Forces armées koweïtiennes

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Forces armées koweïtiennes
Drapeau du Koweït
Drapeau du Koweït
Fondation 1948
Branches armée de terre force aérienne Marine koweïtienne, garde nationale, garde-côtes
Commandement
Lieutenant-général Khaled Aljarah Alsabah
Ministre de la Défense Ahmed Akhaled AlSabah
Main-d'œuvre
Âges militaires 18 ans
Disponibles au service militaire 900 745 hommes
Aptes au service militaire 857 292 hommes
Atteignant l'âge militaire chaque année 22 000  hommes
Budgets
Budget 4,7 milliards de dollars US (2008)
Industrie
Fournisseurs étrangers Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la Russie Russie
Drapeau de l'Égypte Égypte
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne

Les forces armées koweïtiennes consistent en une armée de terre, une marine, une armée de l'air, une garde nationale et une garde côtière.

Selon la Constitution, le commandant en chef des forces armées est l'émir du Koweït, soit actuellement Sabah al-Ahmad al-Jabir al-Sabah en fonction. Elles disposent d'un budget de 4,7 milliards de dollars américains en 2008 et ses fournisseurs étrangers sont principalement les États-Unis, la Russie, l'Égypte, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.

Historique et déploiements[modifier | modifier le code]

Chars d'assaut M-84AB de l'armée koweïtienne réfugiés en Arabie Saoudite en 1990. Il s'agit du principal char de combat principal de ce pays remplacé depuis par 218 chars M1A2 Abrams.
Des BM-30 Smerch koweïtiens en 2011. 27 exemplaires ont été acquis en 1996.
Un F/A-18 Hornet de la force aérienne koweïtienne en 1993.

Les forces armées ont notamment participé à la guerre des Six Jours, à la guerre du Kippour (contre Israël) et plus récemment à la guerre du Golfe de 1991 qui suivit l'invasion du pays par l'Irak de Saddam Hussein.

Le service militaire est obligatoire à partir de 1978, mais est suspendu depuis avril 2001[1].

La guerre du Golfe[modifier | modifier le code]

Attaqué par surprise le , l'invasion du Koweït est effective en 48 h. La petite armée compte 16 000 militaires alors et ne peut faire face aux 100 000 hommes des forces armées irakiennes engagés dans l'opération.

Après l'invasion irakienne, les rescapés de la marine koweïtienne participèrent à la destruction de la flotte irakienne durant la guerre du Golfe, effectuée par la coalition entre le 18 janvier et le 20 février 1991[2]. Le patrouilleur lance-missiles Lürssen TNC 45[3] koweitien Al Sambouk (P4505)[4] fut dépêché par le commandement de la coalition pour venir à bout d'un mouilleur de mines irakien dissimulé le long de la côte [5]. Malgré un contexte côtier défavorable, où les navires peuvent se dissimuler facilement, l'Exocet MM 40 montra ses capacités de recherche, d'identification et de discrimination. Le missile frappa aisément le bateau irakien, à la surprise des équipages des nombreux navires américains venus assister à la manœuvre.

Après 1991, le rééquipement des forces armées[modifier | modifier le code]

Après la libération du pays en 1991, il a fallu refondre l'armée qui avait perdu la majeure partie de son équipement. Le Koweït achète alors en grande partie du matériel américain. La défense antiaérienne koweïtienne est entre autres équipée de systèmes MIM-104 Patriot, les troupes blindées de chars M1A2 Abrams et l'aviation de McDonnell Douglas F/A-18 Hornet.

Bases américaines au Koweït[modifier | modifier le code]

Depuis la fin de la guerre du Golfe, les États-Unis stationnent 5 000 soldats au Koweït (United States Central Command, CENTCOM) dans le cadre d'un accord de défense signé entre les deux pays.

L'armée américaine dispose de 12 bases au Koweït : Ali Al Salem Air Base, Camp Arifjan, Camp Buehring, Camp Fox, Camp Patriot, Camp Spearhead, Camp Virginia, Camp Wolf, Aéroport international de Koweït, Kuwait Naval Base, Kuwait Navy Base et Udairi Range.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Mercillon et Cointault 1991 : P. Mercillon et J.L. Cointault, Conflit du Golfe : c'était aussi une guerre navale, Revue Aérospatiale, juin 1991, n°79 p. 97
  • Gallois 2003 : Pierre Marie Gallois, Le sang du pétrole: guerres d'Irak, 1990-2003. Mobiles géopolitiques, éd. l'Âge d'homme, 2003, 341 p., ISBN 2825117951, 9782825117958.
  • Prézelin 2012 : Bernard Prézelin, Flottes de combat 2012, combats fleets of the world, Éditions maritimes & et d'outre-mer, Édilarge S.A., ISBN 978-2-7373-5021-4, p. 914, type TNC 45.
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Military of Kuwait » (voir la liste des auteurs).
  1. Marc Cher-Leparrain, « Deux monarchies du Golfe instaurent un service militaire obligatoire », sur Orient XXL,‎ (consulté le 11 mars 2014)
  2. une cinquantaine de navires de combat et une centaine d'auxiliaires, Gallois 2003, p. 189 et p. 216-217
  3. LURSSEN, Navals Vessels TNC 45
  4. Prézelin 2012
  5. Mercillon et Cointault 1991

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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