Attert (commune)

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Attert
Attert (commune)
Quartier de la vieille église Saint-Étienne
Blason de Attert
Héraldique
Drapeau de Attert
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Arlon
Bourgmestre Josy Arens (cdH)
Majorité Ensemble
Sièges
Ensemble
MR
Ecolo
15
11
3
1
Section Code postal
Attert
Nobressart
Nothomb
Thiaumont
Tontelange
6717
6717
6717
6717
6717
Code INS 81003
Zone téléphonique 063
Démographie
Gentilé Attertois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
5 537 ()
50,14 %
49,86 %
78 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
29,37 %
60,28 %
10,36 %
Étrangers 5,91 % ()
Taux de chômage 6,45 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 16 076 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 49° 45′ nord, 5° 47,2′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
70,94 km2 (2005)
57,67 %
32,69 %
6,17 %
3,47 %
Localisation
Localisation de Attert
Situation de la commune dans l'arrondissement d'Arlon et la province de Luxembourg

Géolocalisation sur la carte : Belgique

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City locator 14.svg
Attert

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Attert
Liens
Site officiel attert.be

Attert (prononcé /atεʁt/, en luxembourgeois Atert, en wallon Ater) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Luxembourg, ainsi qu’une localité où siège son administration.

La commune a la particularité d'avoir le nom de ses rues en français et en luxembourgeois ; elle fait d’ailleurs partie du Pays d'Arlon où le luxembourgeois est la langue vernaculaire traditionnelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée à l'est par la frontière luxembourgeoise qui la sépare du canton de Capellen.

Elle se situe à la jonction de la Lorraine belge (dont elle fait principalement partie) avec l’Ardenne au nord. Géologiquement, cette transition du Jurassique (Lorraine) au Dévonien inférieur s’y fait par la partie centrale de son territoire d’origine triasique[1].

Le village est délimité à l'ouest par la route nationale N4. Il est traversé par l'Attert, une rivière prenant source dans la commune, s'écoulant vers l'est et le Luxembourg pour se jeter dans l'Alzette, faisant ainsi partie du bassin collecteur du Rhin.

Le Parc naturel de la vallée de l'Attert (lb) est officiellement en place depuis 1994. C'est le troisième parc naturel installé en Région wallonne et le premier en province de Luxembourg.

Communes limitrophes d’Attert
Martelange Rambrouch (L)
Habay Attert Ell (L)
Arlon Beckerich (L)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans le testament de la comtesse Ermesinde de l'an 1246, Attert est écrit Atterten. Dans une charte de l'an 1252, le comte Henri II de Luxembourg le nomma Atrenate[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin de l'Ancien Régime, le village d'Attert était composé d'une vingtaine de maisons, d'un moulin et d'une église. Il ne possédait aucun commerce ni aucune industrie, si ce n'est un relais de la poste aux chevaux, sur la route Luxembourg-Bruxelles. Ce relais était, depuis trois générations au moins, aux mains de la famille Poncelet, originaire de Bastogne[3].

Constatant le succès rapide des frères Boch, produisant des faïences fines en territoire luxembourgeois, certains entrepreneurs décidèrent très vite d'investir également dans ce créneau. Ainsi, à la charnière entre 1779 et 1780, emmené par le peintre de faïence viennois Ignace Kryhuber, un groupe d'ouvriers quitte la faïencerie Boch, établie à Septfontaines, pour rejoindre Jean-Michel Poncelet à Attert. Ce dernier bénéficia des infrastructures familiales afin de concrétiser son projet de création d'une nouvelle faïencerie[4]. Le 3 juin 1782, Jean-Michel Poncelet demande au gouvernement des Pays-Bas autrichiens une reconnaissance officielle par le biais d'un octroi. Ses prétentions démesurées et sa rivalité avec l'entreprise des frères Boch feront qu'il n'obtiendra pas de réponse favorable avant le 3 juillet 1784. L'entreprise développe sa production jusqu'en 1794, lorsque les troupes révolutionnaires françaises traversèrent et pillèrent Attert. Après cette date fatidique, la manufacture survit davantage qu'elle ne fonctionne. La production reprend par intermittences jusqu'en 1809, où elle disparaît[5].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le 10 mai 1940, jour du déclenchement de la campagne des 18 jours, Attert est prise dans la matinée sans combats malgré la présence d'un bunker de l'armée belge, cependant vide, par les Allemands de la 10e Panzerdivision[6] qui viennent de traverser le Luxembourg.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason commune d'Attert (Belgique).svg
La commune possède des armoiries.
Blasonnement : D’argent à la fasce ondée d’azur accompagnée de cinq trèfles de sinople, trois en chef et deux en pointe.
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, .



Démographie[modifier | modifier le code]

Elle comptait, au , 5 499 habitants (2 744 hommes et 2 755 femmes)[7], soit une densité de population de 77,52 habitants/km² pour une superficie totale de 70,94 km².

Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de chaque année[8]

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

Localités[modifier | modifier le code]

La commune d'Attert compte cinq sections comportant chacune au moins deux localités :

Économie[modifier | modifier le code]

Transports en commun: La commune est notamment desservie par le bus 1011 Liège - Bastogne - Arlon - Athus et par la ligne 3 Arlon-Martelange.

Sport[modifier | modifier le code]

Dans la commune d'Attert, il y a deux clubs de football : l'AS Nothomb-Post et le RSC Tontelange. L'AS Nothomb-Post évolue en 2e provinciale, l'équipe étant passée de la 3e à la 2e lors de la saison 2007–2008. Le RSC Tontelange est quant à lui toujours en 3e provinciale.

Ancienne église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

L'ancienne église Saint-Étienne, classée comme monument depuis 1938, constitue un exemple rare en Wallonie d'église de type « église-halle ». Ses trois nefs basses d'égale hauteur sont coiffées d'une toiture unique d'ardoises. Elles sont couvertes de voûtes ogivales reposant sur des colonnes cylindriques à base octogonale. Les nefs de trois travées sont percées de baies en plein cintre, soulignées de contre-forts. Le chœur d'une travée, ajoutée en 1773, est terminé par un chevet à trois pans. À l'ouest se détache une tour massive et aveugle, essentée sur deux faces et surmontée d'une flèche au profil particulier. Ce petit édifice de 1587 est construit en moellons de poudingue crépis et blanchis. Il est installé dans un cimetière qui conserve encore bon nombre de croix funéraires en schiste des XVIIIe et XIXe siècles, ainsi qu'un calvaire en calcaire de 1763, classé comme monument depuis 1991.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Attert est jumelée avec[9]:

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de police Arlon/Attert/Habay/Martelange pour les services de police, ainsi que de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Anciennes cartes postales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une introduction à la géologie de la Wallonie (Université de Liège).
  2. Publications de la Société pour la recherche et la conservation des monuments historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, volume XV, 1860.
  3. Jean-Lucien Hollenfeltz, « La faïence d'Attert (1780-1809) », Les Cahiers de l'Académie Luxembourgeoise, no 2,‎
  4. David Colling, « Exposition "Tout un plat!" : faïences fines d'Attert, Arlon et environs », Bulletin trimestriel de l'Institut Archéologique du Luxembourg, nos 88, 3/4,‎ , p. 119 (ISSN 0020-2177)
  5. David Colling, « Exposition "Tout un plat!" : faïences fines d'Attert, Arlon et environs », Bulletin trimestriel de l'Institut Archéologique du Luxembourg, nos 88, 3/4,‎ , p. 120 (ISSN 0020-2177)
  6. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, tome I, p. 71, Heimdal
  7. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  8. 3_Population_de_droit_au_1_janvier,_par_commune,_par_sexe_2011_2014_G_tcm326-194205 sur le site du Service Public Fédéral Intérieur
  9. « Accueil jumelages », sur le site officiel (consulté le 16 novembre 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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