Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie

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Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie
Служба внешней разведки Российской Федерации
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Carte de l'organisation

Devise : « Отечество.Доблесть.Честь (Patrie.Vaillance.Honneur) »

Création 18 décembre 1991
Type Service fédéral sous l'autorité directe du Président de la Russie
Siège Iassénévo
Moscou
Drapeau de la Russie Russie
Coordonnées 55° 35′ 11″ N 37° 31′ 04″ E / 55.586472, 37.517664 ()55° 35′ 11″ N 37° 31′ 04″ E / 55.586472, 37.517664 ()  
Budget inconnu
Effectifs environ 13 000
Directeur Mikhaïl Fradkov
Affiliation(s) Académie des renseignements extérieurs
groupe "Zaslon"


Les vétérans de l’espionnage et de la diplomatie pour la renaissance morale de la patrie

Site web svr.gov.ru

Géolocalisation sur la carte : Russie

(Voir situation sur carte : Russie)
Service des renseignements extérieurs de la Fédération de RussieСлужба внешней разведки Российской Федерации

Le Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie (service fédéral) (en russe : Служба внешней разведки Российской Федерации, translittération : Služba vnešnej razvedki Rossijskoj Federacii) ou SVR est la forme administrative actuelle de l'espionnage politique extérieur soviétique[1].

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

Emblème de la Tchéka puis du KGB : l'épée et le bouclier.

Le SVR est depuis 1991 le successeur officiel de la Première direction générale du KGB de l'URSS et proclame avec fierté son hérédité tchékiste en ligne directe[2] des services spéciaux communistes Tchéka-Guépéou-NKVD-MGB-KGB accusés de crimes contre les millions de citoyens soviétiques et étrangers[3].

Les opérations à caractère d'espionnage ont déjà été pratiquées par la Tchéka dès l'année 1918, mais la création officielle de l’INO a donné à l’espionnage politique au sein de la Vé-Tché-Ka de Félix Dzerjinski une existence administrative.

Selon le mythe des tchékistes et conformément aux déclarations officielles du SVR, le 20 décembre 1920 a été créé le Département étranger (INO) de la Vé-Tché-Ka (du russe Commission panrusse extraordinaire, celle-ci ayant été fondée en décembre 1917 pour lutter contre la résistance « bourgeoise » à la Révolution d’Octobre) près le Soviet des commissaires du peuple (SNK) – gouvernement de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR).

En vérité l’INO a été créé non pas le 20 décembre 1920, mais dès le printemps 1920[4], d’abord au sein du Département spécial de la Vé-Tché-Ka. À l'été 1920, l'INO fonctionnait déjà, mais son travail était jugé insuffisant par le Politburo (décision du septembre 1920). Une réorganisation a commencé dès septembre. Une commission a été créée pour cela. Le 12 décembre 1920 Dzerjinski signe le premier ordre de réorganisation. C’est la date de son deuxième ordre no 169 du 20 décembre 1920 que les mythologues tchékistes ont retenu comme le jour de naissance de l’espionnage politique soviétique.

Avant 1991, le renseignement extérieur faisait partie du KGB (Comité de sécurité d’État) de l’URSS liquidée en octobre 1991 à la suite du Putsch de Moscou, coup d'État manqué à la fin de la pérestroïka en URSS. Le 24 octobre 1991, le renseignement extérieur de l'Union soviétique cesse d’être une constituante du KGB, devient un organisme autonome et dépolitisé et est rebaptisé Service central de renseignement de l'URSS. Ce nouveau Service n’a vécu que quelques semaines car l’Union soviétique approchait sa fin historique.

Boris Eltsine, premier président de la Fédération de Russie post soviétique et fondateur du SVR actuel

Boris Eltsine, Stanislaw Chouchkievitch et Leonid Kravtchouk, présidents des républiques de Russie, de Biélorussie et d’Ukraine, se regroupent près de Minsk et, constatant que le temps de l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) est terminé, dénoncent le traité de l’Union datant de 1921 et donne naissance à la Communauté des États indépendants (CEI).

À la suite de cette dissolution de l’URSS le président de la RSFSR Boris Eltsine par son Oukase no 293 du 18 décembre 1991 crée officiellement le SVR de la RSFSR.

Par son Oukase no 316 du 26.12.1991 Boris Eltsine nomme Yevguéniy Primakov comme le premier directeur du SVR post-soviétique qui en espace d'une semaine devait présenter au président ses propositions en ce qui concerne les statuts du service nouvellement créé, sa structure et ses effectifs.

Par l’oukase no 15 du 13.01.1992 a été nommée la première équipe dirigeante du SVR nouvellement créé qui se composait d’un premier adjoint du directeur et de 5 adjoints.

Selon la vision officielle du SVR actuel[5], le 18 décembre 1991 Boris Eltsine n'a pas créé un nouveau service spécial de la RSFSR, mais tout simplement le Service central de renseignement de l'URSS a été rebaptisé en SVR de Russie. Donc, selon le SVR lui-même, ce Service fédéral de la Russie n'est que la forme administrative actuelle de l'espionnage politique extérieur soviétique existant depuis le 20 décembre 1920 qui est profondément idéologique et extrêmement corporatiste, dont l’idéologie fondatrice est le tchéquisme bolchevik[1]. Le SVR continue à rendre un hommage particulier à Félix Dzerjinski qu'il considère toujours comme son père créateur et idéologue initial.

Le SVR de la RSFSR a été ensuite réorganisé et rebaptisé encore à plusieurs reprises : en juillet 1992 en SVR de la Fédération de Russie, le 30 septembre 1992 – en Service fédéral des renseignements extérieurs de Russie[6], le 7 octobre 1992 – en SVR auprès du Président de Russie[7], et ensuite en SVR de la Fédération de Russie (service fédéral) sous sa forme actuelle.

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Par son Oukase no 1233 du 31 octobre 2009 le Président de la Fédération de Russie Medvédev a instauré les nouvelles armoiries, fanion et drapeau du SVR[8],[9]

Les bases juridiques du SVR de Russie[modifier | modifier le code]

La première loi fédérale russe spécifique relative au SVR est adoptée en été 1992.

Le statut et les activités du SVR de la Fédération de Russie actuels sont régis principalement par la loi fédérale no 5 du 10 janvier 1996 relative au renseignement extérieur en version consolidée avec les modifications apportées par les lois fédérales no 135 du 07.11.2000, no 86 du 30.06.2003, no 122 du 22.08.2004 et no 20 du 14.02.2007[10].

Dans une moindre mesure l’existence du SVR est régie par d’autres lois fédérales[11], dont:

  • no 61 du 31.05.1996 relative à la défense
  • no 76 du 27.05.1998 relative au statut des militaires (avec les modifications apportées par les lois fédérales du 31.12.1999, 19.06.2000, 07.08.2000 et 21.12.2000)
  • no 5485-1 du 21.06.1993 relative au secret d'État (modifiée par la loi no 133 du 06.10.1997)
  • no 144 du 12.08.1995 relative à l’activité d’investigation judiciaire opérationnelle.

Bien évidemment, le SVR se proclame un fervent défenseur de la Constitution de la Fédération de Russie.

Le statut gouvernemental du SVR[modifier | modifier le code]

Dmitri Medvedev, Président du gouvernement de Russie
Vladimir Poutine, le Président de la Fédération de Russie

Au sein du pouvoir exécutif russe le SVR jouit du statut d’un service fédéral sous les ordres directs du président et non pas du chef du gouvernement. Cette règle juridique et administrative a été établie par l'oukase no 1185 du 07.10.1992 du président Boris Eltsine :

Le SVR est un élément constitutif des forces de sécurité dont la mission est de protéger les citoyens, la société et l’État russe contre les dangers extérieurs, en utilisant les moyens et les méthodes spécifiques d’espionnage.

Les dirigeants du SVR sont personnellement responsables devant le président de la véracité et de l’objectivité des informations fournies. La direction générale des services secrets russes, dont le SVR, est assumée par le président de la Russie.

Les champs d’actions et les compétences du SVR[modifier | modifier le code]

Le SVR déploie une activité d’investigation pour fournir au président, à l’Assemblée fédérale et au gouvernement de la Fédération de Russie les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions dans les domaines politique, économique, militaire, scientifique, technique et écologique ; pour créer des conditions propices à la mise en œuvre de la politique de la Russie en matière de sécurité ; pour concourir au développement et au progrès scientifique et technique du pays, pour assurer la sécurité de la Russie sur le plan militaire.

Le gendarme et le voleur[modifier | modifier le code]

Selon une vision simpliste[réf. nécessaire] assez erronée[réf. nécessaire] répandue parmi les non-professionnels et les romanciers, le SVR serait responsable du renseignement en dehors des frontières russes tandis que le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB) couvrirait le territoire national.

Ceci n’est pas correct[réf. nécessaire]. Les deux services fédéraux russes mènent leurs activités en Russie et à l’étranger en parallèle[réf. nécessaire]. La différence capitale entre ces deux « frères ennemis » n’est pas géographique[réf. nécessaire] mais fonctionnelle[réf. nécessaire], comme entre le gendarme (contre-espionnage) et le voleur (espionnage), le passif et l’actif, la défense et l’attaque.

Donc, à la différence du FSB — service du contre-espionnage qui protège la Russie et ses secrets contre les actions subversives d’espions étrangers et de terroristes — le SVR est lui-même un service subversif d’espionnage qui infiltre activement et illégalement, comme les autres services d'espionnage étrangers, les pays étrangers, en utilisant des moyens et des méthodes spécifiques (clandestines et donc répréhensibles) et acquiert des sources confidentielles d’information sensible auprès des étrangers, des secrets politiques, économiques, militaires, scientifiques et technologiques, voire réalise des actes subversifs – les prétendues « mesures actives » – tout ceci est à la base de tout service d'espionnage dans le monde. Comme tout service d'espionnage, la propagande n'est pas absente de ses méthodes.

L’espionnage à partir du territoire de son pays[modifier | modifier le code]

En Russie, le SVR peut mener par exemple ce que l’on appelle « l’espionnage à partir du territoire » (en russe « Разведка с территории » ou РТ - RT) c’est-à-dire l'approche sur le sol russe des diverses catégories d'étrangers (personnels des ambassades et consulats, membres des délégations, voire touristes, étrangers de passage, etc.) dans le but de leur soutirer des informations plus ou moins confidentielles. À leur retour dans les pays d’origine, les contacts les plus prometteurs sont transférés pour la finalisation opérationnelle aux éléments opérationnels « légaux » du SVR en poste dans ces pays ou aux « illégaux » ; mais cette méthode avec la chute du communisme n'a pas grand intérêt aujourd'hui.

Emblème de la Stasi

L’espionnage à « partir du territoire russe » est donc généralement considéré chez les espions de carrière comme une branche secondaire et peu valorisante. Vladimir Poutine est justement issu de cette branche, du temps du communisme et de l'URSS, lorsque cette activité était encore basée dans les « organes territoriaux » du KGB (территориальные органы КГБ). Principalement basé à Leningrad, la seule mission extérieure qu’il avait exécutée était en République démocratique allemande (RDA) – à Dresde, dans une filiale provinciale de la représentation officielle du KGB auprès de la Stasi. L’on peut assez légitimement déduire de là le fait connu et confirmé de sa relative animosité envers le SVR où le futur président russe, alors du rang de lieutenant-colonel, n’avait pas réussi à faire une carrière d'espion suffisamment brillante[12].

Le SVR se détourne de ses activités d’espionnage à partir du territoire de Russie ; mais il semble peu probable qu’il y ait totalement renoncé. Selon les dires en 2001 d’un ancien transfuge de la Pé-Gué-Ou, Stanislav Levtchenko, l’espionnage à partir du territoire russe serait confié au 12e département du SVR et cette activité aurait augmenté à cause de la fermeture d’un certain nombre d’antennes à l’étranger dans les années 1990[13],[14].

Le SVR utiliserait parfois comme couverture les « organes territoriaux » du ministère russe des Affaires étrangères auprès des Sujets fédéraux de Russie (территориальные органы МИДа в субъектах РФ)[15] ou, comme tous les autres pays ayant un service d'espionnage suffisamment structuré, les associations d’amitié à l'étranger.

Selon d’autres sources, l’espionnage à partir du territoire serait passé du SVR au FSB après la liquidation du KGB en 1991[16].

Le contre-espionnage extérieur[modifier | modifier le code]

À l’extérieur de Russie le SVR possède une fonction directement « volée » au FSB : le contre-espionnage extérieur (внешняя контраразведка, ou КР - KR), qui consiste à protéger les établissements et ressortissants russes à l’étranger. Mais aussi à se protéger en interne contre les infiltrations des services étrangers et à son tour essayer d’infiltrer les services spéciaux étrangers.

Le détachement "Zaslon"[modifier | modifier le code]

Insigne de l'unité Vympel

Un détachement d'élite du SVR, Zaslon ("Заслон") a été créé en 1998 pour mener les opérations actives en dehors du territoire de la Russie et assurer de la protection des établissements et ressortissants russes à l’étranger. Logiquement le "Zaslon" devrait faire partie du contre-espionnage extérieur du SVR.

« Zaslon » était censé remplacer l'unité Spetsnaz Vympel (« Вымпел ») du KGB, créée par Youri Andropov en août 1981 et dépendant jusqu'à la chute de l'URSS du 8e Département de la Direction « S » de la Première direction générale du KGB de l'URSS (le prédécesseur du SVR) qui a ensuite été rattachée au MVD de Russie puis à partir de 1995 au FSB.

En mars 2003, deux unités opérationnelles d'intervention du détachement "Zaslon" seraient venues en Irak, avant le début de l’intervention des États-Unis et de leurs alliés, avec pour mission officielle la protection des ressortissants russes et avec pour mission non officielle - pour se procurer des archives des services irakiens de sécurité. Une autre unité serait arrivée en Iran. Tout ceci se serait passé après une visite secrète du directeur du SVR Primakov en février 2003 à Bagdad et après ses entretiens confidentiels avec Saddam Hussein pour le dissuader de résister aux États-Unis[17].

La coopération interservices[modifier | modifier le code]

En Russie post-soviétique le SVR fait partie d’une « communauté de renseignement » à l’américaine (Intelligence Community). Le SVR est ainsi censé travailler en collaboration avec le service de renseignement militaire russe (GRU) et d’autres organismes des renseignements extérieurs (Service de renseignement économique du ministère de l’Économie et des Finances). Il faut bien souligner « censé » car sur le terrain il y a toujours une compétition plus ou moins déloyale entre ces services et aucun d’entre eux n’a de monopole total sur un champ spécifique d’action.

La coopération internationale[modifier | modifier le code]

Le SVR semble aussi vouloir collaborer officiellement avec des services de renseignement étrangers, y compris ceux des anciens pays « ennemis », dans la lutte internationale contre le terrorisme, ou selon des accords d'échanges de renseignements.

En pratique, les autorités officielles russes ont une définition plutôt large du « terrorisme » et de « l’extrémisme »[réf. nécessaire]. Ils utilisent parfois ces termes pour désigner certains opposants au régime actuel[réf. nécessaire]. Par exemple, toute demande d’extradition de Berezovski était systématiquement accompagnée d’allégations de son implication dans le terrorisme international, après qu'il eut lui-même fait état de son soutien financier à Chamil Bassaïev, terroriste tchétchène.

En ce qui concerne l'Iran et l'Afghanistan, des échanges d'informations ont eu lieu entre services secrets américains et russes.

Composition du SVR[modifier | modifier le code]

Administration centrale du SVR[modifier | modifier le code]

  • Directeur du SVR
    • Le Directeur du SVR en exercice: Mikhaïl Fradkov depuis le 9 octobre 2007. Civil.

Sur le Site officiel du SVR on retrouve un organigramme de l’appareil central du SVR à Moscou[18]. Ce schéma n'est pas complet et définitivement dépassé car les appellations de postes des rares officiels du SVR visibles dans différentes commissions présidentielles et interministérielles sont en total contradiction avec ledit organigramme. Selon toute évidence, le SVR de l'époque Medvedev-Poutine préfère jouer au cache-cache avec la presse et le grand public, mais le fameux schéma reste la seule source ouverte officielle.

Structures territoriales du SVR[modifier | modifier le code]

Dans les sources accessibles il y n’a pas d’information suffisamment étayées et vérifiables sur les « organes » territoriaux du SVR.

Structures du SVR à l’étranger[modifier | modifier le code]

Dans les sources accessibles il y n’a pas non plus d’information suffisamment étayées et vérifiables sur les structures étrangères du SVR.

Antennes (rézidenntouras) du SVR à l'étranger[modifier | modifier le code]

Les antennes du SVR (Rézidientoura) restent les principales structures opérationnelles du SVR à l'étranger. Elles sont couvertes par le secret d'État et leur existence est habituellement niée par les autorités russes, malgré toutes les défections antérieures et les nombreuses publications sur le KGB.

Antennes dites « légales »[modifier | modifier le code]

Nonobstant une forte diminution de nombre d'antennes dites "légales" du SVR à l'étranger dans les années 1990 (fermetures estimées à 40 % et concernant surtout les antennes dans les petits pays où il n'y avait pas d'intérêts vitaux pour la Russie), ces structures héritées de la Pé-Gué-Ou restent d'actualité malgré leur vulnérabilité à cause de la surveillance constante. Mais l’avantage de la protection internationale par l'immunité diplomatique est toujours indispensable dans un certain nombre de cas d'activités d'espionnage. La « veille pays » et l’analyse des sources ouvertes peuvent parfaitement se réaliser sur la base des antennes dites « légales » qui par ailleurs servent à faire saturer les réseaux de surveillance des pays d’accueil et à détourner l’intérêt des services du contre-espionnage des vraies activités du SVR qui passent par les réseaux clandestins ou non traditionnels.

Antennes dites « illégales »[modifier | modifier le code]

Même étant très fragiles en cas de défaillances, les antennes sous la couverture profonde dites « illégales » restent la forme idéale opérationnelle car quasiment indécelables. Toutes les opérations réellement importantes (dont le nombre reste assez limité) passent uniquement par ces réseaux clandestins, complètement coupés de contact avec les représentations officielles diplomatiques russes.

Antennes non traditionnelles[modifier | modifier le code]

Très peu d’information a filtré dans la presse concernant cette nouvelle forme des activités d'espionnage du SVR à l'étranger qui est en quelque sorte à mi-chemin, un hybride entre les formes classiques « légales » et « illégales ».

Représentations officielles du SVR à l'étranger[modifier | modifier le code]

Le SVR possède quelques représentations « ouvertes » à étrangers (par exemple aux États-Unis), le but officiel de leur existence étant « la coordination de la lutte antiterroriste et contre le crime organisé » avec les services secrets étrangers dont la CIA ou le FBI. Ainsi Sergueï Lébédev avant de devenir le Directeur du SVR en mai 2000 était-il le représentant officiel du SVR aux États-Unis.

Ces structures étrangères officielles du SVR sont héritées du temps définitivement révolu de la pérestroïka et de la glasnost des présidents Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine. À l’époque du tandem Poutine-Medvedev elles donnent au SVR d’abord et avant tout l’accès aux certains réseaux internationaux (Interpol, Europol, etc.) que les dirigeants russes semblent parfois détourner à des fins internes discutables de contrôle des ressortissants et dissidents russes à l’étranger sous le prétexte trop commode de la lutte contre le terrorisme international et le crime organisé.

Service des « illégaux » du SVR[modifier | modifier le code]

Le service des « illégaux » (des agents travaillant sous des couvertures non-officielles et sans aucun rapport avec la Fédération de Russie) n’apparaît pas dans la structure officielle du SVR, comme dans aucune autre structure officielle du FBI du Secret Intelligence Service ou de tout autre service d'espionnage par définition. Il semble évidemment peu probable que le SVR ait renoncé à ce genre d’agents.

Emplacements des sites[modifier | modifier le code]

55° 35′ 11″ N 37° 31′ 04″ E / 55.586472, 37.517664 () Le quartier général du SVR ("Langley russe") se trouve au 38e km des Boulevards périphériques extérieurs (MKAD, Московская кольцевая автодорога - МКАД) dans la banlieue sud-ouest de Moscou en face du quartier Iassénévo (Ясенево) (coordonnées géographiques exactes latitude 55:35:05:66 N – longitude 37:37:04:70 E).

  • Le bureau de presse

Le bureau de presse du SVR se trouve au centre de Moscou rue Ostojénnka, la station Park Koultoury (métro de Moscou, ligne Sokolnitcheskaïa) (coordonnées géographiques exactes latitude 55:44:14:40 N – longitude 37:35:44:13 E).

  • L'académie des renseignements extérieurs (AVR)
  • D'autres sites

SVR possède d’autres sites en Russie, la plus grande partie desquels reste secrète pour le grand public. La plupart des sites du SVR sont connus des services de renseignements occidentaux, vu le nombre de transfuges de la Pé-Gué-Ou et du SVR.

Personnels du SVR[modifier | modifier le code]

Le nombre exact des personnels du SVR est sous couvert du secret d'État en Russie. Les estimations parues dans les sources ouvertes varient entre 15 et 30 mille personnes. Selon un rapport du ministère allemand de l’Intérieur publié le 21 juin 2010, le SVR compterait 13 000 employés.

Catégories des personnels du SVR[modifier | modifier le code]

Il y a d’importantes spécificités à noter dans l’usage des termes des personnels du SVR.

Formation des personnels du SVR[modifier | modifier le code]

Le recrutement au SVR[modifier | modifier le code]

Le recrutement au SVR est un processus très complexe et prend des années dans chaque cas individuel.

Selon les dernières modifications de la loi relative au renseignement extérieur adoptées le 24 janvier 2007 par la Douma, les éléments opérationnels du SVR doivent avoir la citoyenneté de la Fédération de Russie et ne peuvent en avoir aucune autre (double nationalité formellement interdite). Ils ne peuvent pas faire de politique, ni être membres de partis ou associations politiques[19],[20].

Toutes les catégories des personnels du SVR passent obligatoirement une dactyloscopie. Les candidats aux futurs éléments opérationnels passent en plus des tests médicaux, psychiatriques, linguistiques et sur le détecteur de mensonge.

Le recrutement des futurs éléments opérationnels « légaux » du SVR[modifier | modifier le code]

En général, la recherche des candidats pour devenir les éléments opérationnels « légaux » du SVR se fait sur concours externe dans les universités parmi les étudiants de 3-5 années[21]. Ils ne sont recrutés qu’après avoir obtenu au préalable leurs diplômes civils. Il y existe en parallèle un concours interne dans les structures secondaires du SVR, ainsi que dans les services spéciaux autres que le SVR (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, FAPSI, MVD, etc.). (on peut se faire une idée générale du processus de recrutement au SVR à partir du film « La Recrue » (2003) sur la façon de faire à la CIA - malgré quelques embellissements ciné, le fond est assez véridique et similaire).

Ensuite les nouvelles recrues passent un certain temps à être formées à l’Académie des renseignements extérieurs – centre de formation des personnels du SVR, anciennement l'Institut du Drapeau Rouge du KGB (de 1 à 3 ans en fonction de leurs capacités linguistiques et leurs connaissances pratiques du monde opérationnel des services spéciaux).

Dans les années 1990, le SVR a eu énormément de problèmes non seulement avec le recrutement des nouveaux officiers, mais aussi avec les personnels opérationnels aguerris. Dans un climat de privatisations et de réformes capitalistes, les officiers de carrière partaient en masse dans le civil sans hésiter. On estime à 30-50 % les fuites des personnels opérationnels à cette époque. Ensuite l’hémorragie a cessé.

Mais selon les aveux des dirigeants du SVR, il y a toujours des problèmes de recrutement, à cause d'une crise des vocations. Ce qui a changé également, c’est qu'actuellement la majorité des nouvelles recrues ne vient plus des grandes écoles et universités prestigieuses de Moscou et de Saint-Pétersbourg, mais d'établissements de second ordre, provinciaux de Sibérie et de l’Extrême-Orient.

Le recrutement des civils au SVR[modifier | modifier le code]

Le recrutement des personnels civils du SVR se fait sur une base habituelle avec quelques spécificités liées aux besoins de discrétion sur l’emplacement des sites de travail et aux mesures de sécurité spécifiques. Ces personnels sont surveillés en interne par la Direction du contre-espionnage extérieur du SVR, ainsi que par le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie.

Le recrutement des « illégaux »[modifier | modifier le code]

Le recrutement et la formation opérationnelle des futurs « illégaux » se font selon un protocole particulier, la plus grande spécificité étant leur caractère strictement individuel (les « illégaux » ne sont pratiquement jamais entraînés en groupe).

Le recrutement de femmes[modifier | modifier le code]

Du temps de l’URSS les femmes étaient rarement recrutées au KGB à l’exception du Service des « illégaux » où elles formaient le plus souvent des couples avec des éléments opérationnels masculins mais jouaient le rôle subalterne dans le tandem - opératrices radio en Alphabet morse, dactylos, photographes des microfilms ou micropoints, cryptographes, etc.

Quelques exemples :

  • le couple opérationnel du colonel Jiovanni Antonio Bertoni dit « Marco » et du colonel Africa de la Eras Gavilan dite « Patria »[22]
  • le couple de Boris et Zinaïda Batrayev[23]
  • Elena Tchébourachkina[24]

Il paraît que le SVR emploie de plus en plus activement le contingent féminin.

L'académie des renseignements extérieurs[modifier | modifier le code]

L’Académie des renseignements extérieurs (AVR) - en russe « Академия внешней разведки » (АВР) - est l’établissement de formation post universitaire et professionnelle des personnels opérationnels du Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie (SVR).

Toujours appelée par le peuple "École de la Forêt"[25], elle préparait à l'époque soviétique les effectifs opérationnels pour la Pé-gé-OU du KGB.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cet établissement secret du SVR se veut être l'héritier de :

  • l'École de destination spéciale (CHON) du NKVD de l'URSS, 1938
  • l'École de renseignement (RACH) du NKVD de l'URSS, 1943
  • l'École Supérieure de reconnaissance (VRCH) du MGB de l'URSS
  • l’École no 101 du KGB près du Conseil des Ministres de l'URSS, 1948

À sa dernière réorganisation de l’époque soviétique en 1968 l’établissement était devenu l'Institut du Drapeau Rouge (en abrégé le KI) du KGB de l’URSS – en russe « Краснознаменный институт КГБ СССР » (КИ).

En 1984 le KI a reçu le nom du défunt Secrétaire Général du PCUS et l'ex-chef du KGB Youri Andropov.

En 1994, après l'échec de la perestroïka gorbatchévienne, la dissolution du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS), du KGB et de l'URSS elle-même, l'institut a été pour la dernière fois transformé en Académie des renseignements extérieures (AVR), dépendant administrativement du SVR, qui est venu en 1992 pour remplacer l'ex Pé-gé-OU de l'ex KGB.

Les insignes de l'AVR[modifier | modifier le code]

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Emplacements des sites de l'AVR[modifier | modifier le code]

La faculté principale de l'AVR[modifier | modifier le code]

Le site principal de l’AVR se trouve dans la forêt en face du 89e km des Boulevards périphériques extérieurs (MKAD) dans la banlieue nord de Moscou, en face du quartier Medvedkovo (Медведково) (coordonnées géographiques exactes latitude 55:54:37:35 N – longitude 37:3:55:30 E).

Il y a quelques années un nouveau bâtiment moderne a été rajouté au nord du site initial. Il a son propre stade à l'intérieur d'une enceinte, les accès indépendants et serait une nouvelle faculté de l'AVR.

À l’ouest on distingue une parcelle en travaux relativement petite qui possède un accès indépendant vers la route normale côté sud, mais donne aussi côté est sur le Site de l’AVR avec 3 chemins forestiers qui mènent vers trois points de contrôles et d’entrée sur le territoire de l’AVR.

Le site nommé « La Villa »[modifier | modifier le code]

Objectif « La Villa » (объект "Вилла") est une base citadine de formation appartenant à l’AVR, destinée aux courtes sessions pendant lesquelles les élèves-officiers et leurs formateurs imitent le travail des éléments opérationnels sous la couverture d’une ambassade à l’étranger (dans une « résidentoura »).

Il se trouve dans la banlieue nord-ouest (le raïon municipal Lévobérejniy du District administratif nord) de Moscou au carrefour des rues Smolnaya et Festivalnaya (дом 47 по улице Смольной), à côté de la station Rechnoi vokzal de la Ligne Zamoskvoretskaïa du Métro de Moscou (coordonnées géographiques exactes latitude 55:51:32:76 N – longitude 37:2:07:21 E).

Cet objectif du SVR se cache sous la couverture officielle d’une filiale du Centre scientifique et industriel « Delta » de l’entreprise fédérale unitaire d’État « SpetsVnechStroy »/« Constructions spéciales extérieures » (en russe : Филиал НПЦ "Дельта" ФГУП "Спецвнешстрой")[26]. Le SVR aurait même construit en 2002, à côté de la Villa vers le sud et en face de l'église orthodoxe[27], une tour d’habitation[28] pour ses personnels.

Côté est il y a actuellement un immeuble "de bureaux" en construction. La Villa ne serait-elle pas en expansion?

D'autres sites[modifier | modifier le code]

L’AVR possède d’autres sites dans la région de Moscou qui restent secrets.

Traîtres et défaillances au sein du SVR[modifier | modifier le code]

Comme tout grand service de renseignement dans le grand jeu, le SVR a eu des agents doubles travaillant pour des puissances étrangères.

Controverses[modifier | modifier le code]

Le SVR entre le passé bolchevik et le nouveau capitalisme[modifier | modifier le code]

Le principal problème idéologique et existentiel lié au SVR russe actuel reste son hérédité, officiellement proclamée, des services spéciaux communistes – la fameuse Tchéka (du russe « Commission Extraordinaire ») et de ces successeurs staliniens Guépéou-NKVD-MGB-KGB accusés de crimes contre les millions de citoyens soviétiques et étrangers[29].

Le badge commémoratif: 85 ans INO-PGOU-SVR

Le président Vladimir Poutine a considéré que le SVR russe était l’un des services secrets les plus efficaces au monde et il s’est enorgueilli d’avoir associé une partie de sa vie au KGB. « Le SVR, tout comme son prédécesseur le service de renseignement soviétique, est l’un des services secrets les plus performants au monde. Il est respecté par ses amis et aussi ses ennemis », a-t-il dit dans l’allocution qu’il a prononcée à l’assemblée solennelle consacrée au 85e anniversaire du SVR le 20.12.2005 au QG de Iassénévo. Vladimir Poutine a estimé qu’un grand mérite revient aux générations précédentes des éléments opérationnels de renseignement et aux vétérans d’aujourd’hui.

« Je voudrais leur adresser des paroles de reconnaissance, les saluer chaleureusement et leur souhaiter bonne santé et vigueur morale », a dit Vladimir Poutine. « Je suis fier qu’une partie de ma vie ait été liée au renseignement, aux gens remarquables, aux véritables professionnels qui travaillent dans ce département ». Le président a relevé que depuis la création du service étranger de la Vé-Tché-Ka (Commission extraordinaire panrusse) ses employés ont invariablement et honorablement œuvré à la consolidation du pays, au renforcement de sa sécurité et de sa puissance. En prononçant ces paroles, M. Poutine a pu heurter les opposants au régime officiel de l'URSS qui ont été victimes autrefois.

Beria avec Staline et la fille de celui-ci, Svetlana

Les dirigeants actuels russes tentent de passer l'activité d'espionnage soviétique, somme toute, pour une simple tâche administrativement technique en occultant son caractère hautement idéologique d'autrefois. La vérité historique, qui est souvent oubliée dans la Russie d'aujourd'hui, est que le service de renseignement extérieur soviétique était considéré comme « le bras armé du Parti communiste de l'URSS et le détachement militaire d'avant-garde de la lutte mondiale du PCUS contre l'impérialisme international jusqu’à la victoire universelle du communisme ».

Il est donc assez compréhensible de noter que ces déclarations ne se font plus dans un sens idéologique, puisque l'idéologie du communisme international est pratiquement morte et que la Russie d'aujourd'hui semblerait lui avoir tourné le dos ; mais il serait kafkaïen de se réclamer de l’héritage bolchevik. Il est évident que si la Fédération de Russie ne pourrait se passer d'un service d'espionnage, encore faut-il lui donner un nouveau départ. Mais se positionner officiellement comme l'héritier de la Tchéka et accrocher les portraits de Dzerjinski sur les murs des bureaux du SVR peut difficilement être considéré comme une rupture idéologique avec le passé controversé de Tchéka-Guépéou-NKVD-MGB-KGB.

Confiscation de la forêt de Boutovo[modifier | modifier le code]

Le SVR est depuis 2006 en conflit juridique et médiatique acharné avec les habitants du quartier municipal de Boutovo-Sud (Ioujnoyé Boutovo) du District administratif sud-ouest de la ville de Moscou et de la municipalité rurale Kommounarka du Raion Léninesky de la région de Moscou (Oblast de Moscou), ainsi qu'avec les associations écologiques concernant la question de l’expropriation (entre 250 et 1500 hectares, selon les sources différentes) par l'État russe des communes possédant la forêt de Boutovo que le SVR voudrait rajouter au patrimoine immobilier de son QG de Iassénévo afin d'y construire davantage de villas privatives pour ses hauts dirigeants[30].

Relations avec d'autres États dans les années 2000[modifier | modifier le code]

Les autorités britanniques, allemandes, japonaises et américaines ont accusé à plusieurs reprises le SVR d’avoir mené des opérations subversives actives sur leurs territoires respectifs, en particulier dans le domaine de l’espionnage économique et technologique, et réciproquement la Russie a surtout accusé la Grande-Bretagne et ensuite les États-Unis de faire de même.

Japon[modifier | modifier le code]

Le 16 janvier 2008 le journal Mainichi Japan a publié un article sur l’arrestation d’un haut fonctionnaire du cabinet du premier ministre japonais qui pendant 10 ans transmettait des secrets aux espions russes travaillant sous la couverture de l’ambassade de Russie. Pour sa collaboration, le « traître » a reçu 37 mille dollars qu’il a dépensés dans les restaurants et en jouant aux courses de chevaux. Selon certaines sources, il s’agissait d’un fonctionnaire de 52 ans qui faisait partie d’une unité prénommée Bureau d’intelligence et de recherche du cabinet du Premier-ministre nippon (Cabinet Intelligence and Research Office, en transcription japonaise Naicho)[31],[32].

Allemagne[modifier | modifier le code]

Selon « The Financial Times », l’Allemagne a accusé les services d'espionnage de la Russie et de la Chine d’avoir volé des secrets industriels et commerciaux d'entreprises allemandes. Le rapport du Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV) - service fédéral de contre-espionnage, publié le 15.05.2008, représente la Russie comme une menace particulière. La nomination de M. Mikhaïl Fradkov en automne 2007 à la tête du SVR avait particulièrement alarmé les services du contre-espionnage allemands. Il a un profil d’un homme d’affaires et non pas d’un espion conventionnel. Selon les experts allemands, le SVR aurait l'obligation légale de soutenir par des moyens spécifiques illégaux l’expansion étrangère des entreprises russes. Il s’agirait donc d’une concurrence déloyale[33].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Le directeur du Renseignement américain, Michael McConnell, a soumis le 18 septembre 2007 à la Commission juridique du Congrès américain son rapport où le travail « agressif » du Service de renseignement extérieur de Russie (SVR) figurait parmi les menaces principales sur la sécurité nationale américaine. « Les services de renseignement extérieur chinois et russe figurent parmi les plus agressifs à l'égard des systèmes informatiques américains sensibles et protégés, des infrastructures et des projets de développement en cours aux États-Unis et les efforts qu'ils déploient à la collecte de ce genre d'information atteignent un niveau équivalent à celui de la guerre froide », lit-on dans ce rapport de 18 pages. Le SVR a refusé tout commentaire concernant ce rapport[34].

Trois ans plus tard, en juillet 2010, les États-Unis et la Russie ont procédé à leur premier échange d'espions (en) depuis la fin de la guerre froide[35]. Les 10 agents russes échangés, dont la valeur serait « minime » selon Le Figaro et qui travaillaient en tant qu'« illégaux » (dénués de toute protection diplomatique), avaient tous été recrutés par le SVR[36]. Les 10 espions échangés étaient: Anna Chapman; Tracey Foley et son mari Donald Heathfield; Juan Lazaro et sa femme Vicky Pelaez, journaliste à El Diario La Prensa; le couple Richard et Cinthya Murphy; Mikhail Semenko; Patricia Mills et son compagnon Michael Zottoli[37]. L'un des espions échangés contre eux, l'agent double Aleksander Zaporojski, qui travaillait en théorie pour le SVR mais avait été arrêté en 2003 par la Russie, aurait été l'un de ceux ayant permis aux Américains de capturer Aldrich Ames et Robert Hanssen, deux des plus importants agents doubles ayant infiltré les services américains lors des années 1990-2000[37].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le Service des renseignements extérieurs de Russie (SVR) s'était déjà refusé à tout commentaire 10 jours avant le 8 septembre 2007 au sujet d'un article paru dans le journal britannique The Telegraph sur le regain d'espionnage russe en Grande-Bretagne. « Nous ne commentons pas les articles de la presse britannique », a déclaré le chef du service de presse de SVR Sergueï Ivanov. Le journal britannique a déclaré que la moitié des diplomates russes en mission en Grande-Bretagne était liée au Service des renseignements extérieurs russe et que leurs activités se trouvaient au niveau de la guerre froide. Une trentaine des 62 Russes travaillant à l'ambassade, au consulat et à la représentation commerciale de la Russie se livrent à l'espionnage, selon The Telegraph. Les agents du SVR recueillent des secrets militaires et commerciaux ou surveillent des « dissidents russes réfugiés à Londres », notamment le milliardaire Boris Berezovsky russe que la Grande-Bretagne refuse d'extrader vers la Russie, a affirmé le journal[38],[39].

En juillet 2008, la Grande-Bretagne a même classé les services spéciaux russes au troisième rang des menaces à sa sécurité nationale, après Al-Qaïda et l’Iran[40].

Cette lutte traditionnelle des services secrets internationaux entre eux illustre le mauvais état des relations diplomatiques de la Grande-Bretagne avec la Russie qui, de son côté, a expulsé un certain nombre d'agents britanniques et a fermé les British Councils en Russie pour le même motif de couverture d'activités d'espionnage en Russie.

Israël[modifier | modifier le code]

En automne 2006, les autorités israéliennes ont refusé d'accorder un visa au diplomate russe qui devait occuper le poste de premier secrétaire de l’ambassade de Russie à Jérusalem. Alexandre Kroukov qui devait prendre la direction de l’Institut russe de la culture et de la science en Israël a été accusé d'être un élément opérationnel du SVR[41].

Pressions géostratégiques dans l’espace de l’ancienne URSS[modifier | modifier le code]

Il est évident que le tapage médiatique concernant les points névralgiques particuliers dans les anciennes républiques soviétiques relève de la propagande et de la guerre idéologique du type soviétique qui est à nouveau de mise en Russie actuelle réclamant un « droit de cuissage » concernant l’espace de l’étranger immédiat (en russe, ближнее зарубежье).

Moldavie[modifier | modifier le code]

Dans la situation où le grand public ne sait plus rien sur le SVR (structure réelle, tâches, moyens, nominations, actions, etc.) depuis l’installation de l’équipe de Poutine au Kremlin, les visites à Chişinău des hautes responsables du SVR sont souvent très (trop ?) pompeusement annoncées[42],[43],[44]. Il semble peu convaincant que la résolution civilisée de la question de la République moldave de Transnistrie autoproclamée doit prioritairement passer par le canal secret du Service russe de l'espionnage extérieur.

Lettonie[modifier | modifier le code]

En juillet 2008, la Lettonie, pays de l’Union européenne, a reconnu la Russie parmi les principales menaces de sa sécurité nationale en accusant la Russie d’utiliser des pressions économiques pour obtenir des avantages géopolitiques.

Estonie[modifier | modifier le code]

Les armoiries de l'Estonie
Nouvelles technologies pour punir les anciens acolytes[modifier | modifier le code]

Le SVR parmi d’autres services spéciaux russes a été soupçonné de cyberterrorisme par les autorités estoniennes. Les agences gouvernementales estoniennes ont essuyé fin avril 2007 une écrasante attaque en déni de service (DoS) comme une action de représailles en réponse aux heurts qui ont opposé forces de l'ordre et manifestants pro russes nationalistes, faisant un mort et 150 blessés. Submergés de trafic, les serveurs Web des plus hautes instances d’Estonie (parlement, premier ministre et ministère des Affaires étrangères) sont restés inaccessibles plusieurs jours. Le site de la police a pu se maintenir mais seulement en bloquant toute requête d'adresses IP étrangères et en passant en mode texte[45]. Selon l’analyse annuelle de la police de sécurité d’Estonie datant du juin 2008, le SVR s’est fixée comme principal but d’activité les élections législatives de 2011 en se basant sur la minorité nationale russe dans le pays[46].

Affaire Simm[modifier | modifier le code]

Le 21 septembre 2008, tout de suite après la guerre de Russie contre la Géorgie, Herman Simm, un ancien haut responsable du ministère estonien de la Défense, a été arrêté à Tallinn par les autorités estoniennes pour espionnage au profit de la Russie. Il semble qu'il s'agit là d'une des plus grosses « prises » faite en Europe depuis la fin de l'ex-URSS[47]. Recruté en 1995 à l’occasion d’un voyage touristique en Tunisie par un ancien du KGB estonien, Valery Zentov, Hermann Simm a ainsi vendu aux russes près de 3 000 documents sensibles concernant la politique de défense de son gouvernement, le tout pour une centaine de milliers d’euros. Son agent traitant, Sergueï Yakovlev, alias Antnio de Jesus Amorett Graf, membre du SVR fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. En février 2009, la justice estonienne a condamné Hermann Simm à 12 ans et demi de prison. Deux supposés espions russes sous la couverture diplomatique - Viktor Kochukov (Victor Kotchoukov, Виктор Кочуков) et Vasily Chizhov (Vassily Tschijov, Василий Чижов) - ont été déclarés « persona non grata » en Belgique à la suite de cette affaire[48],[49],[50],[51].

Géorgie[modifier | modifier le code]

Officiellement le SVR n’a pas le droit de mener les opérations spéciales sur le sol géorgien, car un accord de 1992 entre les pays de la CEI l’interdit formellement[52]. Mais compte tenu de la dégradation des relations russo-géorgiennes depuis la guerre d’août 2008 et la reconnaissance, illégale au regard du droit international, par la Russie des républiques autoproclamées d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, il semble peu probable que la Russie continue d’observer scrupuleusement les accords avec la Géorgie dans le domaine d’espionnage. L’arrestation en août 2008 par le FSB russe du prétendu chef d’une direction du SVR de Géorgie Kherksladzé a marqué l’ouverture de la guerre entre les services spéciaux russes et géorgiens[53],[54].

Les services secrets russes, dont le SVR, étaient accusés de leurs implications directes ou indirectes dans l'organisation des affrontements entre les manifestants d'opposition et la police en Géorgie à différentes époques, selon les déclarations des autorités géorgiennes[55]. Selon le chef du SVR de Géorgie Guéla Béjouachvili, Moscou voudrait renverser le pouvoir actuel en Géorgie par les activités clandestines subversives[56]. Le président géorgien Mikheil Saakachvili a accusé Moscou d'avoir tenté d'organiser une rébellion militaire « de grande ampleur » pour renverser le régime à la veille d'exercices de l'OTAN en Géorgie début mai 2009[57].

Service « action » du SVR : le retour vers le passé stalinien[modifier | modifier le code]

Le SVR de l’époque de Poutine-Medvedev est accusé – de plus en plus souvent et avec de plus en plus de preuves directes ou indirectes – d’avoir rétabli une vieille pratique stalinienne d’enlèvements et liquidations des « ennemis » du service et/ou du régime à l'étranger.

2001 : enlèvement supposé aux États-Unis de Zaporojsky[modifier | modifier le code]

Selon le mythe répandu, le 9 novembre 2001 l'ancien officier supérieur du SVR le colonel Alexandre Zaporojsky, transfuge du SVR qui vivait aux USA depuis 1998, aurait été secrètement enlevé au nez et à la barbe du FBI et exfiltré de force vers la Russie par un commando du SVR. Techniquement, il semble que Zaporojsky ait été arrêté lorsqu'il était arrivé « de son plein gré » en Russie et le SVR a nié toute implication dans le retour « forcé » d’un « traitre ». Mais les conditions qui ont conduit ce réfugié – professionnel de l’espionnage étant sur ses gardes - de revenir assez « bêtement » au bercail (à cause d’une prétendue maladie grave d’un proche et contre l’assurance orale d’immunité une fois rentré) ressemblent tellement aux anciennes techniques des manipulations du KGB que l’on a du mal à croire la sincérité des protestations d’innocence du SVR.

2004 : assassinat à Doha (Qatar) de Yandarbiyev[modifier | modifier le code]

La Russie a été fortement soupçonnée de pratiquer le Terrorisme d'État après l’assassinat au Qatar de l’ancien haut responsable tchétchène Zélimkhan Yandarbiyev le 26 février 2004 (deux officiers opérationnels - du SVR ou du GRU - ont été arrêtés quelques heures à peine après cet acte terroriste et condamnés par la justice du Qatar à la perpétuité, mais ensuite magiquement extradés vers la Russie, pour « purger leur peine dans leur pays »). Pour une fois la Russie n’a pas nié l’appartenance des deux officiers aux services spéciaux russes, mais a affirmé avec beaucoup d’humour noir qu’ils étaient en poste à Doha pour les « travaux analytiques sur le terrorisme international ».

2006-2007 : autorisation des actions paramilitaires à l’étranger, y compris assassinats et enlèvements[modifier | modifier le code]

Après l’enlèvement et l’assassinat des diplomates russes en Irak en 2006, la Douma de Russie a voté en juillet 2006 les amendements à plusieurs lois qui dorénavant (depuis janvier 2007) accordaient au président de Russie le droit discrétionnaire absolu de prendre des décisions secrètes, sans consulter le législateur ni informer qui que ce soit, d’utilisation active des unités spéciales militarisées en dehors des frontières de Russie et en temps de paix[58].

2006 : assassinat à Londres de Litvinenko[modifier | modifier le code]

Il est presque normal que les autorités britanniques soupçonnent la participation du SVR, d’une manière ou d’une autre, dans l’empoisonnement de l’ancien officier du FSB Alexandre Litvinenko à Londres en automne 2006. Le Service des renseignements extérieurs de Russie (SVR) depuis fin novembre 2006 rejette les accusations sur son éventuelle implication dans l'empoisonnement de l'ancien officier du FSB russe Alexandre Litvinenko à Londres. « Le SVR n'a rien à voir avec le mauvais état de santé d'Alexandre Litvinenko », a déclaré le chef du bureau de presse du SVR Sergueï Ivanov. Les informations diffusées par certains médias sur l'implication du Service dans cet incident sont « purement fausses et infondées », a-t-il ajouté. Les déclarations de plusieurs transfuges et réfugiés, dont Evgueni Limarev, ont porté néanmoins sur une obscure association des vétérans du KGB/SVR/FSB ayant à sa tête un certain Valentin Vélitchko[59],[60],[61]. Avec l’aval du Kremlin, Andreï Lougovoï - le supposé assassin de Litvinenko - a été élu député de la Douma, le parlement russe. La Russie refuse obstinément de l’extrader vers Londres à la demande répétée de la justice britannique et ne semble pas vouloir le déranger par la moindre action judiciaire ce qui fait office d’aveux de sa culpabilité et de l’implication des autorités russes dans cette affaire qui empoisonne les relations russo-britanniques. Selon l’historien des services spéciaux Boris Volodarsky qui prépare la publication courant 2009 aux États-Unis et en Grande Gretagne du livre « The KGB poison factory: from Lenin to Litvinenko »[62], Litvinenko a été empoisonné sur l’ordre personnel et direct de Poutine. L’opération se préparait depuis plusieurs mois. Lougovoï n’a servi que de couverture et de manipulateur pour permettre au vrai tueur – un agent « illégal » du SVR de mieux approcher la « cible ». La couverture médiatique a été assurée par le conseiller de presse du président russe en personne, ce qui fait de cet assassinat un vrai crime d’État russe.

Association des vétérans du SVR : retraite paisible ou couverture pour le service "Action" ?[modifier | modifier le code]

2009 : assassinat à Vienne d’Israïlov[modifier | modifier le code]

Le 13 janvier 2009 en Autriche Oumar Israïlov avait été abattu de trois balles en pleine rue par deux inconnus près de son domicile à Vienne. Réfugié en Autriche depuis 2006, Oumar Israïlov, un ancien membre de la guérilla antirusse qui avait fait défection de la milice tchétchène dans laquelle il avait été intégré après avoir été capturé et torturé.

Dans sa plainte contre la Russie déposée le 8 novembre 2006 devant la Cour européenne des droits de l'homme, il impliquait directement le président tchétchène Ramzan Kadyrov dans des cas de torture et d'exécution. Il avait réitéré ces accusations à l'automne dernier dans une interrview au New York Times[63],[64],[65].

"Israïlov n'était pas n'importe quel réfugié, explique Falter, l'hebdomadaire viennois affirmant détenir l'exclusivité d'un dossier sur cette affaire. "Son exécution n'est pas n'importe quel crime, c'est une affaire d'État. Les documents en notre possession prouvent que le ministère autrichien de l'Intérieur et le procureur de la République avaient été informés, en juin 2008, que se préparait cette exécution." Selon le site en ligne Chechenpress, Oumar Israïlov portait le numéro 499 sur une liste de plus de 2 500 noms de réfugiés tchétchènes appelés à rentrer au pays ou à être exécutés[66]. L’implication directe du SVR dans cet assassinat n’a pas été démontrée officiellement.

2009 : tentative d’assassinat à Dubaï (Émirats arabes unis) de Yamadayev[modifier | modifier le code]

Une tentative d’assassinat sur la personne de Soulim Yamadayev a été perpétrée fin mars dans le parking de sa résidence à Dubaï[67]. Déclaré d’abord mort, Yamadayev, ancien chef des commandos spéciaux du GRU en Tchétchénie et Héros de la Fédération de Russie, n’aurait été que blessé[50]. Adam Délimkhanov, député de Russie unie, le parti de Vladimir Poutine à la Douma (Chambre basse du Parlement), et ancien vice-premier ministre de Tchétchénie, est accusé par la police de Dubaï (Émirats arabes unis) d'avoir commandité la tentative d’assassinat de l'ancien chef militaire tchétchène, selon le chef de la police locale, le général Dhahi Khalfan Tamim. Placé sur la liste des personnes recherchées par Interpol, Adam Délimkhanov, a qualifié ces accusations de « provocation ». Un Iranien et un Tadjik ont été interpellés ; trois suspects sont en fuite. Le SVR n’a pas été officiellement mis en cause, mais les questions sur les préparatifs spécifiques de l’assassinat à l’étranger (fourniture d’armes, faux papiers, filatures, etc.) met le SVR sur la liste des services russes impliqués d’office.

2009 : projet d’assassinat à Londres d’Akhmed Zakayev[modifier | modifier le code]

Le service britannique d’espionnage MI6 aurait démasqué un complot des services secrets russes, dont le SVR, qui planifiaient d’assassiner un haut responsable du gouvernement tchétchène indépendantiste. Akhmed Zakayev qui se présente comme le premier ministre de la Tchétchénie en exil aurait été la cible d’un projet d’assassinat par balle à Londres[50].

Pas de glasnost à Yassénévo[modifier | modifier le code]

  • La période où le SVR a publié un CD-ROM (en 1996) avec la volonté affichée de s’ouvrir de plus en plus vers la société civile et de se rendre utile autrement que sur le « front caché » est aujourd'hui révolue. L'effondrement de la Russie à cette époque a provoqué un sursaut et le secret, comme pour les autres services de contre-espionnage du monde, fait à nouveau partie de son mode d'action.
  • Quelques maigres tentatives du temps de Primakov (ancien premier ministre) de publier des rapports géopolitiques régulièrement, comme le fait la CIA, se sont soldées par un flop : les trois rapports publiés étaient dépourvus d’intérêt et ne comportaient que des généralités affligeantes. Depuis l’arrivée au pouvoir en Russie de Vladimir Poutine comme premier ministre en août 1999 et comme président en 2000, le SVR a progressivement renoncé à tout effort de transparence.
  • À partir de 1999, le SVR a commencé la publication à compte-gouttes du recueil Les Essais sur l’histoire du renseignement extérieur russe en 6 volumes[68]. En 2007, le dernier volume (le plus attendu) consacré à l’histoire de 1966 à nos jours (2005) a enfin vu le jour et en a déçu beaucoup.
  • En 2008 le SVR a déclassifié les documents d’archives datant de plus de 70 ans concernant les accords de Munich de 1938 et les préparatifs de la rencontre en 1938 de Neville Chamberlain et Édouard Daladier avec Adolf Hitler et Benito Mussolini. Selon le SVR, les documents déclassifiés témoigneraient de la pression sans précédent que la Grande-Bretagne et la France ont exercée en 1938 sur la Tchécoslovaquie, en exigeant qu'une partie du territoire tchécoslovaque soit rattachée à l'Allemagne. Cette ouverture trop opportuniste et sélective des archives était manifestement une opération de propagande que le SVR a organisé dans le seul but de compromettre les puissances occidentales actuelles et détourner l’attention du public des agissements de Staline à la même époque qui se sont soldées par le Pacte Ribenntrop-Molotov[69].
  • Sur le site officiel de la présidence de Russie, l’on retrouve péniblement une dizaine de documents plus ou moins anciens liés au SVR. Le site officiel du SVR ne peut pas être cité comme une source d’informations digne de ce nom ; la seule partie actualisée en général avec beaucoup de retard étant celle où le service traite d'articles élogieux du passé de la Maison. Le bureau de presse du SVR le plus souvent ne s'exprime officiellement que pour refuser de commenter à la presse ses opérations et les actions de son personnel.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (ru) 85 ans du SVR (version officielle de l'histoire)
  2. (ru) Histoire du SVR en version officielle
  3. (ru) Histoire des organes de punition vue par la société "Mémoriale"
  4. Article par Serguei Jirnov: Qu'est-ce que les espions de Yassénévo fêtent le 20 décembre ? Что шпионы из Ясенево празднуют двадцатого декабря?
  5. (ru) Vision officielle du SVR sur l'histoire du service dans les années 1990
  6. (ru) Page 4 de l'oukase n°1148 du 30.09.92
  7. (ru) Oukase n°1185 du 07.10.1992
  8. Nouvel emblème du SVR
  9. Oukase n°1233 du 31.10.2009
  10. (ru) Texte officiel de la loi relative au SVR
  11. (ru) Pages des bases juridiques du SVR sur son site officiel
  12. (ru) Poutine est un faux espion - recherche par Sergueï Jakov
  13. russe :Статья Ст.Левченко в журнале "Вестник" ШПИОНАЖ В НОВОМ ТЫСЯЧЕЛЕТИИ, часть 1
  14. russe :Статья Ст.Левченко в журнале "Вестник" ШПИОНАЖ В НОВОМ ТЫСЯЧЕЛЕТИИ, часть 2
  15. russe :Le Site de la représentation du MAE de Russie en circonscription fédérale d’Extrême-Orient
  16. « Ce que sait le lieutenant-colonel », article du journal « Novaya gazeta » n°74 du 06.10.2008
  17. (ru) http://www.ng.ru/world/2003-03-28/1_razvedka.html
  18. (ru) L'organigramme de l’appareil central du SVR sur le Site officiel
  19. (ru) http://nvo.ng.ru/spforces/2007-02-09/7_svr.html
  20. (ru) Le commentaire du Député Margélov des amendements à la loi relative au renseignement extérieur
  21. Article dans Libé "Les héritiers zélés du KGB" voir en particulier le passage "Le jour du tchékiste"
  22. (ru) http://nvo.ng.ru/spforces/2006-11-03/7_colonel.html
  23. (ru) http://nvo.ng.ru/spforces/2008-03-07/7_tatiana.html
  24. (ru) http://nvo.ng.ru/spforces/2007-03-02/7_cheburashkina.html
  25. Jakov Sergueï: L'Académie des renseignements extérieurs de la Russie: "forge" de nouveaux effectifs d'espions ou vestige du passé bolchevik stalinien?
  26. Villa sur WikiMapia Attention – erreur capitale  : dans Wikimapia cet objectif est placé sous le territoire de la ville de Khimki de l’Oblast de Moscou, ce qui est absolument FAUX !
  27. Церковь иконы Божией Матери "Знамение" в Аксиньине - l'Eglise de l'icône de la vierge Marie du village d'Aksiniéno
  28. Une tour d'habitation sur WikiMapia Attention – erreur capitale  : dans Wikimapia cet objectif est placé sous le territoire de la ville de Khimki de l’Oblast de Moscou, ce qui est absolument FAUX !
  29. (ru)http://www.memo.ru/history/nkvdfram.htm Histoire des organes de punition vue par la société "Mémoriale"
  30. Le site « Sauver la forêt »
  31. (ru) http://nvo.ng.ru/spforces/2008-01-25/4_povod.html
  32. (en) http://www.globalsecurity.org/intell/library/news/2008/intell-080118-rianovosti01.htm
  33. (en) http://www.ft.com/cms/s/0/cfb38f16-22df-11dd-93a9-000077b07658.html?nclick_check=1
  34. (fr) http://fr.rian.ru/world/20070918/79380875.html ; http://nvo.ng.ru/spforces/2007-09-28/7_shpiony.html
  35. Frédéric Lavoie, Les États-Unis et la Russie troquent leurs espions, Le Figaro, 9 juillet 2010
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  42. Visite du directeur du SVR en Moldova
  43. Un accord entre les services secrets russe et moldave signé
  44. Que fait Zoubakov à Chişinău ?
  45. (ru) http://nvo.ng.ru/spforces/2007-11-16/7_operation.html
  46. (ru) SVR veut s’emparer du pouvoir en Estonie
  47. NOTES D'ACTUALITÉ N°153 ESTONIE - RUSSIE LE SVR EST AUSSI ACTIF QUE L'EX-KGB
  48. L’Otan expulse deux diplomates russes
  49. Eurasian Secret Services Daily Review 30/04/2009
  50. a, b et c Eurasian Secret Services Daily Review 25/05/2009
  51. Michel Arnaud, Une taupe au cœur de l'Otan, Valeurs actuelles, 13/08/09
  52. ЧЕМ ДЛЯ ГРУЗИИ ОТЛИЧАЮТСЯ СВР, ФСБ И ДЕМОНИЧЕСКОЕ ГРУ
  53. Задержан грузинский шпион, который следил за президентом Южной Осетии и собирал данные о российской армии
  54. Communiqué du FSB de Russie
  55. Géorgie: les services secrets russes sont impliqués dans les troubles à Tbilissi (Saakachvili)
  56. Россия начала «подпольную войну» против Грузии
  57. Géorgie: pour comprendre la mutinerie
  58. (ru) Services secrets russes peuvent intervenir à l’étranger à leur guise
  59. Le dossier sur Vélitchko sur le Site AntiCompromat.ru
  60. Le dossier de Vélitchko sur le Site de Die Deutsche Welle
  61. МИСТЕР ПОЛОНИЙ
  62. Фабрика ядов
  63. Meurtre d'un Tchétchène à Vienne: six arrestations en Autriche
  64. L’assassinat d’un Tchétchène gêne Vienne
  65. Autriche: Les auteurs du meurtre d’un exilé tchétchène doivent être poursuivis en justice
  66. Exécution d'un Tchétchène à Vienne
  67. Rumeur sur l'assassinat d'un opposant à Dubaï
  68. (ru) ISBN 5-7133-0859-6 (общ.), ISBN 5-7133-1000-0 (т.1-6). Editions "Relations internationales"
  69. Accords de Munich de 1938: le SVR ouvre ses archives secrètes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En allemand[modifier | modifier le code]

  • Friedrich-Wilhelm Schlomann, Die heutige Spionage Rußland, (ISBN 3-88795-191-3), 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]