Saint-Symphorien-de-Lay

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Saint-Symphorien-de-Lay
Saint-Symphorien-de-Lay
Vue générale.
Blason de Saint-Symphorien-de-Lay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Le Coteau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays entre Loire et Rhône
Maire
Mandat
Pierre Colombat
2014-2020
Code postal 42470
Code commune 42289
Démographie
Population
municipale
1 881 hab. (2014)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 55″ nord, 4° 12′ 45″ est
Altitude Min. 305 m
Max. 621 m
Superficie 33,57 km2
Localisation

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Saint-Symphorien-de-Lay est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Régny Lay Rose des vents
Neaux N Fourneaux
O    Saint-Symphorien-de-Lay    E
S
Neulise Croizet-sur-Gand

Histoire[modifier | modifier le code]

[1]

Le territoire de Saint Symphorien est occupé depuis l'antiquité. Dans le hameau de Ronfin, on a trouvé des sépultures mérovingiennes et des restes de sarcophages. A Pierragot, hameau limitrophe avec la commune de Fourneaux, on a mis au jour un tronçon de mur attribué à une villa gallo-romaine.

Au XIe siècle, il y existe un prieuré dédié à saint Symphorien qui dépend de l'abbaye de Cluny. Il subsistera jusqu'au XVIe siècle ; son église deviendra alors celle d'une simple paroisse. Cette paroisse prend de l'ampleur au point de supplanter sa voisine de Lay qui au XVIIe siècle devient une simple annexe. Dans les bâtiments du prieuré désaffecté fut installé sous la régence un dépôt de mendicité. Ce dernier est devenu une maison de retraite ; de ses origines subsistent néanmoins une appellation « la Cloître » et deux tours rondes.

La croissance de la bourgade est liée à la circulation. En effet, la grande route royale dite du « Bourbonnais », reliant Paris à Lyon, passe par le village. L'activité essentielle des XVIe et XVIIe siècles est liée au passage de la route. On y trouve un très grand nombre d'auberges, des maréchaux-ferrands, des postillons, etc. S'y ajoutent l'activité textile. Au XVIIIe siècle, Saint-Symphorien devient un des centres directeurs des manufactures de toiles et de futaines du Beaujolais. Les inspecteurs y choisiront souvent leur résidence. Un annuaire de 1818 cite des fabriques de « mousseline, percale calicots et toiles de coton ». On trouve une filature de coton à Ecoron, une teinturerie à la Roche qui cède la place en 1859 à un tissage spécialisé dans le Vichy. Cette activité perdurera jusque dans les années 1980 où l'industrie textiles est le secteur qui fournit le plus d'emplois.

1985 - plus grosse omelette du monde avec 42 470 (clin d'œil au code postal de la commune) œufs, cet événement a notamment été l'occasion de la venue de Yves Lecoq. La poêle utilisée est encore exposée à la sortie du village au lieu-dit la Croix de Fer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Pierre Colombat Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 1 895 habitants[Note 1], en augmentation de 2,71 % par rapport à 2011 (Loire : +1,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 2502 2552 2252 4974 5004 0453 9893 9624 236
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 5064 6524 7264 3672 9332 7402 6582 6502 559
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5752 5502 5192 1332 0692 0641 9761 7921 678
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 6761 6041 5491 5441 4891 4271 6721 8451 895
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale conserve un tableau du peintre flamand Henricus Houyez daté de 1626 et représentant la Purification de la Vierge. Cette œuvre fut donnée par le cardinal Fesch[1].

Eglise Paroissiale


L'auberge de la Tête Noire[modifier | modifier le code]

C'est l'une des maisons de poste établies par Louis XI dès 1464. Le bâtiment rénové était le "logis noble", réservé aux hauts personnages. Son aménagement débute au XVe siècle et se poursuit au XVIe et au XVIIe siècle. Selon la tradition locale, "Tête noire" était le sobriquet d'un capitaine-brigand mauresque qui sévissait pendant la guerre de Cent Ans. De nombreux personnages célèbres y ont séjourné : François Ier, Henri IV, Mazarin, Molière, d'Artagnan, Jean-Jacques Rousseau, Napoléon, le pape Pie VII, Victor Hugo. L'une d'entre elles y est même décédée ; il s'agit de Guillaume du Bellay, général de François 1er et oncle du poète Joachim du Bellay, au retour d'un séjour au Piémont. Il était accompagné de ses médecins dont l'un n'était autre que Rabelais !

L'auberge de la Tête Noire.

La maison des mansardes[modifier | modifier le code]

Dominant le carrefour de l'ancien marché, elle fut le point d'attache de l'inspection des toiles du Beaujolais créée par Colbert en 1690 pour assurer le développement et le contrôle de l'activité textile de la région ; cinq inspecteurs s'y succédèrent pendant un siècle. Après avoir servi de foyer à la corporation des façonniers et ouvriers, elle revint sous la Révolution à la famille Thomé de Saint Cyr (de Valorges). Au XIXe siècle, elle devint maison, de rapport ; une devanture fut percée et un magasin établi. Elle faillit être démolie en 1885.

La maison des mansardes.

Le relais de la poste aux chevaux[modifier | modifier le code]

Situé sur la RN 7 ce grand bâtiment à deux étages, percé de plusieurs hautes et larges ouvertures est l'un des derniers relais construit en France aux environs de 1836. Il abrite actuellement le siège d'une entreprise de produits diététiques qui a construit ses installations de fabrication modernes juste derrière.

La poste aux chevaux.

Le viaduc de la Roche[modifier | modifier le code]

Il fut édifié sur le Gand de 1912 à 1922. Haut de 30 mètres et long de 300 mètres, il a la particularité d'être en pente et son tracé forme un "S". Aujourd'hui converti en chemin de promenade, c'était l'un des nombreux ouvrages d'art du "Tacot", un chemin de fer d’intérêt local qui reliait Balbigny à Régny, et fonctionna de 1923 à 1939 exploité par la Société des Chemins de fer du Centre.

Au XIXe siècle le site de la Roche a également vu le passage de la ligne de chemin de fer d'Andrézieux au Coteau, près de Roanne qui fonctionna de 1832 à 1857. Elle servait essentiellement au transport du charbon entre les puits de la région stéphanoise et Le Coteau où il était chargé sur la Loire vers la région parisienne, par le canal de Briare. Le lieu-dit le Dépôt en garde le souvenir.

Le Viaduc de la Roche


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume du Bellay (1491 - 1543), historien mort à Saint-Symphorien-de-Lay.
  • Joseph Berchoux (1760 - 1838), poète et humoriste né à Saint-Symphorien-de-Lay.
  • Suzanne Aubert (1835 - 1926), religieuse missionnaire en Nouvelle-Zélande, née à Saint-Symphorien-de-Lay.
  • Antoine Barbier (1859 - 1948), peintre aquarelliste né à Saint-Symphorien-de-Lay.
  • Bernard Pivot[6] (1935 -), journaliste et animateur de télévision, son père, qui était commerçant en primeurs, est né à Saint-Symphorien-de-Lay.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Symphorien-de-Lay (Loire).svg

Les armoiries de Saint-Symphorien-de-Lay se blasonnent ainsi :

De sinople aux deux épis de blé tigés et feuillés d’or passés en sautoir, surmontés d’une étoile d'or (d’argent).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Grande encyclopédie des communes du Forez et de la Loire sous la direction de JP Houssel Editions Horvath 1984, et documentation de l'association "Les Chemins du Passé"[réf. nécessaire]
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. « Charles PIVOT - Bernard PIVOT - Geneanet », sur gw.geneanet.org (consulté le 29 avril 2016)