Ducos (Martinique)

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Ducos
Ducos (Martinique)
Église Notre-Dame-de-la-Nativité.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Martinique
Département Martinique
Arrondissement Le Marin
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Espace Sud de la Martinique
Maire
Mandat
Aurélie Nella
2020-2026
Code postal 97224
Code commune 97207
Démographie
Gentilé Ducossais / Ducossaise
Population
municipale
17 367 hab. (2017 en augmentation de 1,92 % par rapport à 2012en augmentation de 1,92 % par rapport à 2012)
Densité 461 hab./km2
Géographie
Coordonnées 14° 34′ 31″ nord, 60° 58′ 15″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 160 m
Superficie 37,69 km2
Localisation
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Ducos
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Ducos
Liens
Site web www.ville-ducos.fr
Entrée de la ville de Ducos.

Ducos est une commune française, située dans le département de la Martinique. Ses habitants sont appelés les Ducossais. Ducos était nommé Trou-au-Chat jusqu'à 1855.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à l'intérieur des terres de la Martinique, Ducos est une ville à l'origine artisanale et agricole.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type tropical.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 1990, une politique d'urbanisation excessive la transforme progressivement en cité-dortoir. En effet, situé à quelques kilomètres de Fort-de-France et des nombreuses zones d'activités du Lamentin, Ducos accueille chaque année en son sein de nouveaux habitants.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Elle tient son nom du ministre de la Marine et des Colonies de Napoléon III Théodore Ducos et s'appelait auparavant Trou-au-chat.

Histoire[modifier | modifier le code]

Initialement rattaché à la paroisse du Cul-de-Sac-à-Vache (ancien nom de Rivière-Salée et Les Trois-Îlets), Trou-au-Chat est érigé en paroisse en 1687 puis en commune en 1837. En 1854 le Conseil Municipal jugeant le nom péjoratif, proposa de renommer la commune en lui attribuant le nom du ministre de la Marine et des Colonies de Napoléon III Théodore Ducos. Sollicité, ce dernier, bien qu'approuvant les sentiments motivant cette requête, signifie son refus dans une lettre adressée au gouverneur en date du 31 août 1854. Décédant l'année suivante, le Conseil Municipal soumet une nouvelle demande qui est acceptée par le nouveau ministre. Par décret impérial la commune de Trou-au-Chat devient Ducos. L’arrêt parait dans le moniteur du 6 septembre 1855.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Ducos appartient à l'arrondissement du Marin et vote pour les représentants de l'Assemblée de Martinique. Avant 2015, elle élisait son représentant au conseil général dans le canton de Ducos, entité dont elle était le chef-lieu et unique commune.

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la quatrième circonscription de la Martinique.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à la communauté d'agglomération de l'Espace Sud de la Martinique qui regroupe toutes les communes du sud de la collectivité territoriale.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Honoré Quitman    
Marc André SFIO puis UDR Conseiller général du canton de Ducos (1955 → 1973)
Maurice Louis-Joseph-Dogué[1] DVG puis PS
puis PMS[2]
Instituteur puis directeur d’école
Député de la Martinique (1986 → 1988)
Député de la 4e circonscription de la Martinique (1988 → 1993)
Conseiller régional de la Martinique (1983 → 1986)
Conseiller général du canton de Ducos (1973 → 1995)
Lucien Cilla PS Professeur de collège
Conseiller général du canton de Ducos (1995 → 1998)
en cours Charles-André Mencé RDM Fonctionnaire retraité
Conseiller général du canton de Ducos (1998 → 2015)
Conseiller territorial de Martinique (2015 → )
1er vice-président de l'Espace Sud Martinique (2014 → )

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

L'unique prison de la Martinique et le centre de détention des personnes étrangères y sont situés. En 2007, une extension de 80 places a été effectuée au centre pénitentiaire.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[3],[Note 1]

En 2017, la commune comptait 17 367 habitants[Note 2], en augmentation de 1,92 % par rapport à 2012 (Martinique : -4,06 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6 5727 0836 9309 40912 40115 24015 97717 02517 400
2017 - - - - - - - -
17 367--------
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Insee de 1968 à 2006[4] puis à partir de 2006[5])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Six écoles primaires ;
  • deux écoles maternelles ;
  • un collège ;
  • un lycée général et technologique ;
  • un lycée agricole ;
  • un centre de formation d'apprentis ;
  • une école de formation d'éducateur spécialisé.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs :

  • Stade Max-Soron ;
  • Un hall des sports.

Clubs sportifs :

  • New Star de Ducos, football ;
  • ASC Ducos, handball ;
  • US Ducossaise, basket-ball ;
  • Smatch Club, volley-ball ;
  • Zénith de Ducos, athlétisme ;
  • Espoir Cycliste Ducossais, (ECD) cyclisme ;
  • EDAM, judo ;
  • Tesla Gym Ducos, gymnastique.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune possède le seul barrage hydraulique de la Martinique, celui de Saint-Pierre-Manzo, long de 325 m et ayant une capacité de retenue d'eau de 7,9 millions de m3, achevé en 1980.

La ville de Ducos possède la plus grande zone industrielle du Sud de la Martinique (la zone industrielle de Champigny). Mais aussi le grand centre commercial du Sud de la Martinique (centre commercial de Génipa). Mais il existe aussi d'autre zones industrielles comme la ZI Petite-Cocotte.

De plus le tourisme vert s'y développe grandement grâce à son arrière-pays qui a su garder son caractère authentique et la présence de mangrove où se développent des balades en canoë notamment.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La baie de Génipa ;
  • Champigny Pays Noyé ;
  • Le château Aubéry, inscrit au titre des Monuments historiques conformément à l’arrêté préfectoral n° 92-2807 du 31 décembre 1992, labellisé « patrimoine du XXe siècle » le 12 mai 2015 ;
  • L'habitation Rivière La Manche, ancienne habitation de Jorna ou de Fabrique.
  • La tombe de Joséphine des Vergers de Sannois (1816-1847), fille de Joseph François des Vergers de Sannois, cousin germain de Joséphine de Beauharnais, et de Louise Henriette Joséphine Eliette de Fabrique Saint-Tours. Elle épouse en 1834 Charles Huyghues Derivry (1806-1875), premier maire du Trou-au-Chat en 1837.
  • Le barrage de La Manzo ;
  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité (1901), architecte Pierre-Henri Picq, inscription au titre des Monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Théodore Ducos (1801-1855) : ancien ministre de la Marine et des colonies en l'honneur de qui la ville fut renommée ;
  • Maurice Louis-Joseph-Dogué (1927-2002) : maire de Ducos de 1971 à 1995, conseiller général de 1973 à 1993 et député socialiste de 1986 à 1993. Il fonde en 1990, le Parti martiniquais socialiste avec Olga Delbois et Ernest Wan-Ajouhu.
  • Charles Huyghues Derivry (1806-1875) : premier maire connu de Ducos (à l'époque Le Trou-au-Chat) en 1837, époux de Joséphine des Vergers de Sannois (1816-1847), parente de Joséphine de Beauharnais ;
  • Charles Zizine (?-1925) : conseiller général de Ducos, tué le 24 mai 1925, voulant représenter son parti lors du scrutin municipal, par la balle du gendarme Rocquet sous l'ordre du commissaire de police Labalette ;
  • Louis Huyghues des Étages (1873-1925) : conseiller général et maire de Rivière-Salée, tué par la même balle qui atteindra Charles Zizine ;
  • Georges Desportes (1921-2016) : écrivain né à Ducos. Romancier, poète et essayiste, Georges Desportes est l'auteur notamment des romans : "Les Marches souveraines", "Sous l'œil fixe du soleil" et "Cette île qui est la nôtre" ;
  • Marie-Magdeleine Carbet (1902-1996) : romancière née à Ducos, son roman le plus connu est "Rose de ta grâce". En 1970, elle a reçu le Prix littéraire des Caraïbes.
  • Mickaël Biron, ancien joueur du New Star de Ducos et actuel joueur professionnel de football de l'AS Nancy Lorraine.
  • Mickaël Stanislas, coureur cycliste, vainqueur du Tour de la Martinique et champion de la Caraïbe sur route en 2018.
  • Pierre Zobda-Quitman : conseiller général de 1959 à 1970 et de 1985 à 1987 ;
  • Pierre-Just Marny (1943-2011) : détenu 48 ans, il se suicide au centre pénitentiaire de Ducos.

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Un centre culturel.
  • Nombreuses associations.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]