Pompier en Belgique

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Services régionaux d'incendie belges
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But Aide à la population
Zone d’influence Drapeau de la Belgique Belgique
Fondation
Identité
Siège Bruxelles (Belgique)
Financement fédéral / provincial / communal
Site web www.securitecivile.be

Les sapeurs-pompiers de Belgique (brandweer en néerlandais et Feuerwehr en allemand), sont l'une des trois branches de la sécurité civile belge[1]. Ils assurent les missions d'urgence en cas d'incendie, d'accident, de catastrophe etc. (missions classiques des pompiers), mais aussi les missions d'aide médicale urgente (ambulances urgentes).

Ils sont repartis en 34 zones de secours depuis la réforme de la sécurité civile entrée en vigueur en 2014 et sont environ au nombre de 17 000, volontaires et professionnels confondus, répartis dans les 251 anciens services régionaux d’incendie.

Ils sont régis par la direction générale de la sécurité civile, une des directions générales du service public fédéral Intérieur, excepté pour la partie aide médicale urgente qui, elle, dépend du service public fédéral Santé publique.

Les pompiers belges forment la « Discipline 1 », au regard des cinq différentes disciplines de la planification d'urgence en Belgique[2].

Histoire des pompiers en Belgique[modifier | modifier le code]

Avant la réforme de 2014[modifier | modifier le code]

Les premiers corps de sapeurs-pompiers à proprement parler apparaissent dans les villes autour de la fin du 18e siècle. Citons, par exemple, le corps des pompiers de Bruxelles créé le , alors que la Belgique n'existe pas encore en tant qu'état indépendant. Les communes ne disposant pas de services de pompiers, s'accordent alors avec leurs voisines pour en bénéficier, moyennant généralement une compensation financière. Les grandes villes (Bruxelles, Anvers, Liège, Gand etc.) se dotent petit à petit de corps professionnels, tandis que multitude de corps volontaires apparaissent dans les communes rurales, au bon vouloir des bourgmestres locaux.

La première loi régissant réellement l'organisation des services d'incendie en Belgique est celle du . Elle fut complétée par l'arrêté royal du précisant les responsabilités des gouverneurs de province, des bourgmestres et des chefs de corps. Il définit également les divisons en catégories (C, X, Y, ou Z) des différents services régionaux d'incendie (SRI), qui est la dénomination officielle de l'époque, bien que les services soient alors communaux.

En 1964, la loi du 8 juillet instaure la mise en place du numéro d'appel « 900 », à la base pour l'aide médicale urgente, mais qui sera également utilisé pour contacter les services de pompiers. Sont alors créés 16 centrales de réception d'appels, pour couvrir les 40 zones téléphoniques du pays et redistribuer les appels d'urgence vers les casernes territorialement compétentes. En 1987, le numéro d'urgence devient le « 100 » et sera petit à petit remplacé par le numéro d'urgence européen « 112 », au début des années 2000.

Parmi les catastrophes majeures que connu la Belgique en temps de paix, citons notamment celle du Bois du Cazier à Marcinelle qui fait 262 morts en 1956. Ou encore l'incendie de l'Innovation à Bruxelles en 1967, qui causa la mort de 323 personnes et qui reste encore aujourd'hui, l'incendie le plus mortel qui connu le pays.

Actuellement[modifier | modifier le code]

Suite à la catastrophe de Ghislenghien survenue le où 5 pompiers perdent notamment la vie et qui mis en évidence nombres de lacunes dans l'organisation des secours en Belgique, une réforme de la sécurité civile belge est mise à l'étude. Elle se traduit par la loi sur la sécurité civile du qui divise le pays en 34 zones de secours à l'instar de celui des zones de police. Certaines zones commencent alors à former des prézones opérationnelles (PZO) afin de mettre en place les différents changements que la Loi imposent. Cette loi sera suivie par plusieurs autres ainsi que par des arrêtés royaux qui fixent les modalités pratiques et techniques. Finalement, la réforme entre en vigueur le et les 34 zones et PZO entrent de facto en service. Les anciens SRI disparaissent alors et les casernes sont officiellement nommées postes de secours, dépendant d'une zone.

Organisation générale[modifier | modifier le code]

Avant la réforme de 2014[modifier | modifier le code]

Une autopompe 4x4 Mercedes-Benz Unimog des pompiers d'Arlon, où l'on peut lire « Don de la province de Luxembourg ». Certaines provinces participent en effet avec les communes et l'État fédéral à l'achat de matériel pour les services d'incendie.

L'organisation des secours se fait actuellement au niveau communal et provincial[3] bien que les services d'incendie soient une compétence fédérale. Ainsi, chaque entité (commune, province, état) à une part à jouer dans l'organisation des pompiers :

Le Bourgmestre et la commune[modifier | modifier le code]

Les services d'incendie belges sont placés sous l'autorité du Bourgmestre de la commune dans laquelle se trouve le service. Ce dernier est donc légalement le responsable des pompiers. Bien entendu, sur le terrain et en pratique, c'est le commandant du service qui est responsable de la direction des opérations et de la gestion de son service. Le Bourgmestre a l'obligation de protéger sa commune et ses habitants contre le feu et les catastrophes, donc de se munir d'un service de pompiers ou de passer un accord avec la commune la plus proche disposant d'un service d'incendie afin que celui-ci couvre le territoire de la commune qui n'en dispose pas. Cet accord implique généralement un cofinancement du service en question par les différentes communes.

Les pompiers étant des agents communaux (sauf à Bruxelles), leurs salaires sont à charge des communes.

Le Gouverneur et la province[modifier | modifier le code]

Le gouverneur de la province fixe les communes d'implantation et la composition des services. Dans certaines provinces, cette dernière intervient également dans l'achat et le financement de matériel et de véhicules. De plus les centres de formations des pompiers et des ambulanciers sont généralement organisés à l'échelle provinciale.

L'État fédéral[modifier | modifier le code]

L’État fédéral intervient dans le financement et l'achat de matériel (notamment via des marchés globaux) ainsi que dans les différentes législations déterminant les règles générales des services d'incendie (comme les différentes missions à effectuer etc.). Deux ministères sont concernés par les services d'incendie : le service public fédéral Intérieur pour les pompiers à proprement parler et le service public fédéral Santé publique pour tout ce qui concerne l'aide médicale urgente (les ambulances).

Cependant les dotations de l'état étant généralement insuffisantes ou mal placées, les communes (et parfois les provinces) doivent régulièrement intervenir pour compléter le matériel des casernes afin de maintenir les services dans un état de fonctionnement acceptable. C'est là tout l'atout de la réforme de la sécurité civile de 2014, qui permettra, entre autres, un meilleur investissement du fédéral, une décharge financière des communes et une meilleure répartitions des moyens, via le système des zones de secours.

Actuellement[modifier | modifier le code]

Selon la loi du [4], la Belgique sera subdivisée en 34 zones de secours au vu de la Réforme de la sécurité civile belge. Elles seront une entité légale propre afin de pouvoir gérer les différents services d'incendie qui la composeront. Les pompiers ne dépendront donc plus des communes et de leur bourgmestres mais bien des zones de secours, dirigées par un conseil de gestion composé, d'une part de pompiers et d'autre part de « civils » (notamment de certains bourgmestres). Le but de ces zones et de la réforme est de mieux coordonner les interventions des sapeurs-pompiers (surtout en cas de renforts d'autres corps d'incendie) ainsi que d'améliorer la formation des agents, de répartir plus équitablement les moyens et leur financement et d'améliorer le statut des hommes du feu. Ces nouvelles zones de secours devraient être opérationnelles en 2014[5], mais certaines fonctionnent d'ores et déjà en « prézones opérationnelles ».

Numéro d'appel[modifier | modifier le code]

Voici les différents numéros d'appel des pompiers belges[6] depuis que le premier fut instauré dans les années 1960.

  • Le « 900 » : Dès l'apparition du téléphone, ce moyen s’avéra plus qu'efficace pour prévenir les secours en cas de sinistre. Au départ, chaque caserne disposait de son propre numéro. En 1959 la première centrale d'appel unifiés vit le jour à Anvers faisant office de centrale test. Cinq années plus tard, la loi relative à l'aide médicale urgente (A.M.U., autrement dit les ambulances urgentes, gérée également par les pompiers) instaure le « 900 » comme numéro unique partout dans le Royaume.
  • Le « 100 » : Le , le « 100 » est choisi comme nouveau numéro unique pour les pompiers et les ambulances. Ce changement est notamment du aux normes européennes voulant que le numéro des secours dans l'Union commencent par le chiffre « 1 ».
  • Le « 112 » : Aujourd'hui chaque province compte une seule et unique centrale d'appel 100/112. En effet depuis le début des années 2000, l'Union européenne a instauré le numéro d'appel unique européen « 112 » qui devra à l'avenir être utilisé aussi bien pour les pompiers que pour la police. Cela permettra à chaque citoyen européen, peu importe le pays d'où il provient, de n'avoir à retenir qu'un seul numéro en cas d'urgence, qu'elle soit médicale, de sécurité ou autre.

Ce numéro est, comme ses prédécesseurs, gratuit. Il peut être composé de n'importe quel téléphone, même d'un téléphone portable ne disposant pas de carte SIM. Les centrales d'appels de secours actuelles reconnaissent également certains numéros d'appel « internationalement connus » comme le numéro américain 911, qui fonctionne en Belgique.

Liste des services d'incendie belges[modifier | modifier le code]

L'une des 6 casernes du Service d'Incendie de la ville d'Anvers, l'un des 5 corps de classe X (uniquement professionnel) du pays.

Il existe 251 services d'incendie en Belgique. Par le mot « service » on entend « l'entité » (le service), pas la caserne en elle-même, physiquement. En effet, un service peut compter plusieurs casernes, et ce même dans des zones rurales (exemple : la caserne des pompiers de La Roche-en-Ardenne fait partie du service d'incendie de Marche-en-Famenne bien que ce soient deux communes (et villes) différentes et assez distantes). Lorsque c'est le cas il y a généralement une caserne principale (un État-major dans les grandes villes) et une ou des casernes satellites appelées « postes-avancés » (exemple : les pompiers de Bruxelles disposent d'une caserne centrale et de 7 postes-avancés). Ces postes sont en général conçus pour améliorer la rapidité d'intervention en plaçant un minimum de matériel nécessaire dans une zone se trouvant loin d'une caserne principale. Il y a donc bien plus que 251 casernes de pompiers sur le territoire belge.

Classification des services[modifier | modifier le code]

Les services d’incendie belges sont répartis en quatre classes (ou catégories)[7],[8]:

  • C : Corps de pompiers uniquement composés de sapeurs-pompiers volontaires. Elle se distingue du groupe Z par son étendue géographique et sa limite à une seule commune. D'où la lettre « C » pour « communal »
  • X : Corps de pompiers essentiellement composés de sapeurs-pompiers professionnels (Seulement 6 en Belgique: Anvers, Bruxelles, Charleroi, Gand, Mons, Liège).
  • Y : Corps de pompiers dits « mixtes », composés de professionnels et de volontaires.
  • Z : Corps de pompiers (théoriquement) uniquement composés de sapeurs-pompiers volontaires.

Le SIAMU de la région de Bruxelles Capitale[modifier | modifier le code]

Les pompiers de Bruxelles, en intervention près de la place du Grand Sablon.

Le service d'incendie de Bruxelles (appelé Service d'incendie et d'aide médicale urgente de la région de Bruxelles-Capitale en abrégé « SIAMU ») possède un statut particulier. Contrairement au reste de la Belgique où les corps dépendent de l'administration communale, les dix-neuf communes de la Région de Bruxelles-Capitale disposent d'un corps commun régional. Les pompiers y sont agents de l’État au service d'un Région et non d'une commune.

Les missions[modifier | modifier le code]

Pompiers de Louvain lors d'une mission de secours routier

Une loi du modifie l'article 2bis de la loi de 1963 comme suit les missions en matière de sécurité civile :

  1. Les interventions relatives à la lutte contre le feu et l'explosion
  2. Les opérations de secours techniques
  3. L'aide médicale urgente
  4. La prévention en matière d'incendie
  5. La lutte contre les pollutions chimiques, nucléaires, biologiques et d'hydrocarbures
  6. Les inondations
  7. Les télécommunications et la coordination
  8. Les missions internationales de protection civile
  9. Les missions préventives lors de grands rassemblements de personnes
  10. La distribution d'eau
  11. L'alerte à la population

Moyens humains[modifier | modifier le code]

Il y a officiellement 17 000 pompiers en Belgique se répartissant en 12 000 volontaires (env. 70 % des effectifs) et 5 000 professionnels (env. 30 %). Cependant, un nombre non négligeable de pompiers professionnels est également volontaire dans un autre service : il n'y a donc pas réellement 17 000 pompiers en Belgique. Les pompiers sont des agents communaux ou d'associations intercommunales, sauf ceux de la région de Bruxelles-Capitale qui sont des agents de cette région. Les pompiers volontaires n'ont pas cette qualité.

Grades[modifier | modifier le code]

Les grades des sapeurs-pompiers belges sont inspirés de ceux de l'armée belge. En effet, une hiérarchie est indispensable afin de mener à bien les missions urgentes qui sont souvent réalisées dans le stress et l'inconnu. Une parfaite gestion des moyens humains et matériels est donc nécessaire et s'obtient via le système de grades et la discipline.

En ce qui concerne les pompiers de Bruxelles, les grades à consonance militaire avaient été supprimés en 1998. Ils ont été rétablis en 2006 (Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale pris le et publié au Moniteur Belge (Journal officiel) le ).

Le système des volontaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pompier volontaire.
Un bipeur de pompier belge du système de télécommunication A.S.T.R.I.D.

En Belgique, la majorité des pompiers est volontaire, c'est-à-dire qu'ils ont un travail principal et qu'ils exercent le métier de pompier après leurs heures. Ils sont plus ou moins 12 000, sur 17 000 pompiers (les autres étant professionnels mais pouvant être volontaire en même temps dans un autre service, il y a donc moins de 17 000 pompiers en Belgique). Ils sont rémunérés à l'heure et à la mission mais le tarif dépend actuellement des communes, ce qui devrait changer avec la réforme de la sécurité civile belge, puisque le tarif de rémunération des prestations sera égal pour chaque pompier en Belgique, professionnel ou volontaire, le travail étant le même.

En général, les pompiers volontaires disposent d'un bipeur qui leur permet d'être rappelés à la caserne et donc de prester leurs gardes à domicile. Ces gardes ne sont normalement, jusqu'à présent, pas payées, le volontaire étant payé à l'heure prestée en mission. Bien que dans certaines casernes (Couvin, Nivelles par exemple), certains volontaires aient tenté une action en justice afin de changer la donne[9], mais c'est encore flou et cela se joue au cas par cas. Dans certains services un système de garde casernée est parfois mis en place, mais, bien qu'elle soit fort efficace, cette pratique est peu courante à cause de son coût salarial que les communes ne peuvent, ou se refusent à, supporter.

L'un des problèmes des volontaires est que leur statut n'est pas reconnu. En clair, le métier n'existe pas légalement. Les pompiers volontaires sont donc des agents communaux. Cela pose régulièrement problème et c'est aussi l'un des grands points de la réforme. La deuxième grande revendication des volontaires est le droit à une pension, qu'ils n'ont pas pour le moment.

Le système de pompiers volontaires commence à poser problème depuis quelques années car leur nombre diminue de plus en plus. Avec l'évolution de l'hygiène de vie et des attentes des gens en matière de temps de repos ou de loisirs, le nombre de personnes désirant encore donner son temps libre pour être pompier est de plus en plus rare. De plus, les gens ne faisant plus rien pour rien, ils ont peine à bien vouloir accorder leurs nuits ou leurs weekends s'il n'y a pas une grosse rémunération monétaire à la fin.[interprétation personnelle] Ajoutons à cela les formations de plus en plus longues et techniques afin de devenir (et de rester) sapeur-pompier, la liste des candidats comme volontaire est de moins en moins longue lors des recrutements et s'effiloche de manière drastique jusqu'à la fin de la formation de base, pour, finalement, ne laisser que de trop peu nombreux nouveaux pompiers. Cela entraîne donc une professionnalisation inévitable des services, mais qui, encore une fois, soulève la fameuse question du : « Qui va payer? »

Les jeunes sapeurs-pompiers / Les écoles de cadets[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeune sapeur-pompier en Belgique.

Moyens matériel[modifier | modifier le code]

Véhicules[modifier | modifier le code]

Une autopompe multifonctionnelle des pompiers de Bruxelles
Auto-échelle des pompiers de Gand.

Les véhicules de pompiers de la zone sont essentiellement les mêmes que les autres véhicules de pompiers belges et assurent les mêmes missions [10]. Ils sont séparés en deux types : les véhicules "pompiers" et les véhicules "d'aide médicale urgente".

Voici les véhicules de base pour les missions « pompiers » [11]:

  • L'autopompe : C'est l'unité de base des véhicules "pompiers", elle est généralement dite "semi-lourde", référant aux caractéristiques de la pompe dont le camion dispose et transporte 6 hommes. Elle est présente sur toutes les missions incendie ou représentant un danger d'explosion. Certaines peuvent être de types 4x4 pour les feux dans des endroits inaccessibles par route comme les champs ou les forêts.
  • Les engins de travail en hauteur : Ils peuvent être de deux types: soit auto-échelles soit auto-élévateurs. L'élévateur ne disposant pas d’échelons afin de grimper dans la nacelle mais disposant d'un bras articulé permettant une plus grande liberté de mouvements. Les auto-échelles sont généralement de 32 mètres de haut tandis que les bras-élévateur tournent entre 18 et 26 mètres à quelques exceptions près. Ces engins sont armés par 2 ou 3 pompiers maximum.
  • Les camions citerne : Ils sont chargés de l'approvisionnement en eau des autopompes et des auto-échelles. Leur capacité en eau varie selon les modèles: de 5 000 litres pour les anciens à 14 500 litres pour les plus récents. Ils transportent 2 ou 3 pompiers maximum.
  • Les véhicules de désincarcération : Ce sont les camions qui interviennent sur toutes les interventions techniques et spécialement les accidents de la route. Ils disposent d'une foule de matériels d'enfoncement ou de découpage et notamment de cisaille(s) et d'écarteur(s) permettant de découper un véhicule afin d'en extraire (désincarcérer) une victime. Il n'y prend place que 2 ou 3 pompiers maximum.
  • Les véhicules divers : Ce sont tout le restant des véhicules pompiers qui sont plus spécialisés, comme les véhicules de balisage, les véhicules de logistique, les véhicules de transport de personnel, les véhicules "RISC" (Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux), les véhicules plongeurs, les remorques-motopompes, les camions porte-conteneurs, etc.

Quant à l'aide médicale urgente les différentes zones de secours disposent de [12]:

  • Ambulances : Peintes en jaune depuis le début des années 2000, elles étaient autrefois armées de 3 hommes mais, dû au manque de personnel dans la plupart des casernes de la province et de Belgique, il n'y a plus que 2 pompiers par ambulance. Elle contiennent tout le matériel nécessaire aux premiers soins, y compris aux réanimations. Elles ne transportent qu'un seul patient à la fois.
Article détaillé : Services d'ambulance en Belgique.
Article détaillé : SMUR en Belgique.

Matériel spécifique belge[modifier | modifier le code]

Tenues[modifier | modifier le code]

Deux pompiers belges en tenue complète de feu, éteignant un feu de voiture à l'aide d'une lance à mousse, à Grobbendonk.

Les tenues des pompiers belges se composent de quatre tenues différentes[13]:

La tenue de service[modifier | modifier le code]

La tenue de service (ou tenue de casernement) se compose[14]:

  • D'une veste bleu foncé
  • D'un pantalon bleu foncé
  • D'une chemise bleu foncé ou clair
  • D'un pull bleu foncé avec épaulettes détachables
  • D'un t-shirt (dépendant du règlement d'ordre intérieur de chaque service)
  • De chaussettes noires ou bleu foncé
  • De chaussures noires (à noter qu'il n'est pas précisé que se soient des bottes)

La tenue d'intervention « pompier »[modifier | modifier le code]

Le casque F1 équipe actuellement les pompiers de Bruxelles. Son remplacement est à l'étude.

La tenue d'intervention se compose[15]:

  • De bottes de sécurité (normes EN 15090-2006)
  • De gants de feu (normes EN 659)
  • D'une veste et d'un pantalon d'intervention (normes EN 469-2005)
  • D'un casque (norme EN 443-2008)
  • D'une ceinture (normes EN 358 + chaleur selon NBN S21-031)
  • D'une cagoule anti-feu en Nomex

La tenue d'intervention « ambulance »[modifier | modifier le code]

Un képi de sous-officier (bande mi dorée mi noire en dessous de l'insigne) et des insignes d'officier (Sous-Lieutenant) des sapeurs-pompiers belges, faisant partie de la tenue de sortie.

Elle n'est pour le moment pas officiellement réglementée et est donc soumise à un l'appréciation des services. Mais généralement elle se compose de la tenue de service plus une veste fluorescente, souvent jaunes (sur le modèle des pompiers néerlandais).

Elle devrait être réglementée avec la réforme de la sécurité civile belge de 2014.

La tenue de sortie[modifier | modifier le code]

La tenue de sortie est un uniforme costume-cravate et son képi. Il est bleu foncé et se porte avec une chemise bleu clair pour les hommes du rang et les sous-officiers et bleu clair ou blanche pour les officiers. Les grades sont apposés sur les manches et sur le col de la veste ainsi que sur les épaulettes des chemises. Tandis que les képis sont munis d'une bande: dorée pour les officiers, rayées or/noir pour les sous-officiers et noire pour les hommes du rang. Les chaussettes et chaussures sont noires.

Le petit triangle sur sa pointe cousu sur la manche de la tenue de sortie indique, via sa couleur, si le pompier est volontaire (bleu), professionnel (rouge) ou pompier privés (d'entreprises) (vert). Les chefs de services se distinguent par une couronne brodée de fils d'or cousue sur ce triangle.

Casernes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Caserne de pompier.

Les casernes de pompiers belges se distinguent par la taille du service d’incendie qu'elles abritent. Elles peuvent aller d'une simple remise avec un seul camion pour un corps volontaire, à un énorme bâtiment pour certains gros corps.

Moyens de communication[modifier | modifier le code]

Article détaillé : A.S.T.R.I.D..

Les services de secours en Belgique (Pompiers, Police, protection civile et intervenants AMU) sont tous équipés du système de communication radio A.S.T.R.I.D.. Cela permet de communiquer efficacement et de manière codée entre ces différents acteurs.

Recrutement et formation[modifier | modifier le code]

Recrutement[modifier | modifier le code]

Le recrutement de pompier est initié à la demande du conseil communal ou du gouvernement régional pour les pompiers de Bruxelles.

La formation de pompier[modifier | modifier le code]

Le sapeur-pompier suit une formation de base de 130h (qui passera bientôt[Quand ?] probablement[évasif] à 270h). À l'issue de celle-ci, il obtient le brevet de sapeur-pompier.

Les thèmes de la formation se découpent en quatre modules qui comportent plusieurs chapitres. Les voici lors de la version du cours de 2013 établie par le service public fédéral Intérieur[16]:

  • Module A : Secours et lutte contre l'incendie
    • Chapitre 1 : Organisation des services d'incendie
    • Chapitre 2 : Les pompiers et la circulation routière
    • Chapitre 3 : Le bien-être au travail
    • Chapitre 4 : Incendie et lutte contre le feu
    • Chapitre 5 : Le matériel de lutte contre l'incendie
    • Chapitre 6 : La communication chez les pompiers
    • Chapitre 7 : Le déroulement d'une intervention
    • Chapitre 8 : Tactique de lutte contre l'incendie
    • Chapitre 9 : Les types d'incendie
    • Chapitre 10 : Les missions de sauvetage
    • Chapitre 11 : Le matériel de sauvetage
  • Module B : Protection individuelle
    • Chapitre 1 : Cadre légal de l'utilisation des équipements de protection individuelle
    • Chapitre 2 : Les types d'EPI et les vêtements d'intervention
    • Chapitre 3 : La protection respiratoire
    • Chapitre 4 : Protection contre les risques chimiques
    • Chapitre 5 : Protection contre la radioactivité
    • Chapitre 6 : Extermination des nids de guêpes
    • Chapitre 7 : Protection anti-chutes
    • Chapitre 8 : Accoutumance à la chaleur
  • Module C : Les premiers soins
    • Chapitre 1 : Les procédures générales d'intervention
    • Chapitre 2 : Les techniques de réanimation et l'asphyxie
    • Chapitre 3 : L'arrêt des hémorragies
    • Chapitre 4 : Les brûlures
    • Chapitre 5 : Premiers secours en cas de fracture osseuse
    • Chapitre 6 : Les secours en cas d'empoisonnement
    • Chapitre 7 : Le phénomène de choc
  • Module D : Exercices pratiques intégrés

La formation de secouriste-ambulancier[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des corps de pompiers (du moins ceux disposant d'un service d'ambulance), le sapeur-pompier est également ambulancier. La formation de secouriste-ambulancier est une formation à l'aide médicale urgente (AMU). Cette formation se compose de 120 heures de cours et de 40 heures de stage (minimum). Pour conserver son badge d'ambulancier, le pompier-ambulancier doit suivre 24 heures de recyclage par an. Il est réévalué tous les 5 ans.

Les thèmes abordés dans la formation d'ambulancier sont[17]:

  • Le corps humain
  • Les premières minutes
  • Les affections à risque vital
  • Le patient traumatisé
  • Maladies et intoxications
  • Grossesse et accouchement inopiné
  • L'enfant en détresse
  • Urgences provoquées par agents physiques (brulure, noyade, froid, chaleur, irradiations)
  • Urgences psychiatriques
  • Le transport du patient
  • Les catastrophes
  • Organisation de l'aide médicale urgente
  • Techniques

Catastrophes notables[modifier | modifier le code]

Décès de pompiers belges dans l'exercice de leur métier[modifier | modifier le code]

Catastrophe Lieu Province Date Nombre de pompier(s) décédé(s) Service incendie de tutelle
Attentat à la voiture piégée des CCC[18] Bruxelles Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale 2 SIAMU Bruxelles
Explosion de gaz de Theux[19] Theux Drapeau de la province de Liège Province de Liège 2 Service d'incendie de Theux
Incendie de l’ambassade d'Espagne à Bruxelles[20] Bruxelles Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale 1 SIAMU Bruxelles
Catastrophe de Ghislenghien[21] Ghislenghien Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut 5 Service d'incendie d'Ath
Retour d'intervention à Theux [22] Theux Drapeau de la province de Liège Province de Liège 1 Service d'incendie de Theux
Feu d'entreprise horticole à Rochefort[23] Rochefort Drapeau de la province de Namur Province de Namur 1 Service d'incendie de Rochefort
Feu de magasin à Herstal[24] Herstal Drapeau de la province de Liège Province de Liège 1 Intercommunale d'incendie de Liège et environs
Feu d'entrepôt à Uccle[25] Uccle Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale 2 SIAMU Bruxelles
Incendie du complexe Imagix de Mons[26] Mons Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut 1 Service d'incendie de Mons
Feu de maison à Mélin[27] Mélin Drapeau de la province du Brabant wallon Province du Brabant wallon 1 Service d'incendie de Jodoigne
Accident de circulation à Deerlijk[28] Deerlijk Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Occidentale 1 Service d'incendie de Deerlijk
Fuite d'eau à Zoersel[29] Zoersel Drapeau de la province d'Anvers Province d'Anvers 1 Service d'incendie de Zoersel
Accident de circulation à Puurs[30]. Puurs Drapeau de la province d'Anvers Province d'Anvers 1 Service d'incendie de Willebroek
Accident de circulation à Haacht[31]. Haacht Drapeau du Brabant flamand Province du Brabant flamand 1 Service d'incendie de Louvain
Sauvetage d'un animal Tilff Drapeau de la province de Liège Province de Liège 2 Intercommunale d'incendie de Liège et environs

Planification d'urgence[modifier | modifier le code]

Service de pompiers privés[modifier | modifier le code]

Camion des pompiers de l'aéroport d'Anvers.

Il existe plusieurs secteurs dans lesquels on trouve des corps de pompiers privés comme dans les aéroports, les grandes usines à risques spécifiques, l'armée belge etc. Ces services ne dépendent donc plus d'un ministère et disposent donc de leur propre matériel, personnel et procédures. Ce qui n'empêche pas un travail conjoint avec les services d'incendie « classiques » lors de grosses interventions ou d'exercices.

Divers[modifier | modifier le code]

Le Musée L'univers des pompiers, situé à Athus, abrite de nombreux objets relatifs aux pompiers, dont des anciens camions.

Fédération[modifier | modifier le code]

Il existe une fédération des pompiers belges: la Fédération Royale des Corps de Sapeurs-pompiers de Belgique. Elle est subdivisée en deux « ailes »: l'aile néerlandophone et l'aile francophone & germanophone. Le président actuel de l'aile francophone est le Capitaine-Commandant Marc Gilbert.

La Fédération Royale des Corps de Sapeurs-pompiers de Belgique (FRCSPB) a élu le 27 août dernier son nouveau Président : Quentin Grégoire . source ( http://www.civieleveiligheid.be/)

Musée[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs musées officiels et officieux à propos des pompiers en Belgique. Ajoutons à cela les nombreuses collections privées. L'un d'entre eux est le musée L'univers des pompiers, situé à Athus, en province de Luxembourg.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Revue « Le Sapeur-Pompier belge »[modifier | modifier le code]

La Fédération Royale des Corps de Sapeurs pompiers de Belgique édite, tous les trois mois, une revue intitulée Le Sapeur-pompier belge, à l'attention de ses membres. Celle-ci contient généralement quelques sections d'informations sur les nouveautés à propos du matériel ou de la Fédération, une section détaillant certaines interventions particulières, d'autres parlant des pompiers dans le monde etc.

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Voici un liste de quelques termes et abréviations utilisés en Belgique :

  • 100: numéro téléphonique d'appel d'urgence ; le 112 (numéro d'appel d'urgence européen) est également actif ;
  • A.S.T.R.I.D: Réseau de communication des services de secours belges.
  • AVP: « Accident Voie Publique », accident de la route.
  • Centrale 100 / 112: standard de réception des appels d'urgence.
  • Désinca: abréviation de « désincarcération ». Peut-être utilisé pour parler de la technique en elle-même ou du véhicule de désincarcération.
  • EPI: Équipements de protection individuelle.
  • PASI: poste avancé du service d'incendie.(Caserne) de petite taille des sapeurs-pompiers de Bruxelles.
  • SIAMU: Cet acronyme peut désigner soit:
  • SRI: Service régional d'incendie.
  • PIT: Paramédical Team Intervention.
  • VIM: Véhicule d'Intervention Médicalisé
  • AMU: Aide Médical Urgente
  • Cadets: Jeune Sapeur Pompier
  • C.O.Z.I.S: Centre Opérationnel Zonal d'Incendie et de Secours
  • C.O.D.I.S: Centre Opérationnel Départementale d'Incendie et de Secours
  • ARI: Appareil Respiratoire Isolant

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Organisation de la protection civile en Belgique », sur Site internet officiel de la sécurité civile belge.
  2. « Présentation de la planification d'urgence en Belgique. », sur Site internet officiel de la commune de Schaerbeek.
  3. Décret des 16 et 24 août 1790
  4. « Loi du 15 mai 2007 », sur Site internet de la Justice Belge
  5. « La Réforme des Services d'incendie prête pour 2014 », sur Site internet de "La Libre Belgique"
  6. « traitement de l'alerte des pompiers », sur Site internet de la Province de Liège (extrait du cours de l'École des Cadets-Pompiers
  7. « Pompiers en Belgique », sur Site internet officiel de la Belgique
  8. Article 6 de l'arrêté royal du
  9. « Les gardes des pompiers volontaires ne seront pas payées à Couvin », sur Site internet du quotidien belge « l'Avenir »
  10. « Missions des services d'incendie belges », sur Site internet officiel de la sécurité civile belge
  11. « Liste officielle du matériel ministériel des services d'incendie en Belgique », sur Site internet officiel de la sécurité civile belge
  12. « Premiers secours en Belgique », sur Site internet de l'Université de Liège
  13. cours de base des sapeurs-pompiers belges rédigé par le service public fédéral intérieur, version 2013.
  14. Arrêté royal du 1er octobre 1991
  15. circulaire ministérielle de juin 2010
  16. Manuel de formation de base des sapeurs pompiers de l'école provinciale luxembourgeoise de formation des membres des services de secours
  17. Manuel pour le secouriste-ambulancier. Ministère des Affaires Sociales, de la Santé Publique et de l'Environnement. Administration des Soins de Santé. Secours Sanitaires à la Population Civile. (ISBN 90-802914-2-0)
  18. « Deux pompiers bruxellois tués en intervention lors d'un attentat à Bruxelles », sur Site internet de « Sonuma »
  19. « Deux pompiers volontaires meurent lors d'une explosion de gaz à Theux », sur Site internet officiel du quotidien belge « L'Avenir »
  20. « Incendie de l'ambassade d'Espagne à Bruxelles: 1 pompier tué. », sur Site internet officiel du quotidien belge Le Soir'
  21. « Cinq pompiers décèdent lors de la catastrophe de Ghislenghien », sur Site internet officiel du quotidien belge Le Soir'
  22. « Un pompier de Theux décède en revenant d'intervention. », sur Site internet officiel du quotidien belge La Dernière heure.
  23. « Un pompier de Rochefort meurt en intervention », sur Site internet officiel du quotidien belge « Le Soir »
  24. « Un pompier de Liège meurt dans un incendie. », sur Site internet du quotidien belge « Le Soir ».
  25. « Deux pompiers bruxellois meurent lors d'un incendie », sur Site internet officiel du quotidien belge « L'Avenir »
  26. « Un pompier de Mons meurt en intervention », sur Site internet officiel du quotidien belge « La dernière heure »
  27. « Un pompier volontaire de Jodoigne meurt en intervention », sur Site internet officiel du groupe de médias belge « RTL »
  28. « Un pompier perds la vie lors d'un accident à Deerlijk », sur site internet néérlandophone de Belgische Radio Unie.
  29. « Un pompier volontaire de Zoersel meurt en intervention », sur Site internet officiel du quotidien belge « La dernière heure »
  30. « Un pompier volontaire décède en intervention à Puurs », sur Site internet officiel de la RTBF.
  31. « Un pompier perd la vie en intervention à Haacht », sur Site internet de « 7sur7 ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Textes législatifs[modifier | modifier le code]

Ouvrages imprimés[modifier | modifier le code]

  • Bruno Bosilo, Fireman - Ouvrage illustré en français et néerlandais sur l'entièreté des missions du pompier belge - www.bosilo.net
  • Philippe Claessens, Vocation: pompier
  • André Lefèvre et Guy de Pierpont, Les combattants du feu en Belgique, Tome I et II

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens nationaux[modifier | modifier le code]

Liens locaux[modifier | modifier le code]

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