Canton de Lourdes-Est

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Lourdes-Est
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement(s) Arrondissement d'Argelès-Gazost
Chef-lieu Lourdes
Conseiller général Josette Bourdeu
2008-2015
Code canton 65 12
Démographie
Population 10 653 hab. (2012)
Subdivisions
Communes 27

Le canton de Lourdes-Est est un ancien canton français situé dans le département des Hautes-Pyrénées et la région Midi-Pyrénées. En application du redécoupage cantonal de 2014 en France, le canton de Lourdes-Est se retrouve désormais dans le canton de Lourdes-2, qui correspond à l'ancien canton de Lourdes-Est augmenté de la commune d'Adé[1].

Vue sur une partie de la Baronnie des Angles depuis Bourréac : la plaine de Lézignan au premier plan avec le village d'Arcizac-ez-Angles, le donjon du château du village des Angles au deuxième plan, les crêtes de Germs-sur-l'Oussouet et celles de Sère-Lanso, le pic du Montaigu et le pic du Midi de Bigorre au fond.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le canton de Lourdes-Est est une entité territoriale au sein d'un ensemble plus large, le Pays de Lourdes, dont l'identité culturelle et économique est plus affirmée aujourd'hui que par le passé, en raison du rôle central exercé par la ville de Lourdes. Le Pays de Lourdes rassemble trois cantons : Lourdes-Est, Lourdes-Ouest et Saint-Pé-de-Bigorre.

Topographie[modifier | modifier le code]

Le canton de Lourdes-Est est à la fois un canton de piémont et de montagne, il associe des vallées, de hautes collines et des sommets montagneux. Il est limité :

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux bassins hydrographiques se partagent le territoire, celui de l'Echez qui se dirige vers le nord pour rejoindre l'Adour et celui du Neez, un affluent du gave de Pau qu'il rejoint en amont de Lourdes. De fait ces deux bassins correspondent plus ou moins aux deux entités historiques qui constituent le canton, la Baronnie des Angles pour l'Echez, l'Estrem de Castelloubon pour le Neez. Le lieu de passage entre les deux vallées se situe au col de Lingous.

Accès et réseau routier[modifier | modifier le code]

Le canton de Lourdes-Est possède la singularité d'être à la fois très proche des grands axes de communication, et donc très bien desservi, et, en même temps d'être à l'écart ou à côté. Il est aux portes de la ville de Lourdes, en bordure de la Nationale 21 reliée à l'autoroute La Pyrénéenne à 10 km de Lourdes, et traversé par la D937 reliant Lourdes à Bagnères-de-Bigorre.

Il offre très rapidement le sentiment d'une rupture rapide, et d'une évasion vers de nouveaux horizons, pour peu que l'on s'engage dans une des routes départementales à lacets qui conduisent à de petits villages très « Vieille Bigorre », entourés de prés et de bois au-delà desquels s'ouvrent les grands espaces ouverts qui les dominent.

Les deux principales routes départementales qui traversent en profondeur le canton sont la D26, dans la vallée du Castelloubon, et la D7 en Baronnie des Angles ; toutes deux se rejoignent au col de Lingous :

  • La D26 dessert le Castelloubon en le reliant à la D13 et à la N21, au Pont Neuf, la porte du Lavedan, avant l'accès à la 4 voies de Lourdes-Argelès. La D13 dessert la vallée de Dabant-Aïgue (rive droite du gave), les trois premiers villages traversés (Lugagnan, Ger et Geu) font partie du Castelloubon, ainsi que Berbérust-Lias accessible depuis Lugagnan par une route à flanc de montagne.
  • La D7 dessert la Baronnie des Angles selon un axe nord-sud, d'une part vers le sud en direction du col de Lingous et de la Croix Blanche à partir d'Arcizac-ez-Angles, d'autre part vers le nord en direction de Lézignan puis de Bourréac et de Paréac pour rejoindre au-delà la vallée de l'Echez et le marquisat de Bénac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini correspondant à la zone du canton de Lourdes-Est et à une partie de celui de Bagnères de Bigorre

Origine[modifier | modifier le code]

Le canton de Lourdes-Est a été créé en 1973 par partition de l'ancien canton de Lourdes, créé en 1790, en deux cantons (Lourdes-Est et Lourdes-Ouest).

En sus de Lourdes, le canton associe deux territoires voisins qui jusqu'en 1789 ont formé deux entités historiques et administratives distinctes en tant que seigneuries différentes : la Baronnie des Angles d'une part et l'Estrem de Castelloubon d'autre part, ce dernier constituant une des sept vallées du Lavedan et relevant comme tel de la vicomté du Lavedan.

Sur le plan religieux, le village des Angles a été le siège d'un archidiaconé parmi les plus importants de Bigorre avec ceux du Lavedan et de Tarbes et d'un archiprêtré. Cette organisation religieuse est décrite par Jean Bourdette dans son livre consacré à la Baronnie des Angles intitulé Notice des Barons de Angles[2]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Toute la zone pyrénéenne a une toponymie abondante qui documente l'histoire locale, village par village. En raison de leur caractère très varié et très différencié, celle des villages du Pays de Lourdes dont fait partie le canton de Lourdes-Est, et du Lavedan en général, est particulièrement riche. Cette toponymie a été particulièrement développée du fait d'un enracinement paysan qui est à relier au système familial pyrénéen.

Une collecte de ce patrimoine culturel immatériel fait l'objet d'une activité associative dans des communes du canton de Lourdes-Est (Bourréac, Lézignan et Les Angles). Elle s'appuie à Lézignan sur la récente médiathèque de la communauté de communes de la Baronnie des Angles qui bénéficie d'un accès public à l'outil informatique.

Administration[modifier | modifier le code]

On retrouvera dans un livre[3] consacré aux conseillers généraux des Hautes-Pyrénées, de 1800 à 2007, une biographie de chacun de ces conseillers dont ceux du canton de Lourdes.

Canton de Lourdes-Est depuis la partition du canton de Lourdes en 1973[modifier | modifier le code]

Liste des conseillers généraux successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1973 1994 François Abadie PRG Directeur commercial
Maire de Lourdes de 1971 à 1989
Député de 1973 à 1981
Sénateur de 1983 à 2001
Secrétaire d'Etat au Tourisme
1994 2001 Philippe Douste-Blazy UDF Cardiologue
Maire de Lourdes de 1989 à 2000
Député Européen de 1989 à 1993
Député des Hautes-Pyrénées de mars à mai 1993 et de 1997 à 2002
Ministre
2001 2015 Josette Bourdeu PRG Infirmière libérale
Conseillère municipale de Lourdes
Vice-Présidente du Conseil Général
Maire de Lourdes depuis 2014
Présidente de la Communauté de communes du Pays de Lourdes depuis 2014

Canton de Lourdes avant la partition en 1973[modifier | modifier le code]

Liste des conseillers généraux successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1970 1973 François Abadie MRG Maire de Lourdes
1961 1970 Georges Béguère DVD Chef d'entreprise
1945 1960 Antoine Béguère DVD Maire de Lourdes
1919 1940 Laurent Bouriot DVD Médecin - Maire de Lourdes
Nommé conseiller départemental en 1943[4]
1909[5] 1919 Justin Lacaze DVD Maire de Lourdes
1901[6] 1908
(décès)[7]
Baptiste Lapeyre
(fils de N.Lapeyre)
Républicain Avocat au barreau de Lourdes
1867 1901
(décès)[8]
Nestor Lapeyre Républicain Maire de Lourdes
1838 1867 Pierre Dauzat-Dembarrère
(fils du précédent)
  Avocat à Paris, puis magistrat
1833 1838 Bazile Dauzat   Ancien militaire

Composition[modifier | modifier le code]

Communes[modifier | modifier le code]

Le canton de Lourdes-2, anciennement canton de Lourdes-Est, est composé d'une partie de Lourdes et des 27 communes rurales suivantes :

Cartographie des cantons Lourdes 1 et Lourdes 2 ː en jaune : Lourdes-1, en vert foncé : Lourdes-2

.

Les quartiers de Lourdes inclus dans le canton de Lourdes-Est se situent pour partie à l'est et au sud de la ligne de chemin de fer en partant de la gare, dans la direction de Tarbes, et correspondent pour l'essentiel, à la ville haute dont le quartier de la Mairie et des Halles, à l'exception de la Vieille-Ville (quartier du château fort). La ville basse et ses quartiers voués à l'hôtellerie et aux commerces d'articles religieux, ainsi que les sanctuaires, se trouvent dans le Canton de Lourdes-Ouest.

Communautés de communes[modifier | modifier le code]

Le canton de Lourdes-Est comprend en totalité trois communautés de communes (celles de la Baronnie des Angles, du Castelloubon et de la Croix blanche) et une partie de la communauté de communes du Pays de Lourdes (une partie de la commune de Lourdes et les communes de Julos et Paréac).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution des effectifs de population des communes de France, de 1793 à nos jours, peut être connue via le site Cassini de l'EHESS[9] complétée par les valeurs fournies pour 2009 par l'INSEE.On obtient les résultats suivants pour les communes du canton de Lourdes-Est :

Évolution du nombre d'habitants des communes du canton de Lourdes-Est
Commune 1806 1821 1861 1901 1921 1936 1968 1990 1999 2009
Les Angles 346 328 343 227 180 177 151 145 141 133
Arcizac-ez-Angles 211 250 240 189 188 195 138 157 191 265
Arrayou-Lahitte 237 217 317 179 163 142 98 83 93 101
Arrodets-ez-Angles 307 260 257 212 169 155 94 62 81 111
Artigues 56 72 84 53 44 41 30 24 29 25
Berbérust-Lias 198 238 204 162 150 126 69 48 40 54
Bourréac 220 140 110 94 76 61 41 46 70 90
Cheust 310 267 279 233 185 165 108 97 94 86
Escoubès-Pouts 217 231 256 189 137 110 82 68 96 103
Gazost 400 391 502 392 325 276 159 135 117 138
Ger 157 121 173 189 171 151 117 118 128 173
Germs-sur-l'Oussouet 400 497 604 607 424 327 208 122 118 119
Geu 158 172 192 150 119 100 105 116 145 170
Gez-ez-Angles 114 150 109 97 87 47 25 23 22 21
Jarret 225 257 250 210 144 134 121 225 219 328
Julos 299 324 312 223 213 189 188 218 241 337
Juncalas 296 439 401 347 252 241 214 170 193 189
Lézignan 390 432 363 405 290 241 214 431 390 379
Lugagnan 72 89 133 181 135 123 165 173 171 168
Ossun-ez-Angles 143 173 177 128 71 56 36 19 32 39
Ourdis-Cotdoussan 62 76 55 62 43 34 47 53 53 50
Ourdon 57 100 78 65 51 46 17 9 6 10
Ousté 155 156 198 158 113 95 62 37 46 45
Paréac 156 146 164 135 110 99 74 75 69 66
Saint-Créac 136 192 210 208 174 140 129 117 115 92
Sère-Lanso 147 140 221 167 138 122 82 64 54 59
Total des villages du canton 5571 6120 6392 5379 4213 3669 2804 2835 2954 3240
Lourdes ville (sur les deux cantons) 3061 3393 4310 8708 8736 11529 17939 16300 15203 15491

Entre autres on remarquera l'importance passée de Germs-sur-l'Oussouet située à la porte des estives locales ce qui en faisait un centre d'activités pastorales. Après avoir vu décliner fortement leur population tout au long du XXe siècle, presque tous ces villages ont aujourd'hui une population permanente qui se maintient, voire en augmentation, du fait de résidents permanents dont le lieu de travail est en ville, sur Lourdes ou sur Tarbes. L'accroissement majeur reste toutefois celui de la population temporaire qui résulte des résidences secondaires et des locations saisonnières.

Vie associative et culturelle[modifier | modifier le code]

À l'échelle de chaque commune ou parfois de groupes de communes rurales, il existe une association qui organise des activités de loisirs et de vie collective dont la mention doit apparaître dans l'article dédié à chaque commune. Avec un rayonnement couvrant l'une ou l'autre des deux zones historiques et culturelles du canton, La Baronnie des Angles et le Castelloubon, on a :

  • Animation en Baronnie des Angles (ABA)
Char fleuri lors de la fête de la Terre organisée par la JAC, aux Angles en 1948

L'activité paroissiale porte sur la totalité du pays de Lourdes, donc sur les trois cantons de Lourdes-Est, Lourdes-Ouest et Saint-Pé de Bigorre. Elle est très vivante, indépendamment de la place occupée par les sanctuaires de Lourdes, et s'exprime dans un bulletin mensuel, A Nouste, bien documenté grâce à des contributions sur différents sujets écrites par des lecteurs dans chaque village. Dans l'après guerre, de 1946 à 1952, le canton de Lourdes a connu une forte activité de la JAC (Jeunesse agricole catholique) qui a contribué aux changements sociaux et techniques de l'agriculture et du monde paysan à cette époque. Elle se manifestait en particulier par l'organisation de Fêtes de la Terre.

Le patrimoine historique, architectural et environnemental[modifier | modifier le code]

Les églises de villages et leurs retables bigourdans[modifier | modifier le code]

Nombre d'églises du canton de Lourdes-Est comme d'autres villages de Bigorre, se distinguent par leurs retables et autel en bois doré, œuvres, pour la plupart, de la dynastie des Ferrère. Ne sont mentionnées ci après que les églises des villages du canton inscrites à l'inventaire des Monuments historiques (© MH) ou détenant des ouvrages inscrits. On doit y rajouter celui de l'ancienne église paroissiale Saint-Pierre, à Lourdes, présent dans la chapelle du château fort.

  • Geu : église Saint-Martin XIIe siècle, © MH.
  • Julos : église Saint-Pierre, XIIe et XVIIIe siècles, © MH. Autel, retable et tabernacle en bois sculpté : Le Reniement de saint Pierre, XVIIIe siècle, © MH.
  • Ourdis-Cotdoussan : église Saint-Jacques XVIIe siècle et 4e quart du XVIIIe siècle, © MH et Retable XVIIe siècle, © MH.
  • Escoubes-Pouts : église Saint-Jean-Baptiste. Sculpture, bas-relief, pierre de Lourdes, (La Crucifixion, Sainte Barbe, la Vierge de Pitié), XVIIIe siècle, © MH.
  • Juncalas : église Notre Dame. Maître-autel, tabernacle et retable, décoré de trois bas-reliefs : l'Assomption de la Vierge, la Vierge du Rosaire et Saint Michel, XVIIIe siècle, © MH.
  • Lézignan : église de la Toussaint. Maître-autel, tabernacle et retable de l'Assomption, avec les anges adorateurs, XVIIIe siècle, © MH.
  • Paréac : maître-autel, tabernacle, retable et sa toile représentant l'Assomption, XVIIIe siècle, © MH.

Trois lieux chargés d'histoire[modifier | modifier le code]

  • Le château des Angles aux Angles

Le château fort des Angles, sur sa motte féodale, se trouve dans le village des Angles. Abandonné à partir du XVe siècle par les barons des Angles[10], le château laissé à l'abandon tomba en ruines. Passé dans le domaine public, le château y demeura jusqu'en 1980. De l'édifice perdu au milieu des taillis de châtaigniers ne restait qu'une bâtisse à l'entrée du site et le donjon, imposant encore, dont une partie était écroulée. En 1980, Jack Cernaix et son épouse parvinrent à racheter les ruines et le terrain à la municipalité de l'époque[11],[12]. Le donjon a été reconstruit, selon les plans des architectes des bâtiments de France, à l'identique de la construction originelle, ainsi que l'ancien logis qui est aujourd'hui un gîte rural. L'ensemble des bâtiments ainsi restaurés laisse une impression visuelle forte dans le paysage du territoire de la Baronnie au point que ce château en est redevenu un élément identitaire repris dans le logo de la communauté de communes de la Baronnie des Angles. On se reportera à l'article Baronnie des Angles, l'une des huit baronnies du Comté de Bigorre, pour l'histoire des barons des Angles attachée à ce château.

  • Les ruines de Castet-Gelos, (ou Château-Jalou sur certaines cartes) à Geu

Elles se dressent sur un site remarquable, un piton calcaire isolé sur la rive droite du gave qui domine le village de Geu et la vallée d'Argeles de près de 100 m. Elles sont visibles depuis la nationale de Lourdes à Argeles-Gazost. À la base du piton, à l'est, se trouve une grande carrière qui exploitait le calcaire pour en faire de la chaux et maintenant pour la production de gravier (Sté Daniel). Le château qui contrôlait l'accès Nord de la vallée fut fondé au début du XIVe siècle par les vicomtes du Lavedan pour être le fief d'Arnaud, fils puîné du vicomte Raymond Garcie IV[13]. Jean de Béarn, commandant la place de Lourdes pour le roi d'Angleterre, s'en empara à la fin du XIVe siècle. La garnison anglaise abandonna le château en 1404 après l'avoir démantelé. Arnaud de Lavedan retrouva alors son bien et le releva de ses ruines. Le site fut ensuite occupé pendant deux siècles, mais le 21 juin 1660, il fut ravagé par le même tremblement de terre qui détruisit aussi le château de Castelloubon et l'abbaye de Saint-Savin. On accède aux ruines par le Sud, en empruntant un chemin qui part derrière l'église de Geu. Comme à Castelloubon, des falaises ou de très fortes pentes bordent l'édifice et l'accès sans précaution peut être dangereux. Il demeure les vestiges de plusieurs enceintes successives, parfois taillées dans le roc, et la base du donjon sur la partie la plus élevée de la colline. La partie la plus visible est un pan de mur d'une dizaine de mètres de longueur sur environ 5 m de hauteur, au Nord. On ne peut que regretter l'état d'abandon mais l'impression laissée reste très forte.

Le château de Castelloubon a donné son nom à la vallée. Ce nom rappelle l'origine de sa fondation, au début du Xe siècle, par le premier vicomte du Lavedan, Mansion Loup, issu de la dynastie de Loup Ier de Vasconie[14] qui a donné les premiers ducs de Vasconie et comtes de Bigorre. Le château fut la résidence des vicomtes du Lavedan jusqu'au début du XIe siècle. Un tremblement de terre ravagea les bâtiments en 1660, entraînant l'abandon définitif du site et sa ruine. Visibles depuis la départementale, à hauteur de Cheust, les ruines dominent en nid d'aigle la vallée orientée est-ouest, du sommet d'un piton calcaire entouré de falaises abruptes et couvert de buis. L'accès est possible depuis Cotdoussan mais le parcours n'est pas tracé et peut être dangereux. Les vestiges d'un donjon rectangulaire sont encore bien visibles, ainsi que les murs d'une petite chapelle avec des restes de peinture, des portions relativement nettes de l'ancien mur d'enceinte et des traces de logis près du donjon.

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Les vieilles maisons et fermes bigourdannes[modifier | modifier le code]

Détails de charpente de grange-étable avec coyau à Bourréac

Des maisons paysannes ou de bourgeoisie rurale, construites aux XVIIIe et XIXe siècles, sont présentes dans la plupart des villages. Les éléments caractéristiques, outre les proportions harmonieuses du toit et des murs, sont les encadrements des portes et fenêtres en pierre de Lourdes, les toits d'ardoises avec coyau (voir le détail sur la photo), les portails de fer forgé, ainsi que des détails de cour de ferme tels que les abreuvoirs, les poulaillers et porcheries en pierre de taille, un marbre gris appelé pierre de Lourdes, et des clôtures en labàs (plaques de schiste dressées) issus des anciennes ardoisières ou en pierres sèches roulées par les glaciers, en zones morainiques.

Le tout témoigne d'une relative prospérité passée fondée essentiellement sur l'élevage ovin en rapport avec l'exploitation des estives, voire, dans quelques cas, dans le canton de Lourdes-Est, sur l'élevage du cheval tarbais pour la remonte, après 1870, ce dont rend compte surtout l'architecture d'anciennes fermes des villages de plaine autour de Tarbes, notamment dans le Canton d'Ossun. Les matériaux de construction étaient trouvés sur place mais aujourd'hui les ardoises doivent être importées d'Espagne tandis que la pierre de taille semblable à la pierre de Lourdes, utilisée en rénovation, vient désormais d'Arudy.

Le bâti au fil de l'eau : lavoirs, leytès, abreuvoirs, moulins et scieries[modifier | modifier le code]

  • Lavoirs, leytès et abreuvoirs
  • Moulins et scieries
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Les granges foraines et les prairies de fauche ou pâturées[modifier | modifier le code]

Les granges foraines[modifier | modifier le code]

Les granges foraines ou bordes sont des granges-étables éloignées de l'habitation et du siège de l'exploitation. On sait par les textes anciens qu'elles existent depuis longtemps[15]. La comparaison entre les plans cadastraux actuels et les plans cadastraux napoléoniens de 1809 montre que beaucoup sont déjà mentionnées à cette date. Mais la confrontation avec l'inventaire général de la richesse terrienne réalisé pour la seule Baronnie des Angles, maison par maison, dans chaque village, en 1738-1741[16], laisse à penser que beaucoup ont été construites dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Ces granges ont été conçues pour éviter de ramener le foin de toutes les prairies au siège de l'exploitation, face aux risques qu'une traction animale de chars de foin pouvait faire courir sur des parcours et chemins difficiles. Elles devaient aussi permettre le développement de l'exploitation à distance lorsque son extension n'était pas possible dans les villages à habitat groupé. De fait cette exploitation allait de pair avec un important travail itinérant et quotidien pour le soin aux animaux et le transport à dos d'homme du lait récolté sur place. Ces granges sont situées dans des prés, ou en limite de pré. Elles étaient destinées autrefois au stockage du foin et du regain récoltés dans ce pré, à un hivernage des animaux à la mauvaise saison et à leur mise à l'abri, la nuit. Leur conception générale est celle des granges étables du siège d'exploitation mais avec un moindre volume et sans recours à des éléments ornementaux comme la pierre de taille. Elles comprennent deux parties : le fenil à l'étage, une étable ou une bergerie en rez-de-chaussée plus ou moins haute qui recevait des brebis ou des vaches et leurs veaux en nombre variant selon l'espace disponible et le fourrage qui pouvait être récolté et stocké. Certaines, plus importantes, ont une partie habitation et une partie étable avec fenil, ce sont d'anciennes métairies, à l'écart du village. Une même exploitation peut avoir plusieurs bordes et il n'est pas de quartier dans un village du canton de Lourdes-Est qui n'en compte pas au moins une.

Leurs qualités esthétiques (toits d'ardoises avec outeaux plats généralement et murs en pierres) et souvent leur emplacement leur confèrent une importante valeur paysagère et patrimoniale. Une publication du Conseil d'architecture, urbanisme et environnement des Hautes-Pyrénées leur a été consacrée[17],[18] . Elles sont aujourd'hui inadaptées à la mécanisation et aux conditions techniques d'élevage et de stockage des fourrages, sauf à servir d'abri aux animaux qui pâturent à proximité. Leur entretien s'avère très souvent problématique et la situation de beaucoup est en péril. Heureusement certaines d'entre elles peuvent être sauvegardées en étant reconverties pour un usage de tourisme en conformité avec la réglementation consultable sur le site de la DDEA 65[19].

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Les prairies : de la prairie de fauche irriguée d'autrefois à la prairie pâturée d'aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Les prairies pyrénéennes irriguées ont longtemps fait l'émerveillement des visiteurs tels Froidour, picard d'origine, qui, en 1685[20] a donné une description détaillée des « aménagements admirables de toutes les eaux qui sont sur les montagnes » et des « très agréables prairies » qu'elles desservent, ou encore Arthur Young, agronome et touriste anglais, qui, en 1787, livre une description enthousiaste de la vallée de Campan qui « offre le paysage le plus exquis dont mes yeux se soient jamais régalés »[21]. Les géographes en ont donné aussi une description et une analyse technique et ethnographique, Henri Cavailles en 1931[22], Michel Chevalier en 1956[23]. Pour Chevalier, en 1956, les pratiques d'irrigation n'ont guère changé au cours des siècles et il souligne qu'"il n'existe nulle part dans les Pyrénées de règlements locaux sur l'irrigation parce que presque partout l'eau abonde". Un seul élément suffit à expliquer tout cela : le travail humain. Il suffit de se reporter au tableau de la démographie dans cet article pour comprendre l'importance de la population paysanne d'autrefois et la situation d'aujourd'hui.

Cette époque est donc révolue, bassins et rigoles sont comblés, l'irrigation n'est plus pratiquée, ici comme ailleurs. Les prairies de fauche se concentrent désormais sur les espaces plans, là où la mécanisation rend possible le préfanage et le conditionnement en balles rondes. Les prairies de fauche pentues sont devenus des pacages mais elles offrent le charme des espaces semi-naturels pourvu que ces espaces restent ouverts. Le risque, avec la déprise, serait le passage à l'étape suivante, le stade de la friche herbacée qui précède celui de la friche ligneuse et la fermeture du paysage. Sur la relation entre la friche et le système social villageois pyrénéen on pourra se reporter à un travail de Claude Mercier en vallée d'Aure [24]. Ce risque est encore largement contenu dans le canton de Lourdes-Est du fait du maintien d'un élevage allaitant important soutenu par les aides communautaires.

Les sites panoramiques[modifier | modifier le code]

Ils sont très nombreux et référencés sur une carte élaborée par le SIVOM du canton de Lourdes Est. On peut mentionner en particulier :

Faune et Flore[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

On mentionnera en particulier la présence reconnue[25] du Desman des Pyrénées et de la loutre sur les rives du Neez.

Flore[modifier | modifier le code]

Les activités[modifier | modifier le code]

L'Agriculture[modifier | modifier le code]

Agriculture et environnement[modifier | modifier le code]

L'importance de l'agriculture, dans le canton de Lourdes comme ailleurs, va bien au-delà d'un bilan technique et économique des productions en volume et en valeur. L'agriculture et en l'occurrence l'élevage sont les principaux moyens de gestion et d'aménagement des espaces contribuant à la perception positive de l'environnement. Ils génèrent des satisfactions environnementales appelées aménités qui participent au charme et à l'attrait des lieux en sus de l'atout majeur que peut être le panorama sur la chaîne pyrénéenne : des paysages ouverts, des espaces entretenus, des prés, des animaux qui animent ces espaces etc.

Toutefois, ici comme dans les autres zones de montagne, en France et ailleurs, l'agriculture et l'environnement ont été affectés par la forte déprise agricole : une population active agricole beaucoup moins nombreuse et plus âgée ne peut plus offrir aux visiteurs le spectacle d'une agriculture de montagne quasiment jardinée que l'on connaissait encore jusque dans les années 1950, avant la disparition progressive de l'agriculture paysanne. Toutefois, à défaut d'être des prairies de fauche irriguées comme elles l'étaient autrefois, les vastes étendues herbeuses vouées au pacage offrent aujourd'hui le charme des espaces semi-naturels entretenus par des tondeuses animales, vaches, moutons et chevaux.

L'élevage[modifier | modifier le code]

Le canton de Lourdes-Est a été le berceau d'élevage de deux races locales faisant l'objet d'un programme de sauvegarde : la race bovine lourdaise et la race ovine lourdaise.

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Aujourd'hui, la plupart des exploitations traditionnelles ont été remplacées par des exploitations moins nombreuses et mécanisées, principalement orientées sur l'élevage bovin allaitant (production de veaux broutards et de veaux sous la mère), en races bovines blonde d'Aquitaine et limousine avec transhumance dans les estives, et fonctionnant de ce fait dans un modèle semi extensif répondant aux attentes d'une économie touristique. De belles exploitations ovines demeurent mais l'élevage ovin a été pénalisé par la fermeture de l'abattoir de Lourdes à la fin des années 1980, ce qui l'a privé d'un débouché local et d'une évolution comparable à celle dont a bénéficié l'élevage du canton de Luz-Saint-Sauveur avec le mouton de Barèges. Il existe quelques élevages bovins laitiers, mais les conditions locales lui sont peu favorables en zone plaine de plus en plus urbanisée aux portes de Lourdes car, à la différence de l'élevage allaitant moins intensif, certains choix techniques découlant de la nécessaire modernisation peuvent se heurter à des problèmes de voisinage.

Le canton de Lourdes-Est a été un foyer d'élevage d'une race porcine authentiquement locale, le Pie-Noir de Bagnères, qui, dans les années 1980, a servi à reconstituer la race porcine Pie noir du Pays basque. Exclusivement vouée à l'autoconsommation, elle semble avoir disparu dans le canton. Dans ce même registre d'un élevage porcin extensif, quelques élevages de race porcine gasconne se sont créés pour produire du noir de Bigorre.

Productions végétales[modifier | modifier le code]

Lézignan et sa plaine ont une tradition de production légumière de qualité qui se maintient et sert le marché des producteurs de Lourdes. Nombre de jardins familiaux perpétuent la production de l'oignon doux de Trébons et du haricot tarbais. Le maïs reste la plante reine des terres labourables, il bénéficie de bons rendements grâce à la qualité des sols et à une pluviosité bien répartie.

Couvert forestier[modifier | modifier le code]

Le couvert forestier est en voie d'accroissement. Il a jadis été limité par le pastoralisme et notamment par l'écobuage pratiqué l'hiver sur les landes de fougères à proximité. Les grands domaines forestiers se situent dans le Castelloubon, notamment sur Gazost.

  • Le châtaignier a longtemps été un arbre emblématique de ce terroir pyrénéen tant pour sa production que pour les ressources en bois d'œuvre qu'il offrait : les voliges de granges et des maisons étaient faites en bois de châtaignier, très tannique et donc imputrescible et non attaqué par les insectes, (mais le tanin avec le temps finissait par attaquer les clous fixant les ardoises). La maladie de l'encre et la déprise agricole ont eu raison de cette exploitation. Reste un couvert abondant largement sous exploité avec de beaux arbres en bordure de prairies. Il suffirait pour réhabiliter la châtaigne que des productions gastronomiques locales, qui existent, soient proposées. Les châtaigneraies se prêtaient autrefois à une forme de sylvopastoralisme, en particulier des porcs de race locale de type ibérique, le pie noir de Bagnères, dont le comportement placide et sédentaire convenait bien à ce type d'exploitation.
  • Le frêne élevé (Fraxinus excelsior) est très commun, souvent dans des haies, voire en milieu de prairie, parfois à proximité des granges foraines dont il accentue l'intérêt paysager tout en servant de brise-vent. Il était autrefois très apprécié, tant comme bois d'œuvre que de chauffage ainsi que pour son feuillage qui pouvait servir de fourrage de substitution pour les ovins en période de sécheresse. estivale.
  • Les chênes, chêne rouvre ou chêne sessile (Quercus petraea), chêne pédonculé (Quercus robur L. = Q. pedunculata Ehrh.) sont très représentés. Ils fournissaient autrefois les meilleures charpentes des granges et des maisons.
  • Avec l'altitude, le hêtre (Fagus sylvatica) devient omniprésent, les Pyrénées sont considérées comme un des foyers d'expansion de cette espèce qui s'est ensuite répandue vers le nord, avec le recul des glaciations, et une des zones où la biodiversité y est restée la plus grande[26].
  • Dans le passé des forêts de sapins (Abies alba) et d'épicéas (Picea abies) ont été plantées dans le Castelloubon, l'exploitation forestière qui utilisait la force motrice de l'eau est associée à l'histoire de la vallée, cette histoire peut conduire le visiteur à la découverte d'un lieu secret où coulent des torrents, profondément enfoncé au pied du pic du Montaigu, appelé "Scierie de Gazost". Dans ce secteur se trouvent les sources sulfureuses froides de Gazost qui furent longtemps utilisées localement après avoir été connues des Romains[27]. Elles connurent de 1819 aux années 1870 plusieurs tentatives de mise en valeur. Situation géographique, desserte routière, manque de capitaux locaux contribuèrent à l'échec de ces réalisations, qui fut conclu par la captation et la canalisation de ces eaux, en 1885, au profit d'Argelès (appelée Argelès-Gazost depuis 1896).

Les Commissions Syndicales[modifier | modifier le code]

Les commissions syndicales sont des collectivités territoriales instituées par la loi du 5 avril 1884. Elles sont gestionnaires d'un territoire qui est la propriété indivise de plusieurs communes. Elles ont la charge d'équiper la montagne en pistes, accès, abreuvoirs, cabanes, etc. Au niveau de la chaîne des Pyrénées, les commissions syndicales ont constitué une fédération[28],[29]. Elles sont au nombre de deux dans le canton de Lourdes-Est :

– la commission syndicale de la Baronnie des Angles ;
– la commission syndicale du Castelloubon.

Tourisme[modifier | modifier le code]

On se reportera à l'article Lourdes pour les activités de tourisme et de pèlerinages propres à la ville de Lourdes. Si elles sont surtout développées dans la partie de Lourdes située dans le canton de Lourdes-Ouest il est évident que tout le canton de Lourdes-Est est aussi entraîné par la dynamique lourdaise, par tout ce qui se fait et se passe sur Lourdes. On pourra aussi consulter le site officiel[30] de la communauté de communes du Pays de Lourdes, notamment pour l'offre culturelle de sa très belle médiathèque située dans le bâtiment des halles au centre de la ville. Mais on comprendra qu'on ne puisse citer ici que les seules activités économiques à visée touristique situées dans les villages du canton de Lourdes-Est, donc en dehors de la ville de Lourdes, et qui tirent aussi parti des autres atouts et de l'originalité de ce canton. Elles se déclinent en :

Artisanat et entreprises[modifier | modifier le code]

Artisanat et entreprises sur Lourdes[modifier | modifier le code]

Un annuaire avec un classement par catégories est accessible sur un site de la mairie de Lourdes[31]

Artisanat et entreprises dans les villages du canton de Lourdes-Est[modifier | modifier le code]

Jadis, Lourdes et son canton étaient et païs dets labassayres et peyrès (le pays des ardoisiers et tailleurs de pierre). Peyré (carrier ou tailleur de pierre) était le sobriquet qui désignait les gens de Lourdes au temps de Bernadette Soubirous. On ne voit aujourd'hui, depuis la route, que les dépôts des anciennes ardoisières, notamment celle du Pont-Neuf, à Lugagnan, de couleur claire, très résistante, qui a permis la réalisation de toitures qui ont duré plus de deux cents ans. Les anciennes carrières de pierre sont visibles près de Lourdes.

  • La dernière ardoisière exploitée des Hautes-Pyrénées se situe à Juncalas (Entreprise Labes).
  • À Arcizac-ez-Angles, un marbrier a maintenu une production de pierre de taille bouchardée sur le modèle de celle qui se faisait autrefois pour les encadrements de portes et fenêtres (Entreprise Voldoire).

Industrie[modifier | modifier le code]

Parmi les activités industrielles présentes seulement sur Lourdes on mentionnera plus particulièrement :

  • L'usine SEB[32] à la Serre de Sarsan, à Lourdes, spécialisée dans le petit électroménager avec un magasin d'usine.
  • SBM (Sciences et Bio Matériaux Lourdes)[33], entreprise située sur la ZI du Monge, à Lourdes, spécialisée dans l'élaboration de biomatériaux pour la reconstruction osseuse.
  • Les établissements Toupnot[34], à Lourdes, spécialisés dans les conserves de viande, notamment du corned-beef presque entièrement exporté.
  • AI2P/ PI[35] (Atelier d'injection plastique des Pyrénées-Pyrénées Injection) entreprise située sur la zone de Saux, à Lourdes, spécialisée dans la fabrication de pièces techniques en matière plastique, pour l'électroménager en particulier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret n°2014-242 du 25 février 2014 délimitant les cantons du département des Hautes-Pyrénées
  2. Jean BOURDETTE : Notice des Barons des Angles. Extrait du Bulletin de la Société Ramond, 1905-1908. Un volume, 1908, 166 pp, 16 x 25,5 cm, disponible à la Médiathèque de la CCPL
  3. Les conseillers généraux des Hautes-Pyrénées, 1800-2007, coordonné par Jean-François LE NAIL, 427 pp, 2007, Conseil Général des Hautes-Pyrénées (ISBN 978-2-9514810-4-6)
  4. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9674307c/f3.item.r=canton.zoom
  5. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6250244x/f4.item.r=canton.zoom
  6. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62513487/f5.item.r=canton.zoom
  7. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6233240n/f7.item.r=canton.zoom
  8. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6259735g/f2.item.r=canton.zoom
  9. Villages Cassini
  10. Pierre GINTRAND, Châteaux, Maisons Nobles des Hautes-Pyrénées, 237 pages, éd. Val d'Adour, 2002
  11. Jack CERNAIX, communication verbale, 2009
  12. Jean CASSOU, maire des Angles, communication verbale, 2009
  13. Estrem de Castelloubon
  14. Dukes of Gascony
  15. Michel CHEVALIER : La Vie humaine dans les Pyrénées ariégeoises (les granges-étables page 427-435), 1956, 1061 pp, ed. M.-TH. GÉNIN, librairie de Médicis, 3, rue de Médicis Paris
  16. René ESCAFRE, La baronnie des Angles et les Roux de Gaubert de Courbons. 1733-1800, Lourdes, s.d. [1987], 104 p
  17. Conseil d'architecture, urbanisme et environnement des Hautes-Pyrénées : Les Granges foraines dans les Hautes-Pyrénées 1999,41 pp
  18. CAUE Hautes-Pyrénées Restaurer, aménager une grange foraine
  19. DDEA65 Aménagement des granges foraines
  20. L. de FROIDOUR : Mémoire du Pays et des États de Bigorre (1675-1685), 1685
  21. Arthur YOUNG :Voyages en France, 1787, 1788, 1789 I Journal de voyages, Armand Colin éd, 1976, 493 pp
  22. Henri CAVAILLES : La vie pastorale et agricole dans les Pyrénées des gaves, de l'Adour et des Nestes. Étude de géographie humaine, 1931, éd. A. Colin, Paris
  23. Michel CHEVALIER : La Vie humaine dans les Pyrénées ariégeoises (les prés pages 315-322), 1956, 1061 pp, éd. M.-TH. GÉNIN, librairie de Médicis, 3, rue de Médicis Paris
  24. Claude MERCIER : Pratiquer la friche : couvert végétal spontané, relations interindividuelles et système à maison, ethnographiques.org, Numéro 16 - juin 2008,en ligne.
  25. Michaël SANSAS, technicien de rivière du canton Lourdes-Est : communication, décembre 2009
  26. Brigitte MUSCH et Alain VALADON (ONF), Rémy PETI (INRA) L’Histoire du hêtre au Quaternaire : un nouvel éclairage et des enseignements pour l’avenir, 2007, RDV techniques hors-série n°2, pp 22-28, ONF
  27. WERNER (M.), "Sources et thermes de Gazost au XIXe siècle", Lavedan et Pays Toy, 1961, p. 121- 134.
  28. Commissions syndicales des Pyrénées
  29. Pastoralisme-CommissionsSyndicales
  30. Site officiel de la CCPL
  31. Site officiel Ville de Lourdes Entreprises
  32. Site officiel Groupe SEB
  33. Site officiel SBM (Science et Bio Matériaux)
  34. Site officiel Établissements Toupnot
  35. Site officiel AI2P/ PI

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]