Benjamin Godard

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Benjamin Godard
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Benjamin Godard.

Nom de naissance Benjamin Louis Paul Godard
Naissance
Paris, Drapeau de la France République française
Décès (à 45 ans)
Cannes, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur, professeur au Conservatoire de Paris
Style Musique classique
Lyrique
Activités annexes Violoniste
Lieux d'activité Paris
Formation Conservatoire national supérieur de musique et de danse
Maîtres Richard Hammer, Henri Vieuxtemps, Henri Reber
Élèves Helena Munktell, Eleanor Everest Freer
Récompenses Prix Chartier

Œuvres principales

  • Jocelyn (1888)
  • "Idylle" (pour flute et piano)

Benjamin Louis Paul Godard est un compositeur français, né le à Paris et mort le à Cannes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Benjamin Godard.

Il entra au Conservatoire national supérieur de musique et de danse. Il y étudia le violon avec Richard Hammer et Henri Vieuxtemps et la composition avec Henri Reber.

À l'âge de seize ans, il composa sa première sonate pour violon et piano. Il obtint le prix Chartier et celui de la ville de Paris en 1878 pour sa symphonie dramatique pour soli chœurs et orchestre, le Tasse. C'est également en 1878 qu'il représenta à Anvers, le , son premier opéra les Bijoux de Zalamea tombé dans l'oubli depuis.

En 1887, il devint professeur de la classe d'ensemble instrumental au Conservatoire de Paris. Son chef-d'œuvre, Jocelyn d'après un poème de Lamartine (Bruxelles, ) dont on retient la célèbre Berceuse, révèle le meilleur du talent lyrique de ce compositeur. Un autre opéra, Dante, fut représenté à l'Opéra-Comique le .

Il écrivit encore deux opéras : La Vivandière, dont l'orchestration fut terminée par Paul Vidal (création à titre posthume à Paris le ), et les Guelfes, représenté (également à titre posthume) à Rouen le .

Il composa aussi plusieurs symphonies dont trois à programme — la Symphonie gothique op. 23 (1874), la Symphonie orientale op. 84 (1884) et la Symphonie légendaire op. 99 (1886) — deux concertos pour violon (op. 35 et 131), deux concertos pour piano (op. 31 et 148), trois quatuors à cordes (op. 33, 37 et 136), quatre sonates pour violon et piano (op. 1, 2, 9 et 12), une sonate pour violoncelle et piano (op. 104) et deux trios avec piano (op. 32 et 72), une centaine de mélodies. Deux de ses œuvres les plus réussies sont le Concerto romantique pour violon et orchestre op. 35 (1876) et le Concerto pour violon no 2 en sol mineur op. 131 (1891), qui sont, à la fois, d'une écriture habilement virtuose pour le violon et d'une sensibilité romantique qui se rattache à celle du milieu du XIXe siècle.

Atteint de tuberculose, il se retira sur la Côte d'Azur en 1892, où y mourut au début de l'année 1895, âgé de quarante-cinq ans.

En 1895, l'editeur new-yorkais G. Schirmer publia un recueil en deux volumes des œuvres pour piano. Paolo Gallico en publia un autre (New York, 1909).

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Une rue du 16e arrondissement de Paris porte son nom.
  • Une autre rue portant son nom et dans laquelle on trouve la maison où il vécut une partie de son existence (portant une plaque à sa mémoire) se trouve à Villiers-Adam (95840). C'est dans l'église de cette petite ville qu'a été donnée, le dimanche , la première mondiale de ses trois quatuors à cordes, magnifiquement interprétés par le quatuor ELYSÉE.
  • Une rue et un petit square à Taverny portent son nom. Dans le square est érigé son buste en bronze.
  • Un monument dû au sculpteur Jean-Baptiste Champeil, composé d'un buste sur un haut socle décoré, fut érigé en 1904 au square Lamartine (16e arrondissement de Paris). Ce buste est également au théâtre national de l'Opéra-Comique. Le monument du square Lamartine comportait à l'origine deux personnages en bronze disposés contre le socle[1], ils ont disparu sans doute durant l'occupation nazie pour la récupération du métal.
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Concertos pour violon et orchestre : no 1 "Romantique" op.35 et n°2 op. 131 + Scènes poétiques op.46 : Cloé Hanslip (violon), Slovak State Philharmonic Orchestra, dir.: Kirk Trevor, Naxos - 2007
  • Concerto pour piano et orchestre no 1 + Introduction & Allegro pour piano et orchestre + Symphonie Orientale : Sangiorgio (piano), Royal Scottish National Orchestra, dir.: Martin Yates, Dutton - 2011
  • Concerto pour piano et orchestre no 2 + 2 Suites d'orchestre de l'opéra "Jocelyn" + Fantaisie persane + Ouverture des "Guelfes" : Sangiorgio (piano), Kiseliov, Royal Scottish National Orchestra, dir.: Martin YateS, Dutton - 2012
  • Concertos pour piano et orchestre no 1 op.31 & no 2 op.148 + Introduction et Allegro pour piano et orchestre op.49 : Howard Shelley (piano & direction d'orchestre), Tasmanian Symphony Orchestra, Hyperion - 2013 (Collection Le Concerto romantique pour piano, Vol. 63)
  • Piano works Vol. 1 Sonates pour piano n°1 & 2 opp.63 & 94 et Pièces diverses : Eliane Reyes Grand Piano : GP683
  • Piano works Vol. 2 Fantaisie op. 143, 4 Nocturnes et Pièces diverses : Eliane Reyes Grand Piano : GP684
  • Les trois quatuors à cordes, par le Quatuor Elysée, Timpani - 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]