Viaduc du Viaur
| Viaduc du Viaur | ||
| Pays | France | |
|---|---|---|
| Région | Midi-Pyrénées | |
| Département | Aveyron / Tarn | |
| Localité | Tauriac-de-Naucelle / Tanus | |
| Latitude Longitude |
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| Franchit | Viaur | |
| Fonction | Ferroviaire | |
| Type | Pont à poutres cantilever | |
| Longueur | 410 m | |
| Hauteur | 116 m | |
| Matériau | Acier | |
| Construction | 1897 - 1902 | |
| Inauguration | 5 octobre 1903 | |
| Mise en service | 1902 | |
| Ingénieur(s) | Paul Bodin | |
| Entreprise(s) | Société de Construction des Batignolles | |
| Protection | ||
| Listes | ||
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Ponts remarquables • les plus longs • suspendus • à haubans • en arc • romains • cantilever |
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Le viaduc du Viaur est un ouvrage d'art ferroviaire de la Ligne de Castelnaudary à Rodez. Achevé en 1902, il franchit la profonde vallée du Viaur entre Rodez et Albi. Il est situé sur les communes de Tauriac-de-Naucelle (Aveyron) et Tanus (Tarn). Ce pont fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 1984[1].
Sommaire |
[modifier] Histoire
À l’issue d’un concours ouvert en 1887 (à des ingénieurs parmi lesquels figurait Gustave Eiffel), il fut attribué à l’ingénieur Paul Bodin de la Société de Construction des Batignolles (aujourd’hui Spie Batignolles), et construit par celui-ci entre 1895 et 1902[2]. Le pont est inauguré le 5 octobre 1903[2].
[modifier] Caractéristiques
Ce pont en acier, assemblé par rivets, est composé de deux poutres en porte-à-faux équilibrées (cantilever) et articulées, chacune prolongée par une courte poutre à section constante et une culée en maçonnerie à deux arches. C’est le seul pont de ce type en France[réf. nécessaire]. À l'origine le point central du pont n'était pas soudé, l'arche principale est donc scindée en deux parties indépendantes capables de soutenir chacune un poids considérable. Les deux parties furent soudées pour des raisons de maintenance peu après la construction du viaduc.
Grâce à la technique cantilever, les viaducs ferroviaires ont pu atteindre des portées considérables, jusque-là réservées aux ponts suspendus, alors inadaptés à la voie ferrée. L’apogée en sera le deuxième pont de Québec (1917).
Le viaduc du Viaur est reconnaissable entre tous par sa silhouette où la voie ferrée passe au sommet et non au milieu de la structure, comme c’est le cas pour les autres ponts à poutre en porte-à-faux.
Durant sa construction aucun mort ne fut à déplorer.
- Longueur totale de l'ouvrage : 410 m[2].
- Hauteur : 116 m[2] au-dessus de la rivière, 54 m au-dessus des appuis.
- Portée entre appuis : 220 m[2].
- Masse métallique : 3 800 t.
[modifier] Anecdotes
L’assemblage du viaduc du Viaur a inspiré le peintre H.-M. Magne, pour son tableau Construction d'un viaduc, où l'on voit une équipe de riveurs au travail, perchés sur un échafaudage volant.
La création du viaduc du Viaur, avec les conséquences positives qu'il eut sur l'économie agricole du Ségala, est le thème de la nouvelle de Jean Boudou, Lo Pan de Froment (« Le pain de froment »).
[modifier] Galerie
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Buste de Paul Bodin
[modifier] Notes et références
- PA00094189 et PA00095650, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Viaduc du Viaur sur fr.structurae.de
[modifier] Bibliographie
: Ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article
- Architectures d’ingénieurs, Centre Georges Pompidou, 1978, (ISBN 2 85850-081-9)

- François Garcia, Le viaduc du Viaur Révolutions ferroviaire et socio-économique, CRDP Midi-Pyrénées, 1996
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
Grands ponts construits sur le principe du porte-à-faux
- Pont sur le Firth of Forth, près d’Édimbourg
- Pont Paul-Doumer, à Hanoï
- Pont de Québec, à Québec
- Blaues Wunder, à Dresde