Patrice Alègre

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Patrice Alègre
Tueur en série
Information
Nom de naissance Patrice Alègre
Naissance (53 ans)
à Toulouse
Nationalité Drapeau de la France France
Condamnation
Sentence Réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans
Actions criminelles Meurtres et viols en série
Victimes 6 connues
Période -
Régions Occitanie, Île-de-France
Ville Toulouse, Verdun, Paris
Arrestation

Patrice Alègre, né le à Toulouse, est un tueur en série français arrêté à Châtenay-Malabry le [1] et condamné le à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pour cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols. Il a par la suite obtenu des non-lieux dans quatre dossiers le .

L'affaire Alègre, à proprement parler, débute en mai 2003, après la réouverture de plusieurs dossiers anciens par les gendarmes de la cellule Homicide 31 (cellule chargée, sous la direction de Michel Roussel de à , d'enquêter sur les éventuelles victimes de Patrice Alègre).

Biographie[modifier | modifier le code]

Patrice Alègre est né le à Toulouse. Il est le fils de Roland Alègre, releveur de compteurs d'eau à Toulouse qui devient CRS lorsque Patrice a 6 ans, dépeint comme souvent absent et très violent, et de Michelle Salvy, coiffeuse, qui multiplie les aventures dont son fils est parfois le témoin. Celui-ci n'est pas un enfant désiré, sa mère n’ayant que 17 ans à sa naissance, au contraire de son frère né sept ans plus tard[2],[3],[4]. Ses parents s'installent dans le quartier des Izards à Toulouse et sont en conflit perpétuel. Patrice Alègre, enfant, a l'habitude de s'interposer pour défendre sa mère, souvent battue, qu'il idéalise. Lui aussi doit régulièrement subir les coups de son père violent[2],[3].

En 1977, la famille déménage à Saint-Geniès-Bellevue. Les épisodes de violences se poursuivent jusqu'à ce que Patrice Alègre, alors âgé de 13 ans, menace de tuer son père. Il fugue de plus en plus souvent, passant beaucoup de temps à traîner dans la rue. Après son arrestation, il confiera aux psychiatres avoir été violé un soir de fugue, par deux hommes lui ayant proposé de la drogue. Rejeté par ses parents et vivant une scolarité difficile, renvoyé de trois collèges d'enseignement secondaire, il est inscrit dans une filière de mécanique générale et confié à sa grand-mère paternelle. De retour dans le quartier des Izards, il quitte l'école en quatrième et tombe dans la délinquance, le vol et le trafic de drogues, devenant un petit truand. Son père brigadier essaie de gommer ses délits à répétition. Il commet sa première agression sexuelle à 16 ans[2],[3],[5].

Ses parents se séparent en 1987. Alègre vit du trafic de drogues et de petits boulots dans le monde de la nuit tels que videur, disc-jockey ou barman. Il finit par être engagé comme barman à la cafétéria du commissariat de police, puis au buffet de la gare de Toulouse[2],[3],[6], repérant ses proies dans le quartier de la gare. Valérie Tariote, sa première victime, assassinée le , était serveuse dans le même café[7]. Ce « prédateur urbain », selon l'expression des psychiatres qui l'ont expertisé[8], les séduit, mais si elles ne lui cèdent pas, les viole, les étrangle et les déshabille, ne leur laissant que leurs chaussettes[9].

En , il rencontre Cécile Chambert[10], fonctionnaire d'origine bourgeoise. Ils ont une fille, Anaïs, née le . Pendant sept ans, ils vivent une relation houleuse qui reproduit les scènes de ménage des parents de Patrice Alègre[11]. En 1994, il passe huit mois en prison pour « coups et blessures volontaires ». Le , après une nouvelle dispute conjugale durant laquelle Alègre a « tout cassé dans la chambre » et a « jeté la petite contre le mur », Chambert obtient de la police qu'il quitte leur appartement. Il s'installe chez sa maîtresse, Sylvie Prouilhac, gérante de la discothèque Planète Rock à Toulouse, et s'y fait embaucher comme videur. Mais elle renvoie cet homme à la houppette blonde à cause de nombreuses bagarres qui font fuir la clientèle[12].

Vie criminelle[modifier | modifier le code]

Victimes connues[modifier | modifier le code]

Valérie Tariote, une serveuse de 22 ans qui travaillait dans un café près de la gare de Toulouse, est tuée par Alègre à son domicile le 21 février 1989. Les policiers l'ont découverte bâillonnée, les poignets liés et ses sous-vêtements déchirés. Malgré ces éléments probants, la mort de Valérie Tariote est d'abord considérée par les enquêteurs comme un suicide. Le tueur a rencontré sa victime en travaillant à ses côtés, une relation amicale étant même née avant que celle-ci ne se dégénère. Alègre a avoué avoir étranglé et violé Valérie Tariote après son arrestation. Il s'agit de la première victime connue de Patrice Alègre[7],[8],[13].

Un an plus tard, le samedi 27 janvier 1990, deux promeneurs découvrent le corps de Laure Martinet, une étudiante de 19 ans. Son père avait signalé sa disparition deux jours plus tôt. Elle habitait le même village que le tueur, Saint-Geniès-Bellevue, bien que ce lien n'ait pas permis à une première enquête de désigner Alègre pour ce meurtre. Le corps de la jeune fille est retrouvé dans un fossé à Bonrepos-Riquet, elle aussi a été étranglée et abusée. Alègre a déclaré avoir abordé sa victime alors qu'elle faisait du stop[7],[8].

Martine Matias, 29 ans, est tuée par Alègre à Toulouse, le 11 février 1997. Secrétaire chez Siemens, elle était aussi championne de boxe, ayant remporté une Coupe de France en 1996. Le jour de sa mort, la victime a travaillé toute la journée puis est allée s'entraîner à la salle de boxe qu'elle avait l'habitude de fréquenter. Quelques heures plus tard, son corps est retrouvé dans son appartement après qu'un incendie s'y soit déclaré. Malgré des taches de sang dans la salle de bain, sur le tapis et sur le soutien-gorge de la victime, deux foyers distincts pour le départ de l'incendie et la présence sur les lieux d'un chargeur de pistolet automatique 7,65 mm, l'officier de police judiciaire chargé d'enquêter classe le décès de Martine Matias en suicide. Sept mois plus tard, lors de la première comparution de Patrice Alègre, un lapsus au moment d'évoquer le nom d'une autre victime a permis à la police d'envisager l'hypothèse criminelle plutôt que le suicide. Malade, le père de Martine Matias est décédé peu après la disparition de sa fille[7],[13],[14].

Une dizaine de jours plus tard, Émilie Espès, 21 ans, fait la connaissance de Patrice Alègre dans un bar de Toulouse, le 21 février 1997. Sympathisant, ils prennent l'apéritif, consomment de l'alcool et de la cocaïne, et décident d'aller ensemble à une soirée de musique électronique à Plaisance-du-Touch. C'est sur le chemin du retour que la jeune fille est violée et étranglée par Alègre, mais elle parvient à le repousser et à convaincre son agresseur de l'épargner, promettant de ne rien dire à personne. Elle est alors emmenée chez un couple d'amis d'Alègre qui ignorait ce qui s'était réellement passé, afin d'y passer la nuit. Prétextant d'abord avoir été agressée à la soirée par des inconnus, afin de ne pas faire réagir l'homme qui avait essayé de la tuer une première fois, elle réussit à se faire accompagner à l'hôpital par la femme du couple. Émilie Espès déposa plainte deux jours plus tard, ce qui permit aux enquêteurs de suivre la piste Patrice Alègre[7],[15]. La jeune femme, qui était la seule victime de Patrice Alègre à avoir survécu, est décédée en 2006 à la suite d'une tentative de suicide[16],[17].

Recherché pour le viol d’Émilie Espès, Alègre est contraint de quitter Toulouse et finit par s'établir en Ariège, près de Foix d'abord, puis à Massat. Le , lors d'un méchoui organisé à Foix, il rencontre Mireille Normand, qui propose à l'homme qui dort sous une tente de l'héberger chez elle. Originaire du Havre, cette jeune femme de 35 ans s'est installée seule dans un chalet à Verdun à la suite de la disparition de son père lors d'une randonnée. Elle propose à Alègre, qui se fait appeler "Franck", de dormir sur le canapé en échange de travaux de jardin. Le 19 juin 1997, elle se fait engager à la Maison des loups, à Orlu, et rentre fêter cette nouvelle chez elle. Au cours de la soirée, après s'être drogué, Alègre tenta d'aborder son hôte plus intimement, fut repoussé, et finit par appliquer le même mode opératoire qu'avec ses précédentes victimes. Le corps de Mireille Normand a été retrouvé trois semaines plus tard par son frère, Alain, inquiet de ne plus avoir de nouvelles. En arrivant au chalet, le 11 juillet 1997, il découvre dehors un foyer et de la terre meuble récemment retournée. La fouille entreprise par les gendarmes permet de retrouver le corps de Mireille Normand enterré dans le jardin. L'autopsie montre qu'elle a été étranglée et violée. Alègre, après avoir enterré le corps de sa victime, lui a volé près de 4000 francs ainsi que sa télé, son magnétoscope, sa perceuse et d'autres choses encore, qu'il a revendu pour la même somme[7],[18].

Il est identifié sur photo par différents témoins comme l'homme à tout faire du chalet[19]. Dès lors, la traque du tueur en série commence. Alègre quitte la France et se rend dans le sud de Espagne, où il rencontre deux amies en vacances avec qui il sympathise. L'une d'elle est Isabelle Chicherie, 31 ans, employée à la SNCF habitant à Paris, qui lui donne son adresse. Par la suite localisé en Allemagne, puis en Belgique, il revient à Paris où il se fait héberger par la jeune femme après avoir inventé le vol de sa voiture. Il l'étrangle, la viole et met le feu à son appartement du 15e arrondissement de Paris le . Les gendarmes ayant placé sur écoute ses proches, un de ses amis accepte de collaborer avec les enquêteurs, et indique à Alègre un point de chute à Châtenay-Malabry où il est arrêté le , à 17 h 10[7]. La presse s'intéresse peu à son arrestation car la princesse Diana est morte quelques jours plus tôt[20].

Procès en 2002[modifier | modifier le code]

Le procès de Patrice Alègre pour ses crimes débute le 11 février 2002 à Toulouse. Il est accusé de six viols, cinq meurtres et une tentative de meurtre. En parallèle, il est mis en examen pour deux autres meurtres et le viol d'une prostituée[21],[22]. L'accusé est défendu par Me Laurent Boguet et Me Pierre Alfort. Le magistrat chargé de défendre l'accusation est l'avocat général Marc Gaubert[23].

Le travail des premiers enquêteurs est passé au crible, et des scènes de malaise se succèdent. L'évocation des meurtres de Valérie Tariote et Martine Matias s'avère être un moment douloureux pour le capitaine Philippe Porta, officier de police judiciaire à la sûreté urbaine de Toulouse chargé d'enquêter sur ces « homicides et incendies volontaires » classés en suicide. Un procès-verbal de synthèse transmis le 30 juillet 1997 à la juge d'instruction Nicole Bergougnan par le capitaine est notamment mis en cause. Le président de la cour d'assises en cite un extrait : « Ce n'est pas possible que ce soit un meurtrier, car il ne laisserait pas autant de traces. ». Reconnaissant « une erreur de jugement », l'enquêteur a avoué regretter ses premières conclusions[13],[24].

Alègre n'a que très peu parlé lors de son procès, ne donnant aucun détail ou nouvelle information au sujet de ses crimes. Les psychiatres Michel Dubec et Daniel Zagury évoquent l'hypothèse de « matricides déplacés » pour expliquer les meurtres de Patrice Alègre qu'ils qualifient de « tueur en série organisé », « psychopathe », « pervers narcissique » ayant subi des « traumatismes désorganisateurs précoces » liés aux « débordements sexuels maternels »[2]. Le 21 février 2002, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sureté de 22 ans par la cour d'assises de Haute-Garonne[25],[26].

Chronologie de l'affaire Alègre[modifier | modifier le code]

  • La cellule Homicide 31 de la gendarmerie créée en juin 2000 pour procéder aux enquêtes, recherche d'autres méfaits imputables à Alègre et ressort divers anciens dossiers sur réquisition du parquet. L'un d'eux, concernant le meurtre à Toulouse en 1992 de la prostituée Line Galbardi, les conduit à entendre deux anciennes prostituées toulousaines disparues le lendemain de ce meurtre, Christèle Bourre alias Patricia et Florence Khelifi alias Fanny.
  • Le , le quotidien La Dépêche du Midi lance une campagne de presse, révélant certaines déclarations de ces deux femmes et faisant pression sur la justice pour l'ouverture rapide d'une information judiciaire. Des journaux parisiens suivent et la rumeur enfle, alimentée par deux journalistes locaux.
  • Le , le procureur de Toulouse ouvre une information judiciaire contre Patrice Alègre et tous autres des chefs de proxénétisme en bande organisée, viols, viols aggravés, accompagnés d’actes de torture et de barbarie, commis par des personnes abusant de l’autorité que leur confère leur fonction, à la suite des déclarations des ex-prostituées Fanny et Patricia mettant en cause diverses personnalités politiques, judiciaires et policières.
  • Le , l'hebdomadaire Marianne présente les résultats de leurs investigations, en particulier de récentes « révélations » faites par une des prostituées. Elle met en cause des policiers toulousains et un gendarme qui « serait au courant de leurs agissements : le système de corruption, mais aussi des « parties fines » organisées en présence d’au moins deux avocats toulousains et autres notables […] dans l’emballement, le nom du maire de Toulouse est même cité ».
  • Le , au journal télévisé de 20 h de TF1, l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis, président à cette date du Conseil supérieur de l'audiovisuel, donne à l’affaire un retentissement maximum en révélant que son nom est cité dans l'enquête et dénonce une « effarante machination », qui serait selon lui à rattacher « aux milieux liés à l'industrie pornographique ».
  • Le , Dominique Baudis charge son avocat des poursuites en diffamation.
  • Le , deux prostituées confirment leurs propos devant les juges et un prostitué, sous le pseudonyme de Djamel, affirme qu'il y a eu des « morts ».
  • Le , Jean Volff, procureur général de Toulouse, annonce que son nom est également cité dans l'affaire. Il est remplacé le .
  • Le même jour, une nouvelle information judiciaire est ouverte contre Djamel, Fanny et Patricia pour dénonciation de crimes et de délits imaginaires, témoignages mensongers et complicité. Djamel est placé en détention provisoire. Dominique Baudis, Jean Volff et Marc Bourragué se constitueront parties civiles dans ce dossier.
  • Le , Dominique Baudis met en cause Jean-Michel Baylet, patron de La Dépêche du Midi et dénonce à nouveau une machination.
  • Le , jour de son installation à la cour de cassation, Jean Volff proteste dans Le Figaro contre la façon dont il a été traité par Dominique Perben, ministre de la Justice et par les médias.
  • Le , l'ancienne prostituée Fanny revient sur l'accusation de viol qu'elle avait formulée contre l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis.
  • Le , le travesti Djamel, impliqué dans un des aspects de l'affaire est retrouvé mort dans la chambre d'une clinique de Toulouse. L’autopsie révèle qu'il est décédé par asphyxie. Il s’est étouffé après avoir régurgité, alors qu’il était inconscient, des médicaments qu'il avait massivement ingérés.
  • Le , la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme en bande organisée » dans lequel Dominique Baudis et d'autres personnalités avaient été mis en cause.
  • Décembre 2005, Florence Khélifi, surnommée Fanny, 32 ans, est mise en examen pour dénonciation calomnieuse envers Dominique Baudis et Marc Bourragué[27].
  • Septembre 2006, Christelle Bourre, alias Patricia, est mise en examen à la mi-septembre pour dénonciation calomnieuse envers Dominique Baudis.
  • En 2006, Émilie Espès, seule victime survivante d'une agression de Patrice Alègre, met fin à ses jours[17].
  • Le , le parquet annonce que les ex-prostituées Patricia et Fanny seront jugées en correctionnelle pour « dénonciation calomnieuse » envers l'ancien maire de Toulouse Dominique Baudis et le magistrat Jean Volff. Après être revenues sur leurs déclarations, elles sont reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulouse le [28].
  • Le , les juges d'instruction du tribunal de grande instance de Toulouse, Serge Lemoine et Fabrice Rives, rendent une ordonnance de non-lieu concernant trois homicides volontaires et un viol avec arme instruits contre Patrice Alègre[29].
  • Septembre 2019, après avoir purgé la période de sûreté de vingt-deux ans qui lui avait été imposée, Patrice Alègre charge son avocat de déposer la demande de libération conditionnelle[30].

Autres points de vue[modifier | modifier le code]

L'affaire Alègre garde des zones d'ombre. Les meurtres ont été déclarés en suicides par la police jusqu'à l'arrestation d'Alègre. Plusieurs témoins affirment que le tueur a été longtemps protégé par des policiers et par le haut magistrat Pierre Roche. L'ex-gendarme Roussel dénombre 191 assassinats non élucidés dans la région. L’organisation Stop à l’oubli réunit des familles de victimes, qui continuent de réclamer la vérité sur l’affaire, évoquant « ces disparitions, ces assassinats camouflés en suicide et ces enquêtes tronquées, déformées, bâclées, etc. »[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Roussel, Homicide 31 : Au coeur de l'affaire Alègre, l'ex-directeur d'enquêtes parle, Éditions Denoël, , 240 p. (ISBN 2207255646)
  2. a b c d et e Patricia Tourancheau, « Cinq meurtres et toute une vie de violence », sur Libération,
  3. a b c et d Sophie Bouniot, « Patrice Alègre, l'amour de la mère, la haine du père », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  4. François Vignolle, Jean-Marc Ducos, « Itinéraire d'un tueur psychopathe », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  5. Agnès Grossmann, L'enfance des criminels, Place Des Éditeurs, , p. 24-31.
  6. Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, , p. 87.
  7. a b c d e f et g Jean Cohadon, « Le calvaire des victimes », La Dépêche,‎ (lire en ligne)
  8. a b et c Marie Huret, « L'homme qui aimait tuer les femmes », L'Express,‎ (lire en ligne)
  9. « Il repérait ses proies à la gare de Toulouse », sur Le Parisien, .
  10. Patricia Tourancheau, « «Sept ans de malheur» auprès de lui », sur liberation.fr, .
  11. Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, , p. 127.
  12. Agnès Grossmann, L'enfance des criminels, Place Des Éditeurs, , p. 57.
  13. a b et c Patricia Tourancheau, « Quand la police voyait des suicides », Libération,‎ (lire en ligne)
  14. J.-M. D., « "Il a détruit ma famille" », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  15. Patricia Tourancheau, « "J'ai fait tout ce qu'il disait, ça m'a sauvé la vie" », Libération,‎ (lire en ligne)
  16. Béatrice Colin, « Qui est Patrice Alègre, le tueur en série qui veut recouvrer la liberté ? », sur www.20minutes.fr, (consulté le )
  17. a et b Émission Faites entrer l'accusé - Patrice Alègre, le sang et la rumeur, France 2, diffusée le 18 janvier 2015 à 22 h 40
  18. Patricia Tourancheau, « "Allez, flingue-toi en prison" », Libération,‎ (lire en ligne)
  19. « Patrice Alègre : qui est le tueur en série toulousain qui veut sortir de prison ? », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  20. Guillaume Erner, La société des victimes, La Découverte, , p. 102.
  21. Nelly Terrier, Jean-Marc Ducos, « Alègre violait, torturait et étranglait ses victimes », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  22. Emmanuelle Reju, « Le procès de Patrice Alègre s'ouvre aujourd'hui à Toulouse », La Croix,‎ (lire en ligne)
  23. Jean Cohadon, « Affaire Alègre : les vrais enjeux du procès d'assises », La Dépêche,‎ (lire en ligne)
  24. « Au procès de Patrice Alègre, examen d'un fiasco policier », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  25. Stéphane Durand-Souffland, « Alègre condamné à la peine maximale », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  26. Patricia Tourancheau, « 11 crimes, 22 ans de sûreté et un silence à perpétuité », Libération,‎ (lire en ligne)
  27. Gilles Souillès, L'affaire Alègre, la vérité assassinée, hugodoc éditeur
  28. « Affaire Alègre : Fanny et Patricia condamnées pour dénonciation calomnieuse », TF1
  29. Georges Fenech, Criminels récidivistes : peut-on les laisser sortir ?, Archipel, , p. 54
  30. Stéphane Durand-Souffland, « Le tueur en série Patrice Alègre s’apprête à déposer une demande de libération conditionnelle », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  31. Aziz Zemouri, « LES 37 « oubliés » DE L'affaire alègre », Le Figaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages parlant de l'affaires (par ordre chronologique)[modifier | modifier le code]

  • Michel Roussel, Homicide 31 : Au coeur de l'affaire Alègre, l'ex-directeur d'enquêtes parle, Éditions Denoël, , 240 p. (ISBN 2207255646). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Ugo Rankl, Patrice Alègre : l'homme qui tuait les femmes, Éditions Nicolas Philippe, , 388 p. (ISBN 2748800680)
  • Christian English, Frédéric Thibaud, « L'affaire Patrice Alègre », dans Affaires non classées, tome II, First Éditions, , 294 p. (ISBN 2876919095)
  • Dominique Baudis, Face à la calomnie, XO Editions, , 318 p. (ISBN 2845631898)
  • Pierre Alfort, Stéphane Durand-Souffland, J'ai défendu Patrice Alègre, Éditions du Seuil, , 188 p. (ISBN 2020635135)
  • Mathieu Aron, Marie-France Etchegoin, Le bûcher de Toulouse - D'Alègre à Baudis: histoire d'une mystification, Éditions Grasset, , 432 p. (ISBN 2246677610)
  • Gilbert Collard, Édouard Martial, L'étrange Affaire Alègre, Éditions du Rocher, , 186 p. (ISBN 2268054918)
  • Jean Volff, Un procureur général dans la tourmente - Les dérives de l'affaire Alègre, Éditions L'Harmattan, , 192 p. (ISBN 2296010679)
  • Antoine Perraud, La barbarie journalistique - Toulouse, Outreau, RER D : l'art et la manière de faire un malheur, Flammarion, coll. « Essais Sciences Humaines », , 193 p. (ISBN 2082105865)
  • Georges Fenech, Presse, justice : liaisons dangereuses, Éditions de l'Archipel, , 190 p. (ISBN 2841879305)
  • Gilles Souillés, L'affaire Alègre, la vérité assassinée, Éditions Hugo & Cie, , 276 p. (ISBN 2755601205). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Pierre Verges, Les tueurs en série, Hachette Pratique, , 256 p. (ISBN 2012374174). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Agnès Grossmann, L'enfance des criminels, Hors Collection, , 298 p. (ISBN 2258098424). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Roman inspiré de l'affaire[modifier | modifier le code]

  • G.-M. Bon, Contes cruels, Toulouse, L'Ecailler du Sud, , 248 p. (ISBN 2914264577)

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

  • « L'affaire Patrice Alègre », dans l'émission Affaires criminelles, présentéé par Yves Renier et diffusée sur NT1 le 2010, rediffusée le , le 16 et le , le 21 et le , le 2 et le .
  • « Patrice Alègre, le sang et la rumeur », dans l'émission Faites entrer l'accusé, présenté par Frédérique Lantieri et diffusé le sur France 2, 115 minutes.
  • « J'ai défendu Patrice Alègre », dans l'émission Toute une histoire, présentée par Faustine Bollaert et diffusée le sur France 2.
  • « Alègre : le tueur au sang froid », premier reportage de l'émission Crimes « Spécial : ils ont fait trembler Toulouse », présentée par Jean-Marc Morandini et diffusée le sur NRJ 12.

Émission radiophonique[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Stop à l'Oubli, association des familles de victimes de l'« affaire Alègre », à Toulouse.