Basse-Pointe

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Basse-Pointe
Basse-Pointe
Habitation Pécoul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Martinique
Département Martinique
Arrondissement La Trinité
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique
Maire
Mandat
Marie-Urbain-Thérèse Casimirius
2014-2020
Code postal 97218
Code commune 97203
Démographie
Gentilé Pointois / Pointoise
Population
municipale
3 191 hab. (2016 en diminution de 12,81 % par rapport à 2011en diminution de 12,81 % par rapport à 2011)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 14° 52′ 08″ nord, 61° 07′ 16″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 1 279 m
Superficie 27,95 km2
Localisation

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Basse-Pointe

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Basse-Pointe

Basse-Pointe est une commune française, située dans le département d'outre-mer de la Martinique. Ses habitants sont appelés les Pointois.

La ville est le chef-lieu du canton de Basse-Pointe

Géographie[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Basse-Pointe.

Localité de la côte atlantique de la Martinique elle se situe sur un versant de la montagne Pelée.

La commune est bordée par Macouba au nord, L'Ajoupa-Bouillon et Le Lorrain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Basse-Pointe vient de la situation géographique du bourg : il est surplombé d'une pointe rocheuse peu élevée. En effet c'est la partie la plus basse de son littoral où avait jadis été construit un modeste embarcadère. Les premiers colons y cultivèrent du tabac et du cacao qui disparurent par la suite au profit de la canne à sucre.

C'est ici, entre autres, qu'après l'abolition de l'esclavage en 1848, de nombreux immigrants indiens se sont installés pour travailler dans les champs de cannes. C'est ainsi le sujet d'un des livres de Raphaël Confiant : La Panse du chacal. Aujourd'hui la canne a cédé la place à la banane qui occupe plus de la moitié des surfaces agraires.

Le 6 septembre 1948, Guy de Fabrique Saint-Tours (né à Basse Pointe en 1907), administrateur blanc créole (Béké) des habitations sucrières Pécoul, Gradis, Leyritz et Moulin L'Etang, propriétés de Victor Depaz, est assassiné dans un champ de cannes de l'habitation Leyritz gérée par son frère Gaston. Ce meurtre est à l'origine de l'affaire dite des Seize de Basse-Pointe. Guy de Fabrique Saint-Tours est le cousin germain du neurologue Raymond Garcin (1897-1971), né à Basse-Pointe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Basse-Pointe appartient à l’arrondissement de La Trinité et vote pour les représentants de l'Assemblée de Martinique. Avant 2015, elle élisait son représentant au conseil général dans le canton de Basse-Pointe, entité dont elle était le chef-lieu.

Pour l’élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription de la Martinique.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité

(décès)
Albert Crétinoir[1] (1905-1952) PCF[2] Ouvrier du bâtiment
Émile Ramin    
Marcé Bédouin DVD Conseiller général du canton de Basse-Pointe (1970 → 1976)
Félix Joachim DVD puis app. RPR Conseiller général du canton de Basse-Pointe (1976 → 1994)
André Charpentier DVD puis FMP Directeur d'école
Conseiller général du canton de Basse-Pointe (1994 → 2015)
en cours Marie-Thérèse Casimirius PPM Ancienne directrice de communication
Conseillère régionale de la Martinique (2010 → 2015)
Conseillère territoriale de Martinique (2015 → )
15e vice-présidente de la CA du Pays Nord Martinique (2017 → )
Réélue lors de l'élection municipale partielle du 10 mars 2019[3],[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 3 191 habitants[Note 1], en diminution de 12,81 % par rapport à 2011 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 3604 5624 3594 2014 4324 1833 8883 8453 609
2016 - - - - - - - -
3 191--------
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Insee de 1968 à 2006[7] puis à partir de 2006[8])
Histogramme de l'évolution démographique

La ville de Basse-Pointe compte une forte population indienne appelé aussi coolie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aimé Césaire naît à Basse-Pointe le , écrivain et homme politique.
  • Raymond Garcin (1897-1971), né à Basse-Pointe, médecin neurologue réputé, ancien membre de l'Académie nationale de médecine.
  • Hippolyte Morestin, médecin. Il fut l'un des fondateurs de la chirurgie réparatrice maxillo-faciale.
  • François Charles Pécoul, député de 1849 à 1851.
  • Albert Crétinoir, maire de Basse-Pointe de 1945 à 1952.
  • Emile Saban, Grand athlète plusieurs fois vainqueur de la course du souvenir avec son frère Julien
  • Julien Saban, Grand maître de la musique et culture Bèlè, représentant du Bèlè de Basse-Pointe
  • Irénise Moulonguet (1900-2013), doyenne des Français pendant 9 mois y nait le .

Économie[modifier | modifier le code]

Basse-Pointe vit de la culture des bananes et de l'ananas. Le taux de chômage, en 1999, fut de 37,5 %.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Sentier Nature et Découverte de Chalvet.
  • Habitation Chalvet / Capot.
  • Habitation Pécoul, classée au titre des Monuments historiques [9].
  • Église catholique de Basse-Pointe, dont l'autel est classé parmi les Monuments historiques [10].
  • Temple hindou Moulin l'Étang.
  • Temple hindou Gradis.
  • l'Habitation Leyritz, inscrite au titre des Monuments historiques[11].
  • Deux écoles maternelles.
  • Deux écoles primaires.
  • Collège de Basse-Pointe. Il accueille les élèves de la ville mais aussi ceux originaires de L'Ajoupa-Bouillon, Macouba et Grand'Rivière..


Culture[modifier | modifier le code]

Musiciens :

Kolo BARST (a représenté la Martinique à l'Unesco) ; Jean-Pierre CARI ; Michel EDJAM (batteur OPERATION 78, à joué avec DIAPASONS, les LEOPARDS, les FRERES DEJEAN, la Mafia, le MAGNUM BAND) ; Raymond EDJAM (pianiste d'ALPHA-PLUS & des AMIS DU NORD qui ont représenté la musique caribéenne au Seychelles) ; Edgard DESMONIERE, Jean-Pierre CHARLEMENY, Jean-Michel ICARE (guitariste de DIAPASONS & des AMIS DU NORD qui ont représenté la musique caribéenne au Seychelles) ; Alain HOUDREVILLE, Alain MENIR ; Maurice CLOTAIL ; Césaire PAVILLA.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune accueille chaque année en avril une compétition internationale de surf professionnelle : la Martinique Surf Pro, une des étapes des World Qualifying Series.

Équipement sportif :

  • Stade municipal de Basse-Pointe.

Club sportif :

  • AS Étoile de Basse-Pointe, football.
  • Quelque noms du football à L' Etoile :
  • Georges TONNEL, Georges TRAVAILLEUR, André MOUTAÏ, (Alfred CRETINOIR, CLUB-COLONIAL), Alex CARDON, Georges NOMER, Benoît REGINA, Léon VALERE, MONFLOR Jean-Claude,
  • (Moïse REGINA, Olympique de Marseille) , (Raphaël SAMATHAY, Raymond EDJAM, Joseph NALLAMOUTOU, GOOD-LUCK), Omer NALLAMOUTOU,
  • (Victor VELAYOUDON, Luc SABAN, François NALLAMOUTOU, CLUB-COLONIAL), (Cédric DENVAL, GOLDEN-LION), NEBON Samuel, (MARAJO Johnny, CLUB-FRANCISCAIN),
  • (Sebastien MASSE, SAMARITAINE), NOTEUIL William, GEOFFROY Youry, Franck AFRICA

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La fiche biographique de CRÉTINOIR Albert sur le Maitron en ligne
  2. « À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les communistes vont devenir la première force politique de la Martinique. [...] Aux élections municipales de 1945, Aimé Césaire est élu maire de Fort-de-France, Fernand Guilon maire du Lamentin, Albert Crétinoir maire de Basse-Pointe. » [1]
  3. « La liste de Marie-Thérèse Casimirius gagne les partielles à Basse-Pointe », sur Martinique La Première,
  4. « Martinique. Élections municipales partielles de Basse-Pointe du 10 mars 2019 », sur Caraib Creole News,
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  8. pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016
  9. « Habitation Pécoul - Dac Martinique - Ministère de la Culture et de la Communication », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 8 avril 2015)
  10. « Basse-Pointe Autel Majeur - Dac Martinique - Ministère de la Culture et de la Communication », sur www.culturecommunication.gouv.fr (consulté le 8 avril 2015)
  11. « Habitation Leyritz - Dac Martinique - Ministère de la Culture et de la Communication », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 8 avril 2015)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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