Génis

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Génis
Génis
Vue du bourg de Génis.
Blason de Génis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Isle-Loue-Auvézère
Intercommunalité Communauté de communes Isle-Loue-Auvézère en Périgord
Maire
Mandat
Bruno Chapuis
2014-2020
Code postal 24160
Code commune 24196
Démographie
Gentilé Génissois
Population
municipale
469 hab. (2016 en diminution de 1,26 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 37″ nord, 1° 09′ 52″ est
Altitude Min. 140 m
Max. 373 m
Superficie 25,92 km2
Localisation

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Génis est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Auvézère au moulin du Pont

La commune est arrosée au nord et à l'ouest par l'Auvézère qui creuse des gorges parfois profondes d'une centaine de mètres, et au sud par son affluent, le Dalon.

Huit kilomètres au nord d'Hautefort et neuf kilomètres à l'est d'Excideuil, le bourg de Génis se trouve au croisement des routes départementales 5, 5E3, 72E1 et 72E4.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Génis
Lanouaille Savignac-Lédrier Saint-Mesmin
Anlhiac Génis Salagnac
Cherveix-Cubas Boisseuilh Sainte-Trie

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Janiç[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le nom du village s'écrit Genis.

Lors de la création des départements français en 1790, la commune a d'abord brièvement fait partie de la Corrèze avant d'être rattachée en 1793, ainsi que neuf autres communes, à la Dordogne.

En 1944, jugeant la situation dans le sud-ouest explosive, Berlin décide de renforcer ses troupes en faisant venir de Paris la division SS motorisée du général Walter Brehmer. Arrivée dans le village le 2 avril, elle recherchait les juifs qui s'y trouvaient[2]. Tous avaient fui sauf un couple qui avait choisi de rester. L'homme qui avait servi dans l'armée allemande lors de la grande Guerre ne voulait pas fuir, sa femme étant en mauvaise santé, et croyait être à l'abri. Les nazis les ont découverts, les ont fusillés au lieu-dit Tous-Vents et ont mis le feu à leur maison[2]. Ils sont enterrés dans le cimetière du village. Le même jour, un cultivateur arrêté à Saint-Raphaël est lui aussi fusillé au lieu-dit les Montagnes[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune de Génis a, dès 1790, fait partie du département de la Corrèze.

En 1793, elle est rattachée au canton de Genis qui dépend du district d'Excideuil dans le département de la Dordogne. En 1801, le canton de Genis est supprimé, de même que les districts, et la commune est rattachée au canton d'Excideuil dépendant de l'arrondissement de Périgueux[3].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[4]. La commune est alors rattachée au canton Isle-Loue-Auvézère.

En 2017,Génis est rattachée à l'arrondissement de Nontron[5],[6].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

En 2009, Génis rejoint la communauté de communes Causses et Rivières en Périgord. Celle-ci est dissoute le et ses communes — hormis Savignac-les-Églises qui rejoint Le Grand Périgueux — sont rattachées à la communauté de communes du Pays de Lanouaille qui la même année prend le nom de communauté de communes Isle-Loue-Auvézère en Périgord.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
    Jean Raynaud   Entrepreneur en maçonnerie
    Albert Jarjanette   Artisan boucher charcutier
    Daniel Quitet   Architecte
mars 2001 mars 2008 Jean-Daniel Cournil   Artisan plâtrier peintre
mars 2008[7] (réélu en avril 2014[8]) En cours Bruno Chapuis SE Professeur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 469 habitants[Note 1], en diminution de 1,26 % par rapport à 2011 (Dordogne : -0,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3918239021 2651 3931 4291 4351 4841 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3641 4511 4361 3881 3951 4121 4651 4111 436
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5171 5101 5161 2671 1641 1101 1561 007968
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
872776660599538496491490489
2013 2016 - - - - - - -
464469-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale le dernier week-end d'août.
  • Au départ de Génis depuis 1988, le dernier dimanche d'octobre a lieu la Rand'Auvézère, randonnée pédestre, à cheval ou en VTT (28e édition avec plus de 600 participants en 2017[12]).
  • Salon d'automne des artisans et artistes (5e édition en novembre 2014)[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[14], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 163 personnes, soit 35,5 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (dix-huit) a augmenté par rapport à 2010 (seize) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 11,0 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte quarante-deux établissements[15], dont dix-neuf au niveau des commerces, transports ou services, douze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, quatre relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, quatre dans l'industrie, et trois dans la construction[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

En amont du moulin de Guimalet, les gorges de l'Auvézère, ainsi que la partie aval de son affluent le Dalon (les quatre derniers kilomètres), à dominante boisée, sont classées zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II, partagée avec cinq autres communes ; neuf espèces déterminantes de plantes y ont été recensées[17],[18] : l'Anarrhine à feuilles de Pâquerette (Anarrhinum bellidifolium), l'Anogramme à feuilles minces (Anogramma leptophylla, l'Asplénium lancéolé (Asplenium obovatum), le Cheilanthès de Tineo (Cheilanthes tinaei), la Doradille du nord (Asplenium septentrionale), la Joubarbe à toile d'araignée (Sempervivum arachnoideum), le Lis martagon (Lilium martagon), le Millepertuis à feuilles de lin (Hypericum linariifolium) et le Polystic des montagnes (Oreopteris limbosperma).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Albert Roche, (1876-1939), maire de Génis de 1919 à 1939, député de la Dordogne de 1934 à 1936, est né à Génis[19].
  • Berthe et Jules Haas, deux réfugiés lorrains assassinés par des éléments de la division Brehmer, au lieu-dit Tous-Vents.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Génis Blason D'azur à une bande d'argent chargée de trois tourteaux de gueules[20].
Détails
Statut officiel, blason présent sur le site de la commune[21].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 2 mars 2014.
  2. a b et c Guy Penaud, Les crimes de la Division "Brehmer", éditions la Lauze, mars 2004, (ISBN 2-912032-65-2), p. 294-295.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 11 juin 2015).
  5. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  6. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  7. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 19 août 2014.
  8. Michel Pitout, Bruno Chapuis réélu maire, Sud Ouest édition Périgueux du 12 avril 2014, p. 23.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Michel Pitout, « La Rand'Auvézère n'en finit pas de marcher », Sud Ouest édition Périgueux, 4 novembre 2017, p. 22.
  13. Un 5e salon d'automne, Sud Ouest édition Périgueux du 15 novembre 2014, p. 24a.
  14. Dossier complet - Commune de Génis (24196) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 2 novembre 2018.
  15. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 2 novembre 2018).
  16. Dossier complet - Commune de Génis (24196) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 2 novembre 2018.
  17. [PDF] Gorges de l'Auvézère, INPN, consulté le 17 mars 2019.
  18. Carte de la ZNIEFF 720000937, INPN, consultée le 17 mars 2019.
  19. Albert Roche sur le site de l'Assemblée nationale. consulté le 16 décembre 2009
  20. Blason de Génis sur le site « Armorial de France ».
  21. Blason de Génis sur le site de la mairie.