Saint-Claud

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Saint-Claud
La place du marché, au centre du bourg.
La place du marché, au centre du bourg.
Blason de Saint-Claud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Saint-Claud
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Joël Baudet
2014-2020
Code postal 16450
Code commune 16308
Démographie
Gentilé Saint-Claudais
Population
municipale
1 056 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 46″ N 0° 27′ 56″ E / 45.8961, 0.4656 ()45° 53′ 46″ Nord 0° 27′ 56″ Est / 45.8961, 0.4656 ()  
Altitude Min. 107 m – Max. 222 m
Superficie 26,75 km2
Localisation

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Liens
Site web www.stclaud.com

Saint-Claud (Sent Claud en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Claud est un chef-lieu de canton du nord-est de la Charente situé à 8 km au nord-est de Chasseneuil et 36 km d'Angoulême.

Le bourg est aussi à 9 km à l'ouest de Roumazières-Loubert, 12 km au sud de Champagne-Mouton, 21 km au sud-ouest de Confolens, 22 km à l'est de Mansle, 25 km au sud-est de Ruffec, 62 km de Limoges[1].

La commune est assez étendue.

Saint-Claud est au croisement de deux routes, la D 951, portion de la route Centre-Europe Atlantique qui va de Bordeaux ou La Rochelle, Saintes et Angoulême à Guéret, Montluçon et Mâcon par Chasseneuil et Confolens, et la D 739, au trafic moindre, qui va de Limoges à Rochefort par Fontafie ( 141) et Mansle.

Du bourg démarre aussi la D.28 qui va vers Champagne-Mouton.

Des routes départementales de moindre importance sillonnent aussi la commune : D 172, D 174, D 175, D 346, ainsi que de nombreuses routes communales[2].

De par la population, la commune ne vient qu'au deuxième rang de son canton, après Chasseneuil.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Quelques gros hameaux parsèment la commune : Chalais, Chez Tarlot ou Négret (orthographié aussi Negret), Chez Chadiat, Chez Mancier, le Breuil (au nord-est du bourg), etc.[2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Claud
Parzac Le Grand-Madieu Saint-Laurent-de-Céris
Cellefrouin Saint-Claud Roumazières-Loubert
Lussac Nieuil

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur les derniers plateaux calcaires du Bassin aquitain en allant vers la Charente limousine.

Les plateaux datent du Jurassique inférieur et sont recouverts d'altérite et argile rouge à silex, dépôts tertiaires en provenance du Massif central tout proche (à Genouillac), principalement sur la moitié orientale de la commune[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le terrain karstique a donné naissance à un petit gouffre, situé Chez Tarlot.

Le relief est un plateau d'altitude moyenne 190 m, avec une vallée assez profonde et aux parois assez marquées qui est celle du Son. Le point le plus bas, en aval près de Chalais, en est de 107 m, et le point le plus élevé, 222 m, à la chapelle de Négret[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Saint-Claud surplombe la vallée du Son, qui traverse la commune d'est en ouest. Le Son rejoint la Sonnette pour former le Son-Sonnette qui se jette dans la Charente en amont de Mansle.

La Sonnette sert de limite septentrionale à la commune[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans une grande partie du département, le climat est océanique aquitain, mais légèrement dégradé car la commune se situe aux abords de la Charente limousine.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est assez boisée. Le reste se partage entre polyculture (céréales) et élevage (ovins, bovins).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Claud s'appelait Civrac ou Sivrac (Severiacum) avant le XIIe siècle.

Le nom Saint-Claud vient d'un ermite, Clodoald, qui a vécu toute sa vie ici et a été enterré à l'église et dont on peut voir encore le tombeau. La légende a ensuite fait la confusion avec Saint-Cloud, petit-fils de Clovis et de Clotilde, qui serait passé par ce lieu[6].

Pendant la Révolution, la commune s'est appelée provisoirement Claud-la-Montagne ou Clos-la-Montagne[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules semé d’étoile d’or au lion couronné du même brochant sur le tout[8].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie, place de la République
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1945 Louis-Jean-Georges Feuillet    
1953 1981 Roger Rémondet    
1995 2008 René Potevin UMP  
2008 2014 Joëlle Chardat SE Cadre des préfectures en retraite
2014 en cours Joël Baudet SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 056 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 985 2 800 1 860 1 550 1 995 2 115 2 108 2 103 2 041
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 881 1 938 1 770 1 822 1 915 1 872 1 805 1 806 1 729
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 740 1 652 1 498 1 525 1 413 1 394 1 247 1 140 1 093
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
1 051 1 004 1 128 1 128 1 062 1 094 1 056 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Claud en 2007 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
0,7 
11,5 
75 à 89 ans
16,1 
12,8 
60 à 74 ans
14,9 
25,2 
45 à 59 ans
21,6 
17,6 
30 à 44 ans
17,4 
17,4 
15 à 29 ans
14,4 
15,1 
0 à 14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarque[modifier | modifier le code]

Saint-Claud absorbe Negret avant 1801[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Commerces d'alimentation au bourg.

Hôtels, restaurants, chambres d'hôtes.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Claud possède une école élémentaire publique comprenant quatre classes, dont une de maternelle. Le secteur du collège est Chasseneuil[13].

Sports et activités[modifier | modifier le code]

La piscine municipale découverte est ouverte en été les après-midi sauf lundi.

Le marché est le vendredi matin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Le prieuré Saint-Sulpice qui dépendait de l'abbaye Saint-Pierre de Cellefrouin lui a été donné en 1050. Dans la crypte, le sarcophage brisé datant du XIe siècle serait la tombe de Saint-Claud. Elle a ensuite été appelée Saint-Eutrope, du nom de l'évêque de Saintes. L'église construite à la fin du XIVe siècle est inscrite monument historique depuis 1925[14].
  • La chapelle de Négret, située à 2 km au nord-est du bourg, et son mémorial à la Résistance. La chapelle date des XIe, XVe et XVIe siècles. Elle était l'objet d'une dévotion typiquement limousine, chaque 2 février, en l'honneur de saint Blaise[6],[15].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Boussardie et le manoir de Signac dominent la vallée du Son et font face au bourg.
  • La fontaine auprès de laquelle Clodoald aurait vécu serait la fontaine de Champlâpre (ou Champelage), située près du bourg sur la route du Grand-Madieu. On lui prête depuis des vertus curatives[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre,‎ 1983 (consulté le 6 novembre 2011)
  6. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 322
  7. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1986, « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  8. Jean-Paul de Gassowski, « OLDJP - La banque du blason 2 »,‎ 2010 (consulté le 5 février 2012)
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. « Evolution et structure de la population à Saint-Claud en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  13. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 17 juillet 2012)
  14. « L'église de Saint-Claud », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. a et b Site du Pays Charente Limousine
  16. « Viaduc de la Sonnette », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]