les plus controversés du Congo-Brazzaville, à tel point que durant des décennies, il fit l’objet d’un anathème dans son pays. Pourtant, à ses débuts, celui qu’on appelait l’« Abbé » était apparu à ses concitoyens comme une sorte d’homme providentiel. C’est lui qui, en août 1960, avait conduit son pays à l’indépendance. Lui qui, en décembre 1960, avait organisé une grande conférence intercontinentale à Brazzaville, au cours de laquelle il vanta les bienfaits du libéralisme économique et condamna le communisme. Trois ans plus tard, la prospérité économique n’était toujours pas au rendez-vous, alors que le gouvernement déployait un faste insolent. Youlou le « modéré » décevait. Sa décision d’imposer en août 1963, le monopartisme en emprisonnant les leaders syndicaux fut l’élément déclencheur de la révolution des « Trois Glorieuses ». La France refusa, alors, d'aider ce chef d’État africain que le couple de Gaulle méprisait.

Ne disposant quasiment plus d'aucun soutien, cet ancien prêtre quitta le pouvoir et laissa derrière lui l’image d’un président de la République excentrique, autoritaire et corrompu.

République démocratique du Congo

Taux de croissance du PIB et volume de PIB par habitant

La structure économique de la République démocratique du Congo est comparable à celle des autres pays de l'Afrique centrale, mais son économie est handicapée par les guerres civiles qui ont ravagé le pays. Avec une croissance de 8,2 % en 2008 et de 2,7 % en 2009, la RDC a ensuite été l'un des pays d'Afrique les plus touchés par la crise de 2008-2009.

Côte d'Ivoire

La gare routière et la Basilique de Yamoussoukro.

Yamoussoukro, ville de 200 659 habitants, située à 240 kilomètres au nord d'Abidjan, est la capitale administrative de la Côte d'Ivoire, la capitale économique du pays étant Abidjan.

Elle comptait environ 155 803 habitants en 1998. Il s'agit de la 4e ville la plus peuplée de Côte d'Ivoire après Abidjan, Bouaké et Gagnoa et devant Korhogo. Le village de N'Gokro a été rebaptisé Yamoussoukro en hommage à la reine Baoulé, Yamoussou, le suffixe Kro signifiant village en langue Baoulé.

Djibouti

Schéma du Francolin somali.

Le Francolin somali (Pternistis ochropectus) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae. Son plumage est globalement brun-gris, avec des rayures et des stries blanches sur ses parties inférieures, qui deviennent plus fines vers les parties supérieures. L'oiseau a des marques noires sur la tête et une couronne grise. Il mesure 35 cm de long, avec une courte queue, et pèse 940 g. Il peut être trouvé en petits groupes et est extrêmement farouche. Il se nourrit de baies, de graines et de termites, et se reproduit entre décembre et février.

En 2013, cet oiseau n'est connu que dans deux sites de Djibouti, dont l'un est en grande partie non étudié. Son habitat naturel est constitué des forêts sèches subtropicales ou tropicales de haute altitude, composées principalement de Genévrier d'Afrique. Ces forêts de genévriers sont en voie de disparaître, et l'oiseau peut être trouvé dans d'autres habitats comme les forêts de buis. Le Francolin somali est considéré comme une espèce « en danger critique d'extinction », ayant subi un déclin de sa population de 90 % en vingt ans. La dégradation de son habitat par les perturbations anthropiques telles que le surpâturage constitue une grave menace pour la survie de ce francolin. Des efforts sont faits pour sa conservation, comme la restauration d'une forêt de genévriers, et des enquêtes de terrain sont entreprises pour préciser les effectifs et pour sensibiliser les populations locales.

Éthiopie

Téwodros II d'Éthiopie.

Téwodros II (ge'ez : ዳግማዊ ቴዎድሮስ, Degmawi Téwodros ; également appelé ዓፄ ቴዎድሮስ, Atsé Téwodros Écouter), (1818 - 13 avril 1868) né Kassa Hailou (ge'ez : ካሳ ሃይሉ), est un militaire et un homme politique éthiopien, Negusse Negest du 11 février 1855 jusqu'à sa mort. Il est également connu sous son nom de cavalier Abba Tateq (ge'ez : አባ ታጠቅ).

Téwodros naît en 1818, à Charghe, dans la province du Qwara, vers l'ouest de Gonder, alors capitale d'un Empire éthiopien divisé par les guerres des seigneurs du Zemene Mesafent. Son père, Hailou Welde Giyorgis, est gouverneur de sa province natale et un militaire tout comme son oncle Kenfou Hailou. Après une brève éducation dans un monastère, Téwodros intègre l'armée de Kenfou puis celle de Goshou Zewde du Godjam. Vers 1845, face à la fulgurante ascension de Téwodros, Menen lui offre le poste de gouverneur du Qwara et la main de sa petite-fille, Tewabetch Ali.

En 1852, Téwodros se lance dans une campagne pendant laquelle il bat les seigneurs du Nord les uns après les autres. Le 11 février 1855, Kassa Hailou est couronné sous le nom de Téwodros II. Son couronnement marque la fin du Zemene Mesafent, le début de l'histoire moderne du pays et l'initialisation du processus de centralisation achevé sous Haile Selassie Ier. Ainsi, il ne se contente pas d'unifier le Nord du pays ; il lance deux campagnes, la première vers le Wello et la seconde vers le Shewa. En 1856, Téwodros règne sur l'ensemble de l'Empire éthiopien véritablement unifié.

Durant son règne, il introduit diverses réformes de modernisation. Il publie des édits contre l'esclavage, bâtit les premières routes et organise un système politique et fiscal centralisé. Il constitue une véritable armée nationale remplaçant les diverses forces régionales. Cette vague de réformes inquiète les seigneurs locaux habitués à un pouvoir impérial faible et, dès 1860, plusieurs chefs entrent en rébellion. La même année, il perd le soutien de l'Église éthiopienne orthodoxe en ordonnant la redistribution de ses terres aux paysans. Au fur et à mesure, le Negusse Negest voit son pouvoir déstabilisé. Il réprime les mouvements de révolte et enferme des Européens suite à un différend diplomatique avec la Grande-Bretagne.

En avril 1868, Londres organise une expédition menée par Robert Napier afin de libérer les captifs enfermés à la forteresse de Meqdela. Le 13 avril 1868, l'ultime assaut est lancé sur le quartier général du Negusse Negest qui a refusé de se soumettre formellement à la Grande-Bretagne. Téwodros saisit alors son revolver et se donne la mort. S'il n'a su appliquer la majorité des réformes engagées, Téwodros reste pour les Éthiopiens, un dirigeant remarquable et un grand militaire, défenseur d'une Éthiopie unifiée et moderne.

Gabon

Jean-Hilaire Aubame

Jean-Hilaire Aubame ( à Libreville à Libreville) fut un important homme politique gabonais.

Membre de la France libre et collaborateur du gouverneur-général de l’Afrique-Équatoriale française (AEF), Félix Éboué, Aubame est élu en 1946 député du Gabon à l’Assemblée nationale française. Il se consacre alors tout entièrement à la recherche de solutions concernant les problèmes des populations africaines.

Lors de l’indépendance du Gabon, en démocrate convaincu, Aubame prône l'instauration d’un régime parlementaire face au chef de l’État Léon Mba, tenant d’un régime présidentiel fort. Ce dernier l’emporte finalement et se laisse entraîner dans une dérive dictatoriale. Malgré son rôle de chef de l’opposition, Aubame accepte de devenir ministre des Affaires étrangères en 1961. Mais en 1963, Léon Mba, qui n’a plus besoin de lui, décide de l’éliminer. Porté au pouvoir en 1964 par un putsch qu’il n’a pas souhaité, Jean-Hilaire Aubame devient l'éphémère chef d'un gouvernement provisoire que les Français s'empressent de renverser militairement afin de rétablir Léon Mba.

Kenya

Soleil levant sur le mont Kenya.

Le mont Kenya, dont le nom signifie « montagne de l'autruche » chez les Wakamba, une des populations vivant à ses pieds, est le point culminant du Kenya et le deuxième plus haut sommet d'Afrique, derrière le Kilimandjaro. Les plus hautes cimes culminent à 5 199 mètres à la pointe Batian, 5 188 mètres à la pointe Nelion et 4 985 mètres à la pointe Lenana. Il se situe au centre du pays, juste au sud de l'équateur, à approximativement 150 kilomètres au nord-nord-est de la capitale Nairobi.

Le mont Kenya est un volcan rouge né il y a environ trois millions d'années de l'ouverture du rift est-africain. Il a été recouvert pendant des millénaires par une importante calotte glaciaire qui a fortement érodé ses pentes et lui a donné ce relief particulier, avec de nombreuses vallées qui descendent du sommet. Il reste aujourd'hui une douzaine de petits glaciers en phase de retrait rapide, malgré des températures souvent négatives, avec un climat très variable au cours des millénaires et des siècles, des saisons et des jours. La montagne demeure une source d'eau essentielle pour une grande partie du pays.

Le volcan est découvert par les Européens en 1849 avec Johann Ludwig Krapf. Mais la communauté scientifique reste longtemps circonspecte sur l'existence de neige à ces latitudes et l'existence du mont Kenya n'est confirmée qu'en 1883. La première exploration a lieu en 1887 et le sommet est véritablement vaincu en 1899 par l'équipe d'Halford John Mackinder. Aujourd'hui de nombreux itinéraires et refuges permettent d'effectuer l'ascension vers les principaux pics.

La montagne possède huit étages de végétation entre le bas et le sommet, avec notamment une vaste couronne de forêt. De nombreuses espèces sont endémiques ou très caractéristiques du mont Kenya, comme les lobelias, les séneçons ou les daman du Cap. C'est pourquoi une zone de 715 km2 autour du sommet est protégée par le parc national du mont Kenya, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, et reçoit plus de 15 000 visiteurs par an.

Liberia

William Tubman, de son nom complet William Vacanarat Shadrach Tubman (né le à Harper au Libéria – mort le à Londres), est un homme politique d’origine américano-libérienne, président de la République du Liberia de 1944 jusqu'à sa mort en 1971.

Considéré comme le « père du Libéria moderne », sa présidence est marquée par l’afflux d’investissements étrangers dans son pays et par sa modernisation. Le Libéria connaît alors une certaine prospérité. Il mena également une politique d’unité nationale dans le but de réduire les écarts sociaux et politiques entre Américano-Libériens et les Libériens autochtones. Toutefois, au fur et à mesure de ses années au pouvoir, sa manière de gouverner devint de plus en plus dictatoriale.

Madagascar

Jeune Sifaka de Verreaux (Propithecus verreauxi).

Les Sifakas ou Propithèques forment un genre (Propithecus) de primates lémuriformes au sein de la famille des Indridés. Ce sont de grands lémuriens diurnes, au pelage dense variant du blanc pur au noir profond en fonction des espèces, et dotés d'une queue plus longue que leur corps. Comme tous les lémuriens, ils sont endémiques de l'île de Madagascar.

Le genre Propithecus comprend neuf taxons distincts qui se différencient aisément par la couleur de leur pelage et par leur origine géographique. Les sifakas des forêts sèches de l'Ouest sont légèrement plus petits que ceux des forêts humides sempervirentes de l'Est. Ils vivent en groupes paritaires d'une dizaine d'individus et communiquent au moyen de signaux vocaux, visuels et olfactifs. Les femelles donnent naissance à un seul petit par année, qu'elles transportent pendant près de six mois sur leur ventre, puis sur leur dos. Bien qu'essentiellement arboricoles, certaines espèces ont développé un déplacement bipède sur le sol, qui leur vaut parfois le surnom de « lémuriens danseurs ».

Sévèrement menacés par la destruction de leur habitat et, dans une moindre mesure, par la chasse et la capture à des fins commerciales, les sifakas font l'objet de nombreux programmes de conservation. Si ceux-ci ont empêché l'extinction pure et simple des espèces les plus exposées, ils n'ont pas réussi à endiguer la diminution sévère des populations, et la survie des propithèques, comme celles de nombreux lémuriens, reste dépendante des efforts de préservation qui seront entrepris ces prochaines années.

Forts des nombreuses légendes dont ils font l'objet dans la culture malgache, ainsi que de la fascination qu'ils ont de tout temps exercée chez les visiteurs de l'île, les sifakas sont appelés à rester l'un des meilleurs ambassadeurs de la richesse et de la diversité écologique de Madagascar.

Mali

Jeune fille dansant au son du balafon dans un village du Mali.

Les droits de l'enfant sont une priorité politique affichée au Mali, où la moitié de la population a moins de 18 ans. Ainsi, la constitution adoptée en 1992 proclame dans son préambule la détermination du peuple malien « à défendre les droits de la femme et l'enfant ». Le Mali a coprésidé le Sommet mondial sur les enfants en 1990 et a été l’un des premiers pays à avoir ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant. Il a également ratifié les principaux instruments internationaux comme ceux de l’Organisation internationale du travail. Cependant, les politiques publiques menées pour la protection et la promotion des droits de l’enfant se heurtent à de nombreux obstacles : pauvreté, analphabétisme, persistance de pratiques coutumières, manque de moyens de l’État et des collectivités territoriales. Malgré les différents programmes mis en œuvre et l’investissement de la société civile et des organisations non gouvernementales maliennes ou étrangères, la situation des enfants reste difficile dans plusieurs domaines : accès à la santé, éducation ou encore travail des enfants.

Maroc

Entrée de la délégation marocaine à la cérémonie d'ouverture.

La participation du Maroc aux Jeux olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver au Canada, du 12 au 28 février 2010, constitue la cinquième participation du pays à des Jeux olympiques d'hiver. La délégation marocaine est représentée par un seul athlète, Samir Azzimani, en ski alpin, qui est également porte-drapeau du pays lors de la cérémonie d'ouverture de ces Jeux.

Le Maroc ne remporte aucune médaille durant ces Jeux olympiques, son seul sportif inscrit terminant 44e en slalom et 74e en slalom géant.

Maurice

La fleur du dartrier, une plante à laquelle Jacques Delisse a consacré un mémoire.

Jacques Delisse, né le à Dax et mort le à Bordeaux, est un botaniste et pharmacologue français qui participa à la première partie de l'expédition vers les Terres australes commandée par Nicolas Baudin au départ du Havre à compter du . Installé à bord du Naturaliste, il herborisa à Tenerife puis descendit à l'île de France, l'actuelle île Maurice, durant une escale qui vit plusieurs autres membres renoncer à la suite du voyage d'exploration scientifique dans lequel ils étaient engagés. Il demeura dans la colonie de l'océan Indien malgré la capture de cette dernière par les Britanniques, y ouvrit la première pharmacie connue et fut par la suite le cofondateur de la Société d'histoire naturelle de l'île Maurice et d'une banque appelée banque de Maurice. Il ne rentra en France avec ses enfants qu'à la mort de sa femme rencontrée sur place.

Namibie

Badge namibien

L'histoire de la Namibie, l'un des plus jeunes pays d'Afrique, se divise en plusieurs époques distinctes.

Colonisé tardivement (début du XVIIIe siècle), le territoire namibien passe sous le contrôle de l'Allemagne en 1884 et est baptisé Sud-Ouest africain. La colonisation allemande, marquée par le génocide des Héréros, prend fin en 1915 après la victoire des troupes sud-africaines sur l'armée allemande à Gibeon. Le nom de Namibie est attribué au pays en 1968 d'après le nom du désert du Namib et l'Afrique du Sud administre directement le pays jusqu'en 1971, puis indirectement jusqu'à l'accession du pays à l'indépendance le 20 mars 1990. Depuis l'indépendance la SWAPO, organisation traditionnellement marxiste et nationaliste, est le parti majoritaire du pays. Sam Nujoma est élu premier président de la Namibie indépendante en 1990 et le reste jusqu'en 2005Hifikepunye Pohamba lui succède.

La devise du pays est : « Unité, Liberté, Justice ».

Nigeria

L’essentiel des réserves nigérianes se trouve dans des gisements offshore

L’économie du Nigeria est dans sa structure comparable à celle de bien des pays africains, mais tout y est à une échelle supérieure : la main-d’œuvre (le Nigeria est le pays le plus peuplé d’Afrique), les ressources naturelles (il est le 1er producteur africain de pétrole), la corruption (en 2005, 152e sur 158 pays évalués).

Seul son produit intérieur brut (PIB) par habitant le situe dans la moyenne africaine. Il reste d’ailleurs largement en dessous du niveau d’avant l’indépendance. Environ deux tiers de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté absolue (1 $ US par jour), contre 43 % en 1985. Malgré cela, et grâce à son potentiel humain et sa richesse en ressources naturelles, le Nigeria se classe au rang de 2e puissance sub-saharienne, derrière l’Afrique du Sud. Avec environ 125 milliards de dollars par an, son PIB (en parité de pouvoir d'achat) équivaut à près de la moitié de celui de la Suisse. L’essentiel de l’activité économique se réalise dans la zone côtière, au sud du pays.

Ouganda

Le lac Victoria vu depuis l'espace.

Le lac Victoria ou Nyanza (encore appelé lac Ukéréoué - Ukerewe -, ou Nalubaale) est le plus grand lac d'Afrique et (selon les sources) le quatrième ou le deuxième au monde en superficie avec 68 100 km2. Il doit son nom à l'explorateur britannique Speke qui fut en 1858 le premier Européen à l'atteindre, et qui le baptisa en l'honneur de la Reine Victoria.

Situé en Afrique de l'Est, au cœur d'une zone densément peuplée, il est bordé par le Kenya au nord-est, l'Ouganda au nord et au nord-ouest et la Tanzanie au sud, sud-ouest et sud-est. Occupant une dépression encadrée par les deux branches de la vallée du grand rift, il est la source du Nil Blanc, le plus long affluent du Nil.

Traversé par l'équateur, le lac Victoria est peuplé d'une faune et d'une flore tropicale variée mais menacée par la surexploitation des ressources naturelles et la destruction des milieux.

Sénégal

L'île sur une carte de 1890.

Carabane, également appelé Karabane, est à la fois une île et un village situés à l'extrême sud-ouest du Sénégal, dans l'embouchure du fleuve Casamance. Site paradisiaque, doté d'un climat agréable et d'une luxuriante végétation, c'est aussi du point de vue historique le premier comptoir colonial français en Casamance. Dans un environnement maritime et fluvial propice à l'exploitation halieutique, l'île vit pourtant au rythme du calendrier rizicole, car les Diolas, majoritaires à Karabane, sont avant tout des terriens : on a pu parler de véritable « civilisation du riz » en Basse-Casamance. En complément – tant alimentaire qu'économique –, ils pratiquent aussi la pêche artisanale et la collecte de crustacés, mais les pêcheurs professionnels viennent surtout d'autres régions.

Associant d'indéniables atouts naturels et culturels, l'île aurait pu devenir une sorte de « Gorée de la Casamance », mais de multiples difficultés ont jusqu'ici freiné cette ambition. Karabane n'a pas rallié le réseau prometteur des campements villageois – nouvelle forme de tourisme rural intégré – aménagés dans la région au cours des années 1970. Les troubles politiques qui ont meurtri la Casamance au cours des décennies suivantes ont porté un coup sévère à un tourisme en plein développement. Enfin, en 2002, le naufrage du Joola, qui assurait la liaison Dakar-Ziguinchor en faisant escale à Karabane, a scellé l'enclavement de l'île pour plusieurs années. Jusqu'en 2014, dans l'attente de nouvelles infrastructures, travailleurs, étudiants et touristes ne peuvent plus compter que sur les pirogues pour quitter ou rejoindre le village. Depuis 2014, la liaison est rétablie depuis Dakar et Zinguinchor ; trois bateaux y accèdent régulièrement.

Seychelles

Seychelles outer islands 25.08.2009 10-20-09.jpg

Aldabra, aussi appelé Aldabran, atoll d'Aldabra ou encore îles Aldabra, est un atoll des Seychelles dans l'Ouest de l'océan Indien. Il fait partie du groupe d'Aldabra dans les îles Extérieures. Inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco en 1982, l'atoll constitue une réserve naturelle stricte et un site Ramsar. Il cumule plusieurs faits notables : c'est le plus grand atoll surélevé au monde, il est le principal lieu de nidification de l'océan Indien pour la tortue verte, il abrite la plus grande population de tortues géantes des Seychelles, la plus grande colonie de phaétons à brins rouges et d'importantes colonies de frégates ariel et de frégates du Pacifique. Son isolement et l'absence d'occupation et d'activités humaines pérennes ont permis aux espèces animales et végétales de développer un certain endémisme tel le râle de Cuvier, la dernière espèce d'oiseaux ne pouvant voler des îles de l'océan Indien occidental.

Habité un temps par quelques travailleurs pour la pêche et la culture du sisal, du ricin commun et des noix de coco, Aldabra n'a jamais pu accueillir de population humaine de manière pérenne en raison de l'inhospitalité de ses îles, notamment leur aridité et le manque d'eau douce. Ses seuls visiteurs sont représentés par des pêcheurs croisant dans ses eaux, du personnel de la réserve naturelle, des scientifiques venus étudier les différents écosystèmes de l'atoll et des touristes dont le séjour est encadré par des gardes de la réserve naturelle.

Tanzanie

Vue du Kibo depuis le sud en juin 2009.

Le Kilimandjaro ou Kilimanjaro est une montagne située dans le Nord-Est de la Tanzanie et composée de trois volcans éteints : le Shira à l'ouest, culminant à 3 962 mètres d'altitude, le Mawenzi à l'est, s'élevant à 5 149 mètres d'altitude, et le Kibo, le plus récent géologiquement, situé entre les deux autres et dont le pic Uhuru à 5 891,8 mètres d'altitude constitue le point culminant de l'Afrique. Outre cette caractéristique, le Kilimandjaro est connu pour sa calotte glaciaire sommitale en phase de retrait accéléré depuis le début du XXe siècle et qui devrait disparaître totalement d'ici 2030 à 2050. La baisse des précipitations neigeuses qui en est responsable est souvent attribuée au réchauffement climatique mais la déforestation est également un facteur majeur. Ainsi, malgré la création du parc national en 1973 et alors même qu'elle joue un rôle essentiel dans la régulation bioclimatique du cycle de l'eau, la ceinture forestière continue à se resserrer. En effet, la montagne est notamment le berceau des pasteurs maasaï au nord et à l'ouest, qui ont besoin de prairies d'altitude pour faire paître leurs troupeaux, et des cultivateurs wachagga au sud et à l'est, qui cultivent des parcelles toujours plus étendues sur les piémonts, malgré une prise de conscience depuis le début du XXIe siècle.

Après la surprise engendrée dans le milieu scientifique avec sa découverte pour les Européens par Johannes Rebmann en 1848, le Kilimandjaro a éveillé l'intérêt des explorateurs comme Hans Meyer et Ludwig Purtscheller qui parviennent au sommet en 1889 accompagnés de leur guide Yohanas Kinyala Lauwo. Par la suite, il a constitué une terre d'évangélisation que se sont disputée catholiques et protestants. Enfin, après plusieurs années de colonisation allemande puis britannique, il a vu l'émergence d'une élite chagga qui a été un pilier dans la naissance d'une identité nationale avec comme point d'orgue l'indépendance du Tanganyika en 1961.

Depuis, le Kilimandjaro est devenu une montagne emblématique, évoquée ou représentée dans les arts et symbolisée sur de nombreux produits à vocation commerciale. Elle est très prisée par les milliers de randonneurs qui réalisent son ascension tout en profitant de la grande diversité de sa faune et de sa flore.

Tunisie

Vue de la statuette de Ganymède dans son ensemble.

La statuette de Ganymède est une statuette de marbre datée du IVe ou Ve siècle. Elle fut découverte sur le site archéologique de Carthage, en Tunisie, par une équipe d'archéologues américains à la fin des années 1970 dans le cadre de l’opération d’envergure « Pour sauver Carthage » menée par l’Unesco. Elle représente Ganymède aux côtés de Zeus ayant pris l'apparence d'un aigle. Un chien et une chèvre assoupie complètent le groupe.

Retrouvée en fragments, la statuette est restaurée avec soin et exposée dans un petit musée de site, le musée paléo-chrétien de Carthage. « En dépit de sa petite taille, le groupe [statuaire] est remarquablement expressif » et dans un « incroyable bon état de conservation » selon Elaine K. Gazda, qui l'a étudié. « Trouvaille sans précédent » sur le site archéologique de Carthage, cette sculpture est également emblématique de la qualité des œuvres circulant dans l'Afrique romaine durant l'Antiquité tardive.

Son histoire la plus récente, avec le vol dont elle fait l'objet au début du mois de dans son lieu de conservation, en fait également un témoignage non seulement des menaces qui pèsent sur le patrimoine historique et archéologique des pays concernés par la transition du Printemps arabe mais surtout des conséquences de moyens insuffisants mis à disposition des instances chargées de la conservation du patrimoine.

Zimbabwe

Localisation de la Rhodésie du Sud.

L’histoire de la Rhodésie du Sud correspond à la période durant laquelle le Zimbabwe actuel (alors appelé Rhodésie du Sud) était une colonie britannique de 1890 jusqu'à l’indépendance du pays en 1980.

Les premières incursions portugaises au XVIe siècle en Afrique australe n’ayant pas abouti à l’établissement de zones de peuplement européen, ce n’est qu’avec la « découverte » par l’explorateur britannique David Livingstone des chutes Victoria en 1855 puis avec les explorations de Frederick Courtney Selous dans les années 1870 que les Britanniques commencent à s’intéresser à cette partie enclavée de l’Afrique.

La Rhodésie doit son nom et son existence politique et géographique à l’ambitieux homme d’affaires britannique Cecil Rhodes.