Château de la Flachère

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Château de la Flachère
Image illustrative de l’article Château de la Flachère
Architecte Viollet-le-Duc
Début construction XIXe siècle
Propriétaire initial Guillaume Viego
Destination initiale Maison forte
Protection Logo monument historique Classé MH (1981)
 Inscrit MH (2014)
Coordonnées 45° 54′ 44″ nord, 4° 33′ 05″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Lyonnais
Beaujolais
Département Rhône
Département Auvergne-Rhône-Alpes
Commune Saint-Vérand

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de la Flachère

Géolocalisation sur la carte : Rhône

(Voir situation sur carte : Rhône)
Château de la Flachère

Le château de la Flachère est situé sur la commune de Saint-Vérand, dans le Rhône, sur une colline se dressant au confluent de l'Azergues et du Soanan.

Description[modifier | modifier le code]

L'espace bâti couvre une superficie d'environ 270 hectares et se trouve sur les communes du Bois d'Oingt, de Saint-Vérand (dont il dépend administrativement) et de Légny. Construit sur de légers vallons au sommet d'une grande prairie, le château offre de belles perspectives sur les villages d'Oingt et sur la vallée d'Azergues.

Les dépendances du château ont été quant à elles, construites sous forme de terrasses, non loin du château mais cachées par des bosquets. Les archives municipales de Saint-Vérand indiquent que l'immense propriété est très bien drainée, grâce à un système hydrographique important. Celui-ci servait à l'irrigation des prairies et à l'apport d'eau potable.

L'architecture du château correspond aux théories médiévistes du XIXe siècle. Les fermes et dépendances se rattachent davantage à l'architecture du Beaujolais. L'édifice est en brique et en pierre dorée et les toitures sont en ardoise[1].

Le château actuel a été reconstruit entre 1863 et 1869. Les plans en furent dressés par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc pour Antoine-François-Louis, comte de Chaponay, fils de Pierre-Anne de Chaponay et Marie-Bonne Durand de Châtillon et pour son épouse Sophie-Albertine-Cécile Reynaud de Boulogne de Lascours, mariés en 1849. Le château est habité par le couple Chaponay jusqu'au début du XXe siècle, avant d'être laissé à leur fils Pierre, dans le cadre d'une donation-partage[2]. L'ensemble fut terminé en 1875. Il est doté d'un escalier d'honneur et de pièces richement décorées, notamment le grand salon, la salle à manger, la salle de billard, le salon de musique, la grande et la petite bibliothèque, l'ancienne cuisine en sous-sol avec sa cheminée.

Il comporte également de nombreuses et vastes dépendances : fermes, régie, écuries. Le parc fut conçu par Varey qui, à la demande du marquis de Chaponay, fit planter des essences rares.

Plusieurs éléments ont été classés au titre des monuments historiques, le château et à l'intérieur le grand escalier d'honneur avec sa rampe en pierre et sa cage, l'escalier de dégagement de la tourelle de façade, le grand salon, la salle à manger, la salle de billard, le salon de musique, la grande et la petite bibliothèque ainsi que l'ancienne cuisine en sous-sol avec sa cheminée. Pour leur part, les communs, le pavillon de la régie et les écuries avec leurs stalles et leurs râteliers ont été inscrits[3].

Historique[modifier | modifier le code]

  • La Flachère était au XIIIe siècle, le siège d'une chevalerie de Malte.

Différentes familles se succèdent à la Flachère :
Famille de Paranges

  • Mathieu de Paranges, chevalier

Famille de Chévriers

  • En 1584, François de Chévriers épouse Claudine de Paranges, dame de la Flachère, fille et héritière du précédent.
  • En 1629, François de Chévriers, leur fils, épouse Claudine de Varennes.
  • En 1668, Philibert de Chévriers, leur fils, épouse Jeanne de Maison-Saille.
  • En 1711, Claude Joseph de Chévriers, leur fils, épouse Charlotte Sylvie de l'Hôpital.
Armoiries : d'argent, à trois chevrons de gueules à la bordure engrêlée d'azur.

Famille Durand

  • Au début du règne de Louis XV, le domaine est acheté par Paul Durand, seigneur de Châtillon.
  • En 1771, Simon Jean César, fils du précédent et de Marie Anne Vial, épouse Bonne Bathéon de Vertrieux.

Famille Chaponay

  • En 1796, Pierre Anne de Chaponay épouse Marie-Bonne-Antoinette Durand, demoiselle de Châtillon, petite-fille de Paul Durand héritière de la Flachère.
  • ...
  • En 1887, François Pierre, marquis de Chaponay, épouse Constance Schneider.
Armes des Lévis-Mirepoix
Armoiries : d'azur, à trois coqs d'or, becqués, crêtés, barbés et membrés de gueules; devise : Gallo canente spes redit.

Famille de Lévis-Mirepoix

  • En 1911, Constance Zélie Eudoxie Marie Nicole de Chaponay, leur fille, épouse Antoine de Lévis-Mirepoix et lui apporte la Flachère qu'elle a rachetée à son frère Antoine.
  • En 1979 le duc se sépare du domaine qui est divisé en plusieurs propriétés.

Construction du château[modifier | modifier le code]

Les avant-projets et les contraintes[modifier | modifier le code]

En 1859, Monsieur et Madame Chaponay souhaitent reconstruire le château de la Flachère et se tournent vers l'architecte lyonnais Louis-Frédéric Benoît. Contre la somme de 3 000 francs, un projet complet comprenant des études de plans et d'élévation ainsi qu'un relevé du plan général de l'ancien château. Le projet de Benoît sera refusé par le couple Chaponay qui le remplacera par un cabinet d'architecture parisien renommé, celui de Viollet-le-Duc. Selon les vœux des commanditaires, le château sera une demeure rectangulaire avec aux quatre angles des tours ornées de toits en pavillon.

Le programme architectural et décoratif[modifier | modifier le code]

La marche du chantier[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. de Courcelles, Dictionnaire universel de la noblesse de France, Paris, 1821.
  • Simone Hartmann-Nussbaum, « Le Château de La Flachère, construction de Viollet-le-Duc », Bulletin Monumental, t. 139, no 4,‎ , p. 239-252.
  • Archives départementales du Rhône, Sous-série 44 J : fonds de la famille Chaponay, Lyon, Archives départementales du Rhône, , 413 p. (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]