Arfeuilles

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Arfeuilles
La rivière Barbenan à Arfeuilles.
La rivière Barbenan à Arfeuilles.
Blason de Arfeuilles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Lapalisse
Intercommunalité Vichy Communauté
Maire
Mandat
Jacques Terracol
2014-2020
Code postal 03120
Code commune 03006
Démographie
Population
municipale
665 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 25″ nord, 3° 43′ 42″ est
Altitude Min. 335 m – Max. 795 m
Superficie 59,56 km2
Localisation

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Liens
Site web www.arfeuilles.fr

Arfeuilles est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sur l'un des derniers contreforts des monts de la Madeleine, Arfeuilles (canton de Lapalisse) est une petite commune de moyenne montagne qui s'étend sur une vaste étendue de près de 60 km2, à peu près à égale distance entre les villes de Roanne et de Vichy (respectivement 29,6 km à l'ouest-nord-ouest[1] et 23,3 km à l'est[2]).

Le bourg, situé à une altitude de 424 m, est entouré d'un réseau de collines culminant à 795 m, appartenant à la « Montagne bourbonnaise ». Au sud, elle est bordée par la Côte roannaise du côté est et du côté ouest par les Monts du Forez. Vers le nord, l'altitude s'abaisse en direction des plaines vers Lapalisse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Arfeuilles
Châtelus Saint-Pierre-Laval
Le Breuil Arfeuilles Saint-Bonnet-des-Quarts (Loire)
Châtel-Montagne Saint-Nicolas-des-Biefs

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Au sud, sur la commune limitrophe de Saint-Nicolas-des-Biefs, à un peu plus de 1 000 mètres d'altitude, prend naissance un ruisseau, le Barbenan, qui deviendra une dizaine de kilomètres plus loin, avec l'apport d'affluents des collines voisines, la rivière qui traverse le bourg d'Arfeuilles. Le Barbenan rejoint ensuite la Besbre, un affluent de la Loire, au Breuil, une commune limitrophe.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les routes départementales 26 (reliant Droiturier à la frontière Allier-Loire à Saint-Bonnet-des-Quarts) et 207 (reliant Châtel-Montagne à Saint-Pierre-Laval)[3]. La route nationale 7 peut être empruntée à Droiturier ; celle-ci rejoint Moulins et Roanne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution française[modifier | modifier le code]

À l'époque féodale, Arfeuilles n'était qu'une petite bourgade où quelques religieux du prieuré de Châtel-Montagne avaient édifié l'ancienne église d'Arfeuilles (démolie au XIXe siècle et remplacée par l'église actuelle). Les habitants vivaient sous la protection d'un sire d'Arfeuilles, Hugues d'Arfoglia, vassal du comte de Forez. Vers 1310, à la suite d'un conflit local (avec le seigneur de Montmorillon ?) le fief tomba dans les mains du vainqueur, la famille seigneuriale de Châtel-Montagne. Arfeuilles intégrait la province du Bourbonnais en dépendant de la châtellerie de Vichy comme Montmorillon et Châtel-Montagne[4],[5]. Les guerres de religion aboutirent vers 1600 à la destruction de l'ancien château fort et de la maison seigneuriale édifiée à côté de l'église.

Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par une nette augmentation de la population d'Arfeuilles et le développement commercial du bourg. Dans les villages, l'industrie du chanvre procure un apport important aux métairies qui disposent généralement d'une chènevière. Elle est aussi source de travail pour les peigneurs de chanvre, sergiers, filetiers et tisserands.

L'organisation rurale aux XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Dans les sociétés rurales anciennes, pour faire face aux difficultés et dangers de tous ordres, des familles, vivant en commun sous un même toit, se regroupaient en communautés. Elles exploitaient en indivision un patrimoine transmis de génération en génération. Ce mode d'exploitation familiale et collective était fréquent dans la Montagne Bourbonnaise jusqu'au XIXe siècle où il a ensuite disparu avec l'application du Code civil napoléonien qui ne reconnaissait pas ce type d'association. La communauté était structurée autour d'un chef de communauté, dit « le Maître », qui gérait les intérêts communs et exerçait une véritable autorité morale sur le groupe. Les membres de la communauté appelés « parsonniers » avaient chacun une part du patrimoine commun[6]. En général, la communauté a donné son nom au village ou au lieu-dit où elle était installée.

Dans la région d'Arfeuilles, plusieurs communautés ont été identifiées à partir des actes d'état civil disponibles, bien qu'il n'existe pas de contrat écrit d'association.

Communautés rurales d'Arfeuilles[7]
Nom du village Nom de la communauté Chef de communauté ou maître
Verger Duvergier Georges Duvergier (~1673, 1730)
Géranton Géranton Louis Cote (~1655, 1735)
Morel Morel Claude Morel (~1600, ?)
Vignaud Vignaud Anthoine Despalles (1622, ?)

La période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, avec la nouvelle organisation territoriale mise en place par l'Assemblée constituante de 1789, le territoire d'Arfeuilles s'est trouvé rattaché au département de l'Allier et à son district de Cusset.

Les premières mesures politiques et sociales prises par la Constituante n'ont pas créé d'agitation particulière à Arfeuilles, la population étant préoccupée par les mauvaises récoltes et la disette. Il n'en fut pas de même avec la constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790. La nomination et l'installation des prêtres constitutionnels, les jureurs, la confiscation des biens de la paroisse échauffèrent les esprits et déclenchèrent une véritable guerre de clocher. Arfeuilles, où sévissait le conventionnel « montagnard » Jacques Forestier, président de l'assemblée cantonale d'Arfeuilles, ne fut pas épargnée par la Terreur.

La commune fut chef-lieu d'un canton au début de la Révolution. Elle est rattachée en 1801 au canton de Lapalisse[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le maire a été réélu aux élections municipales de 2014, avec quatre adjoints[9].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2008 Jacques Bardet    
mars 2008 en cours Jacques Terracol[10] Apparenté FG Retraité de l'enseignement
réélu pour le mandat 2014-2020
Vice-président de Vichy Communauté[Note 1]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 665 habitants, en diminution de -2,21 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 850 3 015 2 882 3 165 3 370 2 943 3 259 3 422 3 335
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 063 3 135 3 148 3 296 3 375 3 572 3 370 3 238 3 246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 261 3 176 2 913 2 473 2 361 2 246 2 123 1 917 1 683
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 458 1 288 1 004 881 843 710 685 665 665
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges à Arfeuilles en 2011 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
0,9 
12,8 
75 à 89 ans
15 
23 
60 à 74 ans
22,1 
26,7 
45 à 59 ans
21,2 
14,8 
30 à 44 ans
13,7 
10,2 
15 à 29 ans
9,3 
11,9 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département de l'Allier en 2011 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,8 
9,5 
75 à 89 ans
14,1 
17,6 
60 à 74 ans
18 
21,9 
45 à 59 ans
20,8 
18,2 
30 à 44 ans
17 
15,3 
15 à 29 ans
13,4 
16,7 
0 à 14 ans
14,9 

Jusqu'au XIXe siècle, la commune d'Arfeuilles a été une commune prospère avec l'agriculture comme activité principale. Des ateliers de carderie de laine, de filature, de fabriques de serge et de draps étaient installés au voisinage du bourg. Le long de la rivière Barbenan plus de 14 moulins à grain, pressoirs à huile et scieries ont été recensés sur le cadastre de 1829.

Avec un terrain accidenté et des exploitations rurales morcelées et dispersées, l'agriculture était mal adaptée à la mécanisation agricole et les terres ont fait place peu à peu à une reforestation. Avec une gare à plus de sept kilomètres du bourg, à l'écart de l'axe routier de la route « nationale 7 », Arfeuilles n'a pas profité des désenclavements routiers et ferroviaires du XIXe siècle, avec pour conséquences un déclin progressif de l'activité et de l'évolution démographique. Actuellement, un second souffle est apporté à la région par le développement du tourisme vert.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Arfeuilles dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école élémentaire publique[17].

Les collégiens sont scolarisés à Lapalisse[18] et les lycéens au lycée de Presles à Cusset[19] (celui-ci ayant été renommé lycée Albert-Londres).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Germain, de style néo-gothique, qui a remplacé l'ancienne église. Elle a été construite entre 1854 et 1870. Elle conserve un bénitier du XIIe siècle.
  • Cascade de la Pisserotte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Lucienne Vallery, Histoire d'Arfeuilles en Bourbonnais, Saint-Étienne, éditions Dumas, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 15e vice-président de la communauté d'agglomération Vichy Communauté chargé de la politique d'accueil, des services publics en milieu rural et des commerces de proximité[11].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre Arfeuilles et Roanne », sur Lion 1906 (consulté le 27 février 2015).
  2. « Orthodromie entre Arfeuilles et Vichy », sur Lion 1906 (consulté le 27 février 2015).
  3. Géoportail
  4. Lucienne Vallery, Histoire d'Arfeuilles en Bourbonnais.
  5. Aubert de la Faige et Roger de la Boutresse, Les fiefs du Bourbonnais: Lapalisse, Paris, E. Plon, Nourrit et Cie, (lire en ligne), p. 53 et suivantes.
  6. Les communautés taisibles
  7. Archives départementales de l'Allier, état civil.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. « Jacques Terracol, réélu maire », La Montagne, Vichy,‎ , p. 15.
  10. Liste des maires de l'Allier [PDF], sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 5 juin 2014).
  11. « Les élus », Vichy Communauté (consulté le 19 février 2017).
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. Évolution et structure de la population d'Arfeuilles en 2011, Insee
  16. Évolution et structure de la population de l'Allier en 2011, Insee
  17. « École élémentaire publique », Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 16 novembre 2015).
  18. « Sectorisation des collèges du département de l'Allier » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale de l'Allier, (consulté le 26 mai 2016).
  19. « Sectorisation des lycées - 2GT - Allier » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale de l'Allier, (consulté le 26 mai 2016).