Saint-Médard-d'Excideuil

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Saint-Médard-d'Excideuil
Saint-Médard-d'Excideuil
Le village de Saint-Médard-d'Excideuil.
Blason de Saint-Médard-d'Excideuil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Isle-Loue-Auvézère
Intercommunalité Communauté de communes Isle-Loue-Auvézère en Périgord
Maire
Mandat
Éric Villemaine
2016-2020
Code postal 24160
Code commune 24463
Démographie
Population
municipale
528 hab. (2015 en diminution de 6,88 % par rapport à 2010)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 24″ nord, 1° 04′ 19″ est
Altitude Min. 145 m
Max. 332 m
Superficie 18,35 km2
Localisation

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Saint-Médard-d'Excideuil
Liens
Site web www.st-medard-excideuil.fr

Saint-Médard-d'Excideuil est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

La commune est localement célèbre pour son usine Repetto[1], le célèbre confectionneur de chaussons de danse de la rue de la Paix à Paris.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Loue à Saint-Médard-d'Excideuil.

Dans le nord-est du département de la Dordogne et du Périgord central, la commune de Saint-Médard-d'Excideuil s'étend sur 18,35 km2. Elle est arrosée par la Loue et bordée au nord par son affluent, la Haute Loue.

L'altitude minimale, 145 mètres, se trouve à l'ouest, près du lieu-dit la Tuilière, au niveau du pont de la route départementale 705, là où la Loue quitte la commune et entre sur celle d'Excideuil. L'altitude maximale, 332 mètres, est localisée à l'est, au lieu-dit Rezonzac, en bordure des communes d'Anlhiac, Preyssac-d'Excideuil et Lanouaille.

Le bourg de Saint-Médard-d'Excideuil, implanté entre la route départementale (RD) 705 et la Loue, se situe, en distances orthodromiques, deux kilomètres à l'est d'Excideuil et sept kilomètres au sud-ouest de Lanouaille.

La commune est également desservie au sud par la RD 76 et à l'est par la RD 704.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Médard-d'Excideuil est limitrophe de huit autres communes, dont Cherveix-Cubas au sud, par un simple quadripoint. La commune d'Anlhiac est limitrophe de Saint-Médard-d'Excideuil en deux endroits disjoints séparés par la commune de Preyssac-d'Excideuil : par un quadripoint à l'est, et sur environ trois kilomètres au sud-est.

Communes limitrophes de Saint-Médard-d'Excideuil
Clermont-d'Excideuil Dussac Lanouaille
Saint-Médard-d'Excideuil Anlhiac,
Preyssac-d'Excideuil
Excideuil Saint-Raphaël,
Cherveix-Cubas
Anlhiac

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Outre le bourg de Saint-Médard-d'Excideuil proprement dit, la commune se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[2] :

Beau · Bois du Caillou · Bois de la Garenne · le Bosquet · le Bourdeix · las Brandas · les Bruyères · la Cerise · le Chadeau · le Charreau · le Clos du Faure · la Croix Baumade · la Croix de l'Arbre · la Croix de Fayolle · Essendiéras · la Farge · Fayolle · les Fourches · la Gacherie · Gandumas · la Garenne · les Gissoux · le Grand Claud · le Grand Pré · la Guichardie · la Jarissade · la Jaurie · Lambertie · le Long · Maison Neuve · le Martinet · le Montanet · Moulin du Bouc · le Moulin des Fourches · Petit Brouillac · Petit Teillac · les Petites Terres · Pierregrelière · la Pigeonnière · le Plantier · Puy de Dôme · les Rivailles · les Roches · le Ruisseau · Tourenne · Tout Vent · la Tuilière · Vauzelle · la Vigerie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à saint Médard, évêque de Noyon au VIe siècle[3], et à la proximité d'Excideuil[4].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Medard d'Eissiduelh[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Révélée dans le testament de saint Yrieix, la première mention écrite connue d'une ancienne église du lieu date du VIe siècle, sous la forme Cella in honore S. Medardi (« église en l'honneur de saint Médard »)[4].

Au XIIe siècle, l'église actuelle est citée sous la forme Capella S. Medardi infra muros Exidolii (« Chapelle (ou église) Saint Médard à l'intérieur d'Excideuil »)[4]. Jusqu'au début du XIVe siècle, l'église était celle d'une abbaye et le lieu portait le nom de « Saint-Médard l'Abbaye »[6]. Lors de ce même siècle, Saint Médard devient archiprêtré à la place d'Excideuil[3], et administre jusqu'à 66 paroisses à la veille de la Révolution française[6].

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, deux des cinq moulins à papier de la vallée de la Loue dans la châtellenie d’Excideuil sont situés à Saint-Médard d’Excideuil[7].

En 1792, la commune de Gandumas fusionne avec Saint-Médard-d'Excideuil. La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Médard sur la Loue[8],[9].

En 1943, deux groupes du groupement 28 des Chantiers de la jeunesse se sont implantés sur la propriété de la famille Pouquet, notamment au moulin du Bouc[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Médard-d'Excideuil a, dès 1790, été rattachée au canton d'Excideuil qui dépendait du district d'Excideuil jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux[11].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[12]. La commune est alors rattachée au canton Isle-Loue-Auvézère.

En 2017, Saint-Médard-d'Excideuil est rattachée à l'arrondissement de Nontron[13],[14].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2009, Saint-Médard-d'Excideuil intègre la communauté de communes du Pays de Lanouaille, neuf ans après la création de cette dernière. Celle-ci, agrandie en 2017, prend le nom de communauté de communes Isle-Loue-Auvézère en Périgord.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2011, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2014[15],[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1989 ? juin 1998 ? Jean-Robert Cousty[Note 1] Apparenté PCF  
juin 1998 ? mai 2016[17] Jean-Jacques Boyer[Note 1] SE Agriculteur
mai 2016 en cours Éric Villemaine    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans les domaines judiciaire et administratif, Saint-Médard-d'Excideuil relève[18] :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].

En 2015, la commune comptait 528 habitants[Note 2], en diminution de 6,88 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9509941 0097406748818377641 091
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0561 2109719319021 0131 0091 008968
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
922930915840805783774756698
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
700667658641665622616615540
2015 - - - - - - - -
528--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'usine Repetto de Saint-Médard-d'Excideuil.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[22], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 236 personnes, soit 43,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-quatre) a augmenté par rapport à 2007 (dix-huit) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,2 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte quarante-neuf établissements[23], dont vingt au niveau des commerces, transports ou services, quatorze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, huit dans la construction, cinq dans l'industrie, et deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale[24].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les ateliers de l'usine Repetto de Saint-Médard-d'Excideuil produisent 85 % des chaussons de danse et des ballerines de la marque[25]. L'usine, qui s'est agrandie fin 2012, emploie 170 personnes sur le site[26], et possède son propre centre de formation.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La Loue à Saint-Médard-d'Excideuil, en amont du moulin du Bouc.

En amont du lieu-dit la Farge, les vallées de la Loue et de son affluent, la Haute Loue, constituent une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 à dominante boisée, partagée avec huit autres communes[38],[39].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Médard-d'Excideuil Blason D'or à la fasce ondée d'azur accompagnée, en chef, d'un fer de moulin de sable et, en pointe, d'un tourteau du même ; au chef d'azur chargé d'une crosse d'or mouvant du trait du chef.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Démissionnaire.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Repetto
  2. Saint-Médard-d'Excideuil sur Géoportail (consulté le 10 mai 2015).
  3. a et b Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 43.
  4. a, b, c et d Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord,éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 349-350
  5. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 21 novembre 2013.
  6. a et b Note à l'extérieur de l'église Saint-Médard, vue le 21 août 2014.
  7. Francis A. Boddart, Les papeteries d'Essendiéras et de Saint-Médard en la châtellenie d'Excideuil aux XVIIe et XVIIIe siècles, Bulletin de SHAP, t. CXXXIII, 2006, pp. 71-86.
  8. Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 350.
  9. Registre des naissances (An III), sur le site des Archives départementales de la Dordogne.
  10. Francis A. Boddart, Les chantiers de la jeunesse et la Dordogne, 1940-1944 : de la révolution nationale à la production industrielle, Périgueux, IFIE Éditions Périgord, , 342 p. (ISBN 978-2-916265-18-6)
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 8 mai 2015).
  13. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  14. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  15. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 8 mai 2015.
  16. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 8 mai 2015.
  17. « Un nouveau maire », Sud Ouest édition Dordogne, 23 juin 2016, p. 15.
  18. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 10 mai 2015).
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  22. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 2 septembre 2015.
  23. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 2 septembre 2015).
  24. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 1er décembre 2015.
  25. Julie Martinez, Cette ballerine a conquis le monde, Sud Ouest édition Périgueux, 3 juin 2010.
  26. Colette Goinère, Repetto inaugure l’extension de son site de Dordogne, L'Usine nouvelle du 16 novembre 2012.
  27. « Tour des Charreaux », notice no PA00082875, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 10 mai 2015.
  28. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 102
  29. a, b et c Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, Ouest-France, 1987, (ISBN 2-85882-842-3), p. 179-180.
  30. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 106
  31. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 130
  32. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 137
  33. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 145
  34. Construction de l’église actuelle de Gandumas sur le site Mémoire de pierres à Gandumas, consulté le 22 mars 2013.
  35. De la Révolution à nos jours sur le site Mémoire de pierres à Gandumas, consulté le 22 mars 2013.
  36. [PDF] Liste des jardins labellisés « jardin remarquable » au 31 janvier 2015, sur le site du Comité des parcs et jardins de France, consulté le 11 mai 2015.
  37. Ludivine Loncle, « L'art de l'arboretum », Le Mag no 167, supplément à Sud Ouest, 13 juin 2015, p. 40.
  38. [PDF] Vallées du réseau hydrographique de la Loue en amont d'Excideuil de l'INPN, consulté le 8 mai 2015.
  39. Carte de la ZNIEFF 720012829, sur le site de l'INPN, consulté le 8 mai 2015.
  40. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, p. 660, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4)