Tir ami

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le domaine militaire
Cet article est une ébauche concernant le domaine militaire.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Le tir ami, feu ami ou tir fratricide, tir fraternel est un euphémisme militaire désignant le fait d'être touché par les tirs venant de son propre camp ou de ses alliés.

Distinction[modifier | modifier le code]

Dans la terminologie militaire américaine, également adoptée par certains de ses alliés, l'expression « tir ami » désigne uniquement le cas où un militaire est involontairement touché par ses alliés. Il peut avoir été identifié comme ennemi au moment du tir, et touché en visant juste, touché parce que le tir n'a pas atteint la cible visée ou touché par les retombées d'une attaque réussi sur celle-ci.

Dans ce dernier cas on peut aussi parler de « dommage collatéral », mais les dommages collatéraux incluent également les tirs touchant accidentellement des civils, et en pratique la communication militaire parle de tirs amis pour les militaires touchés par erreurs, de dommages collatéraux pour les civils.

Les bombes pour avions, obus d'artillerie et autres explosifs peuvent provoquer des pertes hors de la zone visé. Les obus classiques de 155 mm par exemple ont une probabilité d’erreur qui peut atteindre 106 m à 25 km de distance sur terrain plat (plus de 300 m sont évoqués en terrain montagneux) et un rayon létal d'environ 150 m[1].

Les tirs amis n'incluent pas les tirs volontaires entre soldats du même bord, soit à titre de sanction (dans le film Stalingrad, l'Armée rouge tire sur ses propres soldats battant en retraite contre les ordres), soit dans des règlements de comptes personnels (fragging dans le jargon militaire américain). Le tir ami est une simple erreur, le fragging est un crime, et le coupable a tout intérêt à le faire passer pour un tir ami.

Proportion des tirs amis[modifier | modifier le code]

Le taux de pertes dû à ces tirs fratricides est relativement important dans les grands conflits, d'où l'importance accordée aux moyens identification friend or foe dans les armées développées.

Des études des forces armées des États-Unis ont indiqué les pourcentages de pertes dans ses rangs dues à des tirs amis durant les guerres et opérations suivantes[2] :

Les chiffres donnés dans une autre étude de The American War Library donnent cependant des pourcentages jusqu'à de multiples fois plus élevés[3] .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Henrotin, « Combat moderne : quelles mutations pour l’artillerie à l’aune de l’expérience afghane ?< », sur Défense et Sécurité internationale,‎ (consulté le 3 juillet 2016).
  2. (en)[PDF] An Analysis of U.S. Army Fratricide Incidents during the Global War on Terror (11 September 2001 to 31 March 2008) by Catherine M. Webb and Kate J. Hewett, U.S. Army Aeromedical Research Laboratory, March 2010
  3. (en) The American War Library's best estimates on friendly fire casualties since WW2

Articles connexes[modifier | modifier le code]