Pencran

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Pencran
L'église et son enclos paroissial.
L'église et son enclos paroissial.
Blason de Pencran
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Landerneau
Intercommunalité Pays de Landerneau-Daoulas
Maire
Mandat
Jean Crenn
2014-2020
Code postal 29800
Code commune 29156
Démographie
Gentilé Pencranais
Population
municipale
1 901 hab. (2014)
Densité 213 hab./km2
Population
aire urbaine
44 395 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 26′ nord, 4° 14′ ouest
Superficie 8,93 km2
Localisation

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Pencran [pɛ̃kʁɑ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Pencran se situe juste au sud-est de la ville de Landerneau, sur la rive gauche de l'Élorn ; la commune fait partie traditionnellement du Pays de Léonn de l'arrondissement de Brest, du canton de Landerneau et de la communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas.

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Pencran

Le finage de la commune de Pencran est assez accidenté en raison du "relief en creux" (relief appalachien) caractéristique du Massif armoricain : la vallée de l'Élorn est très encaissée, ce fleuve côtier coulant vers 8 mètres d'altitude juste en amont de Landerneau, là où il sert de limite communale avec Plouédern ; le point le plus haut du territoire communal, situé à son extrême sud près de Kéravel atteint 174 mètres d'altitude, d'où un dénivelé de 166 mètres sur une faible distance, raison pour laquelle la majeure partie du finage communal est en pente forte vers le nord, si l'on excepte toutefois son extrême sud-est, parcouru par le ruisseau du Morbic, qui a sa source à la Fontaine de la Vierge, et qui est un modeste affluent de rive gauche de l'Élorn. Le bois de Pencran, partagé entre les communes de Landerneau et Pencran, est un lambeau subsistant de la forêt de Landerneau qui était primitivement beaucoup plus étendue qu'actuellement, s'étendant alors sur les deux rives de l'Élorn. Quelques autres lambeaux boisés subsistent sur les pentes fortes de la rive gauche de l'Élorn. Le bourg de Pencran, excentré à l'ouest du territoire commmunal, est vers 160 mètres d'altitude.

Habitat[modifier | modifier le code]

Le paysage rural traditionnel est celui du bocage avec un habitat dispersé en hameaux et fermes isolées. Le bourg est tout petit, ne formant pas traditionnellement une véritable agglomération. La proximité de la ville de Landerneau a entraîné la prolifération de lotissements, situés pour certains (Kermaria, Keranna, Kerloïs, Losquelen) sur le plateau au nord-est du centre communal, et pour d'autres (Keroullé, Kermalguen, Kerancoat Huella, Kerancoat Izella) plus au nord le long de la route descendant en pente forte vers Landerneau, ou encore le long de la D 764 (Coat Guéguen).

Dans le fond de la vallée de l'Élorn, en continuité avec l'agglomération de Landerneau, s'est développée une zone industrielle abritant notamment la laiterie du groupe Triskalia, anciennement Coopagri Bretagne, dénommée traditionnellement "Laiterie de Landerneau", mais située en fait sur le territoire communal de Pencran.

Transports[modifier | modifier le code]

La route départementale D 764, précédemment Route nationale 164 dans son ancien tracé d'avant le déclassement survenu en 1972, menant de Landerneau à Carhaix, via Sizun, traverse la partie nord du territoire communal, mais le bourg n'est desservi que par des routes secondaires d'intérêt local.

Le finage communal est traversé par deux lignes ferroviaires : la ligne de Paris-Montparnasse à Brest passe sur la rive gauche de l'Élorn et la voie ferrée allant de Landerneau à Quimper, à voie unique, écorne la partie nord-ouest du territoire communal, y faisant même un coude très accentué pour permettre à la voie ferrée de grimper, à partir de la gare de Landerneau, sur le plateau en direction de Quimper ; mais Pencran ne dispose d'aucune gare ferroviaire, celle de Landerneau étant toute proche.

Trois lignes électriques à haute tension, venant du poste d'interconnexion électrique de La Martyre traversent le territoire communal en direction de Brest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Capella Beatae Mariae de Pentran en 1363[1].

Le nom breton de Pencran, Penn-ar-c'hrann, se traduit littéralement par « le bout de l'essart » (de Penn, tête, bout, et Krann , mot que l'on trouve également dans le nom de la forêt du Cranou), que l'on peut aussi traduite par "Chef-du-Bois", nom du château dont dépendait traditionnellement la paroisse, car c'était à cet endroit que se trouvait alors la limite de la forêt de Landerneau, qui s'étendait alors sur les deux rives de l'Élorn.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Penn-ar-C'hrann, c'est le nom du château duquel relevait la paroisse, précédemment ancienne trève de Ploudiry[2].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Une stèle datant de l'âge du fer atteste d'une présence humaine dès la Préhistoire[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une motte féodale a servi de premier site à un seigneur local (en 1270, il se nomme Gérard Saladin et en 1307 Huon car vers 1300 Pigette Saladin, sœur d'Olivier Saladin, dame de Kermadec, épousa Hervé Huon, chevalier[4]. En 1450, la famille Huon abandonne la motte féodale pour construire un manoir de style gothique, le manoir de Kermadec, construit en schiste local, mais avec des entourages de portes et fenêtres en granite. En 1663, le manoir fut racheté par Joseph de Kersulguen, seigneur de Chef-du-Bois[5].

En 1363, le testament d'Hervé VIII de Léon fait mention d'une chapelle Notre-Dame à Pencran[6]. Pencran n'était alors qu'une simple trève de la paroisse de Ploudiry.

Du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution française, le château de Chef-du-Bois, dont la porte principale portait les blasons des Kersulguen, des Guirault et des Kerguizec, dominait la trève de Pencran et une partie des environs. Le château a appartenu successivement à la famille Guérault au XVe siècle, aux familles Kerlozrec, puis Kermellec[7] au XVIe siècle, Kersulguen au XVIIe siècle (Joseph de Kersulguen fait alors construire le château actuel à la place de l'ancien manoir).

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le tiers état de la paroisse de Pencran envoya deux députés, Jérôme Le Firon et Gabriel Mobian, pour la réaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven[8].

La commune de Pencran fut créée en 1790.

Le château de Chef-du-Bois en Pencran, qui appartenait à la famille de Lesguern, servit, pendant la Révolution française, d'hôpital pour la marine, qui y soigna notamment des malades de la gale[9].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La paroisse de Pencran est créée en 1819.

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A. Marteville et P. Varin, continuateurs dOgée, décrivent ainsi Pencran en 1845 :

« Pencran, commune formée d'une ancienne trève de Ploudiry, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : le Hellez, Kerbalanet, Penhoat, Reunharer, Botcaërel, Lesmoualc'h, Loguellou, Keroulled. Objets remarquables : manoir du Chef-du-Bois, le Mail. Superficie totale : 898 hectares dont (...) terres labourables 391 ha, prés et pâtures 74 ha, bois 112 ha, landes et incultes 266 ha (...). Moulins : 2 (de Reunharer, de Loguellou, à eau) (...) Presque partout le sol est sous bois, garennes ou montagnes presque incultivables. (...) Ainsi que dans presque toutes les communes de la Basse-Bretagne, les habitants de Pencran sont, été et hiver, vêtus de toile et vont pieds nus, regardant presque les sabots comme des objets de luxe. L'agriculteur est généralement pauvre, et vit plus de pommes de terre et de pain d'orge que d'autres substances. En beaucoup de fermes, les trois repas se composent même exclusivement de pommes de terre, qui viennent très bien dans ce sol appauvri, et que le peu d'aisance des fermiers ne permet pas de rehausser par des engrais de mer. Les arbres de futaie sont rares et les arbres à fruits pour ainsi dire inconnus. Les fabriques de toiles de Landerneau donnent de l'occupation à bon nombre d'habitants de Pencran ; mais, quand cette fabrication baisse, la misère succède promptement à une faible aisance momentanée. Géologie : grès dans la partie sud ; pour le surplus, schiste argileux, minerai de fer. On parle le breton[10]. »

Le décès en 1869 à Pencran de Louise Bouan du Chef-du-Bois, fait passer le château éponyme aux mains de la famille de Lesguern en raison de son mariage avec Charles de Lesguern célébré le à Quintin.

En 1852 une école de garçons est créée dans l'ancien ossuaire.

L'enclos paroissial de Pencran en 1865 (dessin de Charles Yriarte)

Maxime Vauvert décrit ainsi Pencran en 1865 dans la revue Le Monde illustré :

« Pencran est situé à deux kilomètres de Landerneau, au sommet d'une haute colline dont la pente est très rapide et qui domine cette ville et toute la vallée qui descend vers Brest. C'est un pauvre village dont les maisons s'éparpillent, sans tracer de rues, sous de grands arbres aux troncs mousseux le long de chemins défoncés et encaissés que les moindres pluies transforment en rivières. Le seul monument remarquable de ce village pittoresque est l'église dont les sculptures sont d'une grande finesse sans être d'un grand goût. Le clocher a la forme caractéristique de tous les clochers du Finistère (...). Celui de Pencran est perdu dans les rameaux touffus des grands ormes qui, de loin, n'en laissent apercevoir que la flèche, qui les dépassent de beaucoup. L'église est très peu élevée, et son toit est en partie caché par un if sur la sombre verdure duquel se détache le fût de la croix de pierre à quatre branches portant des figures qui représentent naïvement la Passion de Jésus[11]. »

L'ossuaire de Pencran (dessin de 1865)

La description de Pencran se poursuit en ces termes dans un des numéros suivants de la même revue :

« Le petit monument qui occupe le centre de notre dessin ouvre sur le cimetière qui est clos de l'autre côté par le portail de l'église. C'était primitivement un ossuaire. Il est en pierre dure, grès ou granite à tons ferrugineux tachetés d'une mousse verdâtre très pâle qui semble plutôt une rouille qu'une végétation. L'exécution des sculptures est grossière et pénible et les proportions de l'architecture plus que naïves. Exceptées des voussures sculptées avec assez de richesses, l'intérieur n'a rien gardé de son premier aspect. On a tant bien que mal approprié le rez-de-chaussée à l'usage d'une habitation et du négoce peu actif quelle renferme, un bureau de tabac. Au premier étage, qui prend jour sur une autre façade, se trouvent le secrétariat de la mairie et la selle de l'école communale. (...) On fume peu à Pencran, l'unique paquet de tabac et les trois pipes de terre qui composent le débit en font foi (...). On ne s'y instruit guère, la boite aux lettres qui pend à un clou rouillé et l'école fermée faute de maître en témoignent tristement. Tout autour du cimetière, de grands arbres versent leur ombre sur une luxuriante végétation de folles herbes, de violettes et de liserons qui cachent les tombes et envahissent les sentiers à peine tracés et les abords du porche de l'église obstrués par des ardoises et des pierres que le vent a secoués du toit et du clocher. Ce délabrement toléré contraste désagréablement avec le luxe de précaution développé autour du tronc qui sollicite la charité des fidèles. Ce tronc est formé d'un arbre énorme équarri, beaucoup plus large à la base qu'au sommet ; fiché dans le sol et scellé dans le pavé , il est inébranlable et de plus cerclé, plaqué, chevronné et blindé de fer[12]. »

En 1891 la fermeture de la Société linière de Landerneau entraîne un déclin démographique de la commune.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le , Guéguen, curé de Pencran, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements[13] sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[14].

Le comte Charles de Lesguern[15], maire de Pencran pendant 56 ans, fut révoqué de ses fonctions en janvier 1907 pour avoir replacé des crucifix dans les salles des écoles[16]. Il décéda le en son château de Chef-du-Bois[17]. Les électeurs de Pencran lui avaient témoigné leur fidélité en élisant comme maire pour lui succéder son fils Armand de Lesguern, qui par ailleurs était président de la Société d'horticulture et d'agriculture de l'arrondissement de Brest[18].

En vertu de la querelle des inventaires, le recteur de Pencran fut expulsé de son presbytère en 1907[19] :

« L'expulsion du recteur du presbytère de Pencran a eu lieu à onze heures. La gendarmerie gardait les abords du clocher de l'église pour empêcher que l'on sonnât les cloches. Afin d'éviter des incidents, le recteur a été gardé à vue pendant le déménagement des meubles[20]. »

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de 1914-1918.

Le monument aux morts de Pencran porte les noms de 17 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, un au moins (Henri Deniel) est décédé en Belgique en 1915 ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français dont Paul Rolland et Jean Toullec, tous deux tués aux Éparges (Meuse) en 1915 et décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[21].

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1925, le château de Chef-du-Bois est acheté par la famille Rosmorduc.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pencran porte les noms de sept personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Jean Marie Madec, décédé lors de la Débâcle en mai 1940, Auguste Diverrès et Isidore Jaffredou, morts en captivité en Allemagne, Jean Plouguerne[22], mort le en Allemagne[21].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Pencran
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Yves Le Roux    
1808 1811 François Lesguern-Kervéatoux[23]    
1810 1817 Jean-Marie Laot    
1817 1821 Jean-Marie Martin    
1821 1826 Bernard Ropars    
1827 1830 Paul de Lesguern[24]   Fils de François Lesguern-Kervéatoux, maire entre 1808 et 1811
1830 1836 Laurent Ellouët    
1836 1843 Guillaume Guéguen[25]   Cultivateur
1843 1848 Laurent Terriot    
1848 1850 Guillaume Guéguen   Déjà maire entre 1836 et 1843
1850 1907 Charles de Lesguern   Frère de Paul de Lesguern, maire entre 1827 et 1830. Suspendu de ses fonctions en janvier 1907
1907 1922 Armand de Lesguern[26]   Fils de Charles de Lesguern, maire précédent
1923 1925 Hervé de Lesguern[27]   Fils d'Armand de Lesguern, maire précédent
1925 1944 Joseph Le Forestier de Quillien[28]    
1945 1947 Yves Marie Bian    
1947 1977 Christophe Cabon    
1977 1983 Paul Sparfel    
1983 2008 Marie-Françoise Le Guen[29]   Conseiller général du canton de Landerneau entre 2001 et 2015. Mère du footballeur Paul Le Guen
2008 en cours Jean Crenn DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Description du blason
CO -fr Pencran.svg Blason D’or à un lion de sable surmonté d’une moucheture d’hermine et accompagné de trois annelets d’azur posés 2 et 1.
Statut Statut officiel à déterminer…
Concept. Bernard Le Brun

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
862 503 523 481 614 647 657 709 708
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
665 603 614 611 599 570 577 503 475
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507 506 522 503 550 592 627 652 427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
470 538 757 1 060 1 182 1 253 1 413 1 770 1 901
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'enclos paroissial[32] :
    • L'église paroissiale Notre-Dame : son clocher date du XVIe siècle et possède la plus ancienne cloche du Finistère, datée de 1635. L'église possède un groupe statuaire représentant l'Annonciation qui date du XVe siècle[33]. Un ciboire du XVIIIe siècle y est également visible[34], ainsi qu'une couronne d'ostensoir et son écrin[35].
    • Le porche de l'église de Pencran est daté de 1553[36]. « Dans les archivoltes de nombreuses scènes édifient le fidèle. Elles sont encadrées par de petits dais où alternent les motifs flamboyants et Louis XII, avec les accolades de rubans à fleurettes, au-dessous desquelles s'insèrent des coquilles nervées : on y reconnaît le modèle de Rumengol »[37].
    • L'ossuaire date de 1594. Sur la frise, on lit l'inscription suivante, en breton : "CHAPEL DA SA ITROP : HA : KARNEL : DA : LAKAT : ESKERN : AN : POBL" ("Chapelle de Saint Eutrope et charnier pour mettre les os du peuple". L'ossuaire a été un temps transformé en maison et est désormais propriété privée. Il renferme le caveau de la famille Rosmorduc[5].
    • Le calvaire nord de l'enclos paroissial date de 1521[38] ; il est l'un des ancêtres des calvaires à double traverse et annonce dans sa composition d'autres calvaires de la région qui lui sont postérieurs , comme ceux de Plougonven, Saint-Thégonnec ou Plougastel : « à la base d'un élégant fût octogonal se tient une Madeleine éplorée. Le groupe du calvaire est disposé sur trois traverses. Les bras du Christ sont, bien sûr, fixés à la traverse supérieure. À chaque extrémité, comme l'oiseau sur la branche, repose un ange. Au-dessus du Christ, en tête de mat, un petit personnage représente l'âme du crucifié qui s'élève, bras levés, vers le ciel de la gloire. Sur la deuxième traverse sont postés deux cavaliers (...) de part et d'autre du Christ (...). Sur la troisième traverse, dos à dos, se tiennent quatre personnages : Jean et une sainte femme du même côté que la Christ, et de l'autre, saint Pierre et saint Yves (...). Entre les deuxième et troisième traverses, sur une console, est fixée une piétà. Au revers du calvaire, à la hauteur du Christ, le sculpteur a représenté un Christ aux outrages (...) et, un peu plus bas, une Vierge à l'Enfant». Les larrons agonisent sur des gibets en tau ("T") à l'écart de la croix ; les âmes du Christ et des larrons s'envolent, chacune vers son destin, glorieux... ou infernal[39].
  • Le calvaire sud de l'enclos paroissial date de 1779 et a été restauré en 1869[5].
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  • Le manoir de Kermadec, de style gothique, est construit par la famille Huon en 1450. Au rez-de-chaussée, les trois pièces principales sont réparties selon un plan en équerre[40].
  • Le château de Chef du Bois : un manoir ancien existait dès le XVe siècle, sinon avant, mais le château actuel date de 1668. Il fut construit par François de Kersulguen et son épouse Jeanne de Kerguizec[32]
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  • Le calvaire du cimetière : il se présente comme une croix, ses personnages étant groupés autour du Christ.
  • La fontaine Notre-Dame de la Joie
  • La girouette de Kerloïs
  • Le monument aux morts de 1914-1918.

Événements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Pencran »
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 34.
  3. http://fr.topic-topos.com/stele-pencran
  4. a et b Pol Potier de Courcy, "Notice historique sur la ville de Landerneau", 2e édition, 1842, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6531495d/f25.image.r=pencran?rk=557942;4
  5. a, b et c http://www.pencran.fr/index.php?rub=patrimoine_
  6. http://fr.topic-topos.com/patrimoine-pencran
  7. En 1600, le château est possédé par Jean de Kermellec, capitaine de Landerneau
  8. Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages, série 1, tome 3, 1879, Gallica
  9. J. Baudry, Étude historique et biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790), tome 2, H. Champion, Paris, 1905, Gallica
  10. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwia4vCguKDSAhXMDxoKHTy2DbAQ6AEIHDAA#v=onepage&q=Pencran&f=false
  11. Revue Le Monde illustré, n° du 29 juillet 1865, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6221755x/f6.image.r=pencran
  12. Revue Le Monde illustré, n° du 16 septembre 1865, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62217622/f7.image.r=pencran?rk=42918;4
  13. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l'État
  14. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR
  15. Charles de Lesguern, né le à Pencran
  16. Journal La Croix, n° du 19 février 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k256685r/f2.image.r=Pencran?rk=21459;2
  17. Journal Le Figaro, no 256 du 12 septembre 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k288211v/f2.image.r=Pencran?rk=600861;2
  18. Journal La Croix n° du 20 septembre 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2571720/f2.image.r=Pencran?rk=42918;4
  19. Journal La Croix, n° du 15 octobre 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k256885c/f2.image.r=Pencran?rk=150215;2
  20. Journal Le Figaro no 288 du 15 octobre 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2878751/f4.image.r=Pencran?rk=64378;0
  21. a et b http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=27538
  22. Jean Plouguerne, né le à Landerneau, soldat au 27e régiment d'infanterie motorisée
  23. François de Lesguern, né le à Kervéatoux en Plouarzel, chevalier, officier de marine, décédé le au château de Chef-du-Bois en Pencran, voir J. Baudry, "Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790)", 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5829130r/f166.image.r=Kerv%C3%A9aloux?rk=42918;4
  24. Paul de Lesguern, né le à Londres, décédé le au château de Kermorvan en Trébabu
  25. Guillaume Gueguen, né le à Ploudiry, décédé le à Pencran
  26. Armand de Lesguern, vicomte, né en 1849 à Pencran, décédé en 1925 à Orgères (Ille-et-Vilaine)
  27. Hervé de Lesguern, né le à Pencran, décédé le à Rennes
  28. Joseph le Forestier de Quillien, né le à Vogloas en Pencran, décédé le à Angers
  29. http://www.letelegramme.fr/finistere/landerneau/marie-francoise-le-guen-38-ans-de-proximite-09-02-2015-10520707.php
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  32. a et b http://www.infobretagne.com/pencran-patrimoine.htm
  33. http://fr.topic-topos.com/annonciation-pencran
  34. http://fr.topic-topos.com/ciboire-pencran
  35. http://fr.topic-topos.com/couronne-d-ostensoir-et-ecrin-pencran
  36. http://fr.topic-topos.com/porche-pencran
  37. André Mussat, Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Editions Ouest-France, , 380 p. (ISBN 978-2-737-31932-7, OCLC 466747700)
  38. http://fr.topic-topos.com/calvaire-pencran
  39. Eugène Royer, Nouveau guide des calvaires bretons, Rennes, Ouest-France, , 233 p. (ISBN 978-2-858-82905-7, OCLC 15619432)
  40. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-kermadec-pencran

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