Verdun (Montréal)

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Verdun


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Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Montréal
Statut Arrondissement
Quartiers Île-des-Sœurs, Wellington-de-l'Église, Desmarchais-Crawford
Fondateur Zacharie Dupuis
Date de fondation 1671
Constitution 2002
Maire
Mandat
Jean-François Parenteau
- 2017
Démographie
Gentilé Verdunois, Verdunoise
Population 66 158 hab.[1] (2011)
Densité 6 730 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Superficie 983 ha = 9,83 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Île-des-Sœurs, Rapides de Lachine
Localisation
Localisation de l'arrondissement dans Montréal
Localisation de l'arrondissement dans Montréal
Liens
Site web ville.montreal.qc.ca/

Verdun est un quartier résidentiel et un arrondissement de la ville de Montréal au Québec (Canada). Il est situé au sud-ouest de l'île de Montréal entre la rive du fleuve Saint-Laurent en aval de rapides de Lachine et le Canal de l'Aqueduc. Bordé à l'Est par le Pont Champlain et l'Autoroute 15 et au sud-ouest par l’arrondissement de LaSalle, il englobe également l'Île-des-Soeurs. On y comptait 65 185 habitants en 2013[2].

Concédé à partir de 1665 comme avant-poste militaire de Ville-Marie contre les Iroquois sur les rives des rapides de Lachine, le territoire de Verdun fut nommé Côte des Argoulets, Côte-de-la-Rivière-Saint-Pierre et Côte-Verdun. Le développement initial du secteur débute avec le tracé du chemin de la rivière Saint-Pierre (rue de l'Église) dans les années 1800 et avec l'incorporation du village de Verdun en 1876. Au cours de la première moitié du XXe siècle, Verdun devient une ville en 1907 puis une cité en 1912 sous l'effet d'une forte urbanisation due à sa proximité avec les industries du Canal Lachine. Dans les années 1930, Verdun est la troisième ville la plus peuplée au Québec avec ses 60 000 habitants. En 1956, Verdun annexe l'Île-des-Sœurs qui entame son développement puis en 2002 la ville de Verdun est annexée à la Ville de Montréal.

Au long du XIXe siècle, Verdun a évolué en quartier à vocation principalement résidentielle, traversé d'est en ouest par la rue Wellington, la principale artère commerciale de l'arrondissement. On y retrouve l'Hôpital de Verdun, l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, l'Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, et, sur l'Île-des-Sœurs, quatre édifices de l'architecte allemand Ludwig Mies van der Rohe. Verdun possède 15 kilomètres de berges aménagées sur la rive du fleuve Saint-Laurent[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme « Verdun » prend son origine de Saverdun, une ville du situé département de l'Ariège en France. Il s'agit de la ville d'origine de Zacharie Dupuis, parfois appelé sieur de Verdun, auquel un fief noble sur le territoire de l'actuel arrondissement est concédé en 1671[4].

Un autre toponyme utilisé jusqu'au début du XIXe siècle est « Côte des Argoulet ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de localisation de Verdun

Situé à la fois sur l'île de Montréal et sur l'île des Soeurs, l'arrondissement de Verdun est riverain des rapides de Lachine sur le fleuve Saint-Laurent à quelques kilomètres en en amont du centre-ville de Montréal. Son étendue totale est d'environ 9,83 km2.

L’arrondissement de Verdun est délimité à l'ouest par le canal de l'Aqueduc et au nord par l'ancienne rivière Saint-Pierre qui est aujourd'hui entièrement canalisée sous l'autoroutes 15. À l'Est, Verdun borde le fleuve Saint-Laurent ; l'île des Soeurs est séparée d'environs 220 mètres du reste de l'arrondissement par un bras du fleuve. La rue Fayolle marque la frontière sud avec l'arrondissement LaSalle.

Rose des vents Flag of Montreal.svg Le Sud-Ouest (Montréal)
Saint-Henri
Flag of Montreal.svg Le Sud-Ouest (Montréal)
Pointe-Saint-Charles
Flag of Montreal.svg Le Sud-Ouest (Montréal)
Pointe-Saint-Charles
Rose des vents
Flag of Montreal.svg Le Sud-Ouest (Montréal)
Côte-Saint-Paul
N
O    Flag of Montreal.svg Verdun (Montréal)    E
S
Flag of Montreal.svg LaSalle (Montréal) fleuve Saint-Laurent

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Rive du fleuve Saint-Laurent à Verdun. En arrière plan : des tours résidentielles de l'Île des Soeurs et la silhouette du Mont Saint-Hilaire

Verdun fut érigé sur des terres basses riveraines du fleuve Saint-Laurent qui ne dépassent pas 20 mètres au dessus du niveau de la mer. L'établissement des premières fermes fut grandement retardé par l'aspect marécageux des sols et par les crues printanière du Saint-Laurent et de la rivière Saint-Pierre. L'endiguement et le remblayage des rives du fleuve et la canalisation de la rivière Saint-Pierre complétés au tout début du XXe siècle permettront l'urbanisation rapide du secteur.

L'Île de Montréal est situé au centre de la région géologique des Basses terres du Saint-Laurent. Les sols de Verdun et de l'Île des Sœurs sont composés de dépôt de Tillite et, plus près de la rive du Saint-Laurent, de sédiments argileux marins. Les rives originales de Verdun furent remblayés sur plusieurs centaines de mètres. On dénote aussi la présence de schiste d'Utica.

À l'exception de sa frontière sud avec l’arrondissement LaSalle, Verdun est entouré d'eau. La frontière ouest de l'arrondissement de Verdun longe le Canal de l'Aqueduc qui achemine sur 8 kilomètres l'eau du Saint-Laurent à l'usine de filtration Atwater qui borde l’arrondissement au nord-ouest. Au nord, la ville est délimité par l'ancienne rivière Saint-Pierre qui coule aujourd'hui sous l'autoroute 15 comme canal de dérivation du Canal de l'Aqueduc. Verdun est bordé à l'est par le fleuve Saint-Laurent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peuplements ancestraux et exploration européenne du Sault Saint-Louis[modifier | modifier le code]

Carte du Sault St-Louis en 1611 par Samuel de Champlain

Le territoire actuel de Verdun commence à émerger progressivement il y a 8000 ans avec le retrait de la Mer de Champlain[5]. La première présence amérindienne connue de la région de Montréal date d'il y a environ 6600 ans et le secteur serait fréquenté, de manière plus ou moins continu, depuis au moins 5000 ans[6].

Entre le XIVe siècle et la fin du XVIe siècle, l'île de Montréal est fréquentée et occupée par les Iroquoiens du Saint-Laurent, qui sont semi-sédentaires[7]. Lors de son deuxième voyage, l'explorateur Jacques Cartier rencontre les Iroquoiens à Hochelaga (aujourd'hui Montréal) en octobre 1535 sans jamais franchir les rapides de Lachine sur l'île de Montréal.

Lors de son 5e voyage au Canada en 1611, Samuel de Champlain explore les rives des rapides de Lachine :

« Ce même jour je partis de Québec, et arrivai au dit grand saut le vingt-huitième de mai, où je ne trouvai aucun des sauvages … après avoir visité d'un côté et d'autre, tant dans les bois que le long du rivage, pour trouver un lieu propre pour la situation d'une habitation, et y préparer une place pour bâtir, je fis quelque huit lieues par terre côtoyant le grand saut par des bois qui sont assez clairs, et fus jusqu'à un lac où notre sauvage me mena; où je considérai fort particulièrement le pays[8] »

Établissement de la Côte des Argoulets dans le contexte d'un conflit franco-iroquois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seigneurie de l'Île-de-Montréal.
Extrait d'une carte de 1702 montrant le Sud-Ouest de l'Île de Montréal. En rouge, Côte Verdun, en jaune, Côte des Argoulets

L'expansion territoriale de la Nouvelle-France vers l'Ouest est marqué par une résistance des Iroquois, principalement la nation Mohawk. L'établissement de forts toujours plus en amont dans la vallée du Saint-Laurent au cours des années 1640 entraîne de nombreuses escarmouches entre Français en Mohawks. La construction en 1642 du Fort Richelieu (aujourd'hui Sorel-Tracy) à l'embouchure de la Rivière Richelieu entrave sévèrement l'accès des Mohawks au territoire[9]. La même année, Ville-Marie (aujourd'hui Montréal) est établis par Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve et Jeanne Mance pour convertir les peuples autochtones de la région au christianisme.

Les vingt-cinq années de Ville-Marie précédant le premier peuplement sur l'actuel territoire de Verdun sont marqués par une précarité soutenue par de nombreuses incursions iroquoises[10]. Dans le but de protéger Ville-Marie, Maisonneuve fait bâtir éventuellement plusieurs avant-postes militaires autour de Montréal et en 1955 charge le sergent-major Lambert Closse, le commandant en la garnison Adam Dollard des Ormeaux, les officiers de la garnison Pierre Picoté de Belestre et Zacharie Dupuis de se stationner à l'extérieur de Ville-Marie pour prévenir les attaques[11] .

Avec la mort de Dollard des Ormeaux à la Bataille de Long Sault en 1660 et la mort de Lambert Closse à Ville-Marie en 1662, Zacharie Dupuis est promu sergent-major à la défense de Ville-Marie[12].

En 1663, les Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice devient propriétaire de l'île de Montréal. En 1664, l'Île-Saint-Paul, désignée plus tard Île-des-Sœurs, figure parmi les premières seigneuries de la région de Montréal. L'un des seigneurs, Jacques Le Ber, en profite pour y faire construire un manoir fortifié avec poste de traite. Vers le milieu du XVIIIe siècle, les religieuses de la Congrégation Notre-Dame deviennent les principales propriétaires de l'île entière pendant les deux siècles qui suivront.

En 1665, le gouverneur le Sieur de Maisonneuve veut s'assurer un poste avancé du côté des rapides du Sault-Saint-Louis pour surveiller cet endroit en amont de Ville-Marie. Pour ce faire, il offre des concessions entre la Rivière Saint-Pierre et le Sault-Saint-Louis. Sept habitants acceptent: Jean-Baptiste Gadois, son frère Pierre, Jean Leroy, Simon Cardinal, Pierre Raguideau, Jean Chicot et Étienne Campeau[13]. Selon un acte sous seing privé du , ces défenseurs s'engageront à se bâtir et à se loger, à s'entraider en tout ce qui sera possible et cela jusqu'à la fin. Ils se fortifient aussitôt. C'est à partir de ce moment que cet endroit sera nommé Côte-des-Argoulets qui signifie bon tireurs, arquebusiers[14].

En décembre 1671, un fief noble est concédé à Zacharie Dupuis, à proximité des rapides du Sault-Saint-Louis (Rapides de Lachine) qu'il dénomme Verdun en souvenir de son village natal de Saverdun dans le département de l'Ariège du sud de la France. Ce fief noble de 320 arpents, correspond aujourd'hui au quartier de Crawford aux limites ouest de Verdun. Le secteur occupait un emplacement stratégique, car il était un lieu d'un ancien portage amérindien, sur la route du commerce des fourrures. Bientôt la rive longeant le fleuve était appelée Côte de Verdun.

En 1673, la Congrégation Notre-Dame dirigée par Marguerite Bourgeoys, entrait en possession de la concession de Verdun.

La maison Étienne-Nivard-de Saint-Dizier, construite en 1710

En 1710, une maison est construite qui passait entre les mains d'Étienne Nivard de Saint-Dizier, marchand-grossiste spécialisé dans la traite des fourrures[15].


Premiers chemins, peuplement britannique et développement du village de Verdun[modifier | modifier le code]

Partie de chasse au renard à Verdun vers 1870

Le chemin de la rivière Saint-Pierre, l'actuel boulevard LaSalle, est tracé vers 1800 et le chemin de la Côte-Saint-Paul, aujourd’hui la rue de l'Église, figure sur une carte dès 1834.

Située à l'ouest de Montréal et englobant le territoire actuel des arrondissements de Verdun, LaSalle et Le Sud-Ouest, la concession de Verdun devient la municipalité de Saint-Pierre en 1846.

En 1874, les principaux propriétaires terriens de Saint-Pierre obtiennent du gouvernement du Québec une charte pour incorporer officiellement le village de la Rivière-Saint-Pierre. Effectif dès le 1er janvier 1875, le territoire du village inclut l'Île-des-Soeurs. On compte dans le village à cette époque environs 200 habitants répartis dans une quarantaine de maisons.

En 1876, le village de la Rivière-Saint-Pierre prend le nom de village de Verdun. La lente urbanisation du village progresse sur les terres de l'homme d'affaire Alexander Tilloch Galt où seront tracés les rues Galt, Gordon, Rielle et Willibrord.

Verdun, ville ouvrière[modifier | modifier le code]

La digue de Verdun, construite en 1896, permet l'urbanisation rapide de la ville au début du XXe siècle

La construction de la digue de Verdun en 1896 permet le développement et accélère grandement l'urbanisation de Verdun.

Le tramway de la rue Wellington est mis en service en juillet 1899.

L'urbanisation complète des rues Galt, Gordon, Rielle et Willibror et l’accroissement rapide de la population au début du XXe siècle permettent à Verdun d'obtenir le statut de ville en 1907 et de cité en 1912

La ville de Verdun voit sa population passer de 1 900 habitants en 1901, à 11 600 en 1911 et 25 000 en 1921. Pendant cette période, la construction d'une digue pour empêcher les inondations fréquentes, ainsi que le développement du transport public (tramway en 1899), ne sont pas étrangers à ce développement rapide. À partir de 1920, le développement domiciliaire à l'ouest qui suivit le parachèvement de la digue a contribué à doubler la population de Verdun à 60 000 habitants en 1931. Ainsi, durant les décennies qui suivront, Verdun devient la troisième ville en importance au Québec. Pendant cette période, la rue Wellington était une des plus importantes artères commerciales de l'île de Montréal.

La municipalité de Verdun était à l'époque une banlieue de la classe moyenne composée majoritairement (59 % en 1931) d'anglophones, la plupart fraîchement immigrés des Îles britanniques. En conséquence, donnée significative à souligner, la Première Guerre mondiale génère un taux de recrutement exceptionnellement élevé qui mérite à Verdun la première place à l'échelle canadienne. Le même exploit se répète encore une fois lors de la Seconde Guerre mondiale.

Déménagement sur la 4e avenue à Verdun, 1938

En 1956, l'Île-des-Sœurs est annexée à Verdun. Sur la terre ferme, la population commence à décliner, tandis qu'à l'Île-des-Sœurs, l'aménagement d'une cité-modèle attire une clientèle à revenu élevé.

Développement de l'île des Soeurs et seconde moitiée du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Histoire récente de l'arrondissement de Verdun[modifier | modifier le code]

En 2000, la population de Verdun était de 60 000 habitants, dont 48 000 sur la terre ferme. Le début des années 1980 fut une période difficile pour la municipalité. L'attrait de la banlieue, le vieillissement du milieu bâti, la récession, l'attrait des centres commerciaux en périphérie sont des éléments qui ont à l'époque donné à Verdun les aspects d'une ville en déclin.

Depuis, la situation a beaucoup évolué. Les programmes de rénovation, de démolition de hangars, la revitalisation de la rue Wellington, l'aménagement des berges du fleuve et un attrait nouveau pour l'architecture riche de l'arrondissement lui ont insufflé une nouvelle dynamique. Les programmes de subvention à la rénovation des façades commerciales, l'autorisation d'aménager des terrasses, ainsi que l'enfouissement des fils électriques ont aidé à révéler un visage plus attrayant de la rue Wellington, l'artère commerciale de Verdun. Plusieurs cafés, restaurants, traiteurs et boulangeries — une vingtaine de nouveaux commerces en tout —, se sont installés en 2006 sur la rue Wellington et dans le reste du quartier, et le rythme va en s’accélérant. Une nouvelle population, constituée en bonne partie de jeunes couples, de gais et d'étudiants, s'installe progressivement dans le secteur, attirée par les coûts raisonnables de l'immobilier et des loyers, par l'accessibilité du transport en commun et par la proximité du centre-ville de Montréal, du canal Lachine et du marché Atwater.

Ces facteurs ont contribué à faire de Verdun l'un des trois arrondissements de Montréal qui enregistrent la plus forte progression de leur assiette fiscale. Celle-ci s’accroît, en moyenne, de 100 millions de dollars annuellement, en raison notamment de la réalisation de projets de construction dans le quartier de l’Île-des-Sœurs.

Depuis le , la Ville de Verdun est devenue l'arrondissement Verdun de la ville de Montréal, à la suite de la fusion des villes de l'Île de Montréal.

La Collection ville de Verdun est conservée au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La ville de Montréal et l'arrondissement Verdun[modifier | modifier le code]

Verdun est l'un des 19 arrondissements de la ville de Montréal depuis la réorganisation des municipalités du Québec de 2000-2006. En tout, Verdun compte 7 élus (sans compter le maire de Montréal): 1 maire d'arrondissement, 2 conseillers municipaux et 4 conseillers d'arrondissement. Les sept élus de Verdun siègent au Conseil d'arrondissement de Verdun qui exerce la plupart des compétences de la ville de Montréal à un niveau local.

L'arrondissement Verdun est divisé en 2 districts électoraux: Champlain—L'Île-des-Sœurs et Desmarchais-Crawford. Chacun de ces districts sont représentés par 1 conseiller municipal et 2 conseillers d"arrondissement.

Élus municipaux siégeant à l'arrondissement Verdun[modifier | modifier le code]

Districts municipaux de l'arrondissement Verdun
Maire d'arrondissement Jean-François Parenteau
     Équipe Denis Coderre pour Montréal
Champlain—
L'Île-des-Sœurs
Conseiller municipal Manon Gauthier
     Équipe Denis Coderre pour Montréal
Conseiller d'arrondissement #1 Pierre L'Heureux
     Équipe Denis Coderre pour Montréal
Conseiller d'arrondissement #2 Marie-Eve Brunet
     Équipe Denis Coderre pour Montréal
Desmarchais-
Crawford
Conseiller municipal Sterling Downey
     Projet Montréal
Conseiller d'arrondissement #1 Luc Gagnon
     Projet Montréal
Conseiller d'arrondissement #2 Marie-Andrée Mauger
     Projet Montréal

Représentation provinciale[modifier | modifier le code]

La libérale Isabelle Melançon est la député qui représente Verdun à l'Assemblée nationale du Québec. La circonscription provinciale de Verdun, qui partage les limites de l'arrondissement, est représentée, sans interruption, par le Parti libéral du Québec depuis 1939[17].

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : LaSalle—Émard—Verdun.

Le libéral David Lametti est le député qui représente Verdun à la Chambre des communes du Canada.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Rangée de multiplex, un type de logement très commun dans Verdun

Les habitants de Verdun sont appelés les Verdunois et les Verdunoises.

Avec ses 66 158 habitants en 2011, Verdun est le 15e arrondissement le plus peuplé de Montréal et le 6e plus dense avec 6 820 hab./km2.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1881 1891 1901 1911 1921 1931 1941 1951 1956
278 296 1 898 11 629 25 001 60 782 67 399 77 391 78 262
1961 1966 1971 1976 1981 1986 1991 1996 2001
78 317 76 832 74 715 68 013 61 287 60 246 61 307 59 714 60 564
2006 2011 2016 - - - - - -
66 078 66 158 69 229 - - - - - -
(Sources : Recensement du Canada)

Verdun a connu sa principale période de croissance démographique et développement résidentiel durant la première moitié du XXe siècle, particulièrement durant les années 1910, 1920 et 1930. Durant cette période, la population de la ville passe de quelques milliers d'habitants à plus de 70 000 habitants dans les années 1940. Verdun devient la troisième plus grande ville du Québec et la 13e plus grande ville du Canada pendant la Seconde guerre mondiale[18]. C'est l'exode des familles ouvrières hors du centre de Montréal et la proximité des industries du canal Lachine qui nourrissent cette croissance et cette urbanisation rapide. Verdun connaît sa population maximale au début des années 1960.

Verdun connaît une décroissance plus marquée au cours des années 70; la ville perd un peu moins de 15% de sa population. Cette décroissance est lié au phénomène d'exode d'une partie de la population vers la banlieue de Montréal. La population de Verdun a recommencé à croître au début du XXIe siècle. Entre 2011 et 2016, l'arrondissement a connu une croissance de sa population de 4.6%.

Histogramme de l'évolution démographique de Verdun sur ses limites actuelles

Origine, langue et communauté[modifier | modifier le code]

Le français est la langue parlée le plus souvent à la maison dans Verdun suivi de l'anglais; 65,1% des verdunois parlent en français à la maison et 21,2% parlent anglais.

Il est à noter que Verdun est connu comme étant l'endroit qui regroupe la plus forte concentration de Madelinots en dehors des Îles-de-la-Madeleine. Cette situation s'explique en grande partie par une migration en chaîne qui s'est effectuée entre l'archipel et le quartier montréalais au fil des décennies.

Santé et services sociaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôpital de Verdun.

Éducation[modifier | modifier le code]

Verdun ne compte pas de cégep ou d'université sur son territoire.

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) gère les écoles publiques francophones[19] tandis que la Commission scolaire Lester-B.-Pearson gère les écoles publiques anglophones.

Éducation primaire[modifier | modifier le code]

Verdun compte 8 écoles primaires francophones gérés par la Commission Scolaire Marguerite-Bourgeoys :

  • École Chanoine-Joseph-Théorêt
  • École Île-des-Sœurs
  • École Lévis-Sauvé
  • École Notre-Dame-de-la-Garde
  • École Notre-Dame-de-la-Paix
  • École Notre-Dame-de-Lourdes
  • École Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
  • École Des Marguerites

Verdun compte également 2 écoles primaires anglophones gérés par la Commission scolaire Lester-B.-Pearson

  • Angrignon Elementary School
  • Riverview Elementary School

Éducation secondaires[modifier | modifier le code]

Académie Beurling

École secondaire :

Formation professionnelle[modifier | modifier le code]

  • Centre d'éducation des adultes Champlain
  • Centre de formation professionnelle de Verdun
  • Collège d’informatique et d’administration Verdun-LaSalle

Bibliothèque publique[modifier | modifier le code]

Les Bibliothèques de Montréal gère les bibliothèques Île des Sœurs et Verdun[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Verdun étant un quartier avant-tout résidentiel, son économie est étroitement liée à l'économie de Montréal et sa région métropolitaine. En 2011, les dépenses totales des ménages verdunois totalisait 2,4 milliards de $CAN, dont près de 480 millions de $CAN (19%) en loyers à chaque année; il s'agit de la plus importante dépense de consommation courante suivi du transport et de l'alimentation[21].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le Campus Bell sur l'Île-des-Soeurs est siège social de Bell Canada et l'un des plus gros employeur de Verdun

La Communauté métropolitaine de Montréal évaluait en 2012 qu'il y a près de 20 000 emplois à Verdun[21]. Environs 30% de ces emplois sont dans le secteur des soins de santé et d’assistance sociale[21]. Le principal employeur dans le secteur de la santé à Verdun est est le CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, un organisme public du Gouvernement du Québec qui rassemble nottament l'Hôpital de Verdun, l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, le CLSC et les CHSLD publics de Verdun.

Le secteur de l'information et de la culture est le deuxième secteur d'emploi le plus importante avec près de 20% des emplois. Presque la totalité de ces emplois sont rattachés au Campus Bell sur l'Île-des-Soeurs[21].

On compte également 1900 emplois dans le commerce de détail à Verdun[21]. Parmi les grand détaillant de Verdun on compte les supermarchés Loblaws (Provigo, Maxi), Sobeys (IGA) et Metro, les pharmacies Pharmaprix, Jean Coutu, Uniprix et Familiprix et les détaillants Canadian Tire et Dollarama entre autres.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison Nivard-De Saint-Dizier[modifier | modifier le code]

Station-service de l'Île-des-Sœurs[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées au quartier[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Gravel et Hélène Lafortune, Verdun, 125 ans d'histoire, Montréal, Archiv-Histo, 2000

Jumelages[modifier | modifier le code]

Verdun (Montréal), Québec et Saverdun sont jumelées depuis 1981.
Fondé par Zacharie Dupuis, un militaire français ariégeois, la ville de Verdun (Montréal) est ainsi nommée en souvenir de sa ville natale Saverdun, France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Annuaire statistique de l'agglomération de Montréal. Recensement de 2011 », Montréal,‎ (consulté le 10 août 2013).
  2. Profil des districts électoraux Champlain–L’Île-des-Sœurs et Desmarchais-Crawford
  3. http://www1.ville.montreal.qc.ca/banque311/content/berges-du-fleuve-saint-laurent Ville de Montréal - Verdun - Berges du fleuve Saint-Laurent
  4. Commission de toponymie du Québec - fiche descriptive - Montréal (Verdun)
  5. Arkéos - Nouveau pont sur le Saint-Laurent - Étude de potentiel archéologique (Lire en ligne)
  6. Arkéos - Nouveau pont sur le Saint-Laurent - Étude de potentiel archéologique (Lire en ligne)
  7. Centre d'interprétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha, Le peuple iroquoiens, 2012
  8. « Ce mesme jour je partis de Quebecq, et arrivay audit grand saut le vingthuitiesme de May, où je ne trouvay aucun des sauvages ….après avoir visité d'un costé et d'autre, tant dans les bois que le long du rivage, pour trouver un lieu propre pour la scituation d'une habitation, et y preparer une place pour bastir, je fis quelque huit lieues par terre cottoyant le grand saut par des bois qui sont assez clairs, et fus jusques à un lac où nostre sauvage me mena; où je consideray fort particulierement le pays »Abbé C.-H. Laverdière, M. A., Œuvre de Champlain, 1870, p. 838
  9. José António Brandão, Your fyre shall burn no more : Iroquois Policy toward New France and Its Native Allies to 1701, U of Nebraska Press, 2000, pp.101
  10. Julien Deziel, Essai d’histoire de Verdun 1665-1876-1976 , Comité du centenaire, Montréal, 1976, pp.16
  11. Julien Deziel, Essai d’histoire de Verdun 1665-1876-1976 , Comité du centenaire, Montréal, 1976, pp.17
  12. Julien Deziel, Essai d’histoire de Verdun 1665-1876-1976 , Comité du centenaire, Montréal, 1976, pp.18
  13. Julien Deziel, Essai d’histoire de Verdun 1665-1876-1976 , Comité du centenaire, Montréal, 1976, pp.19
  14. Julien Deziel, Essai d’histoire de Verdun 1665-1876-1976 , Comité du centenaire, Montréal, 1976, pp.20
  15. Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal : Maison Étienne-Nivard-de Saint-Dizier
  16. La Collection ville de Verdun (P491) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  17. En considérant la circonscription Montréal-Verdun remplacée 1966 par l'actuelle circonscription
  18. Serge Marc Durflinger, City at War : The effects of the Second World War on Verdun, Québec, McGill University, 1997
  19. "ÉCOLES ET CENTRES." Commission Scolaire Marguerite-Bourgeoys. Consulté le 7 décembre 2014.
  20. "Les bibliothèques par arrondissement." Bibliothèques de Montréal. Consulté le 7 décembre 2014.
  21. a, b, c, d et e Ville de Montréal, « Profil économique : Arrondissement de Verdun », octobre 2014 [lire en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]