Orgères (Ille-et-Vilaine)

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Orgères
Église Saint-Martin d'Orgères
Église Saint-Martin d'Orgères
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Janzé
Intercommunalité Rennes Métropole
Maire
Mandat
Daniel Dein
2014-2020
Code postal 35230
Code commune 35208
Démographie
Gentilé Orgerois
Population
municipale
4 059 hab. (2012)
Densité 249 hab./km2
Population
aire urbaine
395 710 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 56″ N 1° 40′ 06″ O / 47.9988092, -1.6682337547° 59′ 56″ Nord 1° 40′ 06″ Ouest / 47.9988092, -1.66823375
Altitude Min. 26 m – Max. 111 m
Superficie 16,32 km2
Localisation

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Liens
Site web www.orgeres.fr

Orgères est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Orgères est située à 15 km au sud de Rennes et à 90 km au nord de Nantes.

La commune fait partie de Rennes Métropole ainsi que de l'aire urbaine de Rennes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte d’Orgères.
Communes limitrophes de Orgères
Pont-Péan Saint-Erblon
Laillé Orgères Bourgbarré
Chanteloup

La commune d'Orgères se trouve à proximité de :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

En matière géologique, le territoire communal se divise en deux. La plus grande partie se situe sur le bassin de Rennes tandis que la partie sud-ouest intègre le massif de Paimpont et le plissement de Bain-de-Bretagne. Le sol du bassin de rennes est un sol faiblement argiluvié, parfois hydromorphe, issu de limon et surtout de schiste tendre. Au sud-ouest, le sol est peu profond sur le versant mais profond, fréquemment argiluvié sur les plateaux et versants à pente faible, issu de schiste dur.

Selon l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), le centre-bourg culmine à 60 m de haut mais le point le plus élevé de la commune culmine à 112 m au lieu-dit l'Hermitière tandis que le point le plus bas se situe à 27 m le long du ruisseau de la Blanchetais. Du Nord en direction du sud, le relief ne cesse de monter.

Selon Corine Land Cover, la superficie totale de la commune est de 1678 ha, dont 353 ha de terres artificialisées, 1275 ha de terres agricoles et 150 ha de forêt et milieux semi-naturels.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Orgères n'est pas traversée par de grands cours d'eau. Elle se situe entre la Seiche et le Semnon, deux affluents de la Vilaine.

Au nord, le ruisseau de Bodin se jette dans la rivière de l'Ise. Il prend sa source à l'est du bourg et passe par Beaulieu, le pré de Claret et la Basse Lande.

À l'ouest, le ruisseau des Hamonais fait office de limite entre les communes d'Orgères et de Laillé.

Au sud, le ruisseau de la Blanchetais prend sa source à la limite entre Orgères et Crevin et coule en direction du bourg pour se jeter dans le Tellé. Il traverse la Lande du Ruisseau, le Paty Garel, la Lande des Deux-Monts, le Noyer et la Blanchetais.

Au sud-est, le ruisseau des Coniaux se jette dans le Grand Étang de Beauvais après avoir traversé le Patis Colin et la Refoulée.

À l'extrême sud-est, le ruisseau de la Halleraie fait office de limite entre Orgères et Bourgbarré.

La commune se situe dans le bassin versant de la Vilaine.

Climat[modifier | modifier le code]

Orgères se trouve en climat océanique. La commune se situe non loin de la station Rennes-Saint-Jacques d'où proviennent ces statistiques.

Rennes-Saint-Jacques, 1981 - 2010 sauf soleil 1991 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 2,6 4,5 5,9 9,3 11,9 13,8 13,7 11,4 9,1 5,5 3,3 7,8
Température moyenne (°C) 5,9 6,1 8,6 10,6 14,1 17,1 19,2 19 16,5 13,1 8,8 6,2 12,1
Température maximale moyenne (°C) 8,7 9,6 12,7 15,2 18,9 22,2 24,5 24,3 21,6 17 12,1 9,1 16,3
Ensoleillement (h) 69 87 128 163 191 217 211 205 178 117 81 69 1 716
Précipitations (mm) 67,6 49,1 51,6 50,9 67,2 46,7 49,1 37,8 59 74,8 67,5 72,7 694
Source : Lamétéo.org[1]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8,7
3
67,6
 
 
 
9,6
2,6
49,1
 
 
 
12,7
4,5
51,6
 
 
 
15,2
5,9
50,9
 
 
 
18,9
9,3
67,2
 
 
 
22,2
11,9
46,7
 
 
 
24,5
13,8
49,1
 
 
 
24,3
13,7
37,8
 
 
 
21,6
11,4
59
 
 
 
17
9,1
74,8
 
 
 
12,1
5,5
67,5
 
 
 
9,1
3,3
72,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voie de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route nationale à 4 voies route nationale 137 dite « Route des Estuaires » sur cette partie, mise en service en décembre 1990, et qui a considérablement raccourci le temps de trajet jusqu'à Rennes. Elle se situe à l'ouest d'Orgères mais traverse la commune au sud-ouest à l'Hermitière. Le bourg est traversé par la D39 qui relie Laillé à Bourgbarré et par la D286 qui fait la jonction entre la D36 et la D41, cette dernière reliant Laillé à Chanteloup en passant par la sud d'Orgères.

La commune est desservie par les bus du réseau Service des Transports Agglomération Rennaise (STAR) :

  • ligne 74 Bourgbarré <> Orgères <> Rennes (Henri Fréville), du lundi au samedi ;
  • ligne 61 Bourgbarré <> Orgères <> Saint Erblon <> Noyal-Châtillon-sur-Seiche <> Rennes (Henri Fréville), les dimanches et jours fériés et les vendredis et samedis soir au départ de Rennes (République).

Le lieu-dit « L'Hermitière » ainsi que la « ZA de L'Hermitière » sont desservis par la ligne 235 Orgères (L'Hermitière Village) <> Laillé (Bout de Lande) <> Pont Péan (Mouton Blanc) en correspondance avec la ligne 79 Laillé <> Pont Péan <> Rennes (Henri Fréville) à l'arrêt Mouton Blanc à Pont Péan.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune d'Orgères est urbanisée essentiellement sur le centre-bourg, qui se situe plutôt au nord et au centre. Depuis 1975, ce centre-bourg n'a pas cessé de s'agrandir. L'urbanisation s'est d'abord faite le long de la rue de Rennes en direction du nord. Dans les années 1990-2000, l'urbanisation s'étale vers le sud, le lotissement du Coteaux notamment, et le long de la route de Laillé. Dans les années 2000-2010, le centre-bourg s'agrandit vers l'est et le nord, au lieu-dit La Haye Longue. La commune se dote d'un collège, ce qui témoigne du dynamisme démographique de la commune et des communes environnantes.

À l'image de l'urbanisation bretonne, le mitage est important car très ancien. On trouve de l'habitat dispersé sur tout le territoire de la commune, notamment aux lieux-dits la Roussaie, la Cochardière, la Plardière, le Pâtis, le Commun, la Mandonais, le Bas-Serrière, la Moisonnais, le Chatenay, La Rochelle, Lourme, le Télégraphe, la Guibertière, la Planche, la Frogerais, Lourmel, l'Hermitière, la Corbière, la Plessette et le Plessix.

Deux zones d'activités se situent sur le territoire de la commune : au nord-est, la zone d'Orgerblon et au sud-ouest, la zone de l'Hermitière.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements était de 1 646 contre 1 352 en 2007.

Parmi ces logements, 95,1% étaient des résidences principales, 0,9% des résidences secondaires et 4,1% des logements vacants. Ces logements étaient pour 80,8% d'entre-eux des maisons individuels et pour 19,1% des appartements. Ce pourcentage est en hausse de 10% depuis le dernier recensement de 2007.

La proportion des résidences principales, propriété de leurs occupants était de 73,7%, en légère baisse depuis 2007 où la proportion de propriétaires était de 78,3%. La part de logement HLM loués vides était de 9,5% contre 3,2% en 2007.[2]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Selon le Plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, il existe plusieurs projet d'aménagement urbain. La ZAC Centre Bourg, qui visait à la réalisation de petits immeubles urbains et au développement d'activités commerciales, s'est achevée en 2013. Le quartier résidentiel "La Vignette" qui est achevé également, était destiné à prolonger le bourg vers l'est. Le quartier résidentiel "La Haye Longue" première tranche, achevé, prolonge l'urbanisation en direction du nord, de même que "La Haye Longue" deuxième tranche, en cours d'achèvement. "Les Cassouers", situés à l'ouest du bourg, quartier résidentiel avec une résidence communautaire, est achevé depuis 2013.

Les projets d'aménagement en cours sont destinés à urbaniser le bourg vers l'est et l'ouest afin de lui donner une forme plus arrondi. Le principal projet reste la ZAC "Les Prairies d'Orgères". Il s'étend sur 45 ha, dont 12 ha d'espace vert, et pourra accueillir plus de 1 000 logements supplémentaires d'ici quinze ans. À l'est, un autre quartier résidentiel est en projet : "Les Ormes Blanches", entre les RD 39 et 286. Sur une surface de 6,5 ha, il est destiné à accueillir plus de 125 logements. Les communes d'Orgères et Saint-Erblon ont souhaité développer un projet en commun, la ZAC "Orgerblon", à la charnière des deux communes. Sur cette ZAC à vocation principalement économique, existe un programme d'habitat. Tous les projets résidentiels visent à mêler des habitats collectifs, semi-collectifs et maisons individuelles.

Les nouveaux quartiers résidentiels à l'ouest et au nord devront être délimités dans le futur par une voie de contournement reliant les routes de Laillé, de Pont-Péan et de Saint-Erblon, doublé d'une piste cyclable.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Orgères vient du latin "hordeum" qui signifie orge, c'est-à-dire le pays où l'on cultive l'orge.

Les formes anciennes attestées sont Orgiariae (1148)[3], Orgeria (1181), De Orgeriis (1516)[4].

La commune se nomme An Heizeg en breton[3] et s’écrit Orjèrr en gallo[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semble qu'Orgères soit habitée depuis l'époque gauloise car des habitats gaulois ont été découvert lors de fouilles archéologiques effectuées par l'INRAP en 2012. Ces fouilles ont surtout mis en évidence une forge qui aurait fonctionné aux Ier et IIe siècle de notre ère. Cette forge, qui a fonctionné une cinquantaine d'années, était surtout une forge de service, destinée à réparer divers outils.

Le saint patron de la paroisse est Martin. Au pays de Bretagne, les fidèles que Martin avait convertis formèrent une pieuse colonie à l'extrémité des landes d'Orgères, la place où se dressait la cellule de saint Martin est aujourd'hui un hameau nommé « l'Hermitière », une oasis de verdure, dans lequel les arbres cachent les maisons.

La paroisse semble remonter au XIe siècle. L'église a été construite aux XVe et XVIIIe siècles, sauf la tour (1844). On rapporte que les carrières d'Orgères ont fourni des matériaux pour les fortifications de Rennes au XVe siècle.

Parmi les hommes célèbres de la commune figure le curé Vanneau, député des États-Généraux en 1789.

Le château d'Orgères, à 600 m au nord-ouest du bourg et à l'ouest de la route, comprenait au XVIIIe siècle une vaste construction avec un dôme central et deux pavillons, mais il a été en partie incendié au début du XIXe siècle et se compose aujourd'hui de deux bâtiments accolés d'inégale hauteur. Le moins haut est ce qui reste de l'ancien château.

La seigneurie d'Orgères fut érigée en châtellenie en 1640 et en baronnie en 1664 et 1774. Elle relevait originairement de la seigneurie de Bourgbarré, puis directement du roi depuis 1640. La tradition conserve le souvenir d'un combat livré entre les républicains et des chouans à la cour d'Orgères, près du château.

De nombreuses demeures conservent des souvenirs historiques comme l'ancien manoir de Serrière qui relevait de la seigneurie de Châteauloger en Saint-Erblon.

Du manoir du Noyer (en partie démoli en 1806), il reste une petite fenêtre à bancs et une cheminée dont le linteau de bois est sculpté d'un écusson en pointe.

L'ancien manoir de l'Ourme ; l'ancien manoir du Châtenay ; l'ancienne maison de la Guibertière ; l'ancien manoir du Plessis.

L'ancien manoir de Bouharée. Il a été restauré au XVIIIe siècle et conserve une tourelle ronde. On prétend qu'il y a eu à Bouharée une colonie romaine. L'ancienne chapelle de l'Hermitière, elle était encore desservie au XVIIIe siècle. On conserve sa cloche dans le village de l'Hermitière et on la sonne quand un des habitants vient à mourir.

Le hameau de la Douve : à l'est de celui-ci se trouve un talus circulaire appelé le château, entouré d'une douve de 3 mètres de largeur constamment remplie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie d'Orgères
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Daniel Dein DVG Directeur-adjoint
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 4 059 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 162 984 1 103 1 202 1 189 1 226 1 201 1 239 1 228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 198 1 262 1 259 1 182 1 178 1 208 1 210 1 224 1 175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 194 1 069 1 045 968 979 928 926 941 886
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
911 1 064 1 708 2 175 2 537 2 881 3 514 3 605 4 059
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
Collège Andrée-Récipon.

La commune ne compte aucun monument historique protégé mais dispose de plusieurs édifices d’intérêt patrimonial :

  • l’église Saint-Martin, dédiée à Martin de Tours[8],
  • le château d'Orgères[9],
  • plusieurs manoirs, fermes et maisons[10] :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]