Fuilla

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Fuilla
Fullà
Fuilla
Vue sur Fuilla en hiver.
Blason de Fuilla Fullà
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Le Canigou
Intercommunalité Communauté de communes Conflent-Canigó
Maire
Mandat
Pierre Bazely
2014-2020
Code postal 66820
Code commune 66085
Démographie
Gentilé Fuillanencs, Fuillanencques
Population
municipale
450 hab. (2016 en augmentation de 10,57 % par rapport à 2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 46″ nord, 2° 21′ 48″ est
Altitude Min. 430 m
Max. 1 171 m
Superficie 9,69 km2
Localisation

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Fuilla Écouter (en catalan Fullà) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Fuillanencs ou Fullanencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Fuilla se situe dans le canton du Canigou et dans l'arrondissement de Prades, au sud de Villefranche-de-Conflent. Elle fait partie des 66 communes du parc naturel régional des Pyrénées catalanes.

La commune s'étend sur 3 niveaux de part et d'autre de la route départementale D 6 :

  • Fuilla du bas (Fulla d'Avall ou de Baix) à environ 516 mètres d'altitude au panneau indicateur (secteur de l'église Sainte-Eulalie) ;
  • Fuilla du milieu (Fulla del Mig) à 536 mètres (secteur de l'ancienne mairie) ;
  • Fuilla du haut (Fulla d'Amunt) vers 571 mètres.
Situation de Fuilla.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fuilla[1]
Villefranche-de-Conflent
Serdinya Fuilla[1] Corneilla-de-Conflent
Escaro Sahorre Vernet-les-Bains

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 969 hectares. L'altitude de Fuilla varie entre 430 mètres et 1 171 mètres[2].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière de Rotja à Fuilla.
  • Le fleuve de la Têt qui traverse la commune au nord dans sa partie la plus étroite, d'ouest en est[4].
  • La rivière de Rotja, affluent de la Têt, d'une longueur de 23,3 km, coule du sud au nord.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 295.

Parmi ces logements, 64,7 % étaient des résidences principales, 25,4 % des résidences secondaires et 9,8 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 74,9 %[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Fullà[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'activité préhistorique à Fuilla en plein magdalénien, soit vers −12 000 ans, est attestée.

Par la suite à l'époque mégalithique (de −2 500 ans à −2 200 ans) nos ancêtres édifièrent un dolmen sur les collines de Fuilla.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

C’est entre 476 et l’an 1 000, période du haut Moyen Âge, que Fuilla apparaît en tant que possession de l'abbaye d'Exalada. Récupérée par le comte Miron, la seigneurie est cédée à St Jean des Abadesses vers 870. En l’an 906, le concile de Narbonne confirme cette donation, et notamment de l'église Ste Eulalie, à Hemma, abbesse du monastère. Un autre alleu est donné en 966 à ce même monastère par le comte Seniofred.

Fin 878, le monastère Saint-André d'Eixalada est détruit par une inondation et les moines survivants décident de fonder un nouvel édifice en aval du Têt, à Cuxa. En 941, l’abbaye reçoit des enfants de Miron un alleu qu'ils possédaient à Fuilla, puis en 975 et 984, deux autres domaines.

Pour son canal d'alimentation en eau creusé vers 957, Fuilla est à nouveau cité dans les documents de la commune[7].

La consécration de l'église St Eulalie a lieu en 1 031[8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1 790, année de la création des Pyrénées-Orientales, les ecclésiastiques doivent prêter serment à la Constitution civile du clergé. Par suite d’imbroglios administratifs, voire de trucages délibérés, des prêtres sont classés à tort assermentés. Pour le seul canton de Prades, c'est le cas à Vinça, Marquixanes, Conat, Codalet et Fuilla[9].

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la commune connaît une activité industrielle liée à l'exploitation du minerai de fer dans le massif du Canigou et à sa situation géographique favorable dans le bassin de la Têt. Le 29 juin 1860, un décret impérial autorise ainsi Auguste Lazerme, maire de Vinça et conseiller général des Pyrénées-Orientales et James Jaume, négociant, à établir une "usine à fer" à Fuilla[10]. Située sur une dérivation de la rive droite de la Têt et en activité dès 1859, celle-ci se compose principalement de deux hauts fourneaux au bois sur les trois autorisés, de fours à griller le minerai, de charbonnières et d'une roue hydraulique. L'ensemble appartient ensuite à la société Frèrejean, Roux et Cie, maîtres de forges à Annecy, puis à la SA des Forges et fonderies de Crans[11].

Au tournant du XXe siècle, les hauts fourneaux sont remplacés par une usine électrique, propriété de la Société Roussillonnaise d'Electricité[12]. Ces deux activités se traduisent par un essor de la population, sensible dans les recensements de 1856-1861 et 1901.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Fuilla est incluse dans le canton de Vernet. Ce canton est rapidement supprimé et la commune rejoint alors, vers 1793, le canton de Corneilla. Supprimé à son tour, Fuilla est rattachée en 1801 au canton de Prades, qu'elle ne quitte plus par la suite[2],[13]. À compter des élections départementales de 2015, la commune de Fuilla rejoint le nouveau canton du Canigou.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La nouvelle mairie, en 2013.
Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 1851 Mathieu Faucet    
1851 1862 François Romeu    
1862 1866 Mathieu Faucet    
1866 1874 Emmanuel Guinot    
1874 1875 Gaudérique Margail    
1875 1888 Sébastien Morer    
1888 1892 Paul Pacouil    
1892 1913 Antoine Guimenor    
1913 1919 Jean Gui    
1919 1931 Guillaume Lafont    
1931 1943 Joseph Faucet    
1944 1953 Pallade Pages    
1953 1960 Jean Gui    
1960 1971 Paul Cinte    
1971 1983 Georges Juncy    
1983 1995 Eugène Correger    
1995 2004 Jean-Marie Bertrand    
2004 mars 2014 Gilberte Pideil[15]    
mars 2014 En cours Pierre Bazely[16]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1470 1515 1553 1709 1720
33 f30 f33 f11 f11 f9 f10 f20 f14 f
1767 1774 1789 - - - - - -
181 H51 f42 f------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2016, la commune comptait 450 habitants[Note 1], en augmentation de 10,57 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Orientales : +4,83 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
255275236319394387359379386
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
395380375352355361370350357
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
378327341320344327316304316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
273266233254297329360365369
2013 2016 - - - - - - -
453450-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[21] 1975[21] 1982[21] 1990[21] 1999[21] 2006[22] 2009[23] 2013[24]
Rang de la commune dans le département 110 125 121 119 119 120 118 111
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école, près de l'ancienne mairie.

Fuilla dispose d'une école primaire publique (maternelle et élémentaire, 21 élèves en 2013)[25].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 10 décembre[26] ;
  • Foire : 1er dimanche de mai[26].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 176 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 17 941,40 €.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total d’emploi au lieu de travail était de 60. Entre 2008 et 2013, la variation de l'emploi total (taux annuel moyen ) a été de - 1 %. En 2013, le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 60,4 % contre un taux de chômage de 17,5 % [5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de trente-six dont quatre dans l’agriculture-sylviculture-pêche, deux dans l'industrie, huit dans la construction, seize dans le commerce-transports-services divers et six étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, aucune entreprise n’a été créée[5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fuilla Blason De gueules à la feuille renversée d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Laurent Hernandez et Edwige Praca, notices "Fuilla", Le Patrimoine des Communes de la Méridienne Verte, tome II, Flohic Editions, Paris, 2000, p.1617-1621.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Notice Cassini
  3. « Plan séisme » (consulté le 3 mars 2015)
  4. Carte cadastrale de Fuilla
  5. a b et c Statistiques officielles de l’INSEE (version nov 2016).
  6. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  7. Les Pyrénées Catalanes
  8. Les Celleres et la naissance du village en Roussillon
  9. Révolution et Contre-Révolution dans la France du Midi - Page 147
  10. Auguste Lazerme, officier des haras, né en 1825 à Perpignan, décédé en 1895 à Vinça, maire de Vinça de 1855 à 1875. Sur la famille de Lazerme, cf Wikipedia, en lien : Famille de Lazerme. James Jaume, négociant, né à Perpignan en 1812, décédé à Villeneuve de la Rivière en 1889.
  11. Archives départementales des Pyrénées-Orientales, 8S147, dossier de demande d'autorisation des hauts fourneaux de Fuilla. A noter : la famille Jaume est alliée à celle des Frèrejean par les épouses, nées Descallar.
  12. Archives départementales des Pyrénées-Orientales, 13Sp6.
  13. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  14. Liste des maires depuis 1848 sur MairesGenWeb
  15. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  16. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  22. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  23. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  24. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  25. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale
  26. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)