La Salvetat-Saint-Gilles

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La Salvetat-Saint-Gilles
Le château en 2011.
Le château en 2011.
Blason de La Salvetat-Saint-Gilles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Léguevin
Intercommunalité Communauté de communes de la Save au Touch
Maire
Mandat
François Arderiu
2014-2020
Code postal 31880
Code commune 31526
Démographie
Gentilé Salvetains
Population
municipale
6 862 hab. (2011)
Densité 1 193 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 37″ N 1° 16′ 20″ E / 43.5769444444, 1.27222222222 ()43° 34′ 37″ Nord 1° 16′ 20″ Est / 43.5769444444, 1.27222222222 ()  
Altitude Min. 166 m – Max. 197 m
Superficie 5,75 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

La Salvetat-Saint-Gilles est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Salvetains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain en Savès sur l'Aussonnelle à 16 km au sud-ouest de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Salvetat-Saint-Gilles
Léguevin Léguevin Plaisance-du-Touch
Fontenilles La Salvetat-Saint-Gilles Plaisance-du-Touch
Fontenilles Plaisance-du-Touch Plaisance-du-Touch

Sans toucher ces communes, elle est également au sud-ouest de Colomiers et à l'ouest de Tournefeuille.

Transports[modifier | modifier le code]

Souhaitée par certains habitants pendant plus de 10 ans, une ligne de bus (ligne 55) dessert la commune depuis novembre 2004.

Pour l'instant, du lundi au vendredi, des bus démarrent seulement avant 9 h du matin et de 16 h 40 à 19 h 39 du lundi au vendredi, soit 10 allers/retours par jour. Le samedi, les bus du matin sont de 9 h 44 à midi, mais il n'y a plus que 7 bus dans la journée. De plus, cette ligne de bus dépose les voyageurs à la gare de Colomiers où ils doivent prendre le train pour aller à Toulouse et accéder au métro ou à d'autres bus.

La difficulté, notamment le samedi est de prendre toutes les correspondances dans l'heure pour éviter de payer un trajet supplémentaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Le comte de Rouergue Raymond II et le comte de Toulouse Guillaume III dit Taillefer étaient cousins germains. Ils possédaient par moitié les Comtés d’Albi, de Carcassonne, de Nîmes, de Béziers et de Foix. Ils firent leur partage vers l’an 946.

Le Comté ou diocèse de Nîmes fut divisé en deux parties :

  • la partie supérieure échut à Raymond II, sous le nom de Comté de Nîmes,
  • la partie inférieure fut la part de Guillaume III.

Dans cette partie étaient comprises l’abbaye et la ville de Saint-Gilles, situées sur la rive occidentale du Rhône, où depuis le canal de Beaucaire à Aigues-Mortes.

Raymond II Comte de Rouergue entreprit le voyage de Terre sainte vers l’an 1000 ou 1010. Son fils, Hugues lui succéda et prit le titre de comte de Nîmes. Cette branche des comtes de Rouergue s’éteignit en l’année 1066, comme on le verra plus bas.

Pons, fils aîné de Guillaume III dit Taillefer, posséda l’abbaye de Saint-Gilles, soit avant, soit après la mort de son père, décédé en 1038 âgé de 90 ans !

Ce même Pons avait épousé au mois de septembre 1037, Majore, que l’on croit de la maison de Carcassonne ou de Foix. Il laissa en mourant trois fils, Guillaume, Hubert, Raymond et une fille nommé Almodis, qui a épousé Pierre Comte de Melgueil, en Septimanie. Son fils aîné mourut jeune, et Guillaume lui succéda sous le nom de Guillaume IV.

Raymond puîné du même Pons, fut le premier qui se soit qualifié de comte de Saint-Gilles, parce qu’il eut d’abord cette portion du Diocèse de Nîmes dans son partage, soit par la dévotion qu’il avait envers ce saint, soit par affection pour son premier patrimoine. Il ne prit souvent que ce simple titre dans les actes, après même qu’il eût succédé au comte de Toulouse. Ce qui lui fit donner le titre de Raymond de Saint-Gilles.

Guillaume IV devenu Comte en 1060, eut à soutenir plusieurs guerres. Berthe, fille d’Hugues Comte de Rouergue épousa Robert II comte d'Auvergne. Elle mourut en 1066 sans enfants et sans avoir fait de testament. Son mari disputa cette succession aux comtes de Toulouse, parents de Berthe au 4e degré, seuls héritiers naturels, par une guerre qui dura jusqu’en 1079. Ces derniers en sortirent triomphants et Raymond de Saint-Gilles devint alors comte de Rouergue.

Vers l’an 1080, Gui-Geffroy dit Guillaume VIII Comte de Poitiers de duc d'Aquitaine, fit la guerre à Guillaume IV. Il vint jusqu'à Toulouse à la tête de tous les vassaux, ravagea les environs et pris la ville, qu’il rendit quinze jours après, ayant reçu une forte rançon. Guillaume IV ayant perdu ses deux fils céda ou vendit à son frère Raymond de Saint-Gilles le Comté de Toulouse en l’année 1088.

Raymond de Saint-Gilles, devenu Comte de Toulouse sous le nom de Raymond IV, évoqua d’abord les moyens de prévenir les invasions qui pourraient se renouveler. Dans ce but, il fit construire un château, sous le nom de notable de Saint-Gilles. Véritable poste d’observation et de défense, situé sur une arête presque à pic d’un plateau dominant de 90 mètres d’altitude et longeant la rive orientale du petit cours d’eau appelé l’Aussonnelle, entre Plaisance-du-Touch et Léguevin, à 16 km à l’ouest de Toulouse.

Cette construction eut lieu entre 1088 et 1096, c’est-à-dire depuis l’avènement de Raymond IV jusqu’à son départ pour la Première Croisade.

En l’année 1167, la peste sévit dans le Pays toulousain avec une terrible intensité. Quarante cinq religieux périrent dans l’espace de deux mois au monastère de Grandselve.

Toulouse paya un rude tribut à l’épidémie, au point que les Capitouls, effrayés quittèrent Toulouse, pour établir le siège de leurs délibérations à Bourg Saint-Bernard, mais l’épidémie gagnant dans cette direction, ils transportèrent leur siège au château de La Salvetat Saint-Gilles. La localité sur laquelle est bâti ce château fut préservée et elle porta par la suite le nom de La Salvetat-Saint-Gilles.

De nos jours, le château de La Salvetat est une austère et farouche demeure qui en dépit d’élégantes adjonctions de la Renaissance se ressent toujours du rôle de forteresse pour lequel elle a été créée. Les salvetats ou sauvetés sont plus anciennes que les bastides, elles étaient des lieux de liberté et de franchises.

Les Tournier ou Tourneurs, seigneurs de Launaguet en sont les plus anciens seigneurs connus. Bertrand Tournier, vers 1400 avait 2 fils : Gaillard Tournier, puissant seigneur qui a donné son nom à un quartier de Grépiac et Philippe Tournier. Son petit-fils Antoine pressé par le Sénéchal de Toulouse, Galaubiac de Panassac à qui il devait une somme d’argent, fut obligé de vendre La Salvetat-Saint-Gilles à un marchand de Toulouse, Nicolas Fresquet, vers 1483.

Le greffier parlementaire des Lombrail s’y installa au XVIIe siècle et Joseph Gabriel de Lombrail la vendit le 10 juin 1729 à Nicolas Celes de Recersat pour le prix de 65 000 livres. Les droits seigneuriaux seuls rapportaient 109 setiers de blé, 18 setiers d’avoine, 200 têtes de volailles et 8 livres d’argent.

Les Reversat de Celes de Marsac la gardèrent jusqu’à la Révolution où Pierre Emmanuel Marie de Celes, Conseiller au Parlement, marié avec Françoise de Vignes de Puylaroque, fut guillotiné à Paris le 24 prairial de l’An II.

La Salvetat-Saint-Gilles fut alors vendue comme bien national appartenant à un condamné.

Restaurée avec prudence, cette demeure pourrait devenir un des châteaux les plus évocateurs du Pays toulousain.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Le , La Salvetat prend le nom de La Salvetat-Saint-Gilles[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

La Salvetat-Saint-Gilles

Son blasonnement est : De sinople à l'arbre d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la sixième circonscription de la Haute-Garonne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours François Arderiu DVG  
2001 2014 Philippe Dauvel PRG  
1989 2001 François Garel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 862 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
197 230 229 221 253 242 247 248 248
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
248 261 265 267 270 292 324 313 301
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
285 268 263 184 216 190 220 206 250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
278 575 1 615 2 368 4 282 5 779 6 194 6 311 6 820
2011 - - - - - - - -
6 862 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Développement Durable[modifier | modifier le code]

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

  • La MJC de la Salvetat, (Maison des jeunes et de la Culture) est une association loi 1901. Sa vocation est de permettre à tous d'accéder aux loisirs, à l'éducation et a la culture. elle a pour ambition de favoriser l'autonomie et l'épanouissement des personnes.De 7 à 77 ans ! Au sein de la MJC se trouve dorénavant l'École de musique.
  • Théâtre pour adultes et enfants, représentations théâtrales, festivals de théâtre adultes et enfants (mai)
  • Bibliothèque Lecture pour tous]
  • arts graphiques

Activités sportives[modifier | modifier le code]

rugby à XV, pétanque, tennis, squash, roller, judo, viet vo dao, cyclotourisme, Aïkido, etc.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Salvetat est une marque d'eau minérale, mais elle n'est pas fabriquée dans cette commune. Néanmoins, le château d'eau présente une particularité : il est orné d'une fresque représentant Roméo et Juliette donnant à l'ensemble un caractère insolite. Cette fresque possède elle même une particularité amusante que vous vous amuserez à découvrir sur l'ombre de l'échelle sur laquelle grimpe Roméo !

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]