Bataille de Bab El Oued

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La bataille de Bab el Oued ou siège de Bab el Oued, est un épisode de guerre civile durant la guerre d'Algérie (1954-1962). Il a opposé du au l'OAS à l'armée française dans Bab el Oued (lit. « la porte de la rivière ») alors quartier européen et populaire d'Alger.

Contexte[modifier | modifier le code]

Proclamation de cessez-le-feu bilatéral[modifier | modifier le code]

Rejetant le cessez-le-feu entre l'armée française et le FLN qui est proclamé le par le président de la République Française Charles de Gaulle, l'OAS se retranche dans le quartier de Bab-El-Oued pour s'opposer par les armes au processus d'indépendance défini aux accords d'Évian.

Déclaration de guerre de l'OAS (19 mars)[modifier | modifier le code]

À la suite de l'annonce du cessez-le-feu, le général Raoul Salan, chef de l'Organisation armée secrète, s'adresse par le biais d'une allocution radiodiffusée aux anti-indépendantistes d'Algérie qu'il invite à la rébellion contre l'État français :

« Ici Radio-France, la voix de l'Algérie française. Français, Françaises, un cessez-le feu qui livre à l'ennemi des terres françaises vient d'être consenti. Il s'agit là d'un crime contre l'Histoire de notre nation. Je donne l'ordre à nos combattants de harceler toutes les positions ennemies dans les grandes villes d'Algérie[1],[2],[3]. »

Dans Le Monde du , Jean Lacouture rapporte qu'un tract énonce qu'à compter de minuit, le , officiers, sous-officiers et soldats de l'armée française en Algérie sont considérés par l'OAS comme des troupes au service d'un gouvernement étranger[4],[2]

Siège de Bab el Oued (du 23 mars au 6 avril)[modifier | modifier le code]

« Paix tendue en Algérie après le cessez-le feu. ». Bab el Oued, 22 mars 1962

La bataille qui s'ensuit donne lieu à une lutte entre les commandos Delta de l'OAS et la Gendarmerie mobile. Les chars de l'Armée de Terre prennent position dans le quartier en état de siège. Les automitrailleuses M8 Greyhound en contrôlent les entrées et sorties tandis que les T-6 (voire des T-28F Fennec) de l'armée de l’Air mitraillent des bâtiments et immeubles tenus par l'OAS.

Le Conducteur de Flottille Surcouf (D621) photographié en 1970.

Afin de réduire la sédition du quartier de Bab-el-Oued, il aurait été envisagé d’utiliser, à l’occasion de leur passage à Alger, le lundi 26 mars, les escorteurs d'escadre Surcouf et Maillé-Brézé. Les deux escorteurs concernés passeront effectivement quelques heures au mouillage au cap Matifou situé à l’est de la baie d’Alger, à une dizaine de kilomètres de Bab-el-Oued.

Arrestation du général Jouhaud (25 mars)[modifier | modifier le code]

Le , le général Edmond Jouhaud (adjoint du général Raoul Salan et commandant de l'OAS-Oranie) est interpellé à l'hôtel Panoramic d'Oran, en compagnie de son adjoint le commandant Julien Camelin.

Fusillade de la rue d'Isly (26 mars)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fusillade de la rue d'Isly.

Bilan[modifier | modifier le code]

Selon l'historien Benjamin Stora: « la "bataille de Bab-el-Oued" qui dure une semaine, fait 35 morts et 150 blessés »[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De Gaulle ou l'Éternel défi Volume 20 de Histoire immédiate, Jean Lacouture, Roland Mehl, Jean Labib, Seuil, 1988, p. 316
  2. a et b La Guerre d'Algérie, documentaire d'Yves Courrière et Philippe Monnier, Reggane Films, 1972.
  3. Salan devant l'opinion, Fabrice Laroche, Éditions Saint-Just, 1963, p. 124
  4. Le 22 mars 1962, un des responsables du service d’ordre avait montré à l’envoyé spécial du journal Le Monde, Alain Jacob, un tract de l'OAS proclamant que les forces françaises devaient dorénavant être considérées comme des troupes étrangères d’occupation.
  5. Benjamin Stora, Les mots de la guerre d'Algérie, Presses Universitaires du Mirail, 2005, p.18

La bataille de Bab el Oued dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Documentaire
Roman
  • 2015 : Jean-Claude Tobelem, Blocus à Bab-El-Oued, Paris, L'Harmattan, , 153 p. (ISBN 978-2-343-05951-8), p. 38 à 41

Archives audiovisuelles INA[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

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