Lord Kossity

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Lord Kossity
Description de l'image LORD_KOSSITY.jpg.
Informations générales
Surnom LordKo, Lord Ko[1]
Nom de naissance Thierry Moutoussamy
Naissance (43 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Auteur, interprète
Genre musical Dancehall, ragga, rap français
Années actives Depuis 1990
Labels Killko Records, Naïve Records, UMG, Upset Entertainment

Lord Kossity, de son vrai nom Thierry Moutoussamy, né le dans le 9e arrondissement de Paris, est un musicien français. Il compose dans les styles dancehall, ragga et rap.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts[modifier | modifier le code]

Moutoussamy est né le dans le 9e arrondissement de Paris[2]. Il grandit en banlieue parisienne entre Vitry-sur-Seine et Créteil. Très tôt, il se met à écouter le rap de Public Enemy et N.W.A., mais également du zouk et du reggae[3]. À l’âge de douze ans, il s'installe avec ses parents à Fort-de-France, en Martinique. Il est d’abord attiré par le rap américain. Il monte le groupe de rap Contrast avec son cousin Dr G-Kill, et lance son propre label Killko Records.

À 18 ans, il revient à Paris et se lance dans la musique en découvrant le milieu des sound systems. C’est en retournant en Martinique pour son service militaire, qu’il ne fera pas, que Thierry Moutoussamy trouvera sa voie. Il fait de la radio, de la télévision, du manequinat et écume les sound systems locaux qui seront ses premiers pas dans la musique dancehall. Il rencontre la star locale Don Miguel avec qui il pose sur sa première compilation Dancehall Party: Silence, en 1993. L’année suivante, le single Vanessa est un tube partout aux Antilles, lançant celui désormais appelé Lord Kossity[4]. Il choisit ce nom en associant son prénom Thierry et le prénom Kossi, personnage qu’il a incarné dans un court métrage africain à la fin des années 1980 qui n’est jamais sorti.

Grâce aux compilations telles que Diasporagga (Ragga Dub Force Massive) et Ragga Dom III sur lesquelles figurent Sitting in the Park, une reprise de Georgie Fame que Lord Kossity chante en duo avec Princess Sharifa, on commence à entendre parler de lui en métropole. En 1995, il enregistre son premier album V.I.P.: Aye chechey' avec son cousin Dr G-Kill. Une semaine avant la sortie de l’album, ils ont un accident de voiture et son cousin décède. Lui s'en sort avec le crane ouvert. Profondément bouleversé, Lord Kossity décide de revenir à Paris.

An tèt ou sa yé ! (1995–2000)[modifier | modifier le code]

De retour à Paris en 1995, il fréquente le collectif Boogotop, où il croise Doudou Masta. Un des membres du collectif le présente alors à JoeyStarr de Suprême NTM, avec qui il se lie d’amitié et va même l’accueillir chez lui pendant quelques mois. Il sort en parallèle son premier album solo An tèt ou sa yé ! aux Antilles sous son label Killko Records en 1997. De fil en aiguille, les deux artistes se mettent à travailler ensemble. En 1998, ils enregistrent en trio avec Kool Shen sur l’album éponyme de Suprême NTM la chanson Ma Benz, sur laquelle il est repéré[2],[5].

Son premier album solo est réédité en France en 1998 sous le nom de L.K. 1: VersaStyle sous le même label[2], avec comme invités Daddy Mory et JoeyStarr. Cet album n’a cependant pas eu beaucoup de succès auprès du public, et ne s’écoule qu’à quelque 20 000 exemplaires. Mais Lord Kossity continue quand même à travailler dur dans cette voie et s’affiche de plus en plus auprès de B.O.S.S. (fondé par JoeyStarr) et IV My People (fondé par Kool Shen) avec lesquels il fait des tournées partout en France et assied peu à peu sa popularité[6]. Finalement, il signe chez Naïve Records et part en Jamaïque où il enregistre avec le producteur Clive Hunt la moitié de son deuxième album Everlord[5], l’autre moitié étant réalisée par Kool Shen. Surfant entre rap et dancehall, l’album sort en 2000 et est un succès. Le clip du tube Morenas est tourné aux Bains Douches, le club parisien branché d’où il se faisait recaler quelques mois auparavant. Sa carrière prend une tournure internationale quand il force la porte d’entrée des charts jamaïcaines et il est à ce jour le seul chanteur en français à avoir percé au pays du reggae.

The Real Don et suites (2001–2012)[modifier | modifier le code]

Lord Kossity sur scène en Pologne, en 2006.

The Real Don est publié le [7], et est un succès critique[4]. L’album ressort au label Naïve Records avec une autre pochette et des morceaux inédits. Il obtient alors la Victoire de la musique dans la catégorie du meilleur album de reggae[4]. Lord Kossity retourne au rap la même année avec le morceau Gladiator sur la compilation Première Classe Vol. 2 – Les faces à faces, un clash avec Jacky Brown des Nèg' Marrons. Il invite en 2002 Princess Lover, Doc Gynéco et Matt Houston pour son nouvel album Koss City[8].

L'artiste signe chez U.M.G. en 2004, et repart à Kingston enregistrer Booming System. Il collabore avec des artistes prestigieux comme Chico[Lequel ?], Shaggy, Elephant Man ou Vybz Kartel[2]. L'album est publié l'année suivante, le [9], qui atteint le top 100 des ventes d'albums en Europe[10]. Il contient le single Sexy Wow. Kossity apparaît aussi sur la bande originale du film Iznogoud avec Michaël Youn et en featuring sur le single J'aime de Clara Morgane[2],[11].

Il voyage, travaille avec des artistes de tous bords et, quelques années après son passage au Garance Reggae Festival, retrouve la scène de Bercy aux côtés de Suprême N.T.M. pour cinq dates parisiennes historiques en septembre 2008. Pour faire un bilan de ses 19 ans de carrière, il choisit en 2009 de sortir son premier Best-of.

Pause (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

En 2013, il annonce son quinzième album, Fully Loaded 2[3]. Depuis, il fait une pause musicale et est noté pour ses remarques sur Twitter[1].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Maxis[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • Vanessa (1993)
  • Sa rivew' (1995)
  • Sound Boy Watch It (1998)
  • Ma Benz (Suprême N.T.M. feat. Lord Kossity) (1998)
  • Morenas (2000)
  • Sexe dans la piscine (2000)
  • Hey Sexy Wow (feat. Chico) (2005)
  • Dancehall Soldiers (feat. Krys and Daddy Mory) (2005)
  • Oh No (Judgment Day) (feat. Kool Shen) (2006)
  • Balance Gal (feat. Don Capelli) (2006)
  • Booty Call (feat. Chico) (2006)
  • J'aime (feat. Clara Morgane) (2007)
  • Hotel Room (feat. Chico and Nicky B.) (2007)
  • Le respect ne s'achète pas (feat. Supa John) (2008)
  • So Sexy (feat. Red Rat and Speedy) (2009)
  • Champion Sound (2009)
  • Politiquement incorrect (2010)
  • Roule avec moi (2010)
  • Sexy Boom Boom (2011)
  • Bubble Up(EDF Riddim) (2012)
  • Fly Girl (feat. Stony) (2013)
  • R.I.P. Madiba (feat. Myriam Abel)
  • Shake your BAM BAM (feat Spart MC) (2015)
  • Bouteille de Rhum (2015)
  • Very Bad Trip (2016)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Lord Kossity : rappeur au chômage, mais arbitre sur Twitter ! », sur staragora,‎ (consulté le 30 avril 2016).
  2. a, b, c, d et e « Lord Kossity en mode Best Of », sur Charts in France,‎ (consulté le 30 avril 2016).
  3. a et b « Lord Kossity à StreetGeneration : « Ma voix est un mystère » », sur streetgeneration.fr,‎ (consulté le 30 avril 2016).
  4. a, b et c « Une Histoire du Reggae-Dancehall Lokal », sur reggae.fr,‎ (consulté le 30 avril 2016).
  5. a et b « Lord Kossity nouvel album… », sur legossip.net,‎ (consulté le 30 avril 2016).
  6. (en) Evan C. Gutierrez, « Lord Kossity Biography », sur AllMusic (consulté le 30 avril 2016).
  7. « Lord Kossity - The Real Don Overview », sur AllMusic (consulté le 30 avril 2016).
  8. (en) « Lord Kossity - Koss City Overview », sur AllMusic (consulté le 30 avril 2016).
  9. (en) « Lord Kossity - Booming System Overview », sur AllMusic (consulté le 30 avril 2016).
  10. (en) « Lord Kossity - Booming System Awards », sur AllMusic (consulté le 30 avril 2016).
  11. « Interview : Lord Kossity au Skull Club à Giéville dans la Manche », sur Tendance Ouest,‎ (consulté le 30 avril 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]