Union de la presse cinématographique belge

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Union de la presse cinématographique belge (UPCB)
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Asbl
But Propagation du cinéma dans la presse professionnelle
Zone d’influence Drapeau de la Belgique Belgique
Fondation
Fondation 1925
Origine Ex APPCB
Identité
Siège Bruxelles
Président David Hainaut
Vice-président Jack Mener
Secrétaire Guido Convents
Trésorier Thierry Zamparutti
Affiliation internationale FIPRESCI
Membres 119
Site web http://www.upcb-ubfp.be/

L’Union de la presse cinématographique belge (UPCB), association professionnelle de critiques et journalistes de cinéma basés en Belgique, est le représentant national de la Fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI).

Elle bénéficie du statut d'union professionnelle reconnue et est, depuis 2006[1], le prolongement de l’Association professionnelle de la presse cinématographique belge (APPCB), association de fait fondée officiellement le 1er mai 1925 à Bruxelles.

Organisation[modifier | modifier le code]

Fonctionnement et objectifs[modifier | modifier le code]

Cette association[1] nationale regroupe une centaine de critiques et journalistes (ainsi que quelques photographes de cinéma) issus de tout le pays, ayant un lien étroit et professionnel avec le cinéma en Belgique.

Selon son article 2[2], l’association a pour principaux buts:

  • de propager dans les médias le septième art en dehors de toute préoccupation mercantile
  • d’entretenir entre ses membres les règles de dignité professionnelle
  • de resserrer entre eux les liens de bonne confraternité et de solidarité
  • de protéger les droits et les intérêts professionnels de ses membres.

Des membres qui, selon l'article 5[3], doivent être rémunérés pour leur activité, destinée à promouvoir l'information sur le cinéma. Contre remise d'un dossier, une carte de presse spécifique leur est par ailleurs délivrée annuellement.

En outre, à l'instar de la FIPRESCI au niveau international, un jury composé de ses membres décerne le prix de la critique lors de plusieurs festivals du pays (voir plus bas).

L'UPCB décerne chaque année en janvier, à l'occasion d'un dîner, un grand prix du meilleur film de l'année, ainsi qu'un prix Humanum, attribué à un film servant de plaidoyer pour vivre en harmonie parmi différents peuples. À une époque, le conseil d'administration de l'Association récompensait même son film du mois[4].

L'organe a entre autres lancé une caisse d'entraide, à la fin des années 1920, afin de soutenir la corporation. Celle-ci a été réactivée au début des années 2010, en guise d'aide-levier pour plusieurs publications nationales spécialisées (comme "Cinéma Belge", "Cinemagfantastique", "Film", "Filmmagie"...).

L'association est présidée par David Hainaut depuis 2012. Le vice-président est depuis 2014 le journaliste Jack Mener et le secrétaire est Guido Convents (depuis 1992), journaliste et historien du cinéma, au sein d'un conseil d'administration bilingue composé de sept membres (avec Stéphane Fefer, Djia Mambu, Elli Mastorou, Freddy Sartor et Thierry Zamparutti). La durée d'un mandat, renouvelable, est de deux ans.

Le Siège de l'Union de la presse cinématographique belge se situe au 310 de la Rue Royale (Bruxelles)[5]. C'est là que s'y tiennent l'Assemblée Générale annuelle et les Conseils d'Administration.

Principaux médias représentés[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Grand prix de l'Union de la presse cinématographique belge (UPCB)[modifier | modifier le code]

David Lynch, grand prix UPCB 2000 pour Une histoire vraie
Paolo Sorrentino, grand prix UPCB 2013 pour La grande bellezza
Palmarès

Prix Humanum[modifier | modifier le code]

Frères Dardenne, prix Humanum de l'UPCB 1996
Steven Spielberg, prix Humanum de l'UPCB 1994
Palmarès

Prix de la Critique[modifier | modifier le code]

Créé en 2012, le prix de la critique vise plusieurs objectifs: entre autres, saluer la riche activité festivalière en Belgique, susciter une attention de différents événements cinématographiques envers la presse et le public, récompenser des réalisateurs, assurer la visibilité de l'Association et créer du lien. Ce prix, à l'instar de ceux décernés dans le monde par la FIPRESCI, est honorifique. Il est doté d'un diplôme de prestige encadré et peut parfois être sponsorisé. Un jury de trois journalistes-membres est habituellement constitué pour à cette occasion, bilingue dans la mesure du possible.

À noter que dans cette optique, en 2014, l'Union de la presse cinématographique belge s'est pour la première fois — depuis leur scission en 1953 — associée à l'Union de la critique de cinéma, l'organe fonctionnant avec des objectifs communs, pour la remise de ce prix, avec un principe de tournante entre leurs membres. En 2019, une dizaine de festivals belges sont partenaires de cette récompense.

- Brussels Film Festival (ex-Festival du film européen de Bruxelles) :
  • 1998 : Meilleur court-métrage national pour Dear Jean-Claude de Willem Wallyn Drapeau de la Belgique Belgique
  • 1999 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec Cinergie) pour Mort à Vignole d'Olivier Smolders[6] Drapeau de la Belgique Belgique
  • 2010 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'Association des réalisateurs et réalisatrices francophones et Universciné) pour Phone story de Berivan Binevsa[7] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Katia Bayer, Dimitra Bouras, André Buytaers, Inès Rabadan, Pierre Raemdonck, Freddy Sartor et Caroline Strubbe)
  • 2011 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'Association des réalisateurs et réalisatrices francophones et Universciné) pour Injury Point de Robin Pront[8] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Martine Doyen, Stéphane Fefer, Maxime Lacour, Jack Mener et Alex Stockman)
  • 2012 : Meilleur court-métrage national pour Robyn O. de Cecilia Verheyden[9] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Nicolas Buytaers, David Hainaut et Freddy Sartor)
  • 2013 : Meilleur court-métrage national pour Mont Blanc de Gilles Coulier[10] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Sarah Pialeprat)
  • 2014 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC, avec le soutien de Studio L'Équipe) pour Cadet de Kevin Meul[11] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury : Gorik de Henau, Christian Collin et Jonathan Lenaerts)
  • 2015 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC, avec le soutien de Studio L'Équipe) pour Le Sommeil des Amazones de Bérangère McNeese [12] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury : Anne Feuillère & Freddy Sartor)
  • 2016 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC, avec le soutien de Studio L'Équipe) pour De Broers van Bommel de Laurens Jans [13] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury : Jelle Brans, Thibault Van de Werve et Jeroen Van Rossem)
- Festival du film indépendant de Bruxelles :
  • 2012 (dernière édition) : Meilleur court-métrage national pour Rae d'Emmanuelle Nicot[14] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Frédérique Morin & Evelien Van Vessem)
  • 2013 : Meilleur court-métrage national pour Sac de nœuds d'Ève Duchemin[15] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Stéphane Fefer, David Hainaut et Jack Mener)
  • 2014 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC) pour Figures de Miklos Keleti (prod. Alain Berliner)[16] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Michel Decoux-Derycke, Luk Menten et Frédéric Vandecasserie)
  • 2015 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC) pour Chazam! de Jean-François Metz [17] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Kevin Dochain, Pierre Duculot et Thibault Van de Werve)
  • 2016 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC), avec le soutien de Cinergie, pour Nelson de Juliette Klinke et Thomas Xhignesse Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Charles Declercq, Thomas Léodet et David Morelli)
  • 2017 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC), avec le soutien de Cinergie, pour Tout Moka de Christine Grulois Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Charles Declercq, David Hainaut, Bastien Martin)
  • 2019 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC), pour Accord Parental de Benjamin Belloir Drapeau de la Belgique Belgique (Jury : Véronique Chartier, Richard Harris, Freddy Sartor)
  • 2013 : Meilleur court-métrage national pour Pour vous servir de Christophe Clin[18] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury : Cor Blancke, Marceau Verhaeghe et Alain Willaert)
  • 2014 : Meilleur court-métrage national pour Babysitting Story de Vincent Smitz[19] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Katia Bayer, Edith Mahieux et Sarah Skoric )
  • 2015 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC), avec le soutien d'Universciné, pour Le Zombie au vélo de Christophe Bourdon[20] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Marie Charette, Stefan Eraly & Gauthier Keyaerts )
  • 2016 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC), avec le soutien d'Universciné, pour XYZ, The City Hunter de M.Tikal (Maxime Hourdain) Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Charlotte Timmermans, Nicolas Balmet et Laurent De Groof)
  • 2017 : Meilleur long-métrage (codécerné avec l'UCC), avec le soutien d'Universciné, pour Le Tunnel (film) de Kim Seong-hoon Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud (Jury: Marc Bussens, Olivier Clinckart et David Hainaut)
  • 2018 : Meilleur long métrage (codécerné avec l'UCC), avec le soutien d'Universciné pour Dhogs de Andres Goteira Galice Galice (Jury : Didier Stiers, Bjorn Gabriels, Eric Van Cutsem)
- Brussels Short Film Festival :
  • 2014 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC) pour Albertine d'Alexis Van Stratum[21] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Nicolas Crousse, Hubert Heyrendt, Cathy Immelen, Elli Mastorou, Frédérique Morin & Jean-François Pluijgers)
  • 2015 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC) pour Le Sommeil des Amazones de Bérangère McNeese[22] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Gaëlle Moury, Hubert Heyrendt, Elli Mastorou, Frédérique Morin, Niels Rüell & Jan Temmerman)
  • 2016 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC) pour Sur Elise de Stefano Ridofli Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Gaëlle Moury, Hubert Heyrendt, Elli Mastorou, Frédérique Morin et Niels Rüell)
  • 2017 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC) pour Catherine de Britt Raes Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Dimitra Bouras, Gaëlle Moury, Bjorn Gabriels, Nicolas Gilson, Richard Harris, Hubert Heyrendt, Elli Mastorou, Jean-François Pluijgers, Niels Rüell & Vanessa Polo Friz)
  • 2018 : Meilleur court-métrage national (codécerné avec l'UCC) pour SI-G de Frederike Migom (Belgique) (Jury : Bjorn Gabriels, Richard Harris, Hubert Heyrendt, Elli Mastorou, Gaëlle Moury, Jean-François Pluijgers)
- Festival international du film historique de Waterloo :
  • 2014 : Meilleur documentaire international (codécerné avec l'UCC) pour L'Histoire Savoureuse de Banania d'Éric Bitoun[23] Drapeau de la France France (Jury: Olivier Clinckart, Guido Convents & David Hainaut)
  • 2015 : Meilleur long-métrage international (codécerné avec l'UCC) pour Sanctuary de Marc Brummund Drapeau de l'Allemagne Allemagne (Jury: Olivier Clinckart, Matthieu Reynaert et Eric Russon)
  • 2016 : Meilleur long-métrage international (codécerné avec l'UCC) pour Tordenskjold & Kold (Satisfaction 1720) de Henrik Ruben Genz Drapeau du Danemark Danemark (Jury: Christophe Bourdon, Géry Brusselmans, Nicolas Roisin)
  • 2017 : Meilleur long métrage international (codécerné avec l'UCC) pour 1945, la juste route de Ferenc Török (Hongrie) (Jury : Charles Declercq)
  • 2018 : Meilleur long métrage international (codécerné avec l'UCC) pour The Little Comrade de Moonika Siimets (Estonie) (Jury : Aurélie Moerman, Thierry Leclercq, Adrien Corbeel)
- Festival international du court-métrage de Louvain :
  • 2014 : Meilleur court-métrage flamand (codécerné avec l'UCC) pour Perdition County de Raphaël Crombez[24] Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Sarah Skoric, Chris Craps & Luk Menten)
  • 2015 : Meilleur court-métrage flamand (codécerné avec l'UCC) pour Guest de Moon Blaisse Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Brecht Capiau, Guido Convents et Niels Putman)
  • 2016 : Meilleur court-métrage flamand (codécerné avec l'UCC) pour Boi de Anthony Nti Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Evelien Van Vessem, Niels Putman et Jan Sulmont)
- Festival Méditerranéen de Bruxelles :
  • 2014 : Meilleur long-métrage (codécerné avec l'UCC) pour Come To My Voice de Hüseyn Karabey Drapeau de la Turquie Turquie Drapeau de l'Allemagne Allemagne Drapeau de la France France (Jury: Frédéric Arends) [25]
  • 2015 : Meilleur long-métrage (codécerné avec l'UCC) pour A peine j'ouvre les yeux de Leyla Bouzid Drapeau de la Tunisie Tunisie (Jury: Marie Bergeret, Thibaut Fassuleto et Noël Godin)
  • 2016 : Meilleur long-métrage (codécerné avec l'UCC) pour Clash de Mohamed Diab Drapeau de l'Égypte Égypte (Jury: Grégory Cavinato, Alan Deprez et Eric Van Cutsem)
  • 2017 : Meilleur long-métrage (codécerné avec l'UCC) pour À mon âge je me cache encore pour fumer de Rayhana (Algérie) (Jury : Charles Declercq, Elise Lenaerts, Djia Mambu)
  • 2018 : Meilleur long-métrage (codécerné avec l'UCC) pour Her Job de Nikos Labôt (Grèce) (Jury : Frans Lefever, Marc Bossaerts, Dimitra Bouras)
  • 2015 : Meilleur court-métrage international (codécerné avec l'UCC) pour Les éclaireurs de Benjamin Nuel [26] Drapeau de la France France (Jury: Natasja Caneve, Olivier Clinckart, & Nicolas Hainaut)
  • 2016 : Meilleur long-métrage international (codécerné avec l'UCC) pour Absolution de Petri Kotwica Drapeau de la Finlande Finlande (Jury: Maïté Warland, Eric Russon, Olivier Clinckart)
  • 2017 : Meilleur long-métrage international (codécerné avec l'UCC) pour May God Save Us de Rodrigo Sorodoyen Drapeau de l'Espagne Espagne (Jury: Astrid Jansen, Jack Mener & Thibault Van de Werve)
  • 2018 : Meilleur court métrage international (codécerné avec l'UCC) pour Les corps purs de Bérangère McNeese et Guillaume De Ginestel (Belgique) (Jury : Adrien Corbeel, Julien Polet, Michel Decoux-Derycke)
  • 2015 : Meilleur court-métrage (codécerné avec l'UCC) pour Léa de Erika Calmeyer Drapeau du Danemark Danemark (Jury: Lucile Poulain, Charles Declercq, Bastien Martin)
  • 2016 : Meilleur court-métrage (codécerné avec l'UCC) pour El Adios de Clara Roquet Drapeau de l'Espagne Espagne (Jury: Juliette Borel, Pierre Paulus, Michel Decoux-Derycke) [27]
  • 2017 : Meilleur court-métrage (codécerné avec l'UCC) pour Ice de Anna Hints (Islande) (Jury : Gregory Cavinato, Freddy Sartor)
  • 2018 : Meilleur court-métrage (codécerné avec l'UCC) pour Ma Planète de Valéry Carnoy (Belgique) (Jury : Christie Huysmans, Jean-Philippe Thiriart, Bertrand Gevart )
- Festival Filmer à tout prix :
  • 2015 : Meilleur documentaire (codécerné avec l'UCC) pour Comme des lions de Françoise Davisse Drapeau de la France France Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Dimitra Bouras, Laure de Hesselle et Daniel De Bélie)
  • 2015 : Meilleur documentaire (codécerné avec l'UCC) avec le soutien d'Eye Lite, pour Battles d'Isabelle Tollenaere Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Bjorn Gabriels, Piet Goethals et Freddy Sartor)
  • 2015 : Meilleur court-métrage international (codécerné avec l'UCC), avec le soutien de DB Publishing pour Through the Hawthorn d'Anna Benner, Pia Borg & Gemma Burditt[28] Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni (Jury: Chantal Moens, Adi Chesson & Niels Putman)
  • 2016 : Meilleur court-métrage international (codécerné avec l'UCC), Le Repas Dominical de Céline Devaux Drapeau de la France France (Jury: Astrid Jansen, Jarka Wernerova & Gorik De Henau)
  • 2017 : Meilleur court-métrage international (codécerné avec l'UCC), Estilhaços de José Miguel Ribeiro Drapeau du Portugal Portugal (Jury: Johannes De Breucker, Ive Stevenheydens & Thierry Van Wayenbergh,)
  • 2018 : Meilleur court-métrage international (codécerné avec l'UCC), avec le soutien de DB Publishing - Be4Mag pour Hedgehog's Home de Eva Cvijanović (Croatie) (Jury : Recht Capiav, Richard Harris, Kamal Messaoud)
  • 2015 : Meilleur long-métrage national (codécerné avec l'UCC), avec le soutien de Universciné, pour Keeper de Guillaume Senez Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Nicole Debarre, Djia Mambu et Sylvain Gressier)
  • 2016 : Meilleur long-métrage national (codécerné avec l'UCC), avec le soutien de Universciné, Even Lovers Get the Blues de Laurent Micheli Drapeau de la Belgique Belgique (Jury: Elise Lenaerts, Olivier Clinckart et Jean-Jacques Lecocq)
  • 2017 : Meilleur long-métrage national (codécerné avec l'UCC) pour Drôle de père de Amélie Van Elmbt (Belgique) (Jury : Juliette Goudot, Alain Lorfèvre, Michel Decoux-Derycke)
  • 2018 : Meilleur long-métrage national (codécerné avec l'UCC) pour Pour vivre heureux de Salima Sarah Glamine et Dimitri Linder (Belgique) (Jury : Frédérique Morin, Gorian Delpâture, Constant Carbonnelle)
- Ramdam Festival Tournai :
  • 2016 : Meilleur documentaire (codécerné avec l'UCC) pour True Cost de Andrew Morgan Drapeau des États-Unis États-Unis (Jury: Christie Huysmans, Aniko Ozoraï, Audrez Ronlez, Pascal Lepoutte, Waleed Obeed)
  • 2017 : Meilleur documentaire (codécerné avec l'UCC) pour Zero Days d'Alex Gibney Drapeau des États-Unis États-Unis (Jury: Christie Huysmans, Aniko Ozoraï, Audrez Ronlez, Maïté Warland, Julien Vlassenbroeck, Guillaume Guilbert, Sandro Faes)

Autour de l'Association[modifier | modifier le code]

Galas[modifier | modifier le code]

Pendant plusieurs années, l'Association a organisé à Bruxelles de prestigieux galas*, largement relayés dans les médias de l'époque, qui mêlaient ses membres journalistes, acteurs du septième art et personnalités du monde politique, belge et étranger. Durant ces avant-premières, un public nombreux y avait l'occasion d'affirmer sa sympathie à ce groupement professionnel de presse. Une tenue de soirée y était de rigueur et les bénéfices de ces soirées cinématographiques, souvent précédées de concerts, de dessins animés et des actualités parlantes et filmées, étaient généralement destinés à des associations (invalides, déshérités, caisse d'entraide de la presse cinématographique, mutualité de la presse quotidienne...). Ces grandes soirées, qui se déroulaient dans différents cinémas bruxellois, eurent surtout la cote au terme de la deuxième guerre mondiale.

Cinéma Marivaux, où se sont tenus plusieurs galas de la Presse Cinématographique Belge
Galas de la presse cinématographique belge

La visite de Fritz Lang et...

Le 16 septembre 1932[53], jour où l’Allemagne se retire de la conférence de Genève sur le désarmement - on comprendra le sens un peu plus loin -, Fritz Lang vint à Bruxelles présenter M le maudit. Son œuvre fut longuement applaudie. En préambule fut diffusé le film belge "Une idylle à la plage" de Henri Storck, qui fut lui sifflé[54]! Étaient alors présents Robert Petitjean, le Ministre des Sciences et des Arts, mais aussi l'Ambassadeur d'Italie et le Ministre d'Allemagne. Avant le spectacle, Fritz Lang avait présidé un déjeuner offert en son honneur par le comité général de l'Association, avant d'être reçu à la Maison de la Presse. Après la représentation, Lang prit le train de nuit pour Paris, afin d'y engager les acteurs français de son film suivant, Le Testament du docteur Mabuse. Lorsque les délégués de l'Association le quittèrent sur le quai de la gare, le réalisateur leur dit: N'oubliez pas de dire à vos amis combien je suis heureux de les avoir rencontrés. L'Association de la presse cinématographique belge est vraiment exceptionnelle. Je ne sais comment vous exprimer mes remerciements, mais vous avez tous été trop bons pour moi..

Le 25 septembre, Fritz Lang confirmait ses dires dans un courrier adressé à Carl Vincent, Président de l'Association: "Je ne sais faire de belles phrases, je suis un homme de travail, je m'exprime en films, mais je puis vous assurer que je n'oublierai jamais la journée du 16 septembre. Je serai toujours heureux de vous revoir et de vous offrir la même hospitalité que celle que vous m'avez réservée." Mais l'histoire révèle hélas parfois des choses moins glorieuses. Car comme tout le monde, le célèbre réalisateur était alors loin d'imaginer que le président lui-même, ainsi que certains membres, à qui il avait donc écrit ce joli mot, seraient arrêtés, condamnés ou exécutés pour collaboration avec l'Allemagne (voir point 6). Ce durant la seconde guerre mondiale, soit à peine quelques années plus tard.

À noter qu'en 1940[55], l'Association organisa par ailleurs à Bruxelles un déjeuner en l'honneur de l'acteur américain John Davis Lodge. En 1946[56], une réception fut orchestrée pour Françoise Rosay, alors comédienne très populaire. Son collègue Pierre Blanchar fut honoré de la même manière l'année suivante[57], tout comme Erich von Stroheim en 1948, à la Maison de la Presse de Bruxelles[58]. En 1951, La Monnaie organisa un bal[59] via la section flamande de l'Association, avec le concours de plusieurs personnalités belges et françaises, comme les acteurs Jean Marais, Raymond Bussières, Françoise Arnoul, Dany Robin, Annette Poivre ou Philippe Lemaire.

...l'hommage de Charlie Chaplin à l'association

En 1948, l'Association organisa le 18 mars dans la salle Grand Eldorado de l'actuel UGC De Brouckère, une avant-première nationale de Monsieur Verdoux de Charlie Chaplin. À cette occasion, Charlie Chaplin envoya par télégramme cet élégant mot aux membres belges: "Je suis fier et heureux d'apprendre que Monsieur Verdoux aura les honneurs d'une première à Bruxelles au cinéma Eldorado, sous le patronage de la Presse Cinématographique Belge et de la Fondation Arnaud Fraiteur, deux institutions qui se dévouent pour de belles causes. J'espère que le clairvoyant public bruxellois appréciera mon film et aidera à faire du gala une retentissante réussite. Avec mes meilleurs vœux personnels"[60].

Télégramme de Charlie Chaplin aux membres de l'Association de Presse Cinématographique Belge, dans Le Soir, 16 mars 1948

Présidents de l'UPCB[modifier | modifier le code]

Présidents successifs
  • Edouard de Tallenay, (décédé en....)
  • Carl Vincent (1901-1967) → Radié à vie en 1944
  • Emmanuel Vossaert (1859-1944)
  • Paul Werrie (1901-1974) → Radié à vie en 1944
  • Léon Louis Duwaerts, (1905-19??)[61] → Chevalier de l'Ordre de la Couronne d'Italie en 1934.

Plus tard président de l'Association Générale de la Presse Belge.Coauteur avec Joseph Demarteau de la charte "Droits et devoirs du journaliste"(Ed. Maison de la presse, 1951)"[62].

  • Ferdinand De Smedt, (décédé en....)
  • Herbert Delport (décédé en....) → Radié à vie en 1944
  • René Jauniaux; (décédé en 1945)
  • Julien Flament (1884-1958)[63]
  • Maurice Widy, (1902-19??)
  • Roger Du Bosch, (décédé en....)
  • Olivier Delville (1904-1990)
  • René De Borger (décédé en....)
  • Joë van Cottom (1898-1994),
  • Roland Lommé (1937-2006)
  • Jean-Claude Bronckart (1942-2010)[64]
  • Dominique Ronse (1956-) (section bruxelloise)
  • Ronnie Pede (1950-) (section bruxelloise)
  • Ivan Corbisier (1970-) (section bruxelloise)
  • Stéphane Fefer (1969-) :
  • David Hainaut (1980-) : depuis 2012

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

La Fédération Internationale de la Presse Cinématographique (FIPRESCI)[modifier | modifier le code]

Palais des Académies de Bruxelles, où est née la FIPRESCI

Une initiative belge / naissance à Bruxelles[modifier | modifier le code]

C'est à l'initiative[65] de membres de l'Association professionnelle de la presse cinématographique belge (l'ex UPCB) que germa l'idée d'une association internationale car déjà, l'indépendance du secteur se trouvait compromise par ses liens avec la publicité. Plus exactement en 1926, à l'occasion d'un Congrès à Paris, qui se déroula entre le 26 septembre et le 3 octobre à la Fondation Adolphe-de-Rothschild, où journalistes belges et français eurent l'occasion de se rencontrer. Mais ce n'est que quatre ans plus tard, le 6 juin 1930, à Bruxelles, à l'issue du Congrès de la Fédération internationale des directeurs de cinématographes, auquel participaient vingt-cinq pays depuis le 2 juin au Palais des Académies (photo à gauche), place des Palais, que l'Association Professionnelle de la Presse Cinématographique (l'APPC) vit officiellement le jour. Et c'est l'année suivante à Rome, en présence cette fois de collègues italiens, que l'organisme prit définitivement les acronymes de FIPRESCI (Fédération internationale de la presse cinématographique). Bruxelles et Rome ayant fait office de premières Assemblées Générales de la FIPRESCI, Londres leur emboîta le pas en 1932, avant Paris en 1933 (puis à nouveau en 1937[66]) et Venise en 1934[67].

Rencontre avec le pape Pie XI[modifier | modifier le code]

La 5e Assemblée Générale de la FIPRESCI se tint à Bruxelles, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1935[68]. Le climat européen devenant tendu, le Congrès de cette année-là en profita pour adopter une résolution invitant « la presse mondiale à ne recommander aucun film de nature à mettre la paix en danger et à provoquer des malentendus entre les peuples ». De plus, le pape Pie XI, qui reçut cette année-là en Italie les critiques belges Clément Wildiers et Maurice Widy, s'interrogeait quant à « la responsabilité de la presse, qui se fait trop souvent complice du mauvais cinéma, susceptible de porter atteinte à la morale naturelle et humaine. » Le journal français La Croix publiait le 24 août un petit résumé de cette rencontre ; «Fin août 1934, (le Pape) recevait à Castel-Gandolfo une délégation du Comité de la  Fédération Internationale de la Presse pour le Cinéma, présentée par Clément Wildiers et Maurice Widy, le Saint-Père prononça une allocution très grave qui ne doit pas passer inaperçue. "Sans répéter, remarqua Pie XI, tout ce qu'il peut y avoir de bon dans le cinématographe et tout le bien que celui-ci peut faire et fait quand il sert à la diffusion et à la divulgation de la vérité et de la vertu, tout le monde sait que, malheureusement, il est surtout source et véhicule, et cela presque toujours, d'un mal énorme. Depuis quelque temps, Nous recevons à ce sujet, de missionnaires, d'évêques, d'archevêques et de cardinaux disséminés dans le monde entier, des rapports déplorant à l’unisson et avec des accents les plus déchirants et angoissés, les tristes conséquences du cinématographe." Et le Saint-Père de se demander ensuite quelle est la responsabilité de la presse qui se fait trop souvent complice du mauvais cinéma. En d'autres termes, le cinéma ne serait-il pas, en grande partie, ce que la presse le fait ? Et il ne s'agit pas seulement ici d'intérêts religieux, mais d'attentats continuels à la morale naturelle, humaine.  « Il faut appliquer au cinéma, dit le Saint Père, la conception qui doit régir et régler'.

Pendant ces années, la Belgique, toujours très active, assuma les postes de Secrétariat Général (au 23, rue de Bosnie à Bruxelles) et de Trésorerie. Un logo et une carte de membre FIPRESCI apparurent alors. À l'époque, un membre de la FIPRESCI pouvait par exemple bénéficier de réductions financières pour voyager[69].

47 pays représentés, 76 festivals concernés[modifier | modifier le code]

le Festival de Venise est l'un des nombreux événements où la FIPRESCI remet son prix de la critique

À la fin des années 1930, les membres de la FIPRESCI, soucieux des tensions diplomatiques continentales, mais loin d'imaginer le conflit mondial pourtant proche, acceptèrent de rencontrer Benito Mussolini en plus du Pape Pie XI dans la capitale italienne. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la FIPRESCI comptait sept membres (Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Tchécoslovaquie), ainsi que des adhérents individuels dans neuf autres pays (Espagne, États-Unis, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Suède, Suisse et Vatican). La FIPRESCI a su conserver une certaine neutralité[70] durant la guerre et parvint même au début à assister ses collègues autrichiens et polonais. Au sortir du conflit, c'est à nouveau grâce aux critiques belges et français que la FIPRESCI réussit à poursuivre ses activités, lançant en 1946 son premier prix au festival de Cannes. C'est cette année-là que naquit par ailleurs en France l'Association Française de la Critique de Cinéma, transformée en Syndicat français de la critique de cinéma en 1981[71].

La FIPRESCI est aujourd’hui composée des associations nationales de critiques cinématographiques de 47 pays (la Belgique étant donc représentée par l'UPCB), et de membres individuels dans douze autres pays. La présidente actuelle est la Turque Alin Tasciyan, qui a succédé à au Français Jean Roy en 2014, les vice-présidents sont le Hongrois Gyorgy Karpati et la Néerlandaise Dana Linssen. Le Secrétaire général en est l'Allemand Klaus Eder[72]. La FIPRESCI décerne des prix dans 76 festivals[73] (Berlin, Cannes, Saint-Sébastien, Toronto, Venise...) répartis sur les cinq continents.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bulletin de l'Association[modifier | modifier le code]

Entre 1996 et 2000, sous la plume de Guido Convents, journaliste, historien et littéraire du cinéma, l'Association publiait, régulièrement pour ses membres, pour les distributeurs et exploitants, un bulletin reprenant comptes rendus, rapports de réunions et diverses informations sur le cinéma en Belgique. De nos jours, les membres sont principalement informés par le biais d'internet.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Annuaire Officiel de l'Association de la Presse Cinématographique Belge 1933
  • Annuaire Officiel de l'Association de la Presse Cinématographique Belge 1934
  • Annuaire Officiel de l'Association de la Presse Cinématographique Belge 1935
  • Annuaire Officiel de l'Association de la Presse Cinématographique Belge 1936

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [1] Site du Moniteur belge
  2. [2] Site du Moniteur belge (art.2)
  3. [3] Site du Moniteur belge (art.5)
  4. Le Soir, 4 février 1948
  5. [4] Photo du Siège, Rue Royale (Bruxelles)
  6. [5] PBC Pictures
  7. [6] Site de l'ARRF
  8. [7] Média Desk
  9. [8] Cinevox
  10. [9] Cinergie
  11. [10] Cinevox
  12. [11] La Libre Belgique
  13. http://www.cinergie.be/breve/toni_erdman_grand_vainqueur_du_brussels_film_festival
  14. [12] Site de la Fédération Wallonie-Bruxelles
  15. [13] Site du Festival international du film d'amour de Mons
  16. [14] Ciné Femmes
  17. [15] Le Vif Express
  18. [16] Cinergie
  19. [17] Sud Presse
  20. Succès critique pour le zombie au BIFFF Cinevox
  21. [18] Leïla Films
  22. [19]
  23. [20] La Libre Belgique
  24. [21] VRT Nieuws
  25. [22] Ciné Pédia
  26. [23] Cinergie
  27. [24] L'Avenir
  28. [25] Site du Festival Anima
  29. Le Soir, 30 novembre 1926
  30. La Nation Belge, 20 novembre 1927
  31. Le Soir, 7 février 1930
  32. Le Soir, 18 mars 1931
  33. Le Soir, 16 septembre 1931
  34. Le Soir, 20 septembre 1931
  35. Annuaire Officiel de l'Association de la Presse Cinématographique Belge 1935 (page 113)
  36. Le Soir, 15 août 1945
  37. Le Soir, 11 décembre 1945
  38. Le Soir, 29 novembre 1945
  39. Le Soir, 31 mai 1946
  40. La Libre Belgique, 19 mai 1946
  41. La Libre Belgique, 16 mars 1947
  42. La Cité Nouvelle, 13 mai 1947
  43. Le Soir, 10 janvier 1948
  44. La Dernière Heure/Les Sports, 11 janvier 1948
  45. Le Soir, 9 septembre 1948
  46. Le Soir, 12 septembre 1948
  47. L'Avenir du Luxembourg, 1er mars 1950
  48. Journal de Charleroi, 28 février 1950
  49. Le Soir, 27 avril 1950
  50. a b c d et e Bulletin de l'Association de la Presse Cinématographique Belge, 1999 (no 4, page 5)
  51. Le Soir, 6 mai 1969
  52. [26], Site de l'Association des journalistes de la presse périodique
  53. Annuaire Officiel de l'Association de la Presse Cinématographique Belge 1935 (page 113 et 114)
  54. http://fondshenristorck.be/henri-storck/filmographie-hs/alphabetique-hs/une-idylle-a-la-plage/ Fonds Henri Storck
  55. La Nation belge, 29 avril 1940
  56. Le Soir, 24 février 1946
  57. Le Soir, 15 février 1947
  58. L'Avenir, 15 novembre 1948
  59. Le Soir, 22 octobre 1951
  60. Le Soir, 16 mars 1948
  61. [27] Artvalue
  62. Google Play
  63. [28] Wallonie-en-ligne.net
  64. [29] L'Avenir
  65. Le Soir, 8 octobre 1926
  66. Le Soir, 10 juillet 1937
  67. Le Soir, 13 août 1934
  68. Le Soir, 29 octobre 1935
  69. [30] Site de la Fédération internationale de la presse cinématographique
  70. [31] "Comment parler de cinéma?", Jean-Max Méjean
  71. [32] Écran Noir
  72. [33] Site de la Fédération internationale de la presse cinématographique
  73. [34] Site de la FIPRESCI

Liens externes[modifier | modifier le code]