Case-Pilote

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Case-Pilote
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Martinique
Département Martinique
Arrondissement Saint-Pierre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique
Maire
Mandat
Ralph Monplaisir
2014-2020
Code postal 97222
Code commune 97205
Démographie
Gentilé Pilotins du nord
Population
municipale
4 464 hab. (2014)
Densité 242 hab./km2
Géographie
Coordonnées 14° 38′ 34″ nord, 61° 08′ 19″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 915 m
Superficie 18,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Martinique

Voir la carte administrative de Martinique
City locator 14.svg
Case-Pilote

Géolocalisation sur la carte : Martinique

Voir la carte topographique de Martinique
City locator 14.svg
Case-Pilote

Case-Pilote est une commune française, située dans le département de la Martinique en région Martinique. Ses habitants sont appelés les pilotins du nord (ou Case-Pilotins).

Géographie[modifier | modifier le code]

Ville de la côte caraïbe de la Martinique, Case-Pilote se situe environ 12 km au nord de Fort-de-France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom lui vient d'un chef caraïbe qui avait, par le passé, établi sa résidence sur ce territoire. Les Français l'avaient nommé Pilote.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune est l'une des plus anciennes de l'île. Lors de la distribution des concessions, à l'arrivée des Français à la Martinique, Case-Pilote fut attribuée à l'un des lieutenants de Pierre Belain d'Esnambuc répondant au nom de Lestiboudois de la Vallée. C'est à lui que Jean Dupont, premier gouverneur de l'île avait confié l'administration provisoire de la colonie. Lestiboudois de la Vallée donna le terrain nécessaire pour la construction des édifices religieux et entre 1640 et 1645 la paroisse fut créée. Il y fut édifié une modeste chapelle puis une église. Cette église qui a plusieurs fois été reconstruite vit R. P. Robillard y installer un baptistère qui aujourd'hui fait l'admiration des visiteurs.

C'est à Case-Pilote qu'eut lieu l'incident stupide qui fut la cause indirecte de la mort de Jacques Dyel du Parquet. Comme l'entretien d'une flottille de garde-côtes, dont le maintien était indispensable pour tenir en respect les Caraïbes, lui coûtait beaucoup d'argent, le gouverneur avait demandé aux habitants de l'île de cotiser pour faire face à pas moins de la moitié des dépenses. Certains colons avaient trouvé cette mesure inopportune. Ainsi, un jour où du Parquet s'était rendu à Case-Pilote avec sa femme, invité à un baptême par Lestiboudois de la Vallé, capitaine de milice de la ville, un colon du nom de Bourlet, qui donna son nom à une propriété environnante (Fond Bourlet), vint à sa rencontre avec deux cents hommes armés et, s'étant approché du gouverneur, il lui déclara, sur un ton très irrespectueux, que ni lui ni ses amis ne paieraient la contribution en cause. Outré de tant d'audace, du Parquet porta la main à son épée, mais relevant d'une récente crise de goutte, il n'eut même pas la force d'ôter l'arme de son fourreau. Deux jours plus tard, il s'alita pour ne plus se relever.

Le 16 janvier 1762, les Anglais débarquent à Case-Pilote et l'incendient. Les colons se réfugient dans le fort.

En 1778, la batterie de tir de Case Pilote se voit dotée de trois canons. Plus tard, ce lieu deviendra le quartier appelé La Batterie'.

En 1792, le curé de Case-Pilote, l'abbé Cairety annonce que des soldats du Fort Royal viennent en direction de Case-Pilote ; les Anglais sont repoussés hors de Case-Pilote.

En 1837, Case-Pilote devient officiellement une commune par décret.

Le 11 janvier 1839, aux environs de 6 h, Un grand tremblement de terre détruit en partie l'église de la commune ainsi qu'une grande partie du bourg.

En 1890, le frère de Victor Sévère, Jules Sévère devient le maire de Case-Pilote.

En 1922, la distillerie Maniba se change en sucrerie pour faire face à la loi contingent qui limitait le nombre de litres de rhum qui devait être exporté.

C'est en 1925 que Saint-Just Orville devient maire de Case-Pilote. Trois ans plus tard, il fait réparer l'église de Case-Pilote.

En 1980, l'usine à sucre de Maniba ferme ses portes.

En 1990, le clocher de l'église est restauré.

Aujourd'hui Case-Pilote est une petite commune dont les revenus sont tirés essentiellement de la pêche et de sa taxe d'habitation (l'une des plus élevées de l'île).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Case-Pilote
Période Identité Étiquette Qualité
1840 1875 Charles de Percin    
1875 1890 Pierre Monnerville    
1890 1925 Jules Sévère    
1925 1944 Saint-Just Orville    
1944 1959 Paul Monnerville    
1959 1965 Roger Sarotte    
1965 1983 Roger Lise DVD puis UDF Conseiller général (1970-1994)
Sénateur (1977-1995)
1983 1995 Frantz Berose    
1995 2001 Aristide Varsier    
2001 2002 Auguste Armet DVG  
2002 2008 Augustin Bonbois FMP  
mars 2008 en cours Ralph Monplaisir DVD puis PCD  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 464 habitants, en diminution de -0,58 % par rapport à 2009 (Martinique : -3,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 712 1 709 1 775 2 016 3 650 4 048 4 408 4 447 4 464
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune fut de 24,2 %.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
  • Église du XVIIe siècle (plus vieille église de l'île).
  • Fontaine de la place Gaston-Monerville.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipement sportif :

  • Stade Omer-Kromwell.

Clubs sportifs :

  • CS Case-Pilote, football (ancien club de Gérard Janvion) ;
  • MJC de Case-Pilote, basket-ball ;
  • Club Subaquatique de Case-Pilote (CSCP), plongée sous-marine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste Joyau, La Martinique Carrefour du Monde Carïbe

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :