Détroit de Juan de Fuca

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Détroit de Juan de Fuca
Carte du détroit de Juan de Fuca au sud de l'île de Vancouver.
Carte du détroit de Juan de Fuca au sud de l'île de Vancouver.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau du Canada Canada
Drapeau des États-Unis États-Unis
Subdivisions
territoriales
Colombie-Britannique
État de Washington
Géographie physique
Type Détroit
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 48° 17′ 58″ nord, 124° 02′ 58″ ouest

Géolocalisation sur la carte : États-Unis

(Voir situation sur carte : États-Unis)
Détroit de Juan de Fuca

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Détroit de Juan de Fuca

Le détroit de Juan de Fuca est un détroit qui sépare le Sud de l'île de Vancouver dans la province canadienne de Colombie-Britannique de l'État de Washington aux États-Unis. Il constitue le principal accès vers l'océan Pacifique depuis la Mer des Salish, elle même étant l'exutoire du détroit de Géorgie et du Puget Sound. Il marque la frontière maritime entre le Canada et les États-Unis qui se situe au centre du détroit.

Il fut nommé en 1787 par Charles William Barkley, marchand de fourrures, capitaine de l'Imperial Eagle, pour honorer Juan de Fuca, navigateur grec qui participa à une expédition espagnole en 1592 à la recherche du légendaire détroit d'Anián. Le détroit a été exploré en détail entre 1789 et 1791 par Manuel Quimper, José María Narváez, Juan Carrasco, Gonzalo López de Haro et Francisco de Eliza.

Différent frontalier[modifier | modifier le code]

Ce détroit fait l'objet d'un différend sur la frontière maritime entre le Canada et les États-Unis. La frontière maritime dans le détroit n'est pas contestée. Les deux gouvernements ont proposé une limite fondée sur le principe de l’équidistance, mais avec des repaires géographiques de base différents, ce qui entraîne de petites variations sur la ligne frontière. La résolution du problème devrait être simple, mais elle a été entravée parce que cela pourrait influencer d'autres questions de frontières maritimes non résolues entre le Canada et les États-Unis. De plus, le gouvernement de la Colombie-Britannique a rejeté deux propositions équidistantes, soutenant plutôt que le canyon sous-marin Juan de Fuca est une limite géomorphologique et physiogéographique plus appropriée. La limite équidistante proposée marque actuellement la limite nord du sanctuaire marin national de la côte de la péninsule olympique. La position de la Colombie-Britannique repose sur le principe du prolongement naturel qui a été développé en droit international. Cela pose un dilemme au gouvernement fédéral du Canada. Si le Canada soutient que le principe du prolongement naturel s’applique au canyon Juan de Fuca sur la côte de l’océan Pacifique, cette affirmation pourrait miner l’argument du Canada dans le différend frontalier du golfe du Maine alors que dans ce contexte de l'océan Atlantique, le Canada privilégie un résultat fondé sur le principe de l'équidistance.

Source[modifier | modifier le code]