Fuilla

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Fuilla
Fullà
Fuilla
Vue sur Fuilla en hiver.
Blason de FuillaFullà
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Le Canigou
Intercommunalité Communauté de communes Conflent Canigó
Maire
Mandat
Pierre Bazely
2014-2020
Code postal 66820
Code commune 66085
Démographie
Gentilé Fuillanencs, Fuillanencques
Population
municipale
450 hab. (2015 en augmentation de 18,11 % par rapport à 2010)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 46″ nord, 2° 21′ 48″ est
Altitude Min. 430 m
Max. 1 171 m
Superficie 9,69 km2
Localisation

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Fuilla Écouter (en catalan Fullà) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Fuillanencs ou Fullanencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Fuilla se situe dans le canton du Canigou et dans l'arrondissement de Prades, au sud de Villefranche-de-Conflent. Elle fait partie des 66 communes du parc naturel régional des Pyrénées catalanes.

La commune s'étend sur 3 niveaux de part et d'autre de la route départementale D 6 :

  • Fuilla du bas (Fulla d'Avall ou de Baix) à environ 516 mètres d'altitude au panneau indicateur (secteur de l'église Sainte-Eulalie) ;
  • Fuilla du milieu (Fulla del Mig) à 536 mètres (secteur de l'ancienne mairie) ;
  • Fuilla du haut (Fulla d'Amunt) vers 571 mètres.
Situation de Fuilla.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fuilla[1]
Villefranche-de-Conflent
Serdinya Fuilla[1] Corneilla-de-Conflent
Escaro Sahorre Vernet-les-Bains

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 969 hectares. L'altitude de Fuilla varie entre 430 mètres et 1 171 mètres[2].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière de Rotja à Fuilla.
  • Le fleuve de la Têt qui traverse la commune au nord dans sa partie la plus étroite, d'ouest en est[4].
  • La rivière de Rotja, affluent de la Têt, d'une longueur de 23,3 km, coule du sud au nord.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 295.

Parmi ces logements, 64,7 % étaient des résidences principales, 25,4 % des résidences secondaires et 9,8 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 74,9 %[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Fullà[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'activité préhistorique à Fuilla en plein magdalénien, soit vers −12 000 ans, est attestée.

Par la suite à l'époque mégalithique (de −2 500 ans à −2 200 ans) nos ancêtres édifièrent un dolmen sur les collines de Fuilla.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

C’est entre 476 et l’an 1 000, période du haut Moyen Âge, que Fuilla apparaît en tant que possession de l'abbaye d'Exalada. Récupérée par le comte Miron, la seigneurie fut cédée à St Jean des Abadesses vers 870. En l’an 906, le concile de Narbonne confirma cette donation, et notamment de l'église Ste Eulalie, à Hemma, abbesse du monastère. Un autre alleu fut donné en 966 à ce même monastère par le comte Seniofred.

Fin 878, le monastère Saint-André d'Eixalada fut détruit par une inondation et les moines survivants décidèrent de fonder un nouvel édifice en aval du Têt, à Cuxa. En 941, l’abbaye reçoit des enfants de Miron un alleu qu'ils possédaient à Fuilla, puis en 975 et 984, deux autres domaines.

Pour son canal d'alimentation en eau creusé vers 957, Fuilla est à nouveau cité dans les documents de la commune[7].

La consécration de l'église St Eulalie eu lieu en 1 031[8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1 790, année de la création des Pyrénées-Orientales, les ecclésiastiques durent prêter serment à la Constitution civile du clergé. Par suite d’imbroglios administratifs, voire de trucages délibérés, des prêtres furent classés à tort assermentés .

Pour le seul canton de Prades, ce fut le cas à Vinça, Marquixanes, Conat, Codalet et Fuilla[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Fuilla est incluse dans le canton de Vernet. Ce canton est rapidement supprimé et la commune rejoint alors, vers 1793, le canton de Corneilla. Supprimé à son tour, Fuilla est rattachée en 1801 au canton de Prades, qu'elle ne quitte plus par la suite[2],[10]. À compter des élections départementales de 2015, la commune de Fuilla rejoint le nouveau canton du Canigou.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La nouvelle mairie, en 2013.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Bertrand    
mars 2008 mars 2014 Gilberte Pideil[11]    
mars 2014 en cours Pierre Bazely[12]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1470 1515 1553 1709 1720
33 f30 f33 f11 f11 f9 f10 f20 f14 f
1767 1774 1789 - - - - - -
181 H51 f42 f------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2015, la commune comptait 450 habitants[Note 1], en augmentation de 18,11 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Orientales : +5,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
255275236319394387359379386
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
395380375352355361370350357
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
378327341320344327316304316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
273266233254297329360365369
2013 2015 - - - - - - -
453450-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[17] 1975[17] 1982[17] 1990[17] 1999[17] 2006[18] 2009[19] 2013[20]
Rang de la commune dans le département 110 125 121 119 119 120 118 111
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école, près de l'ancienne mairie.

Fuilla dispose d'une école primaire publique (maternelle et élémentaire, 21 élèves en 2013)[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 10 décembre[22] ;
  • Foire : 1er dimanche de mai[22].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 176 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 17 941,40 €.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total d’emploi au lieu de travail était de 60. Entre 2008 et 2013, la variation de l'emploi total (taux annuel moyen ) a été de - 1 %. En 2013, le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 60,4 % contre un taux de chômage de 17,5 % [5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de trente-six dont quatre dans l’agriculture-sylviculture-pêche, deux dans l'industrie, huit dans la construction, seize dans le commerce-transports-services divers et six étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, aucune entreprise n’a été créée[5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fuilla Blason De gueules à la feuille renversée d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Notice Cassini
  3. « Plan séisme »
  4. Carte cadastrale de Fuilla
  5. a, b et c Statistiques officielles de l‘INSEE (version nov 2016).
  6. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  7. Les Pyrénées Catalanes
  8. Les Celleres et la naissance du village en Roussillon
  9. Révolution et Contre-Révolution dans la France du Midi - Page 147
  10. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  11. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  12. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale
  22. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)