Verdun (Montréal)

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Verdun


Logo Mtl Verdun.svg
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Montréal
Statut Arrondissement
Quartiers Île-des-Sœurs, Wellington-de-l'Église, Desmarchais-Crawford
Fondateur Zacharie Dupuis
Date de fondation 1671
Constitution 2002
Maire
Mandat
Jean-François Parenteau
2017-2021
Démographie
Gentilé Verdunois, Verdunoise
Population 69 229 hab.[1] (2016)
Densité 7 043 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Superficie 983 ha = 9,83 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Île-des-Sœurs, Rapides de Lachine
Localisation
Localisation de l'arrondissement dans Montréal
Localisation de l'arrondissement dans Montréal
Liens
Site web ville.montreal.qc.ca/

Verdun est un quartier résidentiel et un arrondissement de la ville de Montréal au Québec (Canada). Il est situé au sud-ouest de l'île de Montréal sur la rive du fleuve Saint-Laurent en aval de rapides de Lachine. Verdun est bordé au nord par la rivière Saint-Pierre, l'Autoroute 15 et le Pont Champlain, à l'ouest par le Canal de l'Aqueduc et au sud-ouest par l’arrondissement de LaSalle. Il englobe également l'Île-des-Soeurs. On y comptait 69 229 habitants en 2016[2].

La rive du fleuve Saint-Laurent en aval des rapides de Lachine est fréquentée depuis plus de 4500 ans et occupé continuellement depuis au moins 1500 ans par les peuples autochtones des la région de Montréal. Concédé au temps de la Nouvelle-France en contexte de guerres franco-iroquoises, le fief de Verdun est d'abord un avant-poste français en amont de Ville-Marie. Au cour du XVIIIe et XIXe siècle, le territoire porte les noms de Côte des Argoulets, Côte-de-la-Rivière-Saint-Pierre et Côte-Verdun. Marécageux, agricole et peu peuplé, il est traversé par le Chemin de Lachine (Boulevard LaSalle) puis par le chemin de la rivière Saint-Pierre (rue de l'Église). La croissance soutenue de Montréal dans la seconde moitié de XIXe siècle entraîne le développement de ses banlieues; le village de Verdun est incorporé en 1876. Sous l'effet d'une urbanisation rapide au début du XXe siècle, Verdun devient une ville en 1907 puis une cité en 1912. Dans les années 1930, Verdun est la troisième ville la plus peuplée au Québec avec plus de 60 000 habitants. En 1956, Verdun annexe l'Île-des-Sœurs qui entame son développement à la fin des années 1960 puis en 2002 la ville de Verdun est annexée à la Ville de Montréal.

Verdun est aujourd'hui un quartier à vocation principalement résidentielle, majoritairement francophone et populaire, traversé d'est en ouest par la rue Wellington, la principale artère commerciale de l'arrondissement. On y retrouve l'Hôpital de Verdun, l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, l'Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, et, sur l'Île-des-Sœurs, quatre édifices de l'architecte allemand Ludwig Mies van der Rohe. Verdun possède 15 kilomètres de berges aménagées sur la rive du fleuve Saint-Laurent[3].

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme « Verdun » prend son origine de Saverdun, une ville du situé département de l'Ariège en France. Il s'agit de la ville d'origine de Zacharie Dupuis, parfois appelé sieur de Verdun, auquel un fief noble sur le territoire de l'actuel arrondissement est concédé en 1671[4].

Un autre toponyme utilisé jusqu'au début du XIXe siècle est « Côte des Argoulet ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de localisation de Verdun

Situé à la fois sur l'île de Montréal et sur l'île des Soeurs, l'arrondissement de Verdun est riverain des rapides de Lachine sur le fleuve Saint-Laurent à quelques kilomètres en en amont du centre-ville de Montréal. Son étendue totale est d'environ 9,83 km2.

L’arrondissement de Verdun est délimité à l'ouest par le canal de l'Aqueduc et au nord par l'ancienne rivière Saint-Pierre qui est aujourd'hui entièrement canalisée à côté de l'autoroutes 15. À l'Est, Verdun borde le fleuve Saint-Laurent ; l'île des Soeurs est séparée d'environs 220 mètres du reste de l'arrondissement par un bras du fleuve. La rue Fayolle marque la frontière sud avec l'arrondissement LaSalle.

Rose des vents Flag of Montreal.svg Le Sud-Ouest (Montréal)
Saint-Henri
Flag of Montreal.svg Le Sud-Ouest (Montréal)
Pointe-Saint-Charles
Flag of Montreal.svg Le Sud-Ouest (Montréal)
Pointe-Saint-Charles
Rose des vents
Flag of Montreal.svg Le Sud-Ouest (Montréal)
Côte-Saint-Paul
N
O    Flag of Montreal.svg Verdun (Montréal)    E
S
Flag of Montreal.svg LaSalle (Montréal) fleuve Saint-Laurent

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Rive du fleuve Saint-Laurent à Verdun. En arrière-plan : des tours résidentielles de l'Île des Soeurs et la silhouette du Mont Saint-Hilaire

Verdun fut érigé sur des terres basses marécageuses riveraines du fleuve Saint-Laurent qui ne dépassent pas 20 mètres au-dessus du niveau de la mer. L'établissement des premières fermes fut grandement retardé par l'aspect des sols et par les crues printanière du Saint-Laurent et de la rivière Saint-Pierre. L'endiguement et le remblayage partiel des rives du fleuve et la canalisation de la rivière Saint-Pierre complétés au tout début du XXe siècle permettront l'urbanisation rapide du secteur.

L'Île de Montréal est situé au centre de la région géologique des Basses terres du Saint-Laurent. Les sols de Verdun et de l'Île des Sœurs sont composés de dépôt de Tillite et, plus près de la rive du Saint-Laurent, de sédiments argileux marins. Les rives originales de Verdun furent remblayés sur plusieurs centaines de mètres. On dénote aussi la présence de schiste d'Utica.

À l'exception de sa frontière sud avec l’arrondissement LaSalle, Verdun est entouré d'eau. La frontière ouest de l'arrondissement de Verdun longe le Canal de l'Aqueduc qui achemine sur 8 kilomètres l'eau du Saint-Laurent à l'usine de filtration Atwater qui borde l’arrondissement au nord-ouest. Au nord, la ville est délimité par l'ancienne rivière Saint-Pierre qui coule aujourd'hui sous l'autoroute 15 comme canal de dérivation du Canal de l'Aqueduc. Verdun est bordé à l'est par le fleuve Saint-Laurent.

Secteurs et urbanisme[modifier | modifier le code]

Différents secteurs de Verdun :
En rose - Wellington-de-l’Église
En vert - Desmarchais-Crawford
En orange - L’Île-des-Sœurs

Verdun est un arrondissement marqué par de grands contrastes autant sur le plan socio-économique que sur le plan de l'urbanisme. Il peut être divisé en 3 secteurs hétérogènes : Wellington-de-l’Église, le secteur le plus populeux et le plus défavorisé, Desmarchais-Crawford, davantage habité par la classe moyenne et L’Île-des-Sœurs, le secteur insulaire, plus nanti et né d'un développement immobilier plus récent[5].

Wellington-de-l’Église[modifier | modifier le code]

Boulevard LaSalle dans le secteur Wellington-de-l’Église

Wellington-de-l’Église est considéré comme le centre-ville historique de Verdun. On y retrouvait environ 28 500 habitants en 2016 concentrés dans 2,59 km2 soit 11 031 habitants/ km2; il s'agit du secteur le plus densément peuplé de Verdun.

Desmarchais-Crawford[modifier | modifier le code]

Maisons «de vétérans» dans le secteur Desmarchais-Crawford.

Le secteur Desmarchais-Crawford s'est développé dans les années 1930 et 1940; on y retrouve la plupart des maisons individuelles de Verdun. Environ 20 100 habitants y résidaient en 2016 répartis dans 3,33 km2 soit 6 063 habitants/ km2

L’Île-des-Sœurs[modifier | modifier le code]

Tours résidentielles à la pointe sud de l'île des Soeurs
Article détaillé : Île des Sœurs.

L'Île-des-Sœurs connaît un développement immobilier continu, principalement la construction de tours d'habitations, depuis le début des années 1970 ; uniquement entre 2011 et 2016, la population de l'île s'est accrue de près de 12 %. Environ 20 500 verdunnois y résidait en 2016 répartis dans 3,74 km2 soit 5 471 habitants/ km2

Aménagement[modifier | modifier le code]

Publicité de la Greater Montreal Land Co. pour le développement immobilier de la 1re, 2e, 3e et 4e avenue à Verdun dans les années 1910

Le traçage des rues et avenues de Verdun ne débute qu'à la fin du XIXe siècle. Avant cette époque, deux chemins structurent le territoire : le chemin Lachine (ou Lower Lachine Road, aujourd'hui boulevard Lasalle) qui longe la rive et qui était vraisemblablement à l'origine un sentier de portage dont l'usage précède la colonisation et le chemin de la rivière Saint-Pierre (aujourd'hui rue de l'Église).

Transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Sortie Wellington de la station de métro De l'Église

Verdun est desservi par 3 stations du Métro de Montréal sur son territoire, toutes situées l'une après l'autre sur la Ligne verte ; les stations LaSalle, De l'Église et Verdun. Ces trois stations furent toutes les trois mises en service en septembre 1978. Elles affichaient un transit annuel combiné d'environ 6 millions de passagers par année en 2015. La station De L'Église, située sous le croisement des rues Wellington et De l'Église, est la plus achalandée de Verdun.

Verdun est traversé par 8 lignes d'autobus de la Société des transports de Montréal : la 12 Île-des-Soeurs, la 21 Place du commerce, la 37 Jolicoeur, la 58 Wellington, la 61 Wellington, la 107 Verdun, la 108 Bannantyne et la 178 Pointe-Nord/Île-des-Sœurs.

On retrouve aussi 18 stations du réseau de vélos en libre-service Bixi à Verdun



Histoire[modifier | modifier le code]

Peuplements ancestraux et exploration européenne du Sault Saint-Louis[modifier | modifier le code]

Pointe d'ardoise trouvée à Verdun datant de l'Archaïque laurentien (6500-4000 AA)
Carte du Sault St-Louis en 1611 par Samuel de Champlain

Le territoire actuel de Verdun commence à émerger progressivement il y a 8000 ans avec le retrait progressif de la Mer de Champlain[6]. La première présence amérindienne connue de la région de Montréal date d'il y a environ 6600 ans et le secteur serait fréquenté, de manière plus ou moins continu, depuis au moins 5000 ans[6].

À Verdun, le site sur lequel on retrouve la Maison Nivard-De Saint-Dizier, situé au pied des rapides de Lachine où le portage est inévitable, est fréquenté depuis plus ou moins 4500 ans[7] et occupé continuellement depuis au moins 1500 ans[8].

Entre le XIVe siècle et la fin du XVIe siècle, l'île de Montréal est fréquentée et occupée par les Iroquoiens du Saint-Laurent, qui sont semi-sédentaires[9]. Lors de son deuxième voyage, l'explorateur Jacques Cartier rencontre les Iroquoiens à Hochelaga (aujourd'hui Montréal) en octobre 1535 sans jamais franchir les rapides de Lachine sur l'île de Montréal.

Lors de son 5e voyage au Canada en 1611, Samuel de Champlain explore les rives des rapides de Lachine :

« Ce même jour je partis de Québec, et arrivai au dit grand saut le vingt-huitième de mai, où je ne trouvai aucun des sauvages … après avoir visité d'un côté et d'autre, tant dans les bois que le long du rivage, pour trouver un lieu propre pour la situation d'une habitation, et y préparer une place pour bâtir, je fis quelque huit lieues par terre côtoyant le grand saut par des bois qui sont assez clairs, et fus jusqu'à un lac où notre sauvage me mena; où je considérai fort particulièrement le pays[10] »

Établissement de la Côte des Argoulets dans le contexte d'un conflit franco-iroquois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seigneurie de l'Île-de-Montréal.
Extrait d'une carte de 1702 montrant le Sud-Ouest de l'Île de Montréal. En rouge, Côte Verdun, en jaune, Côte des Argoulets

L'expansion territoriale de la Nouvelle-France vers l'Ouest est marquée par une résistance des Iroquois, principalement la nation Mohawk. L'établissement de forts toujours plus en amont dans la vallée du Saint-Laurent au cours des années 1640 entraîne de nombreuses escarmouches entre Français en Mohawks. La construction en 1642 du Fort Richelieu (aujourd'hui Sorel-Tracy) à l'embouchure de la Rivière Richelieu entrave sévèrement l'accès des Mohawks au territoire[11]. La même année, Ville-Marie (aujourd'hui Montréal) est établi par Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve et Jeanne Mance pour convertir les peuples autochtones de la région au christianisme.

Les vingt-cinq années de Ville-Marie précédant le premier peuplement sur l'actuel territoire de Verdun sont marqués par une précarité soutenue par de nombreuses incursions iroquoises[12]. Dans le but de protéger Ville-Marie, Maisonneuve fait bâtir éventuellement plusieurs avant-postes militaires autour de Montréal et en 1955 charge le sergent-major Lambert Closse, le commandant en la garnison Adam Dollard des Ormeaux, les officiers de la garnison Pierre Picoté de Belestre et Zacharie Dupuis de se stationner à l'extérieur de Ville-Marie pour prévenir les attaques[13] .

Avec la mort de Dollard des Ormeaux à la Bataille de Long Sault en 1660 et la mort de Lambert Closse à Ville-Marie en 1662, Zacharie Dupuis est promu sergent-major à la défense de Ville-Marie[14].

En 1663, la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice devient propriétaire de l'île de Montréal. En 1664, l'Île-Saint-Paul, désignée plus tard Île-des-Sœurs, figure parmi les premières seigneuries de la région de Montréal. L'un des seigneurs, Jacques Le Ber, en profite pour y faire construire un manoir fortifié avec poste de traite. Vers le milieu du XVIIIe siècle, les religieuses de la Congrégation Notre-Dame deviennent les principales propriétaires de l'île entière pendant les deux siècles qui suivront.

En 1665, le gouverneur le Sieur de Maisonneuve veut s'assurer un poste avancé du côté des rapides du Sault-Saint-Louis pour surveiller cet endroit en amont de Ville-Marie. Pour ce faire, il offre des concessions entre la Rivière Saint-Pierre et le Sault-Saint-Louis. Sept habitants acceptent: Jean-Baptiste Gadois, son frère Pierre, Jean Leroy, Simon Cardinal, Pierre Raguideau, Jean Chicot et Étienne Campeau[15]. Selon un acte sous seing privé du , ces défenseurs s'engageront à se bâtir et à se loger, à s'entraider en tout ce qui sera possible et cela jusqu'à la fin. Ils se fortifient aussitôt. C'est à partir de ce moment que cet endroit sera nommé Côte-des-Argoulets qui signifie bon tireurs, arquebusiers[16].

La maison Étienne-Nivard-de Saint-Dizier, construite en 1710

En décembre 1671, un fief noble est concédé à Zacharie Dupuis, à proximité des rapides du Sault-Saint-Louis (Rapides de Lachine) qu'il dénomme Verdun en souvenir de son village natal de Saverdun dans le département de l'Ariège du sud de la France. Ce fief noble de 320 arpents, correspond aujourd'hui au quartier de Crawford aux limites ouest de Verdun. Le secteur occupait un emplacement stratégique, car il était un lieu d'un ancien portage amérindien, sur la route du commerce des fourrures. Bientôt la rive longeant le fleuve était appelée Côte de Verdun. En 1672, l'intendant Jean Talon accorde le droit de pêche de l'Île aux Hérons à Dupuis.

Dupuis, qui meurt en 1676, cède Côte-Verdun aux sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal le 12 novembre 1673. Les sœurs, qui utilisent les terres pour l'agriculture, font construire une maison de ferme en pierre à proximité des rapides de Lachine à l'été 1710 ; elle est aujourd'hui connu comme la Maison Nivard-De Saint-Dizier[17].

Premiers chemins, peuplement britannique et développement du village de Verdun[modifier | modifier le code]

Partie de chasse au renard à Verdun vers 1870

Le chemin de la rivière Saint-Pierre, l'actuel boulevard LaSalle, est tracé vers 1800 et le chemin de la Côte-Saint-Paul, aujourd’hui la rue de l'Église, figure sur une carte dès 1834.

Au début des années 1840, le territoire de Verdun est un lieu de villégiature pour les classes aisée anglophones de Montréal ; on y pratique la chasse au renard et y tient des courses de raquettes du Montreal Snow Shoe Club.

Située à l'ouest de Montréal et englobant le territoire actuel des arrondissements de Verdun, LaSalle et Le Sud-Ouest, la concession de Verdun devient la municipalité de Saint-Pierre en 1846.

En 1874, les principaux propriétaires terriens de Saint-Pierre obtiennent du gouvernement du Québec une charte pour incorporer officiellement le village de la Rivière-Saint-Pierre. Effectif dès le , le territoire du village inclut l'Île-des-Soeurs. On compte dans le village à cette époque environs 200 habitants répartis dans une quarantaine de maisons.

En 1876, le village de la Rivière-Saint-Pierre prend le nom de village de Verdun. La lente urbanisation du village progresse sur les terres de l'homme d'affaire Alexander Tilloch Galt où seront tracés les rues Galt, Gordon, Rielle et Willibrord.

À l'été 1885, Montréal est en proie à une épidémie de variole; le conseil municipal de Verdun ordonne l'ouverture d'un hôpital spécial et de faire visiter tous les domiciles du village par un médecin[18].

En 1888, débute la construction de Hôpital Douglas sous le nom de Protestant Hospital for the Insane. La pavillon Perry est achevé en juillet 1890; l’hôpital reçoit 140 patients cette année-là[19].

Verdun, ville ouvrière[modifier | modifier le code]

La digue de Verdun, construite en 1896, permet l'urbanisation rapide de la ville au début du XXe siècle

La vente et la division en lots de la ferme Galt en 1896 et la construction de la digue de Verdun sur la rive du fleuve Saint-Laurent la même année permet le développement du village et accélère grandement le processus d'urbanisation de Verdun.

Le tramway de la rue Wellington est mis en service en juillet 1899.

La crue printanière du Saint-Laurent d'avril 1904, qui épargne Montréal, inonde Verdun. L'eau passe par dessus la digue du canal de l'Aqueduc et se déverse dans la ville causant des dommages à la grande majorité des propriétés ; les trois-quarts des 3000 habitants de Verdun sont sinistrés[20]. Le club nautique de Verdun est détruit par les glaces.

L'urbanisation complète des rues Galt, Gordon, Rielle et Willibrord et l’accroissement rapide de la population au début du XXe siècle permettent à Verdun d'obtenir le statut de ville en 1907 et de cité en 1912.

Au printemps 1913, la rivière Saint-Pierre sort de son lit et entraîne avec elle quelques bâtiments.

La ville de Verdun voit sa population passer de 1 900 habitants en 1901, à 11 600 en 1911 et 25 000 en 1921. Pendant cette période, la construction d'une digue pour empêcher les inondations fréquentes, ainsi que le développement du transport public (tramway en 1899), ne sont pas étrangers à ce développement rapide. À partir de 1920, le développement domiciliaire à l'ouest qui suivit le parachèvement de la digue a contribué à doubler la population de Verdun à 60 000 habitants en 1931. Ainsi, durant les décennies qui suivront, Verdun devient la troisième ville en importance au Québec. Pendant cette période, la rue Wellington était une des plus importantes artères commerciales de l'île de Montréal.

La municipalité de Verdun était à l'époque une banlieue de la classe moyenne composée majoritairement (59 % en 1931) d'anglophones, la plupart fraîchement immigrés des Îles britanniques. En conséquence, donnée significative à souligner, la Première Guerre mondiale génère un taux de recrutement exceptionnellement élevé qui mérite à Verdun la première place à l'échelle canadienne. Le même exploit se répète encore une fois lors de la Seconde Guerre mondiale.

Vue sur la rue Wellington, direction Sud-Ouest, dans les années 1930.

Le développement du quartier Crawford, anciennement nommé Crawford Park, débute au début des années 1940, en pleine Seconde guerre mondiale, avec la construction d'habitations considérés comme «construction de guerre» pour pallier à la crise du logement à Montréal. C'est la Société canadienne d'hypothèques et de logement et l'architecte Samuel Gitterman, directeur du service de planification, qui procède au lotissement du secteur puis à la construction de petites maisons unifamiliales rectangulaires[21].

Développement de l'île des Sœurs et seconde moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Construit à la fin des années 60, le 201 Corot fut l'immeuble 1 de la Phase 1 du développement immobilier de l'île-des-Sœurs supervisée par Ludwig Mies van der Rohe

Le 28 août 1955, le ministre des transports du Canada George Carlyle Marler annonce la construction du Pont Champlain. Le tracé prévoit connecter l'île de Montréal du nord de Verdun à Brossard sur la Rive-sud via l'Île-des-Sœurs. Au mois de septembre de la même année, la ville de Verdun amende sa charte en vue d'annexer l’Île-des-Sœurs où de grands projets immobilliers sont prévus. En janvier 1956, la ville de Verdun reçoit la permission du gouvernement du Québec d'annexer l'Île-des-Sœurs au territoire de la municipalité.

En 1956, les promoteurs immobiliers Judah Leib Gewurz, Joseph Remer et leurs associés de la Québec Home and Mortgage Corporation Ltd. achètent l'ile des Sœurs pour 1,3 million de $CA à la Congrégation de Notre-Dame de Montréal qui occupe l'île depuis 1788.

La construction du pont amène plusieurs modifications au territoire de Verdun et de l'île-des-Sœurs, notamment le remblayage des rives et l'allongement de l'égout collecteur de St-Pierre. Le pont Champlain est ouvert à la circulation le 28 juin 1962 à 16 heures; l'Île-des-Sœurs est désormais accessible à la circulation automobile.

Le développement et l'aménagement immobilier à l'île des Sœurs débute suite à l'ouverture de l'Autoroute Bonaventure avec la Phase 1 en août 1967 sous la supervision de Philip David Bobrow, Stanley Tigerman et Ludwig Mies van der Rohe de la Structures métropolitaines du Canada, de Chicago[22]. La Phase 1 entraîne la construction de 3100 appartements; des tour d'appartements, le 201 Corot et les 100 et 101 de Gaspé ainsi que plusieurs unités d'habitations. C'est aussi durant la Phase 1, qui s'étend jusqu'en 1970, qu'est construite la Station-service de l'Île-des-Sœurs.

Malgré le développement sur l'île des Sœurs, la population de la ville de Verdun décline; l'exode vers la banlieue de Montréal s'intensifie durant les années 1970 et 1980.

Le 10 mars 1974, un éboulement sur le chantier de construction du métro de l'Église provoque l'effondrement de la chaussée sur la rue Wellington; cet incident qui ne cause aucun blessé, retarde l'ouverture du prolongement de la ligne verte à 1978[23].

Le 6 avril 1976, l'administration de l’hôpital général de Verdun décrète le lock-out des 1200 employés. Ce lock-out de neuf jour est suivi par une grève des employés.

En 1984, la ville de Verdun reçois 1 million de $CA du Gouvernement du Québec dans le cadre du programme Revi-centre pour la revitalisation des façades, l'enfouissement des fils électriques, et la réflexion de la chaussé, des trottoirs et des égouts de la rue Wellington. Ce montant s'ajoute à la somme de 2.5 millions de $CA déboursé par la ville et les marchands de la rue Wellington [24].

Histoire récente de l'arrondissement de Verdun[modifier | modifier le code]

Le 20 décembre 2000, l'Assemblée nationale du Québec sanctionne la loi 170 déposé par le gouvernement Lucien Bouchard qui entraîne, entre autre, la fusion de l'ensemble des municipalités de l'île de Montréal, y compris Verdun, à la ville de Montréal. Le , la Ville de Verdun devient officiellement l'arrondissement Verdun. Seulement 2,24 % de électeurs de Verdun ont signé le registre en faveur de la tenue d'un référendum sur les défusions municipales proposé par le Gouvernement Jean Charest en 2004; le taux le plus bas des villes fusionnées après Montréal-Nord[25].

Verdun est aujourd'hui l'un des trois arrondissements de Montréal qui enregistrent la plus forte progression de leur assiette fiscale. Celle-ci s’accroît, en moyenne, de 100 millions de dollars annuellement, en raison notamment de la réalisation de projets de construction dans le quartier de l’Île-des-Sœurs.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La ville de Montréal et l'arrondissement Verdun[modifier | modifier le code]

Verdun est l'un des 19 arrondissements de la ville de Montréal depuis la réorganisation des municipalités du Québec de 2000-2006. En tout, Verdun compte 7 élus (sans compter le maire de Montréal): 1 maire d'arrondissement, 2 conseillers municipaux et 4 conseillers d'arrondissement. Les sept élus de Verdun siègent au Conseil d'arrondissement de Verdun qui exerce la plupart des compétences de la ville de Montréal à un niveau local.

L'arrondissement Verdun est divisé en 2 districts électoraux: Champlain—L'Île-des-Sœurs et Desmarchais-Crawford. Chacun de ces districts sont représentés par 1 conseiller municipal et 2 conseillers d"arrondissement.

Élus municipaux siégeant à l'arrondissement Verdun[modifier | modifier le code]

Districts municipaux de l'arrondissement Verdun
Maire d'arrondissement Jean-François Parenteau
     Mouvement Montréal
Champlain—
L'Île-des-Sœurs
Conseiller municipal Marie-Josée Parent
     Mouvement Montréal
Conseiller d'arrondissement #1 Pierre L'Heureux
     Mouvement Montréal
Conseiller d'arrondissement #2 Véronique Tremblay
     Mouvement Montréal
Desmarchais-
Crawford
Conseiller municipal Sterling Downey
     Projet Montréal
Conseiller d'arrondissement #1 Luc Gagnon
     Projet Montréal
Conseiller d'arrondissement #2 Marie-Andrée Mauger
     Projet Montréal

Historique des maires de Verdun[modifier | modifier le code]

  • 1875-1881 - John S. Hall
  • 1882-1883 - Louis S. Lesage
  • 1884-1892 - John Molson Crawford
  • 1893-1895 - S.S. Bain
  • 1896-1899 - Henry Hadley
  • 1900-1901 - Joseph Allen
  • 1902-1903 - Edward May
  • 1904-1905 - Joseph Rielle
  • 1906-1907 - P.-Z. Millette
  • 1907-1915 - Joseph Allen
  • 1915-1917 - Charles Manning
  • 1917-1925 - J.A.A Leclair
  • 1925-1929 - J.-P. Dupuis
  • 1929-1933 - Ch. A. Allen
  • 1933-1939 - Hervé Ferland
  • 1939-1960 - Edward Wilson
  • 1960-1966 - George O'Reilly
  • 1966-1977 - J. Albert Gariépy
  • 1977-1985 - Lucien Caron
  • 1985-1993 - Raymond Savard
  • 1993—2005 - Georges Bossé
  • 2005-2012 - Claude Trudel
  • 2012-2013 - Ginette Marotte
  • 2013- - Jean-François Parenteau

Réglementation municipale de Verdun sur la vente d'alcool[modifier | modifier le code]

La ville de Verdun a utilisé la loi des licences de Québec de 1878, qui permet aux municipalités de réglementer la vente d'alcool sur leur territoire, pour se doter d'une réglementation stricte concernant la vente d'alcool et la tenu de bars, de tavernes, de clubs de nuit et de cabarets au XIXe siècle et au XXe siècle.

Mouvement autonomiste de l'Île-des-Sœurs[modifier | modifier le code]

Bien que l'autonomie de l'Île-des-Sœurs est une question récurrente depuis le développement immobilier intensif de l'île dans les années 1970, le mouvement autonomiste de l'Île-des-Sœurs ne prend réellement racine qu'avec l'élection de deux candidats autonomistes aux postes de conseillers municipaux le 2 novembre 1997[26].

En 1999, des propriétaires et des locataires de l'Île-des-Sœurs réunis dans la Coalition des résidants pour l’autonomie (CORA) organisent la tenu d'un référendum pour la création d'une municipalité indépendante pour l'Île-des-Sœurs. La question du CORA est la suivante : «Êtes-vous favorable à ce que l’Île-des-Sœurs devienne une municipalité autonome?»[27].

Le référendum est tenu le 31 octobre 1999. Malgré un appui de 83 % pour la sécession de l'île, le très faible taux de participation, 1605 votes sur les 9500 électeurs potentiels, ne parvient pas à mettre suffisamment de pression sur les autorités municipales de Verdun; le maire de Verdun de l'époque, Georges Bossé, n'a jamais reconnu la légitimité du référendum[28].

Représentation provinciale[modifier | modifier le code]

La libérale Isabelle Melançon est la député qui représente Verdun à l'Assemblée nationale du Québec. La circonscription provinciale de Verdun, qui partage les limites de l'arrondissement, est représentée, sans interruption, par le Parti libéral du Québec depuis 1939[29].

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : LaSalle—Émard—Verdun.

Le libéral David Lametti est le député qui représente Verdun à la Chambre des communes du Canada.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Verdun sont appelés les Verdunois et les Verdunoises. En 2016, il y avait 69 229 habitants à Verdun soit environs 4 % de la population de la ville de Montréal[30]. Verdun est le 15e arrondissement le plus peuplé de Montréal et le 6e plus dense avec 7 167 hab./km2.

La population de Verdun est majoritairement située sur l'île de Montréal; 7 habitant sur 10, soit 48 768 habitants. Le reste de la population, soit 20 461 habitants, réside sur l'île des Soeurs[30].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1881 1891 1901 1911 1921 1931 1941 1951 1956
278 296 1 898 11 629 25 001 60 782 67 399 77 391 78 262
1961 1966 1971 1976 1981 1986 1991 1996 2001
78 317 76 832 74 715 68 013 61 287 60 246 61 307 59 714 60 564
2006 2011 2016 - - - - - -
66 078 66 158 69 229 - - - - - -

Verdun a connu sa principale période de croissance démographique et développement résidentiel durant la première moitié du XXe siècle, particulièrement durant les années 1910, 1920 et 1930. Durant cette période, la population de la ville passe de quelques milliers d'habitants à plus de 70 000 habitants dans les années 1940. Verdun devient la troisième plus grande ville du Québec et la 13e plus grande ville du Canada pendant la Seconde guerre mondiale[31]. C'est l'exode des familles ouvrières hors du centre de Montréal et la proximité des industries du canal Lachine qui nourrissent cette croissance et cette urbanisation rapide. Verdun connaît sa population maximale au début des années 1960.

Verdun connaît une décroissance plus marquée au cours des années 1970; la ville perd un peu moins de 15 % de sa population. Cette décroissance est lié au phénomène d'exode d'une partie de la population vers la banlieue de Montréal. La population de Verdun a recommencé à croître au début du XXIe siècle. Entre 2011 et 2016, l'arrondissement a connu une croissance de sa population de 4,6 %.

Histogramme de l'évolution démographique de Verdun sur ses limites actuelles

Logement[modifier | modifier le code]

Rangée de multiplex, un type de logement très commun dans Verdun

En 2016, on compte 36 215 logements privés à Verdun. Les trois-quarts de ces logements sont situés dans des immeubles attenants de mois de 5 étages. La moitié des logements de Verdun sont des appartements situés dans des immeubles de mois de 5 étages[30]. Toutefois, sur l'île des Sœurs, la majorité des logements sont situés dans des immeubles comptant plus de 5 étages[30].

Origine, langue et communauté[modifier | modifier le code]

Le français est la langue parlée le plus souvent à la maison dans Verdun suivi de l'anglais; 65,1 % des verdunois parlent en français à la maison et 21,2 % parlent anglais.

Il est à noter que Verdun est connu comme étant l'endroit qui regroupe la plus forte concentration de Madelinots en dehors des Îles-de-la-Madeleine. Cette situation s'explique en grande partie par une migration en chaîne qui s'est effectuée entre l'archipel et le quartier montréalais au fil des décennies.

Santé et services sociaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôpital de Verdun.

Éducation[modifier | modifier le code]

Verdun ne compte pas de cégep ou d'université sur son territoire.

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) gère les écoles publiques francophones[32] tandis que la Commission scolaire Lester-B.-Pearson gère les écoles publiques anglophones.

Éducation primaire[modifier | modifier le code]

Verdun compte 8 écoles primaires francophones gérés par la Commission Scolaire Marguerite-Bourgeoys :

  • École Chanoine-Joseph-Théorêt
  • École Île-des-Sœurs
  • École Lévis-Sauvé
  • École Notre-Dame-de-la-Garde
  • École Notre-Dame-de-la-Paix
  • École Notre-Dame-de-Lourdes
  • École Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
  • École Des Marguerites

Verdun compte également 2 écoles primaires anglophones gérés par la Commission scolaire Lester-B.-Pearson (avec la même zone de fréquentation)[33].

  • Angrignon Elementary School
  • Riverview Elementary School

Éducation secondaires[modifier | modifier le code]

Académie Beurling

École secondaire :

Formation professionnelle[modifier | modifier le code]

  • Centre d'éducation des adultes Champlain
  • Centre de formation professionnelle de Verdun
  • Collège d’informatique et d’administration Verdun-LaSalle

Bibliothèque publique[modifier | modifier le code]

Les Bibliothèques de Montréal gère les bibliothèques Île des Sœurs et Verdun[34].

Économie[modifier | modifier le code]

Verdun étant un quartier avant-tout résidentiel, son économie est étroitement liée à l'économie de Montréal et sa région métropolitaine. En 2011, les dépenses totales des ménages verdunois totalisait 2,4 milliards de $CAN, dont près de 480 millions de $CAN (19 %) en loyers à chaque année; il s'agit de la plus importante dépense de consommation courante suivi du transport et de l'alimentation[35].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le Campus Bell sur l'Île-des-Sœurs est siège social de Bell Canada et l'un des plus gros employeur de Verdun

La Communauté métropolitaine de Montréal évaluait en 2012 qu'il y a près de 20 000 emplois à Verdun[35]. Environs 30 % de ces emplois sont dans le secteur des soins de santé et d’assistance sociale[35]. Le principal employeur dans le secteur de la santé à Verdun est le CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, un organisme public du Gouvernement du Québec qui rassemble notamment l'Hôpital de Verdun, l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, le CLSC et les CHSLD publics de Verdun.

Le secteur de l'information et de la culture est le deuxième secteur d'emploi le plus importante avec près de 20 % des emplois. Presque la totalité de ces emplois sont rattachés au Campus Bell sur l'Île-des-Sœurs[35].

On compte également 1900 emplois dans le commerce de détail à Verdun[35]. Parmi les grand détaillant de Verdun on compte les supermarchés Loblaws (Provigo, Maxi), Sobeys (IGA) et Metro, les pharmacies Pharmaprix, Jean Coutu, Uniprix et Familiprix et les détaillants Canadian Tire et Dollarama entre autres.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison Nivard-De Saint-Dizier et site archéologique[modifier | modifier le code]

Le site sur lequel on retrouve la Maison Nivard-De Saint-Dizier, construite en 1710, est le plus grand site archéologique préhistorique de l'île de Montréal[36].

Station-service de l'Île-des-Sœurs[modifier | modifier le code]

La Station-service de l'Île-des-Sœurs est une station-service de style moderne dessinée par l'architecte Ludwig Mies van der Rohe en 1969. Elle est aujourd’hui un centre communautaire.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées au quartier[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Gravel et Hélène Lafortune, Verdun, 125 ans d'histoire (1875-2000), Montréal (Québec, Société de recherche historique Archiv-Histo, , 318 p. (ISBN 978-2-923-59822-2, OCLC 908308416)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Verdun (Montréal), Québec et Saverdun sont jumelées depuis 1981.
Fondé par Zacharie Dupuis, un militaire français ariégeois, la ville de Verdun (Montréal) est ainsi nommée en souvenir de sa ville natale Saverdun, France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Annuaire statistique de l'agglomération de Montréal. Recensement de 2011 », Montréal, (consulté le 10 août 2013).
  2. Statistiques canada, Rescensement 2016
  3. « Berges du fleuve Saint-Laurent », sur www1.ville.montreal.qc.ca (consulté le 11 avril 2017)
  4. Commission de toponymie du Québec - fiche descriptive - Montréal (Verdun)
  5. [1]
  6. a et b Arkéos - Nouveau pont sur le Saint-Laurent - Étude de potentiel archéologique (Lire en ligne)
  7. Laurence Renault, Un aspect méconnu de l’île de Montréal : Les occupations amérindiennes du Sylvicole supérieur à la fin du XVIIe siècle, Département d’anthropologie Faculté des Arts et des Sciences, Université de Montréal, 2012, (Lire en ligne)
  8. Ecole de fouille à la Maison Nivard-De Saint-Dizier - Saviez-vous que …
  9. Centre d'interprétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha, Le peuple iroquoiens, 2012
  10. « Ce mesme jour je partis de Quebecq, et arrivay audit grand saut le vingthuitiesme de May, où je ne trouvay aucun des sauvages ….après avoir visité d'un costé et d'autre, tant dans les bois que le long du rivage, pour trouver un lieu propre pour la scituation d'une habitation, et y preparer une place pour bastir, je fis quelque huit lieues par terre cottoyant le grand saut par des bois qui sont assez clairs, et fus jusques à un lac où nostre sauvage me mena; où je consideray fort particulierement le pays »Abbé C.-H. Laverdière, M. A., Œuvre de Champlain, 1870, p. 838
  11. José António Brandão, Your fyre shall burn no more : Iroquois Policy toward New France and Its Native Allies to 1701, U of Nebraska Press, 2000, p. 101
  12. Julien Deziel 1976, p. 16
  13. Julien Deziel 1976, p. 17
  14. Julien Deziel 1976, p. 18
  15. Julien Deziel, Essai d’histoire de Verdun 1665-1876-1976 , Comité du centenaire, Montréal, 1976, p. 19
  16. Julien Déziel, Histoire de Verdun 1665: 1876-1976, Comité du Centenaire, (lire en ligne), p. 20
  17. Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal : Maison Étienne-Nivard-de Saint-Dizier
  18. « Québec, 28 août 1885 », L'Électeur,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  19. douglas.qc.ca - Histoire
  20. « Inondations Désastreuses », La Patrie,‎ (lire en ligne)
  21. Base de Donnée Patrimoine Montréal - FICHE DU SECTEUR Le voisinage Crawford
  22. Yves Laframboise, « Miles Van der Rohe à l'île des Sœurs » dans Vie des arts, numéro 59, Été 1970 [(fr) lire en ligne]
  23. Richard Chartier, « L'effondrement retardera le prolongement du métro » dans La Presse, 21 mars 1974 [lire en ligne]
  24. Angèle Dagenais, « Québec investira $ 1 million à Verdun » dans Le Devoir, 13 novembre 1984 [lire en ligne]
  25. Antoine Robitaille, « Le mystère outremontais », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  26. Alain Sterck, « Île des Sœurs et Verdun : Difficile coexistence » dans Relations, avril 2000, [lire en ligne]
  27. Éric Grenier, « Référendum à l’Île-des-Sœurs : Égalité ou indépendance! » dans Voir, [lire en ligne]
  28. Raymond Gervais, « Référendum ignoré à l’Île-des-Sœurs » dans La Presse, [lire en ligne]
  29. En considérant la circonscription Montréal-Verdun remplacée 1966 par l'actuelle circonscription
  30. a, b, c et d Statistique Canada 2016 : combinaison des secteurs de recensements 4620300.00 à 004620317.04
  31. (en) Serge Marc Durflinger, « City at war: the effects of the Second World War on Verdun, Québec », National Library of Canada, Bibliothèque nationale du Canada,‎ (lire en ligne)
  32. "ÉCOLES ET CENTRES." Commission Scolaire Marguerite-Bourgeoys. Consulté le 7 décembre 2014.
  33. "Carte Scolaire." Commission scolaire Lester-B.-Pearson. Consulté le 28 septembre 2017.
  34. "Les bibliothèques par arrondissement." Bibliothèques de Montréal. Consulté le 7 décembre 2014.
  35. a, b, c, d et e Profil économique. Ville de Montréal, arrondissement de Verdun, Division des affaires économiques et institutionnelles, Ville de Montréal, (OCLC 936659011, lire en ligne)
  36. Archéo-Québec - Site de la Maison Nivard-De Saint-Dizier

Liens externes[modifier | modifier le code]