Aleister Crowley
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Edward Alexander Crowley (12 octobre 1875 à Leamington Spa dans le Warwickshire – 1er décembre 1947 à Hastings), dit Aleister Crowley, est un écrivain et occultiste britannique.
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[modifier] Biographie
[modifier] Enfance et jeunesse
Crowley, doté d'une personnalité aux multiples facettes, fut entre autres un joueur d'échecs, un alpiniste, un poète, un peintre, un astrologue, un adepte des drogues, etc. Il est mieux connu par ses écrits occultes et tout particulièrement par son Livre de la Loi, le livre sacré de Thelema. Crowley était également un membre influent de plusieurs organisations occultes : l'Ordre hermétique de l'Aube dorée, l'A.A. et de l'Ordo Templi Orientis.
Il est le fils d'Edward Crowley, un brasseur à la retraite. Après le décès de son géniteur, le jeune Crowley est élevé au sein de la famille de son oncle maternel membre du groupe religieux des Frères de Plymouth. Son oncle est un prêcheur fanatique et il oblige Aleister Crowley à apprendre la Bible par cœur. Par défi et par rejet de cette éducation religieuse stricte, Crowley utilise par la suite le surnom que sa mère lui a donné dans son enfance : « La Grande Bête 666 » de l'Apocalypse de Saint-Jean.
[modifier] Découverte de l'occultisme
Il devient membre de la Golden Dawn où il est initié à l'occultisme par Samuel Liddell Mathers. Il s'y fait pour ennemis ses confrères William Butler Yeats et Arthur Edward Waite. Son ami et associé Allan Bennett lui présente les idées sur le bouddhisme.
En 1902, il participe à la première tentative sérieuse d'ascension du K2, la deuxième plus haute montagne du monde, située à la frontière entre la Chine et le Pakistan. Après plus d'un mois passé sur place, la tentative est un échec.
[modifier] Production littéraire et influence spirituelle
Les 8, 9 et 10 avril 1904, au Caire, Crowley prétend avoir reçu un message par écriture automatique dont l'inspirateur serait une entité intelligente appelée Aiwass, qu'Aleister Crowley assimile à son ange gardien. Ce texte, intégralement retranscrit dans le Livre de la Loi (Liber AL vel Legis), constitue la base du système philosophique de Crowley : « Thelema ».
[modifier] Controverses, exil et fin de vie
Durant l'entre-deux-guerres, Crowley fait régulièrement parler de lui à cause de son attitude provocante. Il s'adonne à l'héroïne, dont la consommation lui inspire quelques écrits relatant les effets de la drogue en temps réel, et mène une vie sexuelle assez dissolue pour l'époque. Installé en Sicile au début des années 1920, plusieurs affaires, dont la mort accidentelle de Raoul Loveday, visiteur d'un « centre de soin » tenu par Crowley, attirent l'attention du gouvernement italien qui décide d'expulser ce personnage embarrassant courant 1923[1].
Aleister Crowley finit sa vie en exil, parcourant l'Europe pour tenter de redorer son blason auprès de divers protecteurs. Ses diverses tentatives de retour en tant qu'écrivain et guide spirituel échouent, et c'est finalement à nouveau par la polémique qu'il fait parler de lui, quand il décide d'intenter une série de procès en diffamation. Les créanciers de Crowley sont ainsi avertis de son retour et il doit s'aquitter de lourdes dettes. Il retombe peu à peu dans l'oubli jusqu'à son décès, qui survient en 1947[1].
[modifier] Écrits
Crowley était un auteur prolifique, non seulement dans le domaine de la magie mais également dans la philosophie et la politique. Il fut un poète et un auteur de pièces de théâtre ainsi que rédacteur sous divers pseudonymes pour des journaux.
Dans le domaine de l'occultisme, Crowley a écrit intensivement sur la Magie, le Tarot, le Yoga, la Kabbale, l'astrologie et autres sujets divers.
Ses œuvres les plus importantes sont :
- Le Livre de la Loi
- Magick (Book 4)
- The Book of Lies
- The Vision and the Voice
- Liber 777
- The Confessions of Aleister Crowley
- Magick Without Tears
Il édita et produisit une série de publications intitulées The Equinox (sous-titrée "Revue d'Illuminisme Scientifique"), qui servit comme organe officiel de l'ordre magique A.'.A.'..
Crowley écrivit également des pièces de théâtre et des nouvelles qui ne reçurent pas un accueil favorable en dehors des cercles occultistes :
- Diary of a Drug Fiend
- Moonchild
- The Rites of Eleusis
- The Ship
Parmi les œuvres poétiques on peut citer :
- Clouds Without Water. (1974).
- White Stains. (1973).
- The Star and the Garter. (1974).
- Snowdrops From a Curate’s Garden. (1986).
- Golden Twigs. (1988).
- The Scented Garden of Abdullah the Satirist of Shiraz. (1991).
- The Winged Beetle. (1992).
[modifier] Crowley dans la culture populaire
L'œuvre et le personnage de Crowley ont eu une influence significative sur nombre d'amateurs d'occultisme. Crowley, ou des personnages fictifs fortement inspirés de Crowley, apparaissent ou sont cités dans de nombreuses œuvres musicales, littéraires ou encore télévisuelles. Il existe en outre de nombreux produits à son image. Par exemple, les groupes Doomriders et Electric Wizard ont tous deux fait figurer des photographies d'Aleister Crowley sur certains de leurs T-shirts.
[modifier] Musique
Crowley a exercé une influence significative sur l'œuvre de musiciens de rock tels que David Bowie, Jimmy Page, Genesis P-Orridge, Jimi Hendrix, Ozzy Osbourne (il lui dédie un morceau hommage, Mr. Crowley), Jaz Coleman, chanteur de Killing Joke, et les groupes Tool, Iron Maiden, Coil, Throbbing Gristle, Psychic TV, Current 93, Cradle of Filth, yelworC (« Crowley » écrit à l'envers, groupe de dark wave), Christian Death, Fields of the Nephilim et les Beatles — son visage apparaissant sur la pochette de leur album Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band.
Sur un de ses albums solo, Inside Of Emptiness le guitariste des Red Hot Chili Peppers, John Frusciante, présente 3 chansons inspirées de sa vie, écrites durant la lecture de textes de Crowley : Emptiness, I’m Around et 666. Crowley est aussi la principale source d'inspiration du groupe de Black/Death Metal Behemoth.
Le groupe Tiamat a mis en musique un de ses poèmes sur l'album Prey (2003), il s'agit du morceau final de l'album et il est intitulé d'après le nom du poème : The Pentagram.
Jimmy Page, le guitariste du groupe Led Zeppelin, qui lui vouait une admiration considérable, a racheté son manoir de Boleskine qu'il a ensuite revendu.
Ministry, le groupe de metal industriel américain, a composé une chanson s'intitulant Golden Dawn sur leur album de 1988 The Land of Rape and Honey, sur laquelle on peut entendre entre autres des samples d'Aleister Crowley chantant son Call of The Second Aethyr.
Marilyn Manson, dans la chanson Misery Machine, fait référence à l'abbaye de Thélème : « We gonna ride to the abbay of Thelema ». Dans l'ouvrage Dissecting de Gavin Baddeley (traduit en français sous le titre L'Antéchrist Superstar) il est plusieurs fois fait mention de la fascination du chanteur pour Crowley au chapitre « les anges des abysses ».
Rockin' Squat fait référence à Aleister Crowley dans le morceau Illuminazi 6.6.6.
Des enregistrements de la voix d'Aleister Crowley sont utilisés sur plusieurs morceaux de l'album Zvezda Mix de Gestalt OrchestrA et sur le morceau Being Alive de Chromatic.
The Legendary Pink Dots et Symbol Of Subversion, font référence à Aleister Crowley en intitulant une de leur pièces: Golden Dawn"
Le groupe français Jack The Ripper y fait deux fois référence, dans le titre de leur premier album The Book Of Lies, et dans la chanson Aleister, de l'album Ladies First.
Bruce Dickinson, le chanteur d'Iron Maiden, base entièrement sur les écrits d'Aleister Crowley son album solo Chemical Wedding et le scénario du film homonyme de Julian Doyle (sorti en 2008 en Angleterre et distribué par Warner Music) dans lequel un professeur d'université se trouve être la réincarnation de Crowley[2].
À l'intérieur de l'album Hotel California, le groupe Eagles aurait fait apparaître son visage. Seul un œil averti pourrait l'apercevoir.[réf. nécessaire]
[modifier] Littérature, bande dessinée, mangas
L'auteur britannique Alan Moore a également étudié Crowley, qu'il cite directement dans sa série Promethea, dans un numéro spécialement consacré à la magie et aux tarots.
Dans la bande dessinée Requiem, Chevalier Vampire, de Pat Mills et Olivier Ledroit, Aleister Crowley apparaît comme l'homme le plus mauvais du monde, ayant réapparu en enfer sous le nom de Black Sabbat avec pour concubine un mandrill nommé Aiwass.
Dans les mangas, on peut citer Arystar Krory (Aleister Krory dans l'anime) de D.Gray-man, exorciste vampire au grand cœur.
Il apparait aussi dans la bande dessinée W.E.S.T. dans laquelle son histoire est revue et adaptée pour l'esprit de la série.
[modifier] Télévision, cinéma, dessin animé
Dans le dessin animé hentai Bible Black, la Lance de Longinus, apparait une descendante fictive d'Aleister Crowley dénommée Jody Crowley, laquelle rentre en compétition avec la méchante récurrente de la série, Reika Kitami.
[modifier] Jeu de rôle
Dans le RPG Suikoden, Crowley est un des 108 personnages du jeu. C'est un magicien d'une grande puissance qui serait même à l'origine de la destruction de toute une zone de la carte (les « Badlands », situés entre la République de Toran et la cité-État de Jowston) suite à un duel avec un autre magicien, Mazus.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- ↑ a b « L'Aube Dorée : Alerister Crowley », biographie succincte sur tentacules.net.
- ↑ Ce film sort en France uniquement en DVD chez Universal Pictures Video sous le titre Le diable dans le sang le 20 janvier 2009.
[modifier] Articles connexes
- Thelema
- Ordre hermétique de l'Aube dorée
- Voie de la main gauche et voie de la main droite
- Magick
- Ordo Templi Orientis
[modifier] Liens externes
- Aleister Crowley sur Thelemapedia
- Site d'un des traducteurs français de Crowley
- Textes en français de et sur Crowley ainsi que certains rituels de l'OTO
- Site Biographie, photos, présentation du tarot de Crowley.
- Magick 4 en français.
- Archives sonores
- Aleister Crowley sur Heresie.com
[modifier] Bibliographie indicative
[modifier] En français
- Aleister Crowley, "Magick (parties Une et Deux)", Editions Blockhaus, Paris, 1992.
- Aleister Crowley (attribué à), "Fragments Sataniques", Hriliu, Cahors, 1996.
- Aleister Crowley, "Le Livre de la Loi", Le Camion noir, Nancy, 2007.
- Aleister Crowley, "Béréshith", Les Gouttelettes de Rosée, Montpeyroux, 1998.
- Aleister Crowley, "Le Scorpion", Les Gouttelettes de Rosée, Montpeyroux, 1998.
- Aleister Crowley, "Babalon", Editions de l'Heure, Charleroi, 2002.
- Sarane Alexandrian, Aleister Crowley, le maître incompris de la gnose moderne, Supérieur inconnu n° 15, 1999.
- Christian Bouchet, Aleister Crowley, Collection Qui suis-je ?, Pardès, 1999, 127 pages
- Christian Bouchet, Aleister Crowley et le mouvement thélèmite, Les éditions du chaos, 1998.
- Tigrane Hadengue/Hugo Verlomme/Michka, Aleister Crowley, le possédé des drogues, in Le Livre du cannabis, Georg, 1999.
- Massimo Introvigne, Aleister Crowley et le satanisme, in, Enquête sur le satanisme, Editions Dervy, 1997, pages 209-219.
- Massimo Introvigne, La magie, les nouveaux mouvements magiques, Droguet & Ardant, 1993, plusieurs pages sur Crowley.
- Serge Hutin, Aleister Crowley, Arqa, 2005.
- Arnold Waldstein, Aleister Crowley, le Saint de Satan, Culture, Art, Loisirs, Paris, 1975, 287 pages.
- Marco Pasi, La notion de magie dans le courant occultiste en Angleterre (1875-1947), Thèse de Doctorat sous la direction d'Antoine Faivre [1]
[modifier] En anglais
- Martin Booth, A Magick Life, A Biography of Aleister Crowley, Hodder and Stoughton, 2000.
- Richard Kaczynski, Perdurabo: The Life of Aleister Crowley, New Falcon Publications, 2002.
- Lawrence Sutin, Do What Thou Wilt: A Life of Aleister Crowley, St. Martin's Griffin, 2002.
- John Symonds, The Beast 666, The Life of Aleister Crowley, Pindar Press, 1997.

