Campôme

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Campôme
Le village de Campôme.
Le village de Campôme.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Les Pyrénées catalanes
Intercommunalité Communauté de communes du Conflent
Maire
Mandat
Christophe Carol
2014-2020
Code postal 66500
Code commune 66034
Démographie
Gentilé Campomois
Population
municipale
117 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 39′ 06″ nord, 2° 22′ 37″ est
Altitude Min. 357 m – Max. 1 120 m
Superficie 5,26 km2
Localisation

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Campôme est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Campomois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Campôme est une petite commune du Conflent (Pyrénées-Orientales) située dans la vallée de la Castellane, au sein du parc naturel régional des Pyrénées catalanes.

Campôme se trouve à 8 km de Prades (sous-préfecture) et 50 km de Perpignan, à mi-distance entre mer et haute montagne.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Campôme[1]
Molitg-les-Bains
Mosset Campôme[1] Catllar
Ria-Sirach

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 526 hectares. L'altitude varie entre 357 et 1 120 mètres[2].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Campome[4].

Les anciennes mentions connues du nom sont Campo ultimo en 901, Campoltme en 1035 et Camp poma en 1280. Le nom signifie dernier champ[5]. Ce nom peut s'expliquer par le fait que les champs de Campôme sont les plus éloignés de ceux de Molitg, dont dépendait Campôme. Les formes successives sont Compoltimo, Campoltme, Campolme et enfin Campome. Après la révolution française, la francisation des noms a rajouté un accent circonflexe, bien que rien ne le justifie[6].

Le lieu de Fornols est mentionné dès 1035 sous le nom de Villa Fornols. Son nom signifie petits fours et renvoie à l'activité de traitement du minerai de fer présente dans la région[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Mentionné dès 901 comme étant le dernier champ cultivé (campo ultimo) de la vallée de Molitg, Campôme reste sous la dépendance de la seigneurie de Paracolls jusqu’en 1792, date à laquelle il devient commune autonome.

Son territoire garde les traces d’une occupation humaine vieille de plus de 10 000 ans : roche gravée du Magdalénien, roches à cupules et gravures du Néolithique, château de Paracolls et sa chapelle, chapelle Saint-Christophe de Fornols du Moyen Âge.

Village essentiellement agricole Campôme, au fil des siècles a également su tirer parti de la force de l’eau de la Castellane pour ses forges et moulins.

Jusqu'en 1793, Campôme faisait partie de la paroisse de Molitg, bien qu'il y eut une chapelle dédiée à sainte Marie[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Campôme est intégrée dans le canton de Molitg. Celui-ci est rapidement supprimé et la commune rejoint en 1793 le nouveau canton de Mosset. Lui aussi supprimé, Campôme est incluse en 1801 dans le canton de Prades, qu'elle ne quitte plus par la suite[7],[2].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1965 1983 François Sarda   Avocat au barreau de Paris
         
Mars 2001 Mars 2014 Claire Sarda-Vergès[8] DVG  
Mars 2014 en cours Christophe Carol[9]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1515
7 f 13 f 4 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1365 : pour Fornols ;
  • 1378 : dont 5 f pour Fornols ;
  • pour les autres années, comptée avec Molitg.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 117 habitants, en augmentation de 11,43 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
301 330 360 362 365 359 363 364 358
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
326 330 322 261 266 296 285 277 276
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
260 264 206 178 149 131 146 105 105
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 -
104 102 104 121 106 106 110 117 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 179 147 155 167 182 175 177 176
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 1er dimanche d'août[18].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 196 €[19].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Tout en gardant une économie agricole et son caractère de village de montagne, Campôme propose des hébergements touristiques tout au long de l’année à 1 km de la station thermale de Molitg-les-Bains.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Marie, construite en 1671, est la première église du lieu, qui dépendait auparavant directement de la paroisse de Molitg[20]. Elle est fêtée le 8 septembre et renferme des retables de l’époque baroque. Les ruelles portent les traces de l’architecture traditionnelle des villages de moyenne montagne : fours à pain, escaliers extérieurs, bancs de pierre.

L'église Saint-Christophe de Fornols est une église romane en ruines. Dans le même secteur, se trouve le rocher gravé de Fornols, classé monument historique.

Le château de Paracolls, également en ruines, comprend une église romane dédiée à saint Pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Notice Cassini de Campôme
  3. « Plan séisme »
  4. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  5. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  6. a et b Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  7. a et b Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  8. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  9. « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  19. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  20. Albert Cazes, Les Églises de la Vallée de Molig, Villefranche-de-Conflent, coll. « Guide touristique Conflent », , 44 p. (notice BnF no FRBNF36267693)
  21. Pascale Robert-Diard, « François Sarda », sur lemonde.fr,