Kasabian (album)

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Kasabian

Album par Kasabian
Sortie 13 septembre 2004 Drapeau du Royaume-Uni
16 novembre 2004 Drapeau de la France
8 mars 2005 Drapeau des États-Unis
Enregistré Printemps 2002 - août 2003
Une ferme près de Rutland Water Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Durée 47:31
Genre Rock alternatif
Producteur Kasabian
Jim Abbiss
Jacknife Lee
Label Columbia Records

Albums par Kasabian

Singles

  1. Reason Is Treason
    Sortie : 23 février 2004
  2. Club Foot
    Sortie : 10 mai 2004
  3. L.S.F. (Lost Souls Forever)
    Sortie : 9 août 2004
  4. Processed Beats
    Sortie : 11 octobre 2004
  5. Cutt Off
    Sortie : 3 janvier 2005

Kasabian est le premier album studio du groupe de rock britannique Kasabian sorti le 13 septembre 2004 au Royaume-Uni, puis le 16 novembre 2004 en France et enfin le 8 mars 2005 aux États-Unis sur le label Columbia Records. Enregistré dans une ferme sur les bords de Rutland Water, près d'Oakham, avec différents batteurs et producteurs sur une période d'un an et demi, il est précédé par les singles Reason Is Treason, Club Foot et L.S.F. (Lost Souls Forever) et par la saison estivale des festivals qui génèrent une forte attente auprès de la formation.

Le disque reçoit alors logiquement un accueil favorable de la part du public, mais également auprès de la presse spécialisée. Ainsi, il entre directement à la 4e place du classement britannique des ventes d'albums et est certifié disque d'or en dix jours. Son succès est plus mesuré dans les autres pays, mais l'album permet à Kasabian d'être nommé dans plusieurs catégories lors de différentes cérémonies de récompenses musicales, sans toutefois en remporter une seule.

Sa sortie est suivie d'intenses tournées en Europe, au Japon et en Amérique du Nord jusqu'à la fin de l'année 2005, donnant lieu à un album live, Live from Brixton Academy, proposé en téléchargement à partir du 4 juillet 2005. Vu comme l'héritage musical britannique des deux décennies le précédant et décrit comme un mélange de britpop, de madchester et de touches electro, Kasabian s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires dans son pays d'origine, lui permettant ainsi d'être triple disque de platine.

Historique[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Camarades au Community College de Countesthorpe, Sergio Pizzorno, Chris Edwards et Tom Meighan forment avec le batteur Ben Kealy un groupe qui reprend dans un premier temps, les différents classiques d'Oasis[s 1]. Rejoints par Chris Karloff[s 2], ils commencent à se produire à partir de septembre 1997 sous le nom de Saracuse[s 3]. Leurs premières compositions les amènent à enregistrer au studio Bedrock de Leicester[s 4]. Se cherchant encore musicalement, la formation explore différentes voies telles que les Who ou encore les Beatles[s 5], avant de s'orienter vers des chansons plus expérimentales, influencées par Can, Tangerine Dream, les Beastie Boys, Stereophonics et la musique électronique[s 6].

En 2001, après le départ de Ben Kealy[s 7], le groupe se rend à Bink Bonk, un studio de Bristol, afin d'y enregistrer une démo dont les morceaux sont plus marqués par Primal Scream, les westerns spaghettis de Sergio Leone, les Stone Roses et dans une moindre mesure par Happy Mondays[s 8],[s 9]. Grâce à celle-ci, ils signent par la suite un contrat avec Sony BMG[s 10] et se rendent dès le printemps 2002 dans une ferme sur les bords de Rutland Water, un lac artificiel près d'Oakham, pour composer et enregistrer de nouvelles chansons dans l'optique de faire un album. C'est à ce moment que la formation prend le nom de Kasabian[s 11].

Neil Ridley, chercheur de talents pour le label, s'inquiète du manque de batteur et suggère l'essai d'Alex Thompson, un de ses amis batteurs professionnels. Les quatre jeunes hommes acceptent de lui faire passer une « audition » pendant une journée. Celle-ci se déroule sans accroc, la batterie s'accorde bien avec le reste du groupe. Cependant, aucun d'entre eux n'a l'impression que la magie opère. Ils décident donc d'en rester là. Kasabian s'en remet alors pendant un temps à leur vieil ami Daniel Ralph Martin, DJ, qui a commencé depuis peu l'apprentissage de la batterie[s 12].

Enregistrement et changements de batteur[modifier | modifier le code]

photo d'une maison au bord d'un lac, avec deux bateaux accostés sur la plage.
C'est dans une ferme aux abords de Rutland Water que Kasabian enregistre les pistes de son premier album studio.

À l'heure de parler d'album, leur A&R Nick Raymonde considère aussi qu'ils ont besoin d'un producteur, car Pizzorno ne peut exercer cette fonction en étant au sein du groupe. Ils font donc appel à Garret « Jacknife » Lee[s 13], qui a notamment réalisé une chanson de la musique du film 28 jours plus tard, pour remplir ce rôle et discutent dans un premier temps de l'orientation vers laquelle ils veulent se diriger, des instruments qu'ils comptent garder et du problème de batteur. En effet, dès la première session, Lee remarque la pauvreté du jeu de Martin. Ils proposent alors à Mitch Glover, de Kosheen (en), de prendre sa place[s 14]. En janvier 2003, Glover fait ses débuts sur scène avec Kasabian à la gare ferroviaire centrale de Wrexham. Son expérience et les conseils du producteur portent leurs fruits puisqu'ils commencent à se faire un nom auprès du public et de la presse au Royaume-Uni[s 15].

Cependant, les relations du groupe avec Lee se détériorent après le départ de Raymonde de Sony BMG, d'autant que le label les presse de finir leur album : les membres du quintette trouvent que Lee « changeait un peu trop leur musique ». Ce dernier met alors un terme à leur collaboration pour rejoindre Snow Patrol aux studios Britannia Row de Londres, et les jeunes gens font part à la major de leur intention de produire eux-mêmes leur album[s 16]. Néanmoins, au moment de finaliser le disque, ils demandent quand même à leur label de leur trouver un producteur pour le mixer. Jim Abbiss leur est proposé et celui-ci travaille dans un premier temps sur le morceau Club Foot. Le groupe, ravi du résultat, décide de le conserver pour achever les autres chansons[s 17].

Kasabian profite de cette période pour remonter sur scène et tester ses titres devant un public, avec notamment des passages à Coventry, Leicester et Glasgow[s 18]. Grâce à leur démo intitulée Kasabien, qui comporte la version de Processed Beats enregistrée au Bink Bonk et celles de Rain in My Soul et de Gone So Far du Bedrock, certains journalistes musicaux rédigent un article sur eux. En parallèle, Kosheen prend également de l'ampleur et entame une tournée majeure au Royaume-Uni. Mitch Glover est dans l'obligation de quitter Kasabian pour y participer, mais enseigne à son jeune frère ce qu'il faut pour que ce dernier prenne sa place. Une audition lui est donc proposée à la ferme en août[s 19]. Une quinzaine d'autres batteurs sont mis à l'épreuve la semaine suivante à Londres, mais c'est Ryan Glover qui obtient le poste. Il arrête alors l'école, quitte son groupe et son travail, et va rejoindre ses nouveaux compagnons dans la capitale anglaise pour répéter avec eux. Sa première apparition sur scène se fait au Patti Pavilion, le 5 septembre 2003 à Swansea[s 20],[1].

Parution et réception[modifier | modifier le code]

Promotion et sortie de l'album[modifier | modifier le code]

Ils publient le 10 novembre leur première démo officielle, Processed Beats, qui est tirée à un peu plus de 1 000 exemplaires et qui présente Stealth, un homme mystérieux surnommé Kasabian Man dont le visage est masqué par un foulard, sur la pochette[s 21],[2]. Envoyée à différents médias dont le New Musical Express , Kasabian en fait également la promotion dans une mini-tournée en première partie de The Cooper Temple Clause. Sony BMG invite les fans les plus fervents du groupe lors du concert du 22 novembre au Shepherd's Bush Empire, à Londres, afin qu'ils participent à la mise en avant du quintette. Réunis sous l'appellation The Movement, ceux-ci ont pour but de poser des autocollants à l'effigie de la formation ou du Kasabian Man un peu partout dans le Royaume-Uni pour en faire connaître le nom[s 22],[3]. Eddy Temple-Morris (en), animateur sur XFM qui a apprécié instantanément la démo quand il l'a découverte, propose au groupe de venir à l'une de ses soirées Kill All Hippies pour qu'ils jouent. Leur performance, et notamment celles de Pizzorno et Meighan, est louée par le DJ : « c'est un groupe de rock que vous pouvez jouer en club [...], le genre de groupes qui inspirent presque une dévotion religieuse, comme Manic Street Preachers. The Movement est d'ailleurs un très bon moyen de galvaniser les foules ». Grâce à ce soutien de taille, Kasabian bénéficie de quelques passages à la radio[s 23].

logo du jeu vidéo FIFA Football 2004.
La présence de L.S.F. (Lost Souls Forever) parmi les musiques de FIFA Football 2004 permet à Kasabian d'attirer l'attention sur eux.

Avec l'arrivée de 2004, Kasabian fait les premières parties de Black Rebel Motorcycle Club et est de nouveau invité à un concert organisé par Eddy Temple-Morris le 19 février au Cargo de Londres[4]. Grâce au titre L.S.F. (Lost Souls Forever), qui figure parmi les musiques du jeu vidéo de football FIFA Football 2004[s 24], le groupe commence à attirer l'attention des médias et des artistes : le magazine The Fly rédige un article complet sur eux, Liam Gallagher d'Oasis félicite Meighan en personne le 18 février au Death Disco, le club d'Alan McGee, et Karloff donne une interview au magazine Clash[s 25]. Peaufinant leur album avec Abbiss, ils publient leur premier single, Reason Is Treason, le 23 février 2004 en édition limitée sur vinyle 10" et avec le Kasabian Man en couverture[5]. Un clip vidéo est même réalisé par Scott Lyon pour l'accompagner[s 25]. Se donnant au maximum à chaque spectacle et produisant des performances régulières et de bonne qualité, ils profitent de cette nouvelle attention pour répondre à chaque fois à une interview avec le magazine — spécialisé, local ou étudiant — qui s'est déplacé pour les rencontrer[s 26]. Ils sont finalement privés de leur dernière date le 7 mars à Southampton suite à la panne de leur vieux van. Ryan Glover, qui se faisait un plaisir de jouer à domicile, rentre chez lui, laissant les autres membres à Leicester en leur demandant de le prévenir lorsqu'ils reprendraient la route[s 27].

Le single Club Foot est alors prêt à être publié : ils partent donc à Budapest pour tourner avec W.I.Z. (The Chemical Brothers, Manic Street Preachers, Ian Brown) le clip de la chanson, dont le scénario se déroule dans un camp de l'armée russe. Ryan Glover, ne possédant pas de passeport, reste à Southampton et ne participe pas à la vidéo, mettant un terme définitif à leur collaboration et laissant ainsi le fauteuil à son frère Mitch[s 28]. Sortie le 10 mai[6], la chanson accède au classement britannique des ventes de singles — une première pour le groupe — et y atteint la 19e place[7],[s 29]. Elle fait également son apparition sur la BBC Radio 1 dans les émissions de Zane Lowe, Jo Whiley (en) et Annie Mac (en)[s 30]. Grâce à cette popularité grandissante, The Who leur demande d'ouvrir pour leurs concerts des 7 et 10 juin au National Indoor Arena de Birmingham et à l'International Arena de Cardiff[s 31], propulsant par là même Kasabian sur la scène des principaux festivals estivaux du Royaume-Uni : Glastonbury Festival, T in the Park, V Festival (en), Reading and Leeds Festivals[s 30],[s 32],[8]. Le groupe participe ensuite au Summer Sonic Festival dans les villes d'Osaka et Tokyo, au Japon[s 33].

Alors que la presse et les fans attendent la sortie de l'album, Kasabian publie un troisième single, L.S.F. (Lost Souls Forever), le 9 août 2004[s 34], celui-ci se classant 10e de l'UK Singles Chart dès sa première semaine[s 35],[9],[7]. La présence de Ryan Glover n'étant que temporaire, les quatre autres membres du groupe contactent Ian Matthews (en), qui avait participé à la session du Bink Bonk, pour stabiliser définitivement la formation. Celui-ci, ne voyant pas d'évolution dans la musique d'Ilya, accepte et décide de s'investir totalement dans ce nouveau projet[s 36]. Un mois plus tard, le 6 septembre, Kasabian sort sur RCA Records, une filiale américaine de Sony BMG[10],[s 37]. Deux autres singles sortent ultérieurement : Processed Beats le 11 octobre (17e au Royaume-Uni) et Cutt Off le 3 janvier 2005 (8e, soit leur meilleure performance)[s 38].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Notation des critiques

Score cumulé
Site Note
Metacritic 65[11]
Compilation des critiques
Périodique Note
The Guardian 4 étoiles[12]
NME 7/10 starsStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svg[13]
PopMatters 6/10 starsStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svg[14]
Allmusic 3,5 étoiles[15]
The Austin Chronicle 3,5 étoiles[16]
Drowned in Sound 3/10 starsStar full.svgStar full.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svg[17]
Entertainment Weekly 5.8/10 starsStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar half.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svg[p 1]
Pitchfork Media 5.2/10 starsStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar half.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svg[18]
Q 6/10 starsStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svg[p 2]
Mojo 7/10 starsStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar empty.svgStar empty.svgStar empty.svg[p 3]

Kasabian reçoit globalement de bonnes critiques puisqu'il obtient un score de 65/100 sur Metacritic, sur la base de vingt-et-un avis collectés[11]. Betty Clarke, du Guardian, décrit le groupe comme le « Aleister Crowley du baggy », estimant que « c'est ainsi que le deuxième album des Stone Roses pourrait — aurait dû — être »[12], alors que Marc Savlov, pour l'Austin Chronicle considère que « si Primal Scream n'avait pas sorti son premier album Sonic Flower Groove, Kasabian aurait pu le faire », notant tout de même que « la guitare est beaucoup plus sombre sur ce disque »[16]. Paul Moody, du NME, trouve que « Pinch Roller et Orange sont des pures merveilles, [...] mais que le chef-d’œuvre vient avec Test Transmission »[13], tandis que David Jeffries, d'Allmusic, qualifie l'opus de « débuts éblouissants »[15], et Mojo de « début en fanfare » dont les compositions se placent « bien au-dessus d'une frime futile et maniérée »[p 3].

Pour le Q, « comme pour tout bon disque, les chansons les plus faibles semblent vraiment pauvres en comparaison »[p 2]. John Davidson, de PopMatters, partage cet avis en reprenant le célèbre aphorisme de Samuel Johnson — « Le travail est à la fois bon et original. Mais la partie qui est bonne n'est pas originale, et celle qui est originale n'est pas bonne » — en référence à la volonté de Kasabian d'embrasser la même carrière qu'Oasis[14]. Entertainment Weekly complète cette analyse en leur conseillant « d'avoir l'aptitude avant l'attitude »[p 1]. Johnny Loftus, de Pitchfork Media, abonde également dans ce sens, qualifiant l'album d'« impétueux, rustre et susceptible de vous blesser » et le considérant « plus gueulard que cossu »[18]. Tom Edwards, pour Drowned in Sound, estime même que pour l'apprécier, « il faut sniffer un mètre de cocaïne ou avoir pris un cocktail de champignons hallucinogènes et de LSD, mais que pour une personne sobre, cela ne fera que la pousser à prendre des médicaments »[17].

Succès commercial[modifier | modifier le code]

L'album réussit à rentrer directement à la 4e place du classement britannique des ventes d'albums[7], ce qui amène la presse spécialisée à s'intéresser au phénomène. Ainsi, Kasabian fait la une de multiples magazines, dont le Q, qui les nomme dans la catégorie « Meilleur Nouveau Groupe » pour les Q Awards 2004[s 33],[19]. En dix jours, Kasabian est certifié disque d'or au Royaume-Uni[20], avant de passer disque de platine en janvier 2005[20]. Il se classe également au 94e rang du Billboard 200 et à la 70e place en France[21],[22]. Il est à noter que le disque décroche une 17e place à l'Oricon, le classement de ventes japonais[o 1]. Ces bons résultats, pour les débuts d'un groupe britannique, au Japon s'expliquent par le fait que la formation s'y produit à plusieurs reprises et qu'en plus de la nouvelle parution de l'EP Processed Beat en novembre 2004, Mark Vidler de Go Home Productions (en) réalise un mashup de la chanson homonyme avec Waterfall des Stone Roses intitulé Processed Waterfall et dont le succès est immense dans les clubs locaux[s 39]. L'omniprésence de Kasabian dans les médias qui en résulte amène certains fans et quelques journalistes japonais à suivre la formation dans toutes ses prestations[s 40].

Le groupe est alors nommé aux Brit Awards dans les catégories « Meilleur Groupe Britannique », « Meilleur Groupe Britannique sur Scène » et « Meilleur Groupe Britannique de Rock » et aux NME Awards dans les catégories « Meilleur Groupe Britannique » et « Meilleur Nouveau Groupe » mais ne remporte aucun trophée[s 41],[23],[24]. Cela n'empêche pas le disque de se vendre à presque un million d'exemplaires dans le monde et d'être double disque de platine au Royaume-Uni à la fin de l'année[s 42], puis triple disque de platine en juillet 2013[20].

Classements et certifications[modifier | modifier le code]

Meilleures positions de Kasabian dans les classements musicaux
Classement musical Meilleure position
Drapeau des États-Unis États-Unis (Billboard 200)[21]
94
Drapeau de la France France (SNEP)[22]
70
Drapeau de l'Irlande Irlande (Irish Albums Chart)[25]
29
Drapeau du Japon Japon (Oricon)[o 1] 17
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas (Mega Album Top 100)[26]
72
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni (UK Albums Chart)[27]
4
Certifications de Kasabian
Pays Ventes Certifications
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1 000 000 + Disque de platine 3 × Platine[20]

Tournées[modifier | modifier le code]

Kasabian enregistre Live from Brixton Academy le 15 décembre 2004 à la Carling Brixton Academy, jour du 24e anniversaire de Sergio Pizzorno.

En parallèle de la sortie du disque et dans la continuité des festivals estivaux, la formation entame une tournée au Royaume-Uni, qui commence le 9 septembre à la Scala de Londres[28] et qui s'achève le 23 octobre à York[29], en passant par Leeds[30], Édimbourg[31] ou encore l'Astoria[32],[s 40]. Le groupe joue ensuite dans quelques grandes villes d'Europe, telles que Bruxelles[33], Amsterdam[34] ou Berlin[35], avant de retourner au Japon début novembre pour une série de six concerts afin de promouvoir l'EP Processed Beats[s 40],[36],[37]. Après un passage à New York le 19 novembre, au Bowery Ballroom[s 39], Kasabian enchaîne les concerts, avec notamment les Rencontres Trans Musicales de Rennes le 3 décembre[38] et la soirée du 15 décembre à la Carling Brixton Academy pour le 24e anniversaire de Pizzorno[s 39].

Ils continuent de répondre aux différentes sollicitations médiatiques en 2005, allant jusqu'à se produire à Tokyo et Chiba, au Japon, juste pour le week-end des 4 et 5 février[s 41]. Ils traversent ensuite le Pacifique pour jouer dans les plus grandes villes américaines et canadiennes de la mi-février à la mi-mars, prenant notamment part au SXSW[39], avant de revenir au Royaume-Uni pour la réédition des singles Cutt Off et Club Foot le 17 avril et une série de concerts à la fin du mois[s 43]. Ils repartent peu après en Amérique du Nord jusqu'à la mi-juin avec un passage au Coachella Festival le 1er mai[40]. Cependant, le groupe se rend compte que la ferveur n'est pas la même que chez eux et que les salles sont bien moins remplies.

Le 4 juillet, le concert enregistré le 15 décembre 2004 à la Carling Brixton Academy est proposé en téléchargement sous le nom Live from Brixton Academy[41]. Kasabian revisite ensuite la plupart des festivals estivaux auxquels ils avaient participé l'année précédente (Glastonbury Festival, T in the Park, Reading and Leeds Festivals et Summer Sonic Festival), et ajoutent l'Oxegen et Benicasim à leur liste[s 44],[8]. Le groupe accompagne Oasis à la rentrée pour une nouvelle tournée américaine, et joue le 17 octobre au Forum Grimaldi de Monte-Carlo, pour la soirée caritative Fashion Rocks, organisée en faveur de l'association The Prince's Trust[s 45].

Thèmes et compositions[modifier | modifier le code]

Ce premier album de Kasabian revendique de nombreuses influences, dont la grande majorité sont britanniques et proviennent des années 1980 et 1990[14]. Ainsi, Oasis et la britpop en général, The Chemical Brothers, Primal Scream et le madchester (The Stone Roses et les Happy Mondays notamment) sont très présents dans la musique de la formation de Leicester[s 46],[15]. Certaines chansons (L.S.F. (Lost Souls Forever) et Butcher Blues) sont également décrites comme plus proches de ce qu'a proposé les Libertines, groupe qui vient de se séparer, tandis que des passages rappellent la sonorité d'Ennio Morricone et d'Isaac Hayes[13]. Le mélange de ces différentes références génère un rock progressif, proche de celui des années 1960, composé de riffs au clavier, de refrains aguicheurs et de quelques sons electro, comme les Chemical Brothers ou Doves l'avaient fait en leur temps[14],[42],[12].

Considérés comme leurs idoles, les frères Gallagher prennent logiquement une place considérable dans le style de ce premier opus, ce qui pousse à la comparaison avec Definitely Maybe, d'Oasis[14]. Cependant, d'autres le rapprochent plus des débuts de Stone Roses et de leur disque homonyme[15], ou de celui de Primal Scream, Sonic Flower Groove[16]. Par ailleurs, les chansons Processed Beats et U Boat sont présentées comme étant suffisamment electro pour faire partie du répertoire de The Beta Band[13],[18].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Les informations proviennent du livret fourni avec l'édition 2004 du CD[o 2].

Pistes de l'album[modifier | modifier le code]

Toutes les paroles sont écrites par Sergio Pizzorno, toute la musique est composée par Sergio Pizzorno et Chris Karloff.

No Titre Durée
1. Club Foot 3:34
2. Processed Beats 3:08
3. Reason Is Treason 4:34
4. I.D. 4:47
5. L.S.F. (Lost Souls Forever) 3:19
6. Running Battle 4:15
7. Test Transmission 3:55
8. Cutt Off 4:38
9. Butcher Blues 4:29
10. U Boat (Reason Is Treason (version de Jacknife Lee) en chanson cachée à 7:05) 10:52

Interprètes[modifier | modifier le code]

Équipe de production[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • (en) Joe Shooman, Kasabian : Sound, Movement & Empire, Independent Music Press,‎ 24 avril 2008, 176 p. (ISBN 190619100X et 978-1906191009)
  1. Shooman 2008, p. 15
  2. Shooman 2008, p. 16-17
  3. Shooman 2008, p. 19
  4. Shooman 2008, p. 20-21
  5. Shooman 2008, p. 22-23
  6. Shooman 2008, p. 28-29
  7. Shooman 2008, p. 32
  8. Shooman 2008, p. 33
  9. Shooman 2008, p. 39
  10. Shooman 2008, p. 42-43
  11. Shooman 2008, p. 47
  12. Shooman 2008, p. 54-55
  13. Shooman 2008, p. 56-57
  14. Shooman 2008, p. 58-59
  15. Shooman 2008, p. 60
  16. Shooman 2008, p. 62-63
  17. Shooman 2008, p. 65
  18. Shooman 2008, p. 66-67
  19. Shooman 2008, p. 68-69
  20. Shooman 2008, p. 70-71
  21. Shooman 2008, p. 73
  22. Shooman 2008, p. 74-75
  23. Shooman 2008, p. 80-81
  24. Shooman 2008, p. 83
  25. a et b Shooman 2008, p. 84-85
  26. Shooman 2008, p. 91
  27. Shooman 2008, p. 92-94
  28. Shooman 2008, p. 95
  29. Shooman 2008, p. 96
  30. a et b Shooman 2008, p. 97
  31. Shooman 2008, p. 99
  32. Shooman 2008, p. 100-101
  33. a et b Shooman 2008, p. 113
  34. Shooman 2008, p. 102
  35. Shooman 2008, p. 103
  36. Shooman 2008, p. 106-108
  37. Shooman 2008, p. 111-112
  38. Shooman 2008, p. 121
  39. a, b et c Shooman 2008, p. 116-117
  40. a, b et c Shooman 2008, p. 114-115
  41. a et b Shooman 2008, p. 122-123
  42. Shooman 2008, p. 131
  43. Shooman 2008, p. 124-125
  44. Shooman 2008, p. 126-127
  45. Shooman 2008, p. 128-129
  46. Shooman 2008, p. 52-53

Autres ouvrages

  1. a et b (ja) Album Chart-Book Complete Edition 1970~2005, Orikonmāketingupuromōshon,‎ 2006 (ISBN 4871310779)
  2. (en) Kasabian, Kasabian, 2004, Livret album, RCA Records, 82876-64317-2

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Kasabian Review », Entertainment Weekly,‎ 11 mars 2005, p. 104
  2. a et b (en) « Kasabian Review », Q,‎ septembre 2004, p. 111
  3. a et b (en) « Kasabian Review », Mojo,‎ octobre 2004, p. 71

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Kasabian Setlist at Patti Pavilion, Swansea, Wales », sur setlist.fm (consulté le 13 juin 2013)
  2. (en) « Processed Beats (Demo) », sur kasabian.co.uk (consulté le 31 mars 2012)
  3. (en) « Kasabian Setlist at Shepherd's Bush Empire, London, England », sur setlist.fm (consulté le 13 juin 2013)
  4. (en) « Kasabian Setlist at Cargo, London, England », sur setlist.fm (consulté le 15 juin 2013)
  5. (en) « Reason Is Treason », sur kasabian.co.uk (consulté le 31 mars 2012)
  6. (en) « Club Foot », sur kasabian.co.uk (consulté le 31 mars 2012)
  7. a, b et c (en) « KASABIAN », sur officialcharts.com (consulté le 21 juin 2013)
  8. a et b (en) « Kasabian at Festivals », sur virtualfestivals.com (consulté le 9 avril 2012)
  9. (en) « L.S.F (Lost Souls Forever) », sur kasabian.co.uk (consulté le 20 juin 2013)
  10. (en) « Kasabian », sur kasabian.co.uk (consulté le 31 mars 2012)
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