SeaWorld

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne un groupe de parcs américains. Pour le parc de loisirs australien, voir Sea World.
SeaWorld
Image illustrative de l'article SeaWorld

Création
Siège social Drapeau des États-Unis Orlando États-UnisVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires SeaWorld Parks & EntertainmentVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère SeaWorld Parks & Entertainment
Site web http://www.seaworldparks.com

SeaWorld est un groupe de parcs d'attractions spécialisé dans l'exploitation et la présentation des animaux marins comme l'orque et le grand dauphin au travers de spectacles, de delphinariums et d'expositions. Des montagnes russes et manèges complètent les installations. Le groupe est une filiale de l'entreprise SeaWorld Parks & Entertainment.

Concept[modifier | modifier le code]

L'entraîneur démontrant une position de nez sur une orque à SeaWorld Orlando.

SeaWorld est un parc d’amusement destiné aux enfants comme aux adultes comprenant plusieurs espèces d'animaux aquatiques (orques, dauphins, bélugas, lions de mer, loutres, requins, raies, morses, alligators, ours polaires, pingouins, tortues marines, etc.) observables dans leurs lieux de vie au sein du parc. Le premier SeaWorld a ouvert en 1964 à San Diego[1]. Les animaux emblématiques des parcs SeaWorld restent les orques dont Shamu.

Historique[modifier | modifier le code]

Le groupe était contrôlé par Busch Entertainment Corporation qui appartient lui-même au brasseur américain Anheuser-Busch, jusqu'à ce que le groupe Blackstone rachète la société fin 2009, rebaptisée SeaWorld Parks & Entertainment.

Les parcs du groupe SeaWorld sont fréquentés chaque année par 26 millions de personnes[2].

Sites[modifier | modifier le code]

Spectacles de dauphins au SeaWorld Orlando.

À l'heure actuelle, SeaWorld n'est présent qu'aux États-Unis, avec trois sites :

Jusqu'en 2001, le groupe SeaWorld possédait un quatrième parc, le SeaWorld Aurora.

Controverses[modifier | modifier le code]

De nombreux incidents impliquant les orques vedettes des parcs, dont certains mortels, émaillent l'histoire de SeaWorld.

Le 24 février 2010, la dresseuse Dawn Brancheau est tuée par une orque du parc d'Orlando[3]. Ce fait divers entraîne la réalisatrice Gabriela Cowperthwaite à enquêter sur les conditions de capture et de vie de ces animaux dans le delphinarium et en 2013 un film documentaire dénonce les conséquences de la captivité sur ces créatures aussi « gigantesques qu'intelligentes ». Blackfish suit la vie de Tilikum, de sa capture en 1983 au large de l'Islande, à l'animosité des autres orques retenues en captivité à son égard et, enfin, à son isolement dans un obscur bassin durant des heures ; tant d'éléments qui, selon Cowperthwaite, ont largement contribué à l'agressivité de l'orque : « C'est mauvais pour les orques et c'est mauvais pour les dresseurs aussi, je les considère tous deux comme des victimes d'un même système »[4].

Dans plusieurs États américains, des lois ou des projets de lois sont en cours contre l'exploitation de ces mammifères marins, ce que SeaWorld considère comme un danger pour la santé financière de son groupe, l'entreprise nie la dangerosité de la captivité pour les orques et affirme qu'ils sont heureux dans ses parcs[5].

En août 2014, il a été constaté une baisse notable du chiffre d'affaires sur les sept premiers mois de l'année, peut-être dû à un boycott inconscient du public[6].

En janvier 2017, Tilikum, l'orque de Sea World Orlando, est mort à 36 ans. Alors que certains orques vive jusqu'à une centaine d'année, Sea World salue « une expérience longue et enrichissante »[7]. Paul Watson, capitaine de Sea Shepherd, condamne alors ces propos de « mensonge par intérêt [financier] »[8]. Tilikum avait fait l'objet du documentaire BlackFish contre la captivité des orques[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://news.google.com/newspapers?id=nuELAAAAIBAJ&sjid=ulcDAAAAIBAJ&pg=6918,3631628&dq=seaworld&hl=fr
  2. Juliette Garnier, « Seaworld touche le fond après la diffusion d'un documentaire », sur lemonde.fr, Le Monde,
  3. (en) John Couwels et Brian Todd, « SeaWorld trainer killed by killer whale », Cable News Network,‎ (lire en ligne)
  4. Elvire Camus, « "Blackfish" lève le voile sur les conditions de vie des orques en captivité », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037)
  5. Elvire Camus, « Faut-il libérer les orques en captivité ? », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037)
  6. Le Monde (15.08.2014)
  7. a et b « Tilikum, the infamous orca that killed a SeaWorld trainer, is dead », sur Washington Post (consulté le 13 janvier 2017)
  8. « #EndCaptivity #RipTilikum Par le... - Sea Shepherd France | Facebook », sur www.facebook.com (consulté le 13 janvier 2017)

Lien externe[modifier | modifier le code]