Baillestavy

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Baillestavy
Baillestavy
Vue du village et de la nouvelle église Saint-André
Blason de Baillestavy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Intercommunalité Communauté de communes Conflent-Canigó
Maire
Mandat
Éric Mahieux
2020-2026
Code postal 66320
Code commune 66013
Démographie
Gentilé Baillestavyen(ne)s
Population
municipale
117 hab. (2019 en augmentation de 7,34 % par rapport à 2013)
Densité 6,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 56″ nord, 2° 31′ 33″ est
Altitude Min. 468 m
Max. 1 720 m
Superficie 17,89 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Canigou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Baillestavy
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Baillestavy

Baillestavy Écouter (catalan: Vallestàvia) est une commune française située dans le centre du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Conflent, correspondant à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis et Rodès.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Lentillà et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (le « massif du Canigou ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Baillestavy est une commune rurale qui compte 117 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 380 habitants en 1831. Ses habitants sont appelés les Baillestavyens ou Baillestavyennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Baillestavy se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 34 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département, à 10 km de Prades[2], sous-préfecture, et à 16 km d'Amélie-les-Bains-Palalda[3], bureau centralisateur du canton du Canigou dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Prades[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Valmanya (3,0 km), Glorianes (3,8 km), Estoher (5,1 km), La Bastide (5,6 km), Finestret (5,8 km), Joch (5,9 km), Espira-de-Conflent (6,2 km), Rigarda (6,7 km).

Sur le plan historique et culturel, Baillestavy fait partie de la région de Conflent, héritière de l'ancien comté de Conflent et de la viguerie de Conflent. Ce pays correspond à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis, porte de la Cerdagne, et Rodès, aux abords de la plaine du Roussillon[5].

Communes limitrophes de Baillestavy[6]
Espira-de-Conflent
(par un quadripoint)
Finestret Glorianes
Estoher Baillestavy[6] La Bastide
Valmanya

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 789 hectares. L'altitude varie entre 468 et 1 720 mètres[7]. Le centre du village est à une altitude de 640 m[8].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[9].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par la Lentillà, affluent de la Têt.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[10]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[11].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[10].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 12 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 796 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 4,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[13] complétée par des études régionales[14] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et en service de 1972 à 2019 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[15]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records BAILLESTAVY (66) - alt : 585 m 42° 33′ 48″ N, 2° 31′ 42″ E
Records établis sur la période du 01-10-1972 au 30-06-2019
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,2 0,3 2,5 4,5 7,5 10,6 12,8 12,9 10 7,1 3 0,7 6
Température moyenne (°C) 5 5,8 8,4 10,4 13,6 17,2 19,9 19,7 16,4 12,6 8,1 5,4 11,9
Température maximale moyenne (°C) 9,8 11,3 14,4 16,3 19,7 23,8 27,1 26,6 22,8 18 13,2 10 17,8
Record de froid (°C)
date du record
−15,5
15.01.1985
−11
11.02.1986
−9,6
11.03.10
−4
14.04.1998
−2
13.05.1985
1
02.06.1975
4
18.07.1974
3,8
28.08.1974
0
30.09.1974
−6
23.10.1974
−8,8
22.11.1998
−9,2
09.12.1980
−15,5
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
22
02.01.03
23,8
27.02.19
27,5
24.03.01
30,2
08.04.11
33
29.05.01
39,4
28.06.19
37,2
06.07.1982
36,4
12.08.03
34,5
06.09.1988
31,2
01.10.1997
25,2
07.11.1995
22
16.12.1989
39,4
2019
Précipitations (mm) 80,3 51,3 53,4 90,5 96,9 54,4 38,8 56,6 59,6 96,3 82 90,6 850,7
Source : « Fiche 66013001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : le « massif du Canigou »[17], d'une superficie de 11 746 ha, culmine à 2 784 mètres à l'extrémité orientale de la chaîne des Pyrénées. Il recèle de nombreuses espèces endémiques pyrénéennes dont certaines atteignent leur limite orientale et présente une gamme variée d'habitats naturels d'intérêt communautaire liés à l'étagement de la végétation[18].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de type 2 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Deux ZNIEFF de type 2[Note 5] sont recensées sur la commune[19] :

  • le « massif des Aspres » (28 819 ha), couvrant 37 communes du département[20] ;
  • le « massif du Canigou » (19 263 ha), couvrant 15 communes du département[21].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Baillestavy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[22],[I 2],[23]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (68,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,1 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,8 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par la RD 13.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Baillestavy est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques particuliers, les risques radon et minier[25],[26].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Baillestavy.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de la Têt[27].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[28]. . L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[29]

Risque particulier[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[30].

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Baillestavy est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[31].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes du nom

Le nom catalan de Baillestavy est Vallestàvia.

Le nom apparait en 949 sous la forme de Valle Stavia. Le lieu est mentionné en 1607 sous le nom de Ballastavia[8].

La commune est connue en 1793 comme Ballestavi et en 1801 sous les noms de Bellestavey et Baillestavy[7].

Étymologie

Le nom vient du latin Vallis Stavia[32]. Trois significations sont possibles :

  • la vallée des estives ;
  • la vallée de l'étable (du latin stabula) ;
  • la vallée de Stabius (nom de personne).

La dernière interprétation semble la plus probable[33].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Baillestavy est occupé depuis l'Antiquité du fait de la présence de minerai de fer. L'exploitation se poursuit jusqu'au XIXe siècle et au moins deux forges étaient encore en activité au début du XVIIe siècle (en 1607 : les dos fargues de Ballestavia)[8]. L'une d'elles a donné son nom à l'un des deux hameaux du village.

Baillestavy est mentionnée pour la première fois dans une charte datée du dans laquelle le comte de Cerdagne Sunifred II fait don du lieu de Valle Stavia à l'abbaye Saint-Michel de Cuxa qui, certainement, poursuivit l'exploitation des mines de fer[8].

L'ancienne église Saint-André apparaît en novembre 1011 dans une bulle du pape Serge IV énumérant les possessions de l'abbaye Saint-Michel de Cuxa, dont elle fait partie (« Vallem Stabiam cum ecclesia Sancti Andreae », soit « Baillestavy avec l'église Saint-André »)[34]. Le château est quant à lui mentionné pour la première fois en 1254 sous le nom de castrum de Vallestavia[8]. Au XVIIe siècle, l'ancienne église est abandonnée après qu'elle a été supplantée par un nouveau lieu de culte, également dédié à saint André, qui s'élève dans le village, à l'emplacement de l'ancien château seigneurial[34] (dont le donjon est transformé en clocher).

Au XVIIe siècle, Baillestavy est en plein cœur de la guerre du sel et de la rébellion des Angelets, dont Joan Miquel Mestres, originaire de la commune, est un des acteurs principaux[35].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Baillestavy est incluse dans le canton de Vinça, qu'elle ne quitte plus par la suite[36].

À compter des élections départementales de 2015, la commune de Baillestavy rejoint le nouveau canton du Canigou.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Signature du maire de Baillestavy Joseph Carboneill en 1815.
Liste des maires successifs[37]
Période Identité Étiquette Qualité
         
1815 ?? Joseph Carboneill[38]    
         
1919 1925 Jean Guerre[39] SFIO Agriculteur
1925 19? Jean Antoine Guerre    
19? 1929
(démission)
Joseph Carboneil    
1929 1959 Jean Guerre SFIO  
1959 1971 Remy Maler    
1971 1989 Alain Taurinya DVG Poète
1989 2001 Claude Maynéris    
mars 2001 En cours Jacques Taurinya[40],[41],[42] DVG Vice-président du Syndicat Mixte Canigó Grand Site

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1709 1720 1767 1774 1789
20 f21 f7 f60 f24 f321 H62 f77 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[44].

En 2019, la commune comptait 117 habitants[Note 7], en augmentation de 7,34 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +3,73 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
304330347354380337346367295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
355343317340307303322329309
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
28727729420120615713712284
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
7554555053588794109
2018 2019 - - - - - - -
117117-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[46] 1975[46] 1982[46] 1990[46] 1999[46] 2006[47] 2009[48] 2013[49]
Rang de la commune dans le département 201 175 198 200 195 185 184 180
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'école à Baillestavy.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête de l'âne catalan, à la mi-septembre[50] ;
  • Foinstival, le dernier samedi de juin[51].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 5] 16,9 % 9,5 % 11 %
Département[I 6] 10,3 % 12,9 % 13,3 %
France entière[I 7] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 73 personnes, parmi lesquelles on compte 54,8 % d'actifs (43,8 % ayant un emploi et 11 % de chômeurs) et 45,2 % d'inactifs[Note 8],[I 5]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 8]. Elle compte 11 emplois en 2018, contre 19 en 2013 et 18 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 33, soit un indicateur de concentration d'emploi de 33,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 42,7 %[I 9].

Sur ces 33 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 11 travaillent dans la commune, soit 33 % des habitants[I 10]. Pour se rendre au travail, 81,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 15,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 11].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

8 établissements[Note 9] sont implantés à Baillestavy au [I 12]. Le secteur des autres activités de services est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25 % du nombre total d'établissements de la commune (2 sur les 8 entreprises implantées à Baillestavy), contre 8,5 % au niveau départemental[I 13].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'économie est essentiellement agricole et l'on trouve à Baillestavy une dizaine d'éleveurs (bovins, caprins, porcins, volailles et ânes catalans)[52].

Le village dispose d'un commerce multi-fonctions : café-restaurant, épicerie, presse, tabac et bibliothèque municipale[53].

Quelques artisans sont également installés à Baillestavy : un maçon, un ferronnier et un céramiste[54].

Ancienne église Saint-André de Baillestavy

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 7 5 13 6
SAU[Note 10] (ha) 43 417 1 228 472

La commune est dans le Conflent, une petite région agricole occupant le centre-ouest du département des Pyrénées-Orientales[55]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est l'élevage d'ovins ou de caprins[Carte 3]. Six exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 12] (sept en 1988). La superficie agricole utilisée est de 472 ha[57],[Carte 4],[Carte 5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le patrimoine bâti de Baillestavy est de type[58] religieux ou industriel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joan Miquel Mestres, dit l'Hereu Just (mort en 1670) : un des plus célèbres Angelets de la terra.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Baillestavy

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'or à la croix de Saint André de sable.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[12].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[16].
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  9. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  10. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[56].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
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Références[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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