Mantet

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Mantet
Mantet
Vue générale du village.
Blason de Mantet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Intercommunalité Communauté de communes Conflent-Canigó
Maire
Mandat
Jean-Luc Blaise
2020-2026
Code postal 66360
Code commune 66102
Démographie
Gentilé Mantetaïres
Population
municipale
29 hab. (2019 en diminution de 9,37 % par rapport à 2013)
Densité 0,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 28′ 40″ nord, 2° 18′ 24″ est
Altitude Min. 1 381 m
Max. 2 688 m
Superficie 32,15 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Canigou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Mantet

Mantet Écouter est une commune française située dans le sud du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Conflent, correspondant à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis et Rodès.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par la rivière de Mantet, la rivière de l'Alemany et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (le « massif du Canigou » et le « Canigou-Conques de La Preste »), un espace protégé (la réserve naturelle nationale de Mantet) et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Mantet est une commune rurale qui compte 29 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 201 habitants en 1872. Ses habitants sont appelés les Mantetaïres ou 0.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Mantet se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie et est frontalière avec l'Espagne (Catalogne)[I 1].

Elle se situe à 54 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département, à 18 km de Prades[2], sous-préfecture, et à 30 km d'Amélie-les-Bains-Palalda[3], bureau centralisateur du canton du Canigou dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Prades[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Py (4,1 km), Escaro (6,8 km), Nyer (6,8 km), Sahorre (7,6 km), Canaveilles (8,1 km), Souanyas (8,4 km), Thuès-Entre-Valls (8,7 km), Casteil (9,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Mantet fait partie de la région de Conflent, héritière de l'ancien comté de Conflent et de la viguerie de Conflent. Ce pays correspond à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis, porte de la Cerdagne, et Rodès, aux abords de la plaine du Roussillon[5].

Situation de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Village de Mantet.
Vue depuis le col de Mantet vers la Porteille de Mantet et le Pic de la Dona.

La superficie de la commune est de 3 215 ha. L'altitude varie entre 1 381 m et 2 688 m[8].

Au sud-est et à l'est, la séparation avec le territoire de Py s'effectue par la Cime de Pomarole (2 456 m) (ou de Pomerola), le Pla Segala (2 250 m) et le Mouscaillou (2 244 m) (ou Moscalló) surplombant le col de Mantet (1 761 m) qui met en relation la vallée de Mantet et la vallée de la Rotja (ou Rojà).

Au sud et au sud-ouest, la ligne de crête sépare Mantet de Prats-de-Mollo-la-Preste entre les pics du Roc de la Mort de l'Escoula (2 463 m) (ou Mort de l'Escolà) et de Roc Colom (2 507 m), puis sert de limite frontalière avec le petit village espagnol de Setcases, en passant par le puig de la Llosa (2 456 m), le puig de Coma Armada (2 496 m) et le pic de la Dona (2 702 m). Ainsi, le col de la porteille de Mantet (2 412 m) (ou portella de Mentet), situé entre le puig de Coma Armada (2 496 m) et le pic de la Dona (2 702 m) déjà cités, fait office de frontière avec l'Espagne et met en communication Ripollès et Conflent, grâce au chemin de Camprodon à Villefranche qui le franchit pour relier les bassins du Ter et de la Têt.

À l'ouest, entre le pic de Serre Gallinière (2 663 m) (ou de Serra Gallinera) et le pic de Rives Blanques (2 445 m), le coll del Pal (2 294 m) permet de passer dans la vallée de la Carança.

Les vallées du Ressec (au sud), de l'Alemany (qui descend de la porteille de Mantet au sud-ouest) et du riu de Caret (à l'ouest) convergent en éventail vers le pied du col de Mantet où s'est établi le village. Ces trois torrents donnent naissance à la rivière de Mantet laquelle, vers le nord, s'engouffre dans le défilé qui la conduit vers les gorges de Nyer entre, flanc ouest, la Serre de Pocarobe (ou delà Pocaroba) (1 575 m) et, flanc est, la Farga Vella (entre 1 406 m au niveau de la rivière et 1 600 m environ).

En amont, les grands plateaux d'altitude au sud qui dominent la vallée du Ressec (Pla Segala, Pla de Campmagre [vers Roc Colom], Pla de Coma Armada) et les anciens cirques glaciaires au sud-ouest qui surplombent la vallée de l'Alemany (Coma de la Portella, Coma de la Dona, Coma de Bassibès) constituent le vaste domaine des troupeaux à l'estive.

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[9].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[10]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[11].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[10].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 7,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 11,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 803 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[13] complétée par des études régionales[14] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Olette », sur la commune d'Olette, mise en service en 1983[15] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[16],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 571,7 mm pour la période 1981-2010[17]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Perpignan », sur la commune de Perpignan, mise en service en 1924 et à 54 km[18], la température moyenne annuelle évolue de 15,4 °C pour la période 1971-2000[19], à 15,7 °C pour 1981-2010[20], puis à 16,1 °C pour 1991-2020[21].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[22],[23].

Deux espaces protégés sont présents sur la commune :

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[29].

  • le « massif du Canigou », d'une superficie de 11 746 ha, culmine à 2 784 mètres à l'extrémité orientale de la chaîne des Pyrénées. Il recèle de nombreuses espèces endémiques pyrénéennes dont certaines atteignent leur limite orientale et présente une gamme variée d'habitats naturels d'intérêt communautaire liés à l'étagement de la végétation[30] et au titre de la directive oiseaux[29]
  • le « canigou-conques de La Preste », d'une superficie de 20 224 ha, abrite une avifaune de montagne riche et diversifiée, tant au niveau des rapaces que des passereaux et des galliformes. Elle est également fréquentée régulièrement par deux couples de gypaètes barbus et, en été, par un nombre important de vautours fauves en provenance du territoire espagnol[31].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 6] est recensée sur la commune[32] : la « vallée de Mantet » (5 167 ha), couvrant 2 communes du département[33] et une ZNIEFF de type 2[Note 7],[32] : les « chaine du Puigmal et vallées Adjacentes » (28 390 ha), couvrant 15 communes du département[34].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mantet est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[35],[I 2],[36]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (57,2 %), forêts (30,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (12,5 %)[37].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Mantet est uniquement accessible par la route départementale 6 par le col de Mantet, achevée en 1969. Le village aboutissant à un cul-de-sac, il n'existe aucune autre voie de communication.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Mantet est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[38],[39].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de la Têt[40].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs[41]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[42].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques inondations et avalanches[43].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Mantet est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[44].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes du nom

En catalan, le nom de la commune est Mentet[45].

La première mention du nom est villa Mentedo en 1011. On rencontre Mentet dès 1097[46], puis Mented et Mentedi. Au XIVe siècle, on revient à Mentendo, puis Mantet devient la forme la plus courante. Cette dernière forme s'impose à partir du XVIIe siècle[47].

Étymologie

Deux hypothèses s'affrontent concernant l'étymologie de Mantet.

Pour Lluís Basseda, le nom de la commune a pour origine le mot latin Mentha (menthe) auquel est accolé le suffixe collectif -etum, ce qui désigne un lieu où la menthe abonde[47].

Jean Rigoli propose une autre origine. La menthe n’est pas particulièrement plus abondante qu’ailleurs aujourd'hui à Mantet et le toponyme serait alors un dérivé de ment, terme archaïque associé aux cols et passages pyrénéens, comme le sont aussi d'autres dénominations telles ancise, ansa ou jou. Une fois oublié le sens primitif de passage de montagne, Mented a subi l'attraction paronymique du nom de la plante mentha ou menta. Au Moyen Âge, les scribes des chartes se contentent, comme pratiquement partout, de latiniser le Mented des autochtones, en joignant à Menta le suffixe collectif -etum pour former Mentetum, faux phytonyme qui connaît les évolutions que l'on sait de Menteto en Mantet puis en Mentet, pour finir par Mantet[48].

Histoire[modifier | modifier le code]

Mantet, protégé par un splendide isolement, rompu par l'arrivée d'une route du bout du monde qui, en 1964, l'a enfin rattaché à ses contemporains, a connu ainsi l'épilogue de la légende du « dernier village de France » qui parlait de ce hameau, aux confins des terres d'Espagne, enclavé entre des monts de plus de deux mille mètres, où ne pouvaient parvenir que chèvres et mulets pratiquant un affreux sentier bordé de précipices, où les maisons, bâties sur un fumier millénaire, abritaient une race de contrebandiers sales et sauvages menant leur fragile existence parmi les aigles, les isards et les sangliers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 0 et 99, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de sept[49],[50].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Prades de la communauté de communes Conflent Canigó et du canton du Canigou (avant le redécoupage départemental de 2014, Mantet faisait partie de l'ex-canton d'Olette).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[51]
Période Identité Étiquette Qualité
         
         
1824   Pierre Calvet    
1866   Jean Ricard    
1886   Emmanuel Fillols    
1891   Joseph Fillols    
1895   Pierre Ricard    
         
1964   Raphaël Vidal    
1975   Noël Haon    
1977 1995 Olivier Villalongue    
1995 2001 Jean-Pierre Vidal    
mars 2001 mars 2014 Odile Guinel[52],[53]    
mars 2014 En cours Jean-Luc Blaise[54]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1720 1767 1789
9 f7 f90 H18 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[56].

En 2019, la commune comptait 29 habitants[Note 9], en diminution de 9,37 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +3,73 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
438599108133145133139119
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
117131137201144137157161161
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
15715815412010195794624
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1347232617213031
2019 - - - - - - - -
29--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[57].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[58] 1975[58] 1982[58] 1990[58] 1999[58] 2006[59] 2009[60] 2013[61]
Rang de la commune dans le département 228 195 223 217 221 221 218
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Mantet fait partie de l'académie de Montpellier.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : [62].
  • Fête communale : week end avant le 15 aout[62].
  • Le Mantestival, festival estival de musique aux styles variés (rock, jazz, reggae, ska, etc.), en milieu rural. Il s'est tenu en 2001, 2002, 2004 et 2005 et a réuni plus d'un millier de spectateurs lors de sa dernière année. Il n'y a pas de nouvelle édition prévue à ce jour.[réf. nécessaire]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Aucun institut sportif n'est établi à Mantet, en revanche certaines activités sportives sont librement pratiquées : pêche, chasse, pétanque, randonnée pédestre.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 5] 0 % 7,4 % 8,7 %
Département[I 6] 10,3 % 12,9 % 13,3 %
France entière[I 7] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 22 personnes, parmi lesquelles on compte 60,9 % d'actifs (52,2 % ayant un emploi et 8,7 % de chômeurs) et 39,1 % d'inactifs[Note 10],[I 5]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 8]. Elle compte 14 emplois en 2018, contre 21 en 2013 et 12 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 13, soit un indicateur de concentration d'emploi de 108,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,6 %[I 9].

Sur ces 13 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 10 travaillent dans la commune, soit 77 % des habitants[I 10]. Pour se rendre au travail, 23,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 7,7 % les transports en commun, 38,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 30,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 11].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

4 établissements[Note 11] sont implantés à Mantet au [I 12]. Le secteur de l'administration publique, l'enseignement, la santé humaine et l'action sociale est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25 % du nombre total d'établissements de la commune (1 sur les 4 entreprises implantées à Mantet), contre 13,9 % au niveau départemental[I 13].

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 4 3 6 4
SAU[Note 12] (ha) 27 496 719 334

La commune est dans le Conflent, une petite région agricole occupant le centre-ouest du département des Pyrénées-Orientales[63]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est l'élevage d'ovins ou de caprins[Carte 3]. Quatre exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 14] (quatre en 1988). La superficie agricole utilisée est de 334 ha[65],[Carte 4],[Carte 5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Vincent de Mantet : église romane consacrée en 1102.
  • Quittant l’église pour descendre à La Farga, grande prairie s’étendant par-delà le torrent du Ressec, se trouve le marteau de l’ancienne forge, daté de 1774, pièce maîtresse d’une activité métallurgique remontant haut dans le temps puisqu’il existait, en aval, une forge plus ancienne encore, La Farga Vella, mentionnée in Plane de Fourno dans l’acte de consécration de l’église en 1102.
  • Tumulus de Collada Verda.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Stèle dédiée à Georges Bassouls.
  • Georges Bassouls (1919-1982) : naturaliste à l'origine de la création des réserves naturelles de Mantet, Py et Prats-de-Mollo.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mantet Blason
Coupé : au 1er d’azur au col formé de deux montagnes du même, les cimes enneigées d’argent, celle de dextre plus élevée, leur contour souligné de sable, formant la lettre M, à la tête d’isard contournée d'argent brochant en pointe, au 2e fascé d’or et de sable (qui est d'Oms).
Devise
Usque ad summum : jusqu'au sommet
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Une partie du documentaire Terres Noires (1961) de Luc Moullet est consacrée au village[66]. Quelques années plus tard, dans son film Brigitte et Brigitte (1966)[67], Luc Moullet fait à nouveau référence à Mantet dont est originaire le personnage principal, de Brigitte Roux, interprétée par Françoise Vatel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Martina Camiade, Joan Becat et Jean-Philippe Meneau, Territoire et droits d'usage : L'exemple de la commune de Mentet (Conflent), ICRESS, coll. « Catalogne nord », (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[12].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[28].
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  11. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  12. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  13. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[64].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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