Viaduc de Garabit

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Viaduc de Garabit
Viaduc de Garabit
Viaduc de Garabit
Pays France
Région Auvergne
Département Cantal
Localité Ruynes
Coordonnées géographiques 44° 58′ 31″ N 3° 10′ 39″ E / 44.97528, 3.177544° 58′ 31″ N 3° 10′ 39″ E / 44.97528, 3.1775  
Franchit La Truyère
Fonction Chemin de fer
Type Pont en arc
Longueur 564,69 m
Largeur 20 m
Hauteur 122 m
Matériau(x) Fer forgé
Construction 1880-1884
Architecte(s) L. Boyer, G. Eiffel,
M. Koechlin
Protection  Inscrit MH (1965)

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Viaduc de Garabit

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Viaduc de Garabit

Le viaduc de Garabit est un ouvrage ferroviaire situé sur la commune de Ruynes-en-Margeride, en France dans le Cantal, qui permet à la ligne de Béziers à Neussargues (ou ligne des Causses) de franchir les gorges de la Truyère, affluent du Lot. Entièrement métallique, ce pont ferroviaire fut construit par la société Gustave Eiffel & Cie et achevé en 1884, mais la mise en service de la ligne n'eut lieu qu'en 1888. Il est situé sur la route de Saint-Flour à Mende, à 14 kilomètres de Saint-Flour.

Sommaire

Présentation [modifier]

Le viaduc de Garabit se compose d'un tablier métallique long de 564,85 m reposant sur sept piles en fer puddlé de hauteur variable (jusqu'à 80 m pour les deux plus hautes). Les trois travées situées au-dessus de la partie la plus basse de la vallée font l'arc d'une portée de 165 m et d'une hauteur de 52 m. La partie métallique est encadrée par deux viaducs d'accès nord et sud, en maçonnerie, de 46 m et 71 m respectivement. La hauteur au-dessus de l'étiage de la Truyère était de 122,5 m, cependant depuis la construction en 1959 du barrage de Grandval sur la Truyère, qui a entraîné la formation d'un lac de retenue de 28 km de long, le viaduc surplombe le lac de 95 m.

À l'origine du projet, l'idée d'un pont métallique à grand arc enjambant la vallée revient à un jeune ingénieur, Léon Boyer, né en 1851 et mort prématurément en 1886. C'est lui qui imposa l'idée d'un tracé direct sur les plateaux et un franchissement de la Truyère à grande hauteur (120 m au-dessus du niveau d'étiage), plutôt que la solution traditionnelle qui aurait consisté à descendre la ligne par les vallées affluentes pour franchir la Truyère par un ouvrage plus modeste, solution plus coûteuse en exploitation par la suite.

Pour ce franchissement, il était exclu de recourir au pont suspendu, à cause des risques d'oscillations, et il était impossible d'envisager à l'époque des piles de plus de 65 m de haut. Léon Boyer s'est inspiré de l'exemple du viaduc Maria Pia sur le Douro (Portugal). Ce viaduc construit également par la maison Eiffel avait été conçu par un autre associé d'Eiffel, Théophile Seyrig, et inauguré en 1877. Il comporte un arc métallique de 160 m de portée, avec une flèche d'intrados de 37,50 m.

Le viaduc est exposé en miniature au parc France Miniature, un grand parc d'une cinquantaine d'hectares qui expose une centaine de monuments français en miniature, à Élancourt dans les Yvelines.

Le viaduc fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 14 septembre 1965[1].

Fonction [modifier]

Le viaduc fut créé pour relier Paris à Béziers par chemin de fer, en passant par le Massif central ; c'est le principal ouvrage d'art de la ligne des Causses. C'est donc depuis plus d'un siècle que l'Aubrac Express — nom du train ayant circulé sur la voie — surplombe la vallée de la Truyère. Le viaduc dispose d'une caténaire et supporte une voie unique. Jusqu'à octobre 2009, la vitesse des trains circulant sur ce viaduc était limitée à 40 km/h pour ménager la structure. Depuis cette date et la réparation d'une fissure sur l'ouvrage, la vitesse de passage est de 10 km/h[2].

Cinéma [modifier]

Le viaduc de Garabit apparait dans les films suivants :

Le viaduc de Garabit en chiffres [modifier]

Viaduc de Garabit vu de nuit, du côté ouest.
  • Longueur totale du tablier : 564,69 m
  • Portée de l'arche principale : 165 m
  • Hauteur au-dessus de l'étiage : 122 m
  • Volume de maçonnerie : 20 370 m3
  • Quantité de métaux employés :
  • Nombre de rivets posés : 678 768
  • Durée du chantier : 4 ans (de janvier 1880 à septembre 1884)

Chronologie [modifier]

Portrait de Léon Boyer
  • Novembre-décembre 1878 : Léon Boyer effectue des levés sur le terrain pour définir le tracé de la ligne.
  • 25 mars 1879 : le premier projet établi par Léon Boyer est remis à l'administration.
  • 14 juin 1879 : le ministère des Travaux publics approuve le projet;
  • Janvier 1880 : début des travaux.
  • 16 août 1880 : Gustave Eiffel dépose le projet définitif.
  • 1er août 1882 : début du montage des piles.
  • 20 avril 1884 : pose de la clef d'intrados.
  • 26 avril 1884 : pose de la clef d'extrados.
  • Juin 1884 : fin du poussage des tabliers.
  • 17 septembre 1884 : achèvement des voûtes des viaducs d'accès et de la pose de la voie.
  • 1886 : décès prématuré de l'ingénieur Léon Boyer au Panama.
  • 9 mai 1887 : ouverture de la portion de ligne Marvejols - Saint-Chély-d'Apcher.
  • 10 avril 1888 : premiers essais du viaduc en charge.
  • 26 mai 1888 : ouverture de la portion de ligne Saint-Chély-d'Apcher - Saint-Flour.
  • 10 novembre 1888 : ouverture complète de la ligne.
  • 1932 : électrification intégrale de la ligne de Béziers à Neussargues par la Compagnie du Midi, en 1 500 volts continu.
  • 14 septembre 1965 : inscription aux Monuments Historiques.
  • 11 septembre 2009 : la découverte d'une fissure sur l'une des piles de l'ouvrage lors d'une visite entraîne sa fermeture pour raisons de sécurité[4]. La réouverture a lieu le 11 octobre 2009, la vitesse des trains est alors limitée à 10 km/h sur tout le viaduc[2].
  • 14 juin 2011 : fermeture de la portion de ligne entre Neussargues et Saint-Chély-d'Apcher jusqu'au mois de décembre suivant pour permettre de faire de gros travaux sur le viaduc.

Galerie de photos [modifier]

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Notes et références [modifier]

  1. Viaduc de Garabit, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b Renseignements techniques (RT) SNCF/RFF
  3. Emmanuèle Frois, « Dans les coulisses de L'Enfer, film maudit de Clouzot », Le Figaro, 6 novembre 2009.
  4. La Montagne, 12 septembre 2009.

Bibliographie [modifier]

  • Gustave Eiffel, « Ponts et Viaducs : Viaduc de Garabit, près Saint-Flour », dans Annales industrielles, vingtième année, tome 2, Frédureau & C(ie), 1er juillet 1888, pp. 8-14 (intégral)
  • Guy Brun, Evelyne Baillon, Il était une fois Garabit, Ostal del libre, 1992, Aurillac. (ISBN 2-85910-131-4)
  • Patricia Rochès, Viaduc de Garabit, un géant d'un autre temps, éd. La Vie du Rail, 2007 (garabit.planete-auvergne.com).
  • Patricia Vergne-Rochès, Viaduc de Garabit, Chef d'Oeuvre de Gustave Eiffel, éd. La Vie du Rail, 2012. (ISBN 978-2-915034-71-4)

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]