Escaro

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Escaro
Vue sur Escaro depuis la route de Sahorre.
Vue sur Escaro depuis la route de Sahorre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Les Pyrénées catalanes
Intercommunalité Communauté de communes du Conflent
Maire
Mandat
André Ambrigot
2014-2020
Code postal 66360
Code commune 66068
Démographie
Gentilé Escaronats
Population
municipale
120 hab. (2014)
Densité 7,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 32′ 19″ nord, 2° 18′ 57″ est
Altitude Min. 588 m – Max. 2 082 m
Superficie 15,21 km2
Localisation

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Escaro est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Escaronats et les Escaronates.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Escaro se situe dans le canton d'Olette et dans l'arrondissement de Prades, au sud-ouest de Villefranche-de-Conflent. Elle est traversée par la méridienne verte.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Escaro[1]
Olette
(par un quadripoint)
Serdinya Fuilla
Souanyas Escaro[1] Sahorre
Nyer Py
(par un quadripoint)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude la commune varie entre 582 mètres et 2 082 mètres[2]. L'altitude du village d'Escaro lui-même est de 900 mètres à l'emplacement de l'ancienne mairie aujourd'hui disparue en raison de sa destruction par l'activité minière.

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[3].

Vestiges des mines sur la montagne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs cours d'eau traversent la commune :

  • La Ribera de Vallmarsana, affluent de la rive droite de la Têt, traverse la commune du sud-ouest vers le nord ;
  • La Ribera d'Aytuà traverse la partie orientale de la commune du sud vers le nord et conflue au niveau du moulin dans la Ribera de Vallmarsana ;
  • Le Còrrec de Sant Culgat, affluent de la rive droite de la Têt, délimite une partie de la frontière occidentale de la commune du sud vers le nord.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route départementale D 27 travers la commune du nord vers l'est en provenance de Serdinya et en direction de Sahorre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Escaró[4]. Les premières mentions du nom sont villa Ascaro (879) et Ascarone (968)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune d'Aytua est supprimée le et rattachée à celle d'Escaro[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie d'Escaro.

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
         
septembre 1944 mars 1983 Marcellin Galindo[7] Communiste ...
1983 1994 Jean Galindo Centre-droit Conseiller général, fils du précédent[7].
1995   Bruno Noguès ... ...
  2014 Francis Martinez[8] ... ...
2014 en cours André Ambrigot[9] ... ...

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1515 1553 1709 1720 1767
25 f 24 f 15 f 6 f 10 f 10 f 38 f 16 f 179 H
1774 1789 - - - - - - -
44 f 33 f - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 120 habitants, en augmentation de 22,45 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
190 152 153 198 318 346 359 331 351
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
295 289 319 320 344 349 338 336 319
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
435 375 530 570 537 463 290 335 429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
315 164 92 85 102 84 87 117 120
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Note : la population d'Aytua est recensée avec celle d'Escaro à partir de 1826.

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 153 170 163 170 196 185 181 175
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'école à Escaro. Les écoles élémentaires les plus proches sont à Serdinya (21 élèves en 2013)[18] ou à Sahorre (48 élèves en 2013)[19].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 12 novembre[20] ;
  • Fête communale : 1er dimanche de septembre[20].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Un wagonnet chargé de minerai devant le musée.

L'économie d'Escaro dépendait jadis de ses mines. La dernière mine de fer ferme dans les années 1960 et la mine de fluor en 1993[21].

Deux structures d’hébergement existent : une auberge-gîte d'étape et un camping.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église romane Saint-Martin a été détruite en 1930. La cuve baptismale a pu être sauvée et est visible dans la nouvelle église paroissiale[22].

Aytua possède une chapelle, dédiée à Sainte-Christine. Bien que de tradition romane, elle semble avoir été construite à la fin du XVIe siècle[23], à la suite du don d'un dénommé Jean Parent en 1592[24]. Une campagne de restauration de l'édifice a été entamée en 2014[25].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Notice Cassini
  3. « Plan séisme » (consulté le 31 janvier 2017)
  4. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  5. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  6. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  7. a et b André Balent, « Galindo (Marcellin, Antoine) », dans Nouveau Dictionnaire de Biographies Roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier, , 699 p. (ISBN 9782908866414)
  8. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  9. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. Annuaire du Ministère de l'éducation nationale, section École de Serdinya
  19. Annuaire du Ministère de l'éducation nationale, section École de Sahorre
  20. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  21. L'Indépendant, Les souvenirs du dernier mineur de fond des Pyrénées-Orientales, 15 mai 2013
  22. Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Montpellier, Les Presses du Languedoc, , 334 p. (ISBN 978-2-8599-8244-7, présentation en ligne)
  23. Fondation patrimoine Languedoc-Roussillon, Chapelle Sainte-Christine d'Escaro Aytua
  24. Pyrénées catalanes, Aytua
  25. Jean-Paul Pelras, « La chapelle Sainte-Christine lauréate du prix Pèlerin Magazine », L'Indépendant,‎ , p. 20