Bataille de Khafji

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Bataille de Khafji
Description de cette image, également commentée ci-après
Théâtre des opérations lors de la bataille.
Informations générales
Date 29 janvier 1991 au
Lieu Khafji, Arabie saoudite
Issue L'Irak capture la ville saoudienne de Khafji mais la Coalition repousse les troupes irakiennes deux jours plus tard
Belligérants
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Qatar Qatar
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Flag of Iraq (1991-2004).svg Irak
Commandants
Drapeau de l'Arabie saoudite Khalid bin Sultan
Drapeau de l'Arabie saoudite Fahd ben Abdelaziz Al Saoud
Drapeau des États-Unis Norman Schwarzkopf
Flag of Iraq (1991-2004).svg Salah Aboud Mahmoud
Flag of Iraq (1991-2004).svg Saddam Hussein
Pertes
43 morts
52 blessés
2 prisonniers
60 à 300 morts
400 prisonniers

Guerre du Golfe

Batailles

Invasion irakienne du Koweït :

Bataille des ponts · Prise du palais Dasman · Bataille de l'île de Failaka · Vol 149 British Airways

Intervention des forces de la Coalition :

Opération Artimon · Busiris · Salamandre · Daguet · Bataille d'Ad-Dawrah · Bataille de Khafji · Bataille au large de Bubiyan · Bataille de Hafar Al-Batin · Opération Bouclier du désert · Tempête du désert · Highway of Death · Bataille de 73 Easting · Medina Ridge · Aérodrome de Jalibah · Bataille de Norfolk

Incidents après le cessez-le-feu :
Bataille de Rumaila · Aérodrome de Safwan
Coordonnées 28° 25′ nord, 48° 30′ est

Géolocalisation sur la carte : Arabie saoudite

(Voir situation sur carte : Arabie saoudite)
Bataille de Khafji

La bataille de Khafji a été le premier grand engagement terrestre de la guerre du Golfe (1990-1991). Elle a eu lieu dans et autour de la ville saoudienne de Khafji, à partir du 29 janvier jusqu'au et a marqué le point culminant de la campagne aérienne de la Coalition au Koweït et en Irak, qui a débuté le .

Cette bataille est une démonstration de la puissance aérienne moderne, montrant que celle-ci peut parvenir à stopper et vaincre des opérations terrestres d'envergure, elle illustre ainsi le concept fondamental de la supériorité aérienne. Elle a également été un baptême du feu majeur pour les armées saoudienne et qatarienne. Bien que la capture de Khafji a servi à des fins de propagande pour le régime de Saddam Hussein, sa reconquête ultérieure a fortement augmenté le moral des troupes de la Coalition.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Invasion du Koweït et Guerre du Golfe.
La ville de Khafji avant la bataille.

Saddam Hussein, dirigeant de l'Irak, souhaitait attirer les forces de la Coalition dans des combats au sol, ces dernières menant une campagne aérienne contre l'armée irakienne depuis le . Les défenses anti-aériennes et l'armée de l'air irakiennes ont été largement surpassées par l'aviation de la Coalition. Les tirs de Scud contre Israël et les raffineries pétrolières saoudiennes devaient provoquer une intervention au sol par la Coalition. Dès lors, les forces irakiennes, stationnées au Koweït, lancent une offensive sur Khafji, ville saoudienne située près de la frontière avec le Koweït. La 1re division mécanisée ainsi que la 3e division blindée et la 5e division mécanisée dépendant du IIIe corps sous le commandement du général de division Salah Aboud Mahmoud avaient pour objectif de capturer la ville.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Un T-62 irakien hors de combat après la bataille.

Dès le 29 janvier, la 6e brigade blindées de l'armée irakienne de 2 000 hommes équipé de T-55 pénètre dans la ville, sans véritable défense, et l'occupe. Aussitôt, des unités du Corps des Marines des États-Unis équipé entre autre de LAV-25, aidées par un puissant appui aérien rapproché des avions de la Coalition qui bloquent une bonne part des unités irakiennes sur leur ligne de départ ainsi que par 2 bataillons de la Garde nationale saoudienne disposant de Commando V-150 et 2 compagnies de chars AMX-30 qatari engagent le combat. Trois des quatre forces opérationnelles de la 5e division mécanisée, de la taille d'un bataillon, ont été repoussées par les Marines, la quatrième pénètre dans la ville et sera détruite. Le 30 janvier 1991, alors que la division franchissait la frontière pour l'attaque principale, la 26e brigade blindée est piégée dans un champ de mines et subissait de nombreux dégâts. Le général Salah Aboud Mahmoud arrête l'offensive, car il pensait qu'il était impossible d'exécuter le plan complet.

La coalition reprend le contrôle de Khafji, qui est déclarée sécurisée le 1er février. Les forces de la Coalition ont perdu 43 morts et 52 blessés dont plusieurs suite à des tirs amis dans les combats ainsi qu'un AMX-30 en autre. Les pertes irakiennes sont quant à elles estimées à entre 60 et 300 morts, auxquelles s'ajoutent 400 capturés.

La destruction, au petit matin du 31 janvier, d'un avion gunship américain AC-130H Spectre par un soldat irakien, équipé d'un lance-missiles anti-aérien soviétique Strela-2, tuant d'un coup ses 14 membres d'équipage est la perte la plus importante de la Coalition[1].

Conséquences[modifier | modifier le code]

L'armée irakienne se retire du territoire saoudien après la bataille, étant en pleine débâcle sur tout le front. À partir de la mi-février, la Coalition lance une offensive afin de libérer le Koweït. Le conflit prendra fin le 28 février après la signature d'un cessez-le-feu.

La zone a été déclarée à nouveau saine (et sans mines) en 1995.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le jeu vidéo Conflict: Desert Storm s'inspire de cette bataille.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David J. Morris, Storm on the horizon : Khafji--the battle that changed the course of the Gulf War. New York: Free Press, 2004. (ISBN 978-0-7432-3557-0).

Liens externes[modifier | modifier le code]