Saint-Léger-sous-la-Bussière

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Saint-Léger-sous-la-Bussière
Saint-Léger-sous-la-Bussière
Église Saint-Léger.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton La Chapelle-de-Guinchay
Intercommunalité Saint-Cyr Mère Boitier entre Charolais et Mâconnais
Maire
Mandat
Pierre Lapalus
2014-2020
Code postal 71520
Code commune 71441
Démographie
Gentilé Saint Léodégariens
Population
municipale
251 hab. (2015 en diminution de 3,83 % par rapport à 2010)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 41″ nord, 4° 33′ 18″ est
Altitude Min. 290 m
Max. 555 m
Superficie 8,64 km2
Localisation

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Saint-Léger-sous-la-Bussière est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Léger-sous-la-Bussière est à 7 km de Matour,, à 8 km de Tramayes, à 10 km de Cluny, à 34 km de Mâcon.

La commune est arrosée par la Grosne, affluent de la Saône. qui prend sa source dans les monts du Beaujolais et se jette dans la Saône à Marnay.

La commune est à la limite du Charolais,du Beaujolais et du Mâconnais

Elle se compose de plusieurs hameaux, qui sont notamment Pontcharas, La Belouse et La Bussière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brandon Rose des vents
Trambly
Matour
N Tramayes
O    Saint-Léger-sous-la-Bussière    E
S
Saint-Pierre-le-Vieux Trades (Rhône)

Histoire[modifier | modifier le code]

"Santi Leodegarii" existait à l'époque gallo-romaine et une voie romaine le traversait.."Sanctus Leodegarius propè Buxeria" est le nom latin indiqué par Courtépée[1].

Dominant St Léger, le château de la Bussière a été une véritable forteresse, situé sur une éminence d'où il commandait tout le voisinage. Il fut mis à sac par Antoine de Toulongeon, maréchal du duc de Bourgogne, le 24 septembre 1424. Il fut par la suite vendu à un noble lyonnais, émigré d'origine florentine, Batoloméo Paffi (que l'on trouve parfois par erreur nommé de Passy ou de Paphy). Riche marchand (il exerçait à la fois les métiers d'épicier (vente d'épices), de drapier (soieries) et de banquier (lettres de change). Il acquit, avec le château, le titre de baron de la Bussière et de la Garde, et s'offrit en même temps les seigneuries de Néronde et Cleppé. Marié avec Jeanne du Chastel qui lui fit quatre enfants, c'est son fils, Jean ("Bello") de Paffi, né vers 1500, qui lui succèdera jusqu'à sa mort située entre 1555 et 1560. Les Paffi s'étaient parfaitement intégrés dans le paysage aristocratique lyonnais et avaient noué des alliances avec les plus prestigieuses familles. Jean "Bello" également baron de la Bussière et de la Garde, était échevin de Lyon et épousait Constance Henry, fille de Guyot Henry, échevin de Lyon et comte de Crémieu. Leur fille Marguerite de Paffi épousait le 11 novembre 1563 René de Laurencin, issu de la grande famille des Laurencin, et apporta la Bussière dans la corbeille de mariage. A cette occasion, elle faisait reconnaître par sept habitants du lieu ses droits sur son péage de Poncharras qu'elle donne à bail au sieur Laborier. La Bussière entra ainsi dans les mains des Laurencin. Philippe de Laurencin, né en 1564, époux en 1590 de Jeanne de Foudras hérita de la baronnie. Leur fils Jean de Laurencin, fut à son tour baron de la Bussière. Son héritier, Pierre de Laurencin, capitaine au régiment d'Uxel, fut tué au service du Roi, et la Bussière fut transmise vers 1670 aux Foudras (avec Louis de Foudras), lesquels gardèrent la baronnie jusqu'à la Révolution (source: JM Roche SGLB)

C. Ragut[2] décrit, en 1838, les activités présentes à Saint-Léger-sous-la Bussière ː 3 moulins à blé, 1 moulin à huile, 2 tuileries et fours à chaux, une scierie à bois, une scierie à pierres,une petite papeterie où l'on ne fabrique que du papier gris qui s'exporte à Lyon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Pierre Lapalus    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2015, la commune comptait 251 habitants[Note 1], en diminution de 3,83 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
639503676754780750770770796
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
778686643656572593568585592
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
560590545485450457402372368
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
347328297278276256265266246
2015 - - - - - - - -
251--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les 242 habitants de la commune, au 31 décembre 2014, se répartissent en 72 de moins de 30 ans, 101 de 30 à 59 ans et 68 de 60 ans et plus[7].

Parmi les 80 personnes qui  ont entre 15 et 64 ans. 80,4 % sont des actifs ayant un emploi, 5,1  % sont chômeurs, 2,5 % sont élèves ou étudiants, 9,5 % sont retraités ou préretraités et 2,5 % d'autres inactifs.

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre de logements existants dans la commune en 2014 est de 163 ; 114 sont des résidences principales, 27 des résidences secondaires ou des logements occasionnels et 27 sont des logements vacants. Le nombre de maisons est de 154 et celui des appartements de 9[7].

École[modifier | modifier le code]

La commune appartient à un Regroupement Pédagogique Intercommunal (RPI), celui des Grosne. Les classes sont réparties (en 2017) ainsi : école de Saint-Pierre-le-Vieux : petite et moyenne section maternelle, CE1,CM1 ; école de Saint-Léger sous-la-Bussière : moyenne et grande section maternelle  ; école de Germolles-sur-Grosne : CP et CE1 ; école de Trambly : CM1, CM2.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale est l'agriculture. Sur le territoire communal il existe, au 31 décembre 2014, 29 établissements actifs[7]

  • 9 appartiennent au secteur de l’agriculture (1 salarié au total).
  • 1 au secteur de l'industrie (pas de salarié)
  • 4 sont  du secteur de la construction (1 salarié)
  • 13 sont du secteur du commerce, des transports et des services divers (2 salariés au total)
  • 2 sont  du secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale (2 salariés au total).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les deux châteaux de St Léger sous La Bussière, sont le château de Pontcharra et le château de la Féculerie (château des Terrelles ou de la Papeterie), sont, au début du XXe siècle, la propriété de la famille Plassard. Voir également le site historique du château de la Bussière dominant la vallée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

. Marguerite de Paffi, fille de Jean de Paffi et de Constance Henry, épouse de René de Laurencin (voir Histoire), appréciait la Bussière où elle vécut et se fit enterrée dans l'église St Léger (1628). L'une de ses filles, Marie de Laurencin avait épousé en 1593 Jean de Chardonnay, baron de Saint Lager (en Beaujolais /Brouilly) et co-seigneur de Salornay (Salornay sur Guye).

  • Claude-Jules Plassard (1833-1909), membre du conseil d'administration du grand magasin parisien Le Bon Marché qui fut désigné pour être l'exécuteur testamentaire de Marguerite Boucicaut, sa propriétaire, décédée en 1887. Devenu gérant et porte-parole du magasin, il se retira en 1893 au château de la Féculerie (aussi appelé château des Terrelles ou château de la Papeterie). Bienfaiteur de Saint-Léger-sous-la-Bussière, il dota la commune d'un réseau de chemins vicinaux, fit construire des lavoirs et quatre ponts pour enjamber la rivière. Il dota la commune d'une usine hydro-électrique (Pontcharra) et fit édifier en 1889 une vaste église à trois nefs (architecte : Adrien Pinchard). Il fut maire de la commune et repose au cimetière, dans une chapelle funéraire[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Dazy, Portrait d'un terroir, revue « Images de Saône-et-Loire » no 19 (octobre 1973), p. 9-11.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Courtépée, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, précédé de l'abrégé historique de cette province, Dijon, Causse, , 679 p., p. 301
  2. C. Ragut, Statistique du département de Saône-et-Loire, Mâcon, imp. Dejussieu, , 600 p., p. 198-199
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. a b et c « Dossier complet Commune de Saint-Léger-sous-la-Bussière (71441) », sur insee.fr, (consulté le 31 juillet 2017)
  8. « Saint-Léger-sous-la-Bussière et son bienfaiteur », article de Marie-Thérèse Suhard paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 162 de juin 2010 (pages 14 à 16).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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