Casteil

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Casteil
Castell de Vernet
Vue générale.
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Le Canigou
Intercommunalité Communauté de communes du Conflent
Maire
Mandat
Juliette Cases
2014-2020
Code postal 66820
Code commune 66043
Démographie
Gentilé Casteillais
Population
municipale
133 hab. (2014)
Densité 4,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 31′ 55″ nord, 2° 23′ 39″ est
Altitude Min. 697 m – Max. 2 721 m
Superficie 29,83 km2
Localisation

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Casteil
Castell de Vernet

Casteil est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Casteillais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Casteil est située dans les Pyrénées, au pied du massif du Canigou, dans la vallée du Cady.

Elle fait partie du parc naturel régional des Pyrénées catalanes.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Casteil[1]
Vernet-les-Bains Taurinya
(par un quadripoint)
Sahorre Casteil[1] Valmanya

Corsavy
Py Prats-de-Mollo-la-Preste Le Tech

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Castell de Vernet[3]. Le toponyme Casteil vient de la présence du château seigneurial, dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges à proximité de l'église Saint-Martin-le-Vieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Façade de l'église paroissiale.

Sous l’Ancien Régime, Casteil est un fief des seigneurs Vernet du IXe siècle jusqu'au XIIe siècle, date à laquelle ils s'installèrent au sommet du village de Vernet-les-Bains.

La communauté dépend de l'abbaye Saint-Martin du Canigou conjointement avec Vernet-les-Bains pendant plusieurs siècles.

Le village s'est développé au pied de l'emplacement du premier château, autour d'un oratoire créé au XVe siècle et devenu église paroissiale au XVIIIe siècle, après l'abandon de l'église Saint-Martin-le-Vieux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Casteil est incluse dans le canton de Vernet puis, en 1793, rattachée au canton de Corneilla. En 1801, elle rejoint le canton de Prades, qu'elle ne quitte plus par la suite[4],[5].

À compter des élections départementales de 2015, la commune de Casteil rejoint le nouveau canton du Canigou.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Alain Margail    
mars 2008   Juliette Cases[6],[7]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1515 1553 1709 1789
10 f 3 f 6 f 6 f 21 f 27 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 133 habitants, en augmentation de 10,83 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
109 155 153 149 140 144 167 176 168
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
180 184 149 151 165 159 159 162 145
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
126 144 113 91 93 96 68 97 76
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
59 50 52 102 130 124 134 133 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[12] 1975[12] 1982[12] 1990[12] 1999[12] 2006[13] 2009[14] 2013[15]
Rang de la commune dans le département 206 170 202 163 169 167 171 168
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête communale : 11 novembre[16].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 744 €[17].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui la commune est assez prisée en été, car bénéficiant de son cadre entre le Canigou (pour les amateurs de randonnée) et de la station thermale de Vernet-les-Bains. Plusieurs locations sont disponibles sur place, de même qu'un camping.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Retable du maître-autel.

La commune est principalement connue pour être celle de l'abbaye Saint-Martin du Canigou, qui est située à environ une demi-heure à une heure de marche par une route cimentée.

Elle est aussi le point de départ de nombreuses excursions dans les massifs environnants (dont bien évidemment le Canigou).

Église paroissiale Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Mausolée du comte Guifred.

Située au cœur du village actuel, c'était à l'origine un simple oratoire, vraisemblablement établi au XVe siècle. Cet oratoire devint église paroissiale après l'abandon de Saint-Martin-le-Vieux, vers 1658. Cette citation mentionne l'église Sant Marti lo Vell, ce qui signifie que l'actuelle église paroissiale existait déjà. Une restauration entreprise récemment a permis de mettre en valeur cet édifice plein de charme.

La construction actuelle date du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. Il est construit en galets et briques, et comporte une nef unique à chevet-plat voûtée en berceau, dotée d'une chapelle latérale au nord. La tour du clocher a été élevée sur la travée du chœur.

L'ancien mausolée du comte Guifred, fondateur de l'abbaye Saint-Martin, a été transféré dans l'édifice à la Révolution et intégrée au mur sud de la nef. Ce transfert n'a d'ailleurs pas empêcher la profanation du tombeau en 1793. En marbre rose de Villefranche, le monument est composé d'une niche surmontée d'un arc brisé. Il est datable du XIVe siècle. À l'intérieur de cette niche, l'inscription funéraire, inscrite sur un bloc brisé en plusieurs morceaux en caractère gothique, a été déposée.

Église Saint-Martin-le-Vieux (Sant Marti Vell)[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-le-Vieux.
Article détaillé : Église Saint-Martin-le-Vieux.

L'église est située sur la route reliant Casteil à l'abbaye Saint-Martin, à proximité du château primitif des seigneurs de Vernet. De style roman, ancienne église paroissiale du village, elle a été abandonnée au XVIIe siècle au profit de l'église actuelle. Totalement négligé, l'édifice, qui s'effondra, disparut bientôt presque totalement sous la végétation.

Lorsqu'on se décida à le dégager et à le restaurer en 1978, il n'en restait plus que les niveaux inférieurs du clocher et de l'église. Il fallut quasiment reconstruire l'édifice, à nef unique charpentée terminée par une abside semi-circulaire voûtée par un cul de four. Deux corps annexes dessinent un faux transept.

Abbaye Saint-Martin-du-Canigou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye Saint-Martin du Canigou.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Casteil Blason De gueules à saint Martin à cheval partageant son manteau avec un mendiant, le tout d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Albert Cazes, Le Roussillon Sacré, Revue Conflent, .
  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Les Presses du Languedoc, (ISBN 2-85998-244-2).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme » (consulté le 31 janvier 2017)
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  4. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  5. Notice Cassini de Casteil
  6. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  7. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  16. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  17. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).