Yport

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Yport
Image illustrative de l'article Yport
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Canton de Fécamp
Maire
Mandat
Alain Charpy
2014-2020
Code postal 76111
Code commune 76754
Démographie
Population
municipale
963 hab. (2011)
Densité 465 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 19″ N 0° 18′ 50″ E / 49.7386, 0.313949° 44′ 19″ Nord 0° 18′ 50″ Est / 49.7386, 0.3139  
Altitude Min. 0 m – Max. 96 m
Superficie 2,07 km2
Localisation

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Yport

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Yport

Yport est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Ses habitants sont les Yportais et les Yportaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Yport est situé à une trentaine de kilomètres au nord du Havre, en bordure de la Manche.

Yport

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site fut probablement occupé durant la période néolithique. Il fut habité, après le IVe siècle av. J.-C., par les Calètes.

Durant l'époque romaine, une voie reliant Fécamp à Étretat passait à l’actuel lieu-dit du Fond Pitron, d'où partait une bifurcation vers le village. L'actuelle D940 a repris le tracé de cette voie romaine. La présence d'indigènes gallo-romains a été établie, suite à différentes fouilles archéologiques, mais rien ne prouve que l'habitat était permanent. Peut-être était-ce seulement un site de pêche.

L'habitat permanent à Yport n'est avéré qu'à partir du haut Moyen Âge. Le lieu est attesté en 1217 sous la forme Isport, nom qui semble également remonter au Moyen Âge. Le premier élément Is- est difficile à déterminer en l'absence de formes anciennes suffisamment caractérisées. Le village est alors rattaché à celui de Criquebeuf-en-Caux, où se trouvaient l'église, le cimetière et l'école, à plusieurs kilomètres d'Yport.

Ce n'est qu'au XIXe siècle que la commune d'Yport existera comme telle, avec notamment la construction de l'église. Officiellement, la commune d'Yport est créée le 1er janvier 1843, son premier maire est Jean-Baptiste Feuilloley. Le XIXe siècle marque aussi le début de l'essor de la pêche. Elle entraîne aussi l'essor du village car de nombreuses personnes sont attirées par cet emploi et la population atteint 1 800 habitants. Le front de mer a donc beaucoup évolué durant cette période : rampe en 1842, épi en 1858, chenal en 1873, corps de garde (détruit en 1905), plate-forme d'artillerie. Port d’échouage, le front de mer avait pour paysage les cabestans, les caïques et les caloges (anciennes caïques renversées servant de réserve).

C'est aussi au XIXe siècle que la mode des bains apparaît, Yport n'y échappe pas. En 1849 et 1884, le village est touché par une épidémie de choléra.

Actuellement, la pêche a disparu, comme partout sur la Côte d'Albâtre, les dernières caïques ayant été désarmées dans les années soixante. L'aspect du village de pêcheur n'a pourtant que très peu changé. Seul le front de mer a subi de notables évolutions. Yport vit aujourd’hui essentiellement de son casino en bord de mer et du tourisme estival. Un grand parking a remplacé les caloges, tandis que le tourisme gastronomique a fait son apparition.

Il est intéressant de constater la présence d'un idiome yportais, quasiment éteint à l’heure actuelle, mais qui se faisait remarquer par une grande différence avec celui parlé à Fécamp.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Yport

Les armes de la commune de Yport se blasonnent ainsi :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2008 - 2014 Christophe Dubuc
2004 - 2008 Francis Grandguillot
- 2004 Daniel Loisel
1989 - Alain Mutel
1983 - 1989 Philippe Lecanu
1971 - 1983 André Toutain
1956 - 1971 Roger Dénouette
1953 - 1956 Charles Adam
1945 - 1953 Maurice Lebeau
1945 - 1945 Emile Defaux
1934 - 1945 Léon Gosselin
1919 - 1934 Edouard Maillard
1914 - 1919 Paul Gavault
1908 - 1914 Adrien Cramoisan
1906 - 1908 Pierre Leroy
1904 - 1906 Henry Simon
1893 - 1904 Emmanuel Foy
1886 - 1893 Alfred Nunès
1884 - 1886 Arsène Loisel
1884 - 1884 Julien Gorgeu
1882 - 1884 Casimir Vatinel
1876 - 1882 Julien Gorgeu
1870 - 1876 Arsène Loisel
1866 - 1870 Julien Gorgeu
1843 - 1866 Jean Feuilloley

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 963 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1846. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
1 412 1 406 1 249 1 572 1 693 1 715 1 722 1 669 1 707
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
1 789 1 749 1 781 1 856 1 852 1 798 1 818 1 681 1 610
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
1 569 1 595 1 399 1 193 1 159 1 121 1 141 1 011 1 035
2006 2009 2011 - - - - - -
1 034 947 963 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Laurens (1838 - 1921) peintre, membre de l'Institut. En 1872, il achète à Yport une ancienne corderie qu'il fait transformer. Il y travaille notamment son grand tableau pour le Panthéon à Paris : La mort de sainte Geneviève. Une place de la ville porte son nom.
  • Albert Fourié (1854-1937), peintre, a peint un Repas de noces à Yport en 1886
  • Jef Friboulet (1919-2003), peintre, décédé dans la commune
  • Maurice Boitel (1919-2007), peintre, est venu peindre à Yport dans les années 1970

Tourisme[modifier | modifier le code]

Falaises d'Yport
  • Falaises
  • Plage de galets, plage d'échouage, boutiques sur le front de mer
  • Église : construite à partir de 1838, elle ne sera terminée qu'en 1876 après de nombreuses modifications. Ex-voto. La rénovation intérieure est terminée et il est à nouveau possible de la visiter.
  • Casino
  • Yport est le lieu où se passe l'action du roman Une Vie, de Guy de Maupassant
  • Yport sert de cadre à l'intrigue policière du roman N'oublier jamais de Michel Bussi, paru en 2014.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Retraite aux flambeaux le 13 juillet.
  • Fête de la mer et de la peinture le 15 août (messe, bénédiction, procession des ex-voto, exposition de peintures, peintres et sculpteurs dans les rues et sur la plage, vente aux enchères vers 17 h des œuvres effectuées dans la journée).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Hélène Desjardins, Des peintres au pays des falaises, éditions des falaises, 2004. (chapitre Yport pages 98 à 129)
  • Annales du patrimoine de Fécamp, édition Fécamp Terre-Neuve, numéro spécial, no 13 - 2006.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Tennis de table : le club US yportaise Tennis de table compte l'équivalent de 10 % de la population en nombre d'adhérents, jouant au niveau national depuis plus de quinze ans et au niveau professionnel en ProB depuis cinq ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liste des communes de la Seine-Maritime

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage N'oublier Jamais, Michel Bussi utilise le cadre de la ville d'Yport comme trame pour son roman.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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