Urbanya

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Urbanya
Urbanya tapi au fond de sa vallée.
Urbanya tapi au fond de sa vallée.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Les Pyrénées catalanes
Intercommunalité Communauté de communes du Conflent
Maire
Mandat
Jean-Paul Sangla
2014-2020
Code postal 66500
Code commune 66219
Démographie
Gentilé Urbanyains
Population
municipale
34 hab. (2014)
Densité 2,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 38′ 23″ nord, 2° 18′ 20″ est
Altitude Min. 720 m – Max. 1 765 m
Superficie 14,40 km2
Localisation

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Urbanya est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Urbanyains et Urbanyaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Urbanya est située dans la région naturelle du Conflent, au sein du massif du Madres, à l’extrémité nord-orientale de la chaîne des Pyrénées, qui occupe une zone intermédiaire entre la région méditerranéenne et les premiers hauts sommets pyrénéens. Il culmine au Pic de Madrès à 2 469 m d’altitude et sa superficie est de l’ordre de 360 km2. La partie centrale du massif se situe à 65 km du littoral méditerranéen (de 55 à 78 km). La mairie d'Urbanya se situe à 880 m d'altitude.

La vallée d'Urbanya est dominée par les garrigues et maquis, offrant un paysage vierge d'habitations. Le village d'Urbanya, à l'image très montagnarde avec ses maisons couvertes de lloses, est installé en fond de vallée et entouré de terrasses plus ou moins abandonnées.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Urbanya[1]
Mosset
Urbanya[1]
Nohèdes Conat

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La vue du pic du Canigou depuis le coeur du village
La vue du pic du Canigou depuis le cœur du village

Le massif du Madrès est constitué de roches issues du socle hercynien, plus ou moins métamorphisées lors du soulèvement pyrénéen durant l'ère tertiaire. Les substrats sont variés[réf. nécessaire] :

  • des granites sur le sommet, formant un relief en croupe aplanie creusée de cirques, avec des pelouses d'altitude parsemées de chaos granitiques ;
  • des schistes métamorphiques du Silurien à la base du massif, entaillés de profondes vallées en V, qui donnent une teinte sombre aux paysages arides des soulanes ;
  • des calcaires du Dévonien sur le mont Coronat, avec des filons de marbres, notamment utilisés pour la construction de Villefranche-de-Conflent.

Cette diversité de substrats, associée à l'amplitude altitudinale, explique la richesse floristique rencontrée.

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière d'Urbanya est le principal cours d'eau qui traverse le village avant de se jeter dans la Caillau au fond de la vallée.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en catalan est Orbanyà[3].

Le lieu est mentionné sous le nom d'Orbagnan en 1186 et Orbananum en 1279. L'origine du nom est probablement romaine : le domaine d'Orbanus[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les maisons d'Urbanya
Les maisons d'Urbanya

Le village d'Urbanya est mentionné pour la première fois le comme étant une possession des seigneurs de Conat, dans un acte signé par Guillem-Bernard de Paracols, époux de Blanche de Conat[4].

Village de 96 maisons, Urbanya compte près de 500 habitants dans les années 1830. Le village est alors doté d'une école communale, d'un café et d'artisans, comme un ferronnier.[réf. nécessaire]

Une tempête de pluie et de grêle touche la commune en septembre 1907 et provoque des dégâts considérables sur les ponts, routes et chemins[5]. En 1913, une route est construite et c'est paradoxalement le début de la désertification du village, trop isolé. L'école ferme dans les années 1950, tout comme l'unique café.[réf. nécessaire]

Malgré la distance qui la sépare de ce territoire, la commune d'Urbanya est rattachée à Ria-Sirach par arrêté préfectoral du pour former la nouvelle commune de Ria-Sirach-Urbanya. Urbanya retrouve son indépendance dix ans plus tard par arrêté préfectoral du [6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune emploie un secrétaire de mairie qui est présent tous les vendredis matins à l'hôtel de Ville.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001, réélu en 2008[7] et 2014[8] en cours Jean-Paul Sangla DVD  

La commune est situé dans le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes et le Pays Terres romanes en Pays catalan. Elle est membre de la Communauté de communes du Conflent.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1378 1515 1709 1720 1767 1774 1789
8 f 4 f 46 f 20 f 275 H 61 f 66 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 34 habitants, en augmentation de 30,77 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
359 329 406 461 488 459 454 437 436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
436 409 409 380 338 273 312 333 304
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
253 275 244 188 153 124 88 70 44
1962 1968 1990 1999 2005 2010 2014 - -
44 14 33 28 56 11 34 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Note : Pour 1975 et 1982, la population d'Urbanya est recensée au sein de la commune de Ria-Sirach-Urbanya.

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[13] 1975[13] 1982[13] 1990[13] 1999[13] 2006[14] 2009[15] 2013[16]
Rang de la commune dans le département 230 204 222 201 220 223
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est fermée depuis le début des années 1950. Les dernières années de son activité, l'instituteur faisait cours alternativement une semaine sur deux à Nohèdes et à Urbanya. Aujourd'hui, l'école et son préau ont été transformés en salle des fêtes, très active durant l'été.[réf. nécessaire]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 26 décembre[17].

Santé[modifier | modifier le code]

Un défibrillateur, financé par le Conseil général, est en libre accès sur la façade de la mairie.

Sports[modifier | modifier le code]

Un panier de basket a été installé à l'entrée du village et un babyfoot est en libre accès dans la salle attenante à la mairie.

Économie[modifier | modifier le code]

Deux agriculteurs sont présents sur la commune (un exploitant de fruits rouges et une éleveuse de bovins)[18].

Un conseiller économique exerce son métier sur la commune et en télétravail[19].

Deux gîtes accueillent des visiteurs tout au long de l'année[20].

Le village est équipé en Wi-Fi.

Un nouveau forage d'eau potable est mis en place, ainsi que l'éclairage des voies publiques et le tri sélectif.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une croix processionnelle face au Canigou
Une croix processionnelle face au Canigou

Église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Étienne d'Urbanya.

Oratoire[modifier | modifier le code]

L‘oratoire est situé dans le village, en bordure du chemin. Fait de vieilles pierres apparentes et patinées par le temps, sa niche renferme une vieille statue d’époque[Laquelle ?], partagée en deux. Une petite ouverture, pratiquée dans le corps même de l’oratoire, semble marquer l’emplacement d’une ancienne fontaine[21].

Fontaines et petit patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Trois ponts de pierre sont présents dans le village et deux passerelles en bois permettent de traverser l'Urbanya. L'une est présente à la maison de la chasse, la seconde à la cascade, en amont du village.

Une fontaine est présente dans le centre du village, el font del Cirer.

Des lavoirs sont observables à la partie amont du village.

Les terrains aux alentours sont tous façonnés par des murs en pierres sèches. Marques de l'activité agricole passée, c'est aujourd'hui tout un réseau de sentiers qui est balisé par ce patrimoine millénaire. Ces balades sont parsemées de cabanes pastorales en schiste et d'orris.


Originalités et curiosités[modifier | modifier le code]

  • Le doigt du géant : un arbre coupé dans le jardin d'une maison au centre du village, rive droite, a été sculpté en forme d'index. Ce doigt, d'une hauteur de près d'un mètre, pointe le ciel.
  • Cadrans solaires : la rue du cadran solaire héberge plusieurs cadrans solaires dont un qui porte l'inscription Cave ultima (« Attention à la dernière [heure] » en latin).
  • Les fours à pain : de très nombreux fours à pain forment une excroissance sur certaines maisons.
  • Les restes d'un château : il reste encore quelques vestiges d'un ancien château en ruines dont le seigneur dépendait de la baronnie de Conat en 1100.
  • Un Christ sur sa croix est présent avant le premier pont du village, en bordure de rivière.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt[modifier | modifier le code]

Gérée par l'Office national des forêts (ONF), la forêt domaniale d'Urbanya, d'une superficie de 535 ha, se développe de 800 à 1 750 m d'altitude. L'exode rural et l'abandon des cultures constatés depuis le début du XXe siècle ont permis aux forestiers d'appliquer une politique d'acquisitions amiables sur les terrains « estimés être à vocation forestière ». C'est ainsi que, de 1946 à 1989, furent acquis environ 500 ha (remembrement dès 1964).

Entre le 19 et le 22 juillet 1986, un important incendie brûla 1260 hectares entre Mosset, Urbanya et les hauteurs de Conat. De nombreuses pistes DFCI ont été aménagées autour d'Urbanya qui servent également aux VTTistes, randonneurs et cavaliers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme »
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  4. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  5. Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Déluge à Urbanya en 1907, 9 août 2014
  6. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  7. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  8. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  18. Bienvenue à la ferme, consulté le 30 octobre 2013
  19. NPC, consulté le 30 octobre 2013
  20. Abritel, consulté le 30 octobre 2013
  21. Inventaire des oratoires du Conflent, Victor Pyguillem