Los Masos

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Los Masos
Los Masos
Vue générale de Llonat à Los Masos
Blason de Los Masos
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Les Pyrénées catalanes
Intercommunalité Communauté de communes Conflent Canigó
Maire
Mandat
Guy Cassoly
2014-2020
Code postal 66500
Code commune 66104
Démographie
Population
municipale
948 hab. (2016 en augmentation de 8,22 % par rapport à 2011)
Densité 166 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 37′ 22″ nord, 2° 27′ 46″ est
Altitude Min. 297 m
Max. 571 m
Superficie 5,71 km2
Localisation

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Los Masos

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Los Masos

Los Masos Écouter ( en catalan Els Masos ) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Los-Masossiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Los Masos est située en Conflent, à 4 km à l'est de Prades[1].

Situation de Los Masos.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Los Masos[2]
Eus
Prades Los Masos[2] Marquixanes
Clara Estoher

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Los Masos est traversé par deux ruisseaux, le Roure au centre, qui va vers Lloncet, et le Llisco. Celui-ci prend sa source sous le Roc Mosquit à 1 600 m d'altitude et traverse Clara avant d'arriver à Los Masos par La Sacristie et Ballanet.

L'eau a toujours été un problème pour le village et ses habitants ont été appelés les bouches sèches (ou les boques axugues en catalan). Vers 1863 fut construit le canal de Bohère. Il s'étend sur 42 km de Serdinya jusque vers Marquixanes, près du lac de Vinça. Il a permis un arrosage facile des cultures et, donc, une diversification. Aujourd'hui, la production fruitière est majoritaire.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le village est très étendu et compte quatre hameaux : Llonat, Lloncet, Ballanet et La Sacristie. Dans les temps anciens, un autre hameau s'y trouvait également, appelé Le Roure.

Ce dernier avait son église, son cimetière et ses maisons mais, vers 1632, à la suite d'un glissement important de terrain, dû certainement à des infiltrations d'eau, tout fut détruit et il ne reste que quelques pans de murs de l'église dédiée à Saint Michel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est els Masos[4]. Le mot los masos signifie un ensemble de maisons ou de mas. C'est la seule commune française dont le nom commence par un article non-français (los).

Llonat est le principal hameau de la commune. C'est là que se trouvent la mairie et l'église.

Lloncet s'appelait auparavant Joncet, qui signifie lieu planté de joncs. L'appellation Lloncet a été décidée pour éviter la confusion avec un autre village dans le département, nommé également Joncet. Mais elle est artificielle.

L'ancien nom de Ballanet est Avellanet qui indique un endroit planté de noisetiers.

Quant à La Sacristie, son nom, Favars, remonte au XIIIe siècle. Le hameau appartenait à l'abbé de Saint-Martin qui dépendait de la Grande Sacristie de l'abbaye Saint-Michel de Cuxa. Le rattachement à Los Masos date de 1790.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Michel Marcé    
1791 1792 Jean Marcé    
1792 1792 Emmanuel Vigaros    
1792 1793 François Maler    
1793 1806 Jean Selva    
1806 1812 Barthélémy Boher    
1812 1813 François Maler    
1813 1824 Michel Maler    
1824 1830 Sylvestre Selva    
1830 1830 Mathieu Boher    
1830 1832 Michel Maler    
1832 1844 Sylvestre Selva    
1844 1846 Michel Maler    
1846 1848 Augustin Mas    
1848 1866 Mathieu Boher    
1866 1870 Nicolas Maler    
1870 1873 Antoine Navarre    
1873 1892 François Cassoly    
1892 1900 Bonaventure Mas    
1900 1908 Michel Maler    
1908 1929 Augustin Cassoly    
1929 1947 Daniel Selva    
1947 1953 Joseph Selva    
1953 1983 Jean Payré    
mars 1983 en cours[6] Guy Cassoly[7],[8],[9] PCF Conseiller général du Canton de Prades (1998-2015)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1424 1470 1515 1553 1709 1720 1767 1774
2 f3 f12 f11 f18 f40 f36 f270 H43 f
1789 - - - - - - - -
62 f--------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1358 : dont 2 f pour La Sacristie ;
  • 1424 : dont 3 f pour Llonat ;
  • 1789 : dont 12 f pour La Sachristie.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2016, la commune comptait 948 habitants[Note 1], en augmentation de 8,22 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Orientales : +4,83 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
403319347375404382369352361
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
330360393364375377416396372
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
345391416358355330320304309
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
322288299414515562641876948
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 123 116 102 98 97 95 92 89
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : 8 septembre[18].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 403 €[19].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale de la Nativité de Notre-Dame ;
  • Ruines de l'église Notre-Dame-del-Roure ;
  • La chapelle Saint-Sébastien ;
  • La tour de Navarre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Égalité Cazenove (1907-1981) : Joueur de rugby à XV né à Los Masos, champion de France de rugby en 1938 avec l'USAP ;
  • Léo Figuères (1918-2011), résistant et homme politique, enterré à Los Masos.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Los Masos Blason D'or à quatre pals de gueules, à la grappe de raisin pamprée et feuillée au naturel, brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la mairie, section Nouveaux arrivants
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Plan séisme » (consulté le 29 mars 2017)
  4. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  5. Liste des maires sur MairesGenWeb
  6. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  7. G. Cassoly a parrainé la candidature de Robert Hue à l'élection présidentielle de 1995, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 1995
  8. G. Cassoly a parrainé la candidature de Robert Hue à l'élection présidentielle de 2002, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  9. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  19. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).