SeaWorld

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne une chaîne de parcs américains. Pour le parc de loisirs australien, voir Sea World.

SeaWorld
logo de SeaWorld

Création
Fondateurs George Millay (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social OrlandoVoir et modifier les données sur Wikidata
Drapeau des États-Unis États-Unis
Actionnaires SeaWorld Parks & EntertainmentVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère SeaWorld Parks & Entertainment
Site web http://www.seaworldparks.com

SeaWorld est une chaîne commerciale de parcs à thème spécialisés dans le monde marin appartenant à l'entreprise américaine SeaWorld Parks & Entertainment. Les parcs SeaWorld présentent au public une grande diversité d'animaux marins et exploitent des mammifères marins, comme les orques, les bélugas, les grands dauphins et les otaries, au travers de spectacles. Les parcs SeaWorld proposent également des montagnes russes et des manèges, comme le Kraken et le Manta à Orlando ou le Steel Eel et le Great White à San Antonio. L'attraction Journey to Atlantis, des montagnes russes aquatiques, peut être retrouvée au sein des trois parcs.

Trois parcs existent actuellement aux États-Unis : le SeaWorld Orlando en Floride, le SeaWorld San Antonio au Texas et le SeaWorld San Diego en Californie. La chaîne a également compté un autre parc américain, le SeaWorld Ohio, aujourd'hui fermé, et devrait en compter prochainement un nouveau, à Abou Dabi, aux Émirats arabes unis. La chaîne SeaWorld dispose d'une chaîne satellite de trois parcs aquatiques, Aquatica (en), rattachés à chacun des parcs SeaWorld.

Les parcs ont appartenu à Busch Entertainment Corporation, la division de divertissement familial du producteur de bière Anheuser-Busch. En 2009, Busch Entertainment a été vendue au groupe Blackstone et renommée par la suite en SeaWorld Parks & Entertainment. En 2013, Blackstone a vendu 37 % de celle-ci dans le cadre d'un premier appel public à l'épargne et a vendu la participation restante de 21 % à Zhonghong Zhuoye en 2017[1],[2].

L'exploitation des cétacés par ces parcs fait l'objet de débats publics croissants. Le film documentaire Blackfish, réalisé en 2013 après qu'une orque du SeaWorld Orlando a tué un soigneur du parc, a contribué à accroître l'exposition médiatique de cette controverse et a entraîné une baisse de la fréquentation, ainsi que des bénéfices et du cours de l'action de la société. En 2016, SeaWorld a annoncé qu'elle mettait un terme à son programme d'élevage d'orques dans ses parcs[3] et qu'elle éliminerait progressivement la mise en scène théâtrale de ses spectacles d'orques en commençant par le parc San Diego. Il a été annoncé plus tard dans la même année que SeaWorld construirait son premier parc sans orques et à l'extérieur des États-Unis, à Abou Dabi.

La chaîne est un concurrent majeur des autres chaînes de parcs d'attractions comme Six Flags, Cedar Fair, Walt Disney Parks & Resorts et Universal Parks & Resorts.

Concept[modifier | modifier le code]

L'entraîneur démontrant une position de nez sur une orque à SeaWorld Orlando.

SeaWorld est un parc d’amusement destiné aux enfants comme aux adultes comprenant plusieurs espèces d'animaux aquatiques (orques, dauphins, bélugas, lions de mer, loutres, requins, raies, morses, alligators, ours polaires, pingouins, tortues marines, etc.) observables dans leurs lieux de vie au sein du parc. Le premier SeaWorld a ouvert en 1964 à San Diego[4]. Les animaux emblématiques des parcs SeaWorld restent les orques dont Shamu.

Historique[modifier | modifier le code]

Le groupe était contrôlé par Busch Entertainment Corporation qui appartient lui-même au brasseur américain Anheuser-Busch, jusqu'à ce que le groupe Blackstone rachète la société fin 2009, rebaptisée SeaWorld Parks & Entertainment.

Les parcs du groupe SeaWorld sont fréquentés chaque année par 26 millions de personnes[5].

Sites[modifier | modifier le code]

Spectacles de dauphins au SeaWorld Orlando.

À l'heure actuelle, SeaWorld n'est présent qu'aux États-Unis, avec trois sites :

Jusqu'en 2001, le groupe SeaWorld possédait un quatrième parc, le SeaWorld Aurora.

SeaWorld San Diego[modifier | modifier le code]

Article détaillé : SeaWorld San Diego.

SeaWorld San Antonio[modifier | modifier le code]

Article détaillé : SeaWorld San Antonio.

SeaWorld Orlando[modifier | modifier le code]

Article détaillé : SeaWorld Orlando.

SeaWorld Abou Dabi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : [[SeaWorld Abou Dabi (en)]].

Controverses[modifier | modifier le code]

De nombreux incidents impliquant les orques vedettes des parcs, dont certains mortels, émaillent l'histoire de SeaWorld.

Le 24 février 2010, la dresseuse Dawn Brancheau est tuée par une orque du parc d'Orlando[6]. Ce fait divers entraîne la réalisatrice Gabriela Cowperthwaite à enquêter sur les conditions de capture et de vie de ces animaux dans le delphinarium et en 2013 un film documentaire dénonce les conséquences de la captivité sur ces créatures aussi « gigantesques qu'intelligentes ». Blackfish suit la vie de Tilikum, de sa capture en 1983 au large de l'Islande, à l'animosité des autres orques retenues en captivité à son égard et, enfin, à son isolement dans un obscur bassin durant des heures ; tant d'éléments qui, selon Cowperthwaite, ont largement contribué à l'agressivité de l'orque : « C'est mauvais pour les orques et c'est mauvais pour les dresseurs aussi, je les considère tous deux comme des victimes d'un même système »[7].

Dans plusieurs États américains, des lois ou des projets de lois sont en cours contre l'exploitation de ces mammifères marins, ce que SeaWorld considère comme un danger pour la santé financière de son groupe, l'entreprise nie la dangerosité de la captivité pour les orques et affirme qu'ils sont heureux dans ses parcs[8].

En août 2014, il a été constaté une baisse notable du chiffre d'affaires sur les sept premiers mois de l'année, peut-être dû à un boycott du public[9].

En janvier 2017, Tilikum, l'orque de Sea World Orlando, est mort à 36 ans. Alors que certaines orques vivent jusqu'à une centaine d'années, Sea World salue « une expérience longue et enrichissante »[10]. Paul Watson, capitaine de Sea Shepherd, condamne alors ces propos de « mensonge par intérêt [financier] »[11]. Tilikum avait fait l'objet du documentaire BlackFish contre la captivité des orques[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « SeaWorld : Blackstone vend ses parts à Zhonghong Zhuoye », Boursier.com,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « Zhonghong Group Completes Acquisition Of 21% Equity Interest In SeaWorld Entertainment, Inc. », sur www.seaworldinvestors.com (consulté le 9 décembre 2017)
  3. A. B. C. News, « SeaWorld to End Killer Whale Breeding Program », sur ABC News, (consulté le 9 décembre 2017)
  4. https://news.google.com/newspapers?id=nuELAAAAIBAJ&sjid=ulcDAAAAIBAJ&pg=6918,3631628&dq=seaworld&hl=fr
  5. Juliette Garnier, « Seaworld touche le fond après la diffusion d'un documentaire », sur lemonde.fr, Le Monde,
  6. (en) John Couwels et Brian Todd, « SeaWorld trainer killed by killer whale », Cable News Network,‎ (lire en ligne)
  7. Elvire Camus, « "Blackfish" lève le voile sur les conditions de vie des orques en captivité », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037)
  8. Elvire Camus, « Faut-il libérer les orques en captivité ? », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037)
  9. Le Monde (15.08.2014)
  10. a et b « Tilikum, the infamous orca that killed a SeaWorld trainer, is dead », sur Washington Post (consulté le 13 janvier 2017)
  11. « #EndCaptivity #RipTilikum Par le... - Sea Shepherd France | Facebook », sur www.facebook.com (consulté le 13 janvier 2017)

Lien externe[modifier | modifier le code]