Ali Hassan al-Majid

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Ali Hassan al-Majid

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Ali Hassan al-Majid, en 2004.

Nom de naissance Ali Hassan al-Majid
Naissance
Tikrit, royaume d'Irak
Décès (à 68 ans)
Kadhimiya (en), Bagdad, Irak
Nationalité Flag of Iraq.svg Irakienne

Le général Ali Hassan al-Majid (en arabe: علي حسن الماجد), né le et mort exécuté le [1] était un dignitaire irakien sous le régime de Saddam Hussein, dont il était le cousin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Né en 1941 et originaire de Tikrit, il est agent de liaison militaire, jusqu'au coup d'État qui porte au pouvoir le parti Baas, en 1968[2].

Carrière ministérielle[modifier | modifier le code]

Il est tour à tour ministre de la Défense, ministre de l’Intérieur, chef de la sécurité et aussi gouverneur militaire du Koweït lors de son invasion, en 1990. Il est surtout l'homme de main de Saddam Hussein[2] pendant les trente-cinq années du régime.

Arrestation et procès[modifier | modifier le code]

Classé numéro 5 sur la liste des anciens responsables irakiens les plus recherchés par les États-Unis, (il était le « roi de Pique » dans le jeu de cartes des personnes recherchées), il est d’abord annoncé comme mort en avant d'être arrêté le par l'armée américaine. Son procès par le tribunal spécial irakien à Bagdad débute le , exactement trois ans après son arrestation.

Il est condamné le à la peine de mort par pendaison pour avoir été l'un des principaux instigateurs de l'opération militaire Al-Anfal[3] au Kurdistan, en 1986-1989, opération qui aurait fait plus de 180 000 morts parmi la population kurde selon les Kurdes, entre 50 000 et 100 000 morts selon l'enquête effectuée et publiée dans les années 1990 par l'organisation Human Rights Watch.

Une cour d'appel a confirmé la peine de mort en septembre 2007 et, en vertu de la loi irakienne [réf. nécessaire], la sentence qui devait être exécutée dans les trente jours est repoussée le 3 octobre 2007 à une date ultérieure. Il a depuis été condamné trois fois à la même peine pour d'autres crimes : une deuxième fois en décembre 2008 pour l'écrasement d'une révolte chiite après la guerre du Golfe en 1991[2], une troisième fois, en mars 2009 pour les meurtres et les déplacements de populations chiites en 1999[2] et une quatrième fois en janvier 2010 pour le massacre à Halabja de 5000 Kurdes irakiens[2].

Surnoms[modifier | modifier le code]

Les médias le surnomment « Ali le chimique », pour son rôle dans les attaques au gaz ayant entraîné la mort de plusieurs dizaines de milliers de Kurdes à Halabja[2], dans le nord de l'Irak, les 17 et 18 mars 1988.

Il est également surnommé « le boucher du Kurdistan », pour avoir évacué de force les populations kurdes vers les zones frontalières jordanienne et saoudienne, très loin du Kurdistan irakien. Il est par ailleurs soupçonné d’être le commandant qui a ordonné l’exécution sommaire de centaines de musulmans chiites à Bassorah, en 1999, selon l'association Human Rights Watch.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. «Ali le Chimique» exécuté à Bagdad
  2. a, b, c, d, e et f "Ali le Chimique» condamné à la pendaison", sur le site Internet de Radio Canada, le 17 janvier 2009.
  3. Le Monde du 24 juin 2007