François-Frédéric Guy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
François-Frédéric Guy
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (49 ans)
VernonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Instrument
Partenaire
Marc Albrecht, Paavo Berglund, Jean-Claude Casadesus, Thierry Fischer, Fabien Gabel, Rumon Gamba, Pablo Gonzalez, Daniel Harding, Philippe Jordan, Kent Nagano, Michał Nesterowicz, Kazushi Ono, Pascal Rophé, Esa-Pekka Salonen, Wolfgang Sawallisch, Michael Tilson Thomas
Site web

François-Frédéric Guy, né le à Vernon, est un pianiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

François-Frédéric Guy entre au conservatoire de Paris à onze ans et travaille avec Dominique Merlet et Christian Ivaldi[1]. Diplômé en 1980, en 1989, il décroche le premier prix spécial du jury, au Concours de Munich et en 1992, Premier prix et le prix d'interprétation du Concours Unisa de Pretoria[1]. En 1994, il est invité à la Fondation du lac de Côme et y rencontre Karl Ulrich Schnabel (fils d'Arthur), Leon Fleisher, Murray Perahia, Charles Rosen, Fou Ts'ong et Dietrich Fischer-Dieskau[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Depuis ses débuts avec l'Orchestre de Paris dirigé par Wolfgang Sawallisch suivi d'un enregistrement en public du 2e concerto de Brahms avec Paavo Berglund et l'orchestre philharmonique de Londres, François-Frédéric Guy s'est imposé comme l'un des pianistes les plus fascinants de sa génération. Il a travaillé aux côtés de chefs de renommée internationale tels que Daniel Harding, Edvard Gardner, Philippe Jordan, Esa-Pekka Salonen, Michaël Sanderling ou encore Michael Tilson Thomas. Il est régulièrement l'invité du Philharmonia Orchestra, et de l'orchestre philharmonique de Radio-France. Il participe aux festivals de Lucerne (avec Bernard Haitink et le LPO), Chopin à Varsovie (avec le Sinfonia Varsovia), La Roque-d'Anthéron en récital et avec orchestre, Printemps des arts de Monte-Carlo, festival international de Colmar, AlpenKlassik de Bad-Reichenhall, Festspielhaus de Baden-Baden, ou Beethovenfest de Bonn.

En 2006, François-Frédéric Guy fait ses débuts aux Prom's de Londres avec le Philharmonia sous la direction d'Esa-Pekka Salonen. Passionné par le répertoire contemporain, il se produit dans les plus importants festivals de création contemporaine comme Musica à Strasbourg, le festival d’Automne à Paris, Manca à Nice, Archipel à Genève ou le Muzikgebouw d’Amsterdam, où il interprète Aurélien Dumont, Ivan Fedele, Christian Lauba, Jacques Lenot, Éric Montalbetti, Gérard Pesson, ou Hugues Dufourt qui lui a dédié Erlkönig. En 2012, il crée le double concerto de Bruno Mantovani, ainsi que le cycle pour piano En pièces de Marc Monnet (Festival Musica de Strasbourg), dont il est le dédicataire.

En novembre 2011, il a fait ses débuts à Moscou à la Spivakov Hall. Il s'est produit en récital à Londres au Queen Elizabeth Hall et au Wigmore Hall de Londres, au Royal Northern College of Music de Manchester, à l’opéra Garnier de Monte-Carlo. Depuis 2008, François-Frédéric Guy se consacre à un « Beethoven Project », sur scène comme au disque. Son intégrale des concertos avec le philharmonique de Radio France dirigé par Philippe Jordan a été unanimement saluée par la critique internationale. Il a donné plusieurs intégrales des 32 sonates et vient de les publier au disque pour le label Zig-Zag Territoires. Pour enrichir ce projet, il donne l'intégrale de la musique de chambre pour piano et cordes aux côtés de Tedi Papavrami et Xavier Phillips (Metz, Monaco, Washington, Genève…), qu'il enregistre pour Evidence Classics.


À partir de 2012, il dirige du clavier[2] les concertos de Beethoven et de Mozart avec l'Orchestre national de Lille, l'Orchestre régional Avignon-Provence, l'Orchestre de l'Opéra de Limoges, le Sinfonia Varsovia, l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège, l'Orquesta Sinfónica de Tenerife, l'Orchestre National des Pays de Loire et il commence une collaboration régulière avec l'Orchestre de chambre de Paris depuis 2015.

Il donne à nouveau l’intégrale des 32 Sonates de Beethoven au festival Berlioz de La Côte-Saint-André en 2013, à Rio de Janeiro en 2015, à Tokyo en 2019 et à Séoul de 2017 à 2020. Et débute un « projet Brahms » en 2016[3].

En 2017 il fait ses débuts à Vienne avec les Wiener Symphoniker dirigé par Philippe Jordan (Bartok Concerto n°3).

On a pu l'entendre avec l'Orchestre philharmonique du Luxembourg sous la direction de Michał Nesterowicz, l'Orchestre philharmonique de Radio France et Leon Fleisher, l’Orchestre du Capitole de Toulouse, des Pays de Savoie, l'Orchestre national des Pays de la Loire et Pascal Rophé, le Philharmonia, le Brabant Orkest, l’Orchestre philharmonique de Varsovie et Pablo Gonzalez, l'Orquesta Sinfónica del Gran Teatro del Liceo et Josep Pons, l'Orchestre symphonique de la BBC et l'Orchestre Symphonique du Québec et Fabien Gabel, l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo et Michail Jurowski, à la Tonhalle de Zürich avec Philippe Jordan, au Concertgebouw d’Amsterdam avec Marc Albrecht, ou bien en récital à Paris à la salle Gaveau et au Théâtre des Champs-Élysées, à l'Arsenal de Metz, au Grand Théâtre d’Aix-en-Provence ou à Londres au Wigmore Hall ou à Kings' Place.

Créations[modifier | modifier le code]

  • Éric Tanguy, Sonate pour piano no 1 (1996), l'œuvre est dédiée à François-Frédéric Guy.
  • Hugues Dufourt, Erlkönig (2006), l'œuvre est dédiée à François-Frédéric Guy.
  • Bruno Mantovani, Double concerto pour piano (2012), l'œuvre est dédiée à Varduhi Yeritsyan et François-Frédéric Guy.
  • Marc Monnet, En pièces, Livre 1 (2012), l'œuvre est dédiée à François-Frédéric Guy.
  • Marc Monnet, Trio n°3 pour violon, violoncelle, piano et électronique (2013), l'œuvre est dédiée à Tedi Papavrami, Xavier Phillips et François-Frédéric Guy
  • Hugues Dufourt, Reine Spannung (2018), l'œuvre est dédiée à François-Frédéric Guy.
  • Éric Montalbetti, Trois Études après Kandinsky (2018), l'œuvre est dédiée à François-Frédéric Guy[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

Piano[modifier | modifier le code]

  • Brahms, Sonates pour piano no 2 et no 3 (Meridian)
  • Beethoven, Sonates opus 106 et opus 109 (Harmonia Mundi, 1998)
  • Prokofiev, Sonates no 6 et 8 (Naïve)
  • Beethoven, Sonates Pathétique, Sonate opus 106 Hammerklavier, Sonate opus 49 no 1 (Naïve, 2006)
  • Marc Monnet, Imaginary Travel' (Zig-Zag Territoires, 2010)
  • Liszt, Sonate en si mineur – Harmonies poétiques et religieuses (2 CD, Zig-Zag Territoires, mars 2011)
  • Beethoven : Intégrale des Sonates (Volume I, 3 CD, Zig-Zag Territoires, octobre 2011)
  • Beethoven, Intégrale des Sonates (Volume II, 3 CD, Zig-Zag Territoires, avril 2012)
  • Beethoven, Intégrale des Sonates (Volume III, 3 CD, Zig-Zag Territoires, janvier 2013)
  • Beethoven, Intégrale des Sonates (Coffret, 9 CD, Zig-Zag Territoires, octobre 2013)
  • Brahms : Sonates nos 1, 2, 3 (Evidence Classics, avril 2016)

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Brahms, Sonates pour clarinette et piano avec Romain Guyot (Harmonia Mundi, 1996)
  • Brahms, Sonates pour violoncelle et piano avec Anne Gastinel (Auvidis)
  • Beethoven, Sonates no 2, 4 et 5 pour violoncelle et piano avec Anne Gastinel (Naïve)
  • Beethoven, Sonates no 1, 3 et Variations pour violoncelle et piano avec Anne Gastinel (Naïve)
  • Ludwig van Beethoven : Intégrale de la musique pour violoncelle et piano avec Xavier Phillips (Evidence Classics, novembre 2015)
  • Ludwig van Beethoven : Intégrale des Sonates pour violon et piano avec Tedi Papavrami (Evidence Classics, octobre 2017)

Concerto[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

  • Liszt : Bénédiction de Dieu dans la Solitude – Pensées des Morts – Sonate en si mineur (Mirare, Live, 2003)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Interview par Juliette Duval, dans Piano no 27, Hors-Série 2013, p. 5–8 [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Alain Pâris, Dictionnaire des interprètes et de l'interprétation musicale, Paris, Laffont, coll. « Bouquins », , 4e éd., 1278 p. (ISBN 2221080645, OCLC 901287624), p. 370.
  2. Biographie sur evidenceclassics.com.
  3. Interview [PDF] Figaro (avril 2016).
  4. Site web d'Éric Montalbetti

Liens externes[modifier | modifier le code]