Christophe Louis Léon Juchault de Lamoricière

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Louis Juchault de Lamoricière
Portrait de Lamoricière en uniforme de zouave
Portrait de Lamoricière en uniforme de zouave

Surnom Bou Chechia
Nom de naissance Christophe Louis Léon Juchault de la Moricière[1]
Naissance
Nantes, France
Décès (à 59 ans)
château de Prouzel, France
Origine Drapeau de la France France
Allégeance France Armée française
Arme Zouave, Génie militaire
Grade Général de division
Années de service 18291847
Conflits Conquête de l'Algérie
Commandement Zouaves
Faits d'armes Siège de Constantine (1837),
Bataille du col de Mouzaïa (1840),
Reddition d'Abd el-Kader (1847)
Autres fonctions Député
Famille Famille Juchault

Louis Juchault de Lamoricière[1],[a], né le à Nantes[3] et mort le à Prouzel (Somme)[4],[2], est un officier et homme politique français.

Promu général de division en 1843, au cours des campagnes coloniales dirigées par le général Bugeaud contre l'émir Abd el-Kader en Algérie, Lamoricière s'investit également dans le domaine politique et se fait élire à l'Assemblée législative. Il est nommé ministre de la Guerre en 1848, et participe activement à la répression des journées de Juin. Exilé après le coup d'État du 2 décembre 1851 à cause de son opposition à Louis-Napoléon Bonaparte, il revient en France puis se met en 1860 au service de la cause pontificale dans la lutte contre Garibaldi, jusqu'à la défaite de Castelfidardo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et enfance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille Juchault.

La famille Juchault de Lamoricière est issue de la branche cadette de la famille Juchault des Jamonieres, originaire de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu au sud de Nantes.

Louis de Lamoricière est le fils de Christophe Sylvestre Joachim Juchault de Lamoricière (ou la Moricière[b]), propriétaire de 32 ans, et de son épouse Louise Sophie Désirée, née Robineau, 22 ans[3].

Il fait ses études secondaires à Nantes et intègre l'École polytechnique[1] dans la promotion 1824[c], passe par l'école d'application de Metz[d], est nommé lieutenant en second au 3e régiment du génie le .

La période algérienne (1830-1848)[modifier | modifier le code]

La prise de Constantine en 1837 par les zouaves de Lamoricière et les chasseurs d'Afrique.

Les débuts (1830-1833) : les zouaves[modifier | modifier le code]

En 1830, il participe à l'expédition d'Alger, notamment à l'attaque du fort l'Empereur le qui aboutit à la prise de la ville, le . Il est affecté au corps des zouaves, créé par le commandant en chef Clauzel en et promu capitaine le . Il commande le 2e bataillon[5] de ce corps formé (au départ) de soldats kabyles, précédemment au service de la régence d'Alger. Lamoricière commence alors à apprendre l'arabe dialectal.

Le bureau des affaires arabes (1833)[modifier | modifier le code]

Après le départ du commandant en chef Savary en , son successeur par intérim, le général Avizard décide d'établir un « bureau des affaires arabes[5] », service de renseignement et de contrôle des populations autochtones. En raison de sa connaissance de l'arabe, Lamoricière est appelé à diriger ce service, dont un autre membre éminent est Edmond Pellissier de Reynaud.

Les années 1833-1840[modifier | modifier le code]

Mais Lamoricière reprend un service combattant avec les zouaves dès , au cours de l'expédition de Bougie dirigée par le général Trézel[5]. Le bureau des affaires arabes est d'ailleurs supprimé par le gouverneur général Drouet d'Erlon en [5],[e].

Lamoricière combat en le lieutenant d'Abd el-Kader, Hadj-el-Sghir, bey de Miliana.

En 1837, il prend part à l'expédition de Constantine sous les ordres du gouverneur général Damrémont. Il est promu colonel cette même année.

Il passe ensuite deux années à Koléa, durant la période où, à la suite du traité de la Tafna, le , conclu par Bugeaud, existe une paix entre la France et l'émir Abd el-Kader, qui contrôle les provinces d'Oran et du Titteri (sauf les zones occupées par les Française). Puis, après l'expédition des Portes de Fer en , la guerre reprend.

La guerre contre Abd el-Kader (novembre 1839-décembre 1847)[modifier | modifier le code]

Les zouaves de Lamoricière et les chasseurs d'Afrique à la bataille de Mouzaïa de 1840.

Lamoricière participe à la bataille du col de Mouzaïa, le puis au combat du bois des Oliviers le suivant.

Le , il devient maréchal de camp (général de brigade) et reçoit le commandement de la division militaire d'Oran en [6]. Il obtient ce poste après avoir exposé à Thiers un projet pour la province d'Oran, fondé sur la destruction des villes de l'émir (Mascara, Tagdemt...) ; une fois nommé, il entraîne ses troupes à la guerre de razzia et organise un service de renseignement, faisant notamment établir des cartes de la région[6].

À partir de , le gouverneur général est le général Bugeaud, que Lamoricière va seconder avec efficacité dans sa stratégie de dévastation du territoire de l'adversaire.

Il est l'un des acteurs de l'affaire de Tagdempt, et, comprenant le premier[réf. nécessaire] la nécessité de porter le centre des opérations militaires au-delà de la première chaîne de l'Atlas, il marche contre la tribu des Hachem, qui est celle d'Abd el-Kader, présente dans la région de Mascara (la plaine d'Eghriss) et défait Abd el-Kader.

En 1843, après de nombreuses razzias chez les Flittas et dans tout le cercle de Mostaganem, il obtient la reddition de ces tribus ; le , il est promu au grade de lieutenant général (général de division).

Il participe à la prise de la smala d'Abd el-Kader le .

Par la suite, l'émir, réfugié au Maroc, s'efforce d'impliquer le sultan Abderrahmane, dont les troupes entrent sur le territoire algérien ; en 1844, Lamoricière défend à la frontière le camp de Lalla-Maghrnia contre les envahisseurs, et le contribue à la victoire de l'Isly. À la suite de cette victoire, un traité franco-marocain met, entre autres, Abd el-Kader hors-la-loi au Maroc comme en Algérie.

En 1845, Bugeaud confie à Lamoricière l'intérim du gouvernement général. Une reprise de l'insurrection, notamment dans les régions centrales avec Bou Maza dans l'Ouarsenis, montre que la situation n'est pas totalement sous contrôle.

En , Bugeaud renonce à son poste et est remplacé par le duc d'Aumale, qui maintient le général Lamoricière à Oran.

La reddition d'Abd el-Kader[modifier | modifier le code]

Abd el-Kader, alors réfugié dans le Rif, est en butte à l'hostilité active du sultan, qui souhaite la fin de la guerre menée en Algérie. L'émir, ayant défait une colonne marocaine, tente de fuir vers le Sud, mais le sultan fait informer Lamoricière de ce mouvement ; les troupes françaises établissent un barrage au col de Guerbous[7]. La situation d'Abd el-Kader est désormais sans issue et il décide de faire sa reddition plutôt que de fuir en abandonnant les siens.

Il négocie par messagers les conditions de sa reddition avec Lamoricière qui, le , s'engage[7] à ce qu'il soit emmené à Alexandrie ou à Saint-Jean-d'Acre et non pas fait prisonnier ; le lendemain, à Djemmâ-Ghazaouat, près de la frontière avec le Maroc, la reddition a lieu devant le duc d'Aumale, qui confirme l'engagement pris par Lamoricière. Cette promesse ne sera pas honorée : Abd el-Kader, emmené en France, est victime de la chute de Louis-Philippe en et reste prisonnier presque cinq ans[8].

On connaît à Lamoricière, entre autres, le surnom de Bou Chechia. Sa connaissance du terrain et sa détermination (souvent sanglante[9]) en font un chef de guerre efficace et respecté.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Portrait de Lamoricière en uniforme de zouave pontifical.

Député de la Sarthe (Mamers) dès 1846[4], ministre de la Guerre en 1848, vice-président de l'Assemblée législative, son ascension politique est rapide dans un contexte assez agité.

Le , le gouvernement fit un appel à tous les noms qu'il croyait pouvoir, dans la crise, exercer quelque influence sur le peuple et sur l'armée. Le général Lamoricière parut sur les boulevards, en uniforme de colonel de la garde nationale, proclamant la régence de la duchesse d'Orléans et la fin des hostilités ; mais, dans la rue de Rohan, son cheval fut tué d'un coup de feu et il reçut lui-même, au bras, un coup de baïonnette. On parla de le mettre à mort ; des ouvriers le défendirent, l'emportèrent dans une maison devant laquelle ils montèrent la garde ; et dans la soirée il regagna son domicile[réf. nécessaire].

En , il fut nommé membre de la commission de Défense nationale. Élu à l'Assemblée nationale dont il a été plusieurs fois vice-président, il a refusé tous les commandements qui lui ont été offerts par le gouvernement provisoire, déclarant qu'en cas de guerre seulement, il accepterait une division marchant à l'ennemi ; mais dans les sanglantes journées de Juin, son collègue d'Afrique, le général Cavaignac, ayant été mis à la tête du pouvoir exécutif, le général Lamoricière se positionne contre l'insurrection et accepte le portefeuille de Ministre de la Guerre, du jusqu'au . Il participe activement à l'écrasement des journées insurrectionnelles de , en particulier pendant la journée du lorsque ses troupes attaquent la barricade de la rue Saint-Maur[10].

Élu à l'Assemblée législative, il a provoqué le décret de cette Assemblée du , qui a ouvert un crédit de 50 millions pour l'établissement des colonies agricoles en Algérie, des études préparatoires pour la colonisation de la province d'Oran avaient été antérieurement faites et publiées sous sa direction.

En , il remplit une mission en qualité d'ambassadeur extraordinaire auprès de l'empereur de Russie.

Exilé politique[modifier | modifier le code]

Cénotaphe du général de Lamoricière dans la cathédrale de Nantes.

Lamoricière est arrêté lors du coup d'État du 2 décembre 1851 car il est un fervent opposant de Louis-Napoléon Bonaparte. Il est emprisonné à la prison Mazas de Paris puis au fort de Ham[4]. Il est exilé pendant cinq ans, exil qu'il passe essentiellement dans les villes allemandes du bord du Rhin[4] et en Belgique.

Il se présente néanmoins aux élections législatives de dans une circonscription du département de la Seine, mais est sévèrement battu[4].

L'empereur l'invite à revenir en France au chevet de son second fils malade en , mais celui-ci est déjà mort lorsque Lamoricière est de retour[4].

Zouave pontifical[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Zouaves pontificaux.

En 1860, après en avoir demandé l'autorisation à l'empereur[4], Lamoricière se dévoue à la cause pontificale, le Saint-Siège se trouvant menacé par les troupes de Giuseppe Garibaldi ainsi que par le Piémont-Sardaigne qui lutte pour unifier l'Italie sous la couronne de son roi Victor-Emmanuel. Mais son enthousiasme et son expérience ne peuvent rien contre des puissances nettement supérieures : la défaite de Castelfidardo le marque la fin de l'aventure. Il poursuit néanmoins une mission de réformes militaires au Vatican et publie un rapport peu flatteur : il retourne rapidement ensuite en France[4].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Lamoricière se consacre exclusivement à l'éducation de ses deux filles dans le château de Prouzel[4], propriété de sa femme en Picardie. Il possédait le château du Chillon au Louroux-Béconnais.

Il avait épousé le , Marie-Amélie Gaillard de Ferré d'Auberville[1], dont il eut quatre enfants : Jeanne-Marie, décédée à 2 ans en 1850 ; Henri, décédé lui aussi à 2 ans en 1859[4] ; Henriette, née en 1850, morte à Rome en , six mois après son mariage avec le comte François de Maistre, capitaine d'état major de l'armée pontificale et chevalier de la Légion d'honneur ; Isabelle, épouse en première noces en 1873 d'Aymar, comte de Dampierre dont elle eut un fils, Jacques. Veuve en 1876, elle se remaria avec le comte Henry-Marie de La Croix de Castries, officier d'infanterie, chevalier de la Légion d'honneur, conseiller général de Maine-et-Loire, dont elle n'eut pas d'enfant.

Lamoricière meurt en 1865, âgé de 59 ans.

En remerciement de ses services, le pape Pie IX lui fait élever un cénotaphe dans la cathédrale de Nantes[11], inauguré en 1879, tandis que la ville de Constantine lui fait ériger un monument[12] inauguré en 1909, mais qui est rapatrié à l'issue de la guerre d'Algérie et finalement installé à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, la ville d'origine de sa famille.

Hommages[modifier | modifier le code]

La mémoire du général Lamoricière a été honorée :

par la France
à Paris
dans l'Ouest de la France
  • Rue Lamoricière à Nantes
  • La commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (Loire-Atlantique), berceau de sa famille, a une statue du général de Lamoricière, originellement en Algérie, transférée après l'indépendance
  • Dans l'église de Saint-Philbert (de Claudius Lavergne), se trouve une rosace représentant le général à genoux offrant son épée au pape Pie IX
  • Dans l'église du Louroux-Béconnais (Maine-et-Loire), se trouve aussi un vitrail le représentant
dans l'Algérie coloniale
en Belgique
  • Peinture du général, par Louis Gallait, de 1868, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Œuvres et discours du général de Lamoricière[modifier | modifier le code]

L'Algérie (1846-1848)[modifier | modifier le code]

  • Profession de foi du lieutenant général Lamoricière aux électeurs de l'arrondissement de Château-Gontier, commençant par ces mots : Angers, 14 juillet 1846. MM., informé par vous..., Angers, impr. de Cornilleau et Maige, , 16 p.
  • Rapport officiel adressé par M. le lieutenant-général de Lamoricière à M. le ministre de la Guerre, sur le massacre des prisonniers français en Afrique, par l'ordre d'Abd-el-Kader [mai 1846]. Récit touchant fait par un de ces malheureux échappé à cette épouvantable exécution..., Paris, Glémarec
  • Projets de colonisation pour les provinces d'Oran et de Constantine... présentés par MM. les lieutenants généraux de La Moricière et Bedeau. [Avec le Mémoire sur l'état de la propriété territoriale dans les tribus, par le lieutenant-colonel L. de Martimprey ; le Mémoire sur la manière dont il convient de partager entre les concessionnaires les terres dont l'État a acquis la libre disposition, par le chef d'escadron A. d'Illiers et les Études historiques du capitaine Azéma de Montgravier, Paris, impr. royale, , 235 p.
  • Assemblée nationale. Projet de décret portant demande d'un crédit de 50.000.000 de fr. pour l'établissement de colonies agricoles en Algérie, précédé de l'exposé des motifs, présenté par le citoyen de La Moricière,... Séance du 11 septembre 1848, , 12 p.
  • Assemblée nationale. Projet de décret portant demande d'un crédit supplémentaire pour le paiement des expropriations consommées en Algérie jusqu'au 1er janvier 1845, précédé de l'exposé des motifs, présenté par le citoyen de La Moricière,... Séance du 11 septembre 1848, Paris, impr. de l’Assemblée nationale, , 9 p.
  • Assemblée nationale. Projet de décret relatif à l'ouverture d'un crédit de 18,200,000 fr., applicable aux approvisionnements des services des subsistances militaires, tant en France qu'en Algérie, par anticipation sur les fonds qui seront alloués par le budget de 1849, précédé de l'exposé des motifs, présenté par le citoyen de Lamoricière,... Séance du 2 octobre 1848, Paris, impr. de l’Assemblée nationale, , 5 p.
  • Assemblée nationale. Projet de décret concernant l'admission du général Jusuf dans le cadre de l'état-major général de l'armée française, précédé de l'exposé des motifs, présenté par le citoyen de La Moricière,... Séance du 2 octobre 1848..., Paris, impr. de l’Assemblée nationale, , 6 p.
  • Assemblée nationale. Projet de décret, portant demande d'un crédit extraordinaire de 850,000 fr. au titre du chapitre 25 de l'exercice 1848, pour les fortifications de l'Algérie, précédé de l'exposé des motifs, présenté par le citoyen de Lamoricière,... Séance du 2 octobre 1848..., Paris, impr. de l’Assemblée nationale, , 5 p.

La Seconde République (1848-1850)[modifier | modifier le code]

  • Rapport officiel du ministre secrétaire d'État de la Guerre de Lamoricière au président du conseil des ministres, chargé du pouvoir exécutif, sur la belle conduite de la garde mobile pendant les journées de juin... [18 juillet 1848.], Paris, Vente,
  • Projet de décret tendant à exercer des retenues sur le traitement civil des anciens militaires retraités, présenté par le citoyen de Lamoricière,... Séance du 17 juillet 1848, Paris, impr. de l’Assemblée nationale, , 3 p.
  • Assemblée nationale. Projet de loi sur la transportation des insurgés de juin en Algérie, précédé de l'exposé des motifs, présenté par le citoyen de Lamoricière,... Séance du 25 octobre 1848, Paris, impr. de l’Assemblée nationale, , 11 p.
  • Assemblée nationale. Projet de loi relatif à l'appel d'un contingent de 80.000 hommes sur la classe de 1848, précédé de l'exposé des motifs, présenté par le citoyen de La Moricière,... Séance du 8 novembre 1848, Paris, impr. de l’Assemblée nationale, , 16 p.
  • Assemblée nationale législative, session de 1850. Discours de M. le général de La Moricière,... dans la discussion du projet de loi ayant pour objet de modifier la loi électorale du 15 mars 1849. Séance du 28 mai 1850, Paris, impr. de Panckoucke, , 15 p.
  • Assemblée nationale. Rapport fait au nom de la Commission chargée de présenter les lois sur l'organisation de la force publique (garde nationale et armée) (Décret du 11 décembre 1848, art. 1er, paragraphe 7), par le général de La Moricière,... Séance du 5 avril 1849, Paris, impr. de l’Assemblée nationale, , 127 p.
  • Discours du général de Lamoricière dans la discussion du projet de loi sur la presse [16 juillet 1850], Paris, bureau ? de l’Evènement ?, 4 p.
  • Ministère de l'Agriculture et du commerce. Conseil supérieur des haras. Rapport sur les travaux de la session de 1850, fait par M. le général de la Moricière, Paris, impr. nationale, , 307 p.

Relations avec la papauté (1860)[modifier | modifier le code]

  • Rapport du général de La Moricière à monseigneur de Mérode, ministre des armées de sa sainteté Pie IX, sur les opérations de l'armée pontificale, contre l'invasion piémontaise dans les Marches et l'Ombrie accompagné de trois cartes..., Paris, C. Douniol, , 59 p.
  • Rapporto di S. E. il generale de Lamoricière a S. E. il ministro delle armi, intorno alle fazioni guerresche combattute dall'esercito pontificio nel settembre del 1860, Rome ?, , 40 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Travaux récents[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Sur le général Lamoricière
  • Section d'Histoire moderne et contemporaine, Actes du soixante dix huitième congrès national des Sociétés savantes, 1953, Toulouse, impr. nationale,
  • Bibliothèque de l'Université catholique de l'ouest, L'exposition " La Moricière " organisée à l'occasion de la rentrée solennelle de l'année universitaire 1987-1988, 21-30 novembre 1987, Presse de l’U.C.O., , 16 p.
  • Claude Mouton, Lamoricière : de l'Algérie française aux zouaves pontificaux : vendéen, africain, romain, un grand soldat de la chrétienté, Monsûrs, Résiac, , 32 p.
  • Antoinette Le Normand-Romain, « Le monument du général de Lamoricière à Nantes », dans Recherche et créations, XVIII, 3ème trimestre 1998, pp. 75-89
Ouvrages généraux
  • Benoît Yvert, Dictionnaire des ministres (1789-1989), Paris, Perrin, , 273 p.
  • Charles-André Julien, Histoire de l'Algérie contemporaine : La conquête et les débuts de la colonisation (1827-1871), vol. 1, PUF, (ASIN B004JJ6VKQ), p. 316-318, 325-326, 364-373 et index p. 604 en particulier.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Mustapha Bougouba, Du capitaine Lamoricière à la république bananière, Paris, Publibook.com, , 177 p.
  • J. Guénel, La dernière guerre du pape Les zouaves pontificaux au secours du Saint-Siège (1860-1870), Rennes, Presses universitaires,

Témoignages[modifier | modifier le code]

  • A J. de Lamoricière, général en chef de l'armée de la S. Église : restaurateur de l'antique bravoure chevaleresque dans les temps modernes, les rédacteurs de la Civiltà cattolica offrent en témoignage d'admiration cette exhortation d'un saint français à un héros français : traduite dans les quatre langues que parlent ses preux, Rome, 1860 ?, 32 p.
  • Félix Dupanloup, Oraison funèbre du général de Lamoricière prononcée par Mgr Dupanloup, évêque d'Orléans, dans la cathédrale de Nantes, le 17 octobre 1865 : avec portrait du général, Paris, C. Douniol,
  • Mgr l'Évêque de Poitiers, Louis-François-Désiré-Édouard Pie, Allocution, à la suite du service funèbre célébré dans la cathédrale de Poitiers à l'intention du général de La Moricière, Poitiers, H. Oudin, , 31 p.
  • Eugène Maillard de La Gournerie, Notes biographiques sur le général de La Moricière, extrait de la Revue de Bretagne et de Vendée, impr. V. Forest et Ém. Grimaud, , 40 p.
  • Notice sur la mort et les funérailles du général de La Moricière, Nantes, Libraros, impr. M. Bourgeois, , 12 p.(la même notice que la précédente mais augmentée)
  • Projet de souscription pour élever un monument au général de La Moricière, Paris, 20 novembre 1865, impr. Léautey, , 2 p.
  • Mgr l'Évêque d'Orléans Félix-Antoine-Philippe Dupanloup, Oraison funèbre du général de La Moricière, prononcée dans la cathédrale de Nantes, le mardi 17 octobre 1865, Paris, Ch. Douniol ; Orléans, A. Blanchard, impr. G. Jacob, , 55 p.
  • Mgr l'évêque de Nantes Ant.-Matth.-Alex. Jaquemet, Lettre de au clergé de son diocèse pour annoncer le service funèbre du général de La Moricière, Nantes, le 13 octobre 1865, impr. veuve C. Mellinet, , 3 p.
  • Charles Freppel, Discours prononcé à l'inauguration du monument érigé en l'honneur du général de La Moricière dans la cathédrale de Nantes le 29 octobre 1879 par Monseigneur l'évêque d'Angers, Angers, Germain et G. Grassin, , 31 p.
  • Campagnes d'Afrique, 1835-1848. Lettres adressées au maréchal de Castellane par les maréchaux Bugeaud, Clauzel, Valée, Canrobert, Forey, Bosquet et les généraux Changarnier, de Lamoricière, Le Flo, de Négrier, de Wimpffen, Cler, Paris,

Ouvrages anciens[modifier | modifier le code]

  • Pierre Alexandre, Biographie du général de Lamoricière, notice exacte, Paris, A. Pierre,
  • Hippolyte Castille, Le général de Lamoricière, Paris, F. Sartorius, , 60 p.
  • Marie Camille Alfred, vicomte de Meaux, Le général de La Moricière, Paris, C. Douniol, , 16 p.
  • Domenico Venturini, Notizie biografiche del generale De La Moriciére, [raccolte e scritte da Domenico Venturini], Rome, Tip. Del Vero amico del popolo,
  • Eugène Huzar, Lamoricière et la contre-révolution, Paris, E. Dentu, , 16 p.
  • Hugo Hoppe, Der Kampf des général de La Moricière, etc. (Les Combats du général de La Moricière pour soutenir le pouvoir temporel du pape), Berlin : L. von Warnsdorff, , 128 p.
  • Paul Fraissynaud, Le général de Lamoricière et l'armée pontificale, Paris, E. Dentu,
  • Charles Forbes, comte de Montalembert, Le général de La Moricière, Paris, C. Douniol, , 31 p.
  • Jean Mary, Le général de La Moricière, Abbeville, P. Paillart; Orléans, A. Blanchard, impr. G. Jacob, , 55 p.
  • Etienne Pougeois, Le général de la Moricière, vie militaire, politique et privée, Paris, P. Lethielleux,
  • Vincent Audren De Kerdrel, La Moricière, stances, impr. V. Forest et Em. Grimaud, , 8 p.
  • Bernard Jean-Baptiste Almire, Congrès de Liège. Le général Lamoricière, Le Mans, impr. de Beauvais, , 7 p.
  • Henri de Riancey, Célébrités catholiques. Le général de Lamoricière, Paris, Victor Palmé, , 16 p.
  • Emile Keller, Le général de La Moricière, 2 volumes, Paris, Librairie militaire de J. Dumaine, , 16 p.
  • Narcisse Faucon, Le livre d'Or de l'Algérie, Challamel et Cie Éditeurs Librairie Algérienne et Coloniale,1889.
  • Comte Berthaud, Vie illustrée du général de La Moricière, Abbeville, C. Paillart, , 16 p.
  • Auguste Pierre Laveille, Un soldat chrétien. La Moricière, Société de Saint-Augustin, Desclée, de Brouwer et Cie,
  • Eugène Flornoy, La Moricière. Préface du comte Albert de Mun, 2e éd., Paris, Librairie des Saints-Pères,
Sur la famille Lamoricière
  • Théodore Courtaux, Histoire généalogique de la famille Juchault de La Moricière et des Jamonières, de ses alliances et des seigneuries qu'elle a possédées, Bretagne, Paris, cabinet de l'Historiographe,

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À l'origine orthographié « La Moricière », comme c’est le cas sur son acte de décès[2] ; sur son acte de naissance, il y a ambiguïté car l'officier d’état civil n'utilisait pas les majuscules en tête de nom propre ; en outre, les espaces entre mots ne sont pas clairement apparentes[3], mais le père semble bien signer en deux mots « La Moricière » avec un « M » majuscule à « Moricière[3] ». L'École polytechnique a enregistré la graphie « la Moricière » au moment de son incorporation[1] en 1824.
  2. Aux imprécisions près de l’écriture de l'officier d’état civil sur l'acte de naissance[3] mais le père a bien signé » La Moricière[3] », comme déjà mentionné.
  3. Il sort en 1826 de l'École polytechnique classé 4e sur 102 élèves[1].
  4. Il entre en 1826 à l'École d’application le 1er parmi les 26 élèves qui ont choisi l'école en question[1].
  5. Le bureau est rétabli par Damrémont[5] en , mais sans Lamoricière.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 14 avril 2016), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Christophe Louis Léon Juchault », résultat obtenu : « Juchault de la Moricière, Christophe Louis Léon (X 1824 ; 1806-1865) ».
  2. a et b « Acte de décès de Louis Léon Juchault de la Moricière, vues 116 & 117/151 du registre d’état civil de Prouzel », sur recherche.archives.somme.fr, Archives de la Somme (consulté le 14 avril 2016).
  3. a, b, c, d, e et f « Acte de naissance de Christophe Louis Léon Juchault de La Moricière rédigé le  », sur www.archinoe.fr, Archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 14 octobre 2016). Pour accéder à l'acte de naissance, après avoir affiché la page proposée ci-avant, il convient d’abord de choisir les quatre critères de recherche « Nantes / Naissances / Registre / 1806 » ; il y a ensuite lieu de cliquer sur la chaîne de caractères « 1E329 » (à la fin de la première ligne) puis de sélectionner la vue 62/196 ; pour pouvoir lire l'acte, il convient enfin de grossir la moitié inférieure de la page de gauche.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Biographie de Lamoricière extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny) », sur assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale (consulté le 14 avril 2016).
  5. a, b, c, d et e Julien 1964, p. 332.
  6. a et b Julien 1964, p. 190.
  7. a et b Julien 1964, p. 206.
  8. Bien que ministre de la Guerre en 1848, Lamoricière ne puisse aller contre l'opinion générale, selon laquelle l'émir est trop dangereux pour être libéré ; c'est Napoléon III qui lui rend la liberté en 1852.
  9. Voir en particulier les livres du lieutenant-colonel Lucien François de Montagnac, Lettres d'un soldat, Plon, Paris, 1885, réédité par Christian Destremeau, 1998, ainsi que de Lounis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire, Françalgérie : crimes et mensonges d'États, La Découverte, Paris. Mais on trouvera également des portraits nettement plus flatteurs de son rôle dans cette période.
  10. Deux daguerréotypes immortalisent ce moment avant et après l'attaque : in Le Daguerréotype français dans les collections du musée d'Orsay.
  11. « Le cénotaphe de La Moricière », sur NantesCathédrale.
  12. Voir l'histoire de cette statue au sabre : « La statue du général Lamoricière et autres monuments », sur Constantine d'hier et d'aujourd'hui.