The Stone Roses

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The Stone Roses

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The Stone Roses en concert à Milan en 2012

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Rock alternatif, madchester
Années actives 1983-1996, 2011-aujourd'hui
Labels Silvertone Records, Geffen
Composition du groupe
Membres Ian Brown - chant, John Squire - guitare, Gary Mounfield (alias Mani)- basse, Alan Wren (alias Reni)- batterie
Anciens membres Andy Couzens, Pete Garner, Robbie Maddix, Nigel Ipinson, Aziz Ibrahim

The Stone Roses est un groupe rock alternatif anglais formé en 1983 à Manchester (Angleterre) et l'un des groupes du mouvement Madchester et du courant Baggy. Malgré une carrière perturbée par un différend avec leur premier label et une discographie se résumant à deux albums studio, ils demeurent l'un des groupes britanniques les plus influents des années 1980 et 1990. Le groupe se sépare en 1996.

Le 18 octobre 2011, le groupe se réunit lors d'une conférence de presse à Londres et annonce sa reformation avec trois concerts en juin et juillet 2012 à Manchester, suivis d'une tournée mondiale et peut-être d'un nouvel album[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Originaires du quartier de Timperley, dans la banlieue sud de Manchester, le guitariste John Squire et son ami d'enfance Ian Brown (alors bassiste) forment The Patrol au début des années 1980, en compagnie d'Andy Couzens (chant et guitare) et Simon Wolstencroft (batterie). Lorsqu'en 1984 un promoteur de concerts de Stockholm leur propose de se produire à l'étranger ils se rebaptisent The Stone Roses. Ian Brown hérite du micro et le groupe recrute un nouveau bassiste, Pete Garner.

Alan Wren, dit Reni, remplace Wolstencroft (futur batteur de The Fall) avant l'enregistrement de leur premier single, So Young, produit par Martin Hannett. Le disque est édité en 1985 par le petit label Thin Line, The Stone Roses enregistrent alors un album complet avec le producteur mancunien, mais ajournent sa sortie. Il ne verra le jour que dix ans plus tard et sans l'accord du groupe, sous le titre Garage Flower. Andy Couzens quitte les Stone Roses en 1986, il formera par la suite The High. À partir de 1987 ils s'éloignent de leurs influences punk, leur second single, Sally Cinnamon, réalisé par le label FM Revolver, est le premier exemple de cette évolution de style. Le groupe est pris en main par le manager Gareth Evans, propriétaire du night-club Manchester International, concurrent de The Haçienda, la boîte de nuit du label Factory. La formation évolue de nouveau avec le départ de Pete Garner, puis l'arrivée du bassiste Gary Mounfield, dit Mani. En 1988 le quatuor s'engage avec Silvertone Records, Elephant Stone, leur nouveau single, est produit par Peter Hook de New Order. Le quatuor sillonne pour la première fois le pays en novembre. Ils se forgent une attitude mêlant morgue et décontraction, élaborent progressivement un look (coupes au bol et pantalons baggy) et une identité visuelle. Des motifs inspirés du dripping du peintre américain Jackson Pollock apparaissent sur les pochettes de leurs disques et ornent les guitares de John Squire.

Une brève apogée[modifier | modifier le code]

Le single Made Of Stone est désigné single de la semaine par l'hebdomadaire New Musical Express au début de l'année 1989. En mars Silvertone Records édite leur premier album qui porte leur nom, produit par John Leckie, qui obtient la 19e place dans les charts britanniques. Le journaliste Bob Stanley, futur membre du groupe Saint Etienne, chronique le disque dans le numéro du Melody Maker paru le 29 avril 1989 en ces termes : « This is simply the best debut LP I've heard in my record buying lifetime. Forget everybody else. Forget work tomorrow. » (C'est tout simplement le meilleur premier album que j'aie jamais entendu depuis que j'achète des disques. Oubliez tout le reste. Oubliez d'aller au boulot demain).

Quatre mille fans se pressent à l'Empress Ballroom de Blackpool le 12 août 1989 pour assister au premier concert de grande envergure donné par le groupe. Le single Fools Gold, resté célèbre pour son rythme funky et son long solo de guitare wah-wah, obtient à son tour le titre de single de la semaine dans le NME du 18 novembre. Malgré son format (le morceau dure près de dix minutes) il se classe à la huitième place des charts britanniques. Les Stone Roses interprètent le morceau à Top of the Pops, l'émission accueille également les Happy Mondays, qui viennent alors de sortir leur EP Madchester Rave On. Avec les Happy Mondays et 808 State, les Stone Roses deviennent le symbole de la nouvelle scène de Manchester. Le phénomène Madchester, rencontre du rock indépendant et des rythmes dance popularisés par l'explosion de l'acid house durant l'été 1989, reste principalement cantonné au Royaume-Uni.

Devant le succès de l'album, les premiers singles sont réédités au cours de l'année 1990. Le single inédit One Love se classe dans le Top 5, au sommet de leur popularité les Stone Roses attirent près de 30 000 spectateurs lors du concert géant donné le 27 mai dans la zone industrielle de Spike Island, une première pour un groupe indépendant.

The Stone Roses annulent leur tournée américaine, prévue pour l'été 1990, la dynamique du groupe est brisée par un différend avec le label Silvertone Records, qui les oblige à garder le silence durant cinq ans. Pour répondre à la demande du public le label doit se contenter de sortir successivement trois nouveaux extraits de l'album, I Wanna Be Adored, Waterfall et I Am The Resurrection. Une compilation de faces-B voit ensuite le jour en 1992, l'absence de nouvelles chansons n'empêche pas Turns Into Stone d'atteindre la 32e place des charts britanniques.

Dégagée de son contrat avec Silvertone, la formation signe ensuite chez Geffen, qui en décembre 1994 édite enfin leur second album, intitulé Second Coming. Après plusieurs années d'attente le disque déçoit la critique et le public britanniques, qui sont sur le point de succomber à une nouvelle génération de groupes et au mouvement Britpop. Néanmoins les singles extraits de l'album, Love Spreads et Ten Storey Love Song, atteignent respectivement la seconde et la onzième place des charts britanniques ; alors que Second Coming se classe dans le Top 5 au Royaume-Uni et à la 47e place aux États-Unis. Surfant sur la vague, le label Silvertone édite l'année suivante The Complete Stone Roses, une nouvelle compilation de singles, qui se hisse à la 4e place des ventes, puis Garage Flower constitué de vieux enregistrements inédits datant de 1985 et rejetés par le groupe.

La dissolution[modifier | modifier le code]

Le batteur Reni quitte The Stone Roses avant que le groupe reparte sur les routes, il est remplacé par Robbie Maddix. La nouvelle formation annule une tournée britannique prévue pour le printemps 1995, The Stone Roses figurent au programme du festival de Glastonbury, mais leur prestation est finalement annulée quand le guitariste John Squire se brise la clavicule lors d'une journée de repos durant la tournée américaine. Tous ces incidents et reports suscitent l'incompréhension du public, d'autant que le groupe privilégie l'Europe, les États-Unis et le Japon alors qu'ils ne se sont plus produits au Royaume-Uni depuis cinq ans. La tournée du retour a finalement lieu fin 1995, et s'effectue à guichets fermés, tous les billets ayant été vendus en une journée. Elle se termine au Wembley Stadium le 29 décembre.

La fin du groupe est précipitée par le départ du guitariste et compositeur John Squire, annoncé en mars 1996. Il est remplacé par le musicien de studio Aziz Ibrahim, les Stone Roses engagent également le claviériste Nigel Ippinson, mais le départ de deux des membres fondateurs aura raison du groupe en quelques mois. Slash (ex-Guns N'Roses) est un temps pressenti pour intégrer le groupe, mais son recrutement ne se fera finalement pas[2]. John Squire fondera par la suite The Seahorses. Le chanteur Ian Brown se lance dans une carrière solo alors que le bassiste Gary Mounfield rejoint Primal Scream.

Ian Brown puise volontiers dans le répertoire de son ancien groupe lorsqu'il se produit sur scène, entretenant l'espoir des fans. Plusieurs membres des Stone Roses ayant joué ou étant apparus ensemble lors de concerts, des rumeurs de reformation ont circulé au cours des dernières années, mais ne se sont pas concrétisées avant 2011.

Une influence durable[modifier | modifier le code]

Encore aujourd'hui les critiques et le public britannique considèrent l'album The Stone Roses comme l'un des disques rock les plus marquants de l'histoire. Dans un sondage effectué en 1993 auprès des lecteurs du NME, le disque se classa cinquième ; dix ans plus tard, il est élu « meilleur album de tous les temps » devant Doolittle des Pixies et l'album Pet Sounds des Beach Boys. En 2006 un nouveau vote le désigne « meilleur album britannique » devant The Queen Is Dead des Smiths et Definitely Maybe, le premier album d'Oasis[3]. En 2004 le sondage de The Observer auprès d'un panel de journalistes et de musiciens élit lui aussi The Stone Roses « finest British album of all time » [4]

Le label Silvertone profite de leur popularité pour commercialiser une édition spéciale de l'album The Stone Roses, enrichie d'extraits vidéo, dix ans après sa sortie initiale. En 2002 le label confie à A Guy Called Gerald, 808 State ou encore Paul Oakenfold le soin de remixer douze morceaux du groupe, les nouvelles versions sont éditées sur The Remixes, qui sera suivi d'une nouvelle compilation intitulée The Very Best Of The Stone Roses, classée dans le Top 20 lors de sa sortie. Enfin un DVD rassemblant un concert donné à Blackpool, des clips vidéo et des apparitions télévisées est édité en 2004.

À l'occasion du vingtième anniversaire de sa sortie, le 1er album du groupe est réédité le 10 août 2009 en 4 éditions : Vinyl, CD (Vinyl replicas), Coffret Double CD + DVD (Live at the Empress Ballroom, Blackpool, 1989), Coffret Triple CD + Triple Vinyl + clé USB.

Reformation[modifier | modifier le code]

Les quatre membres originaux du groupe (Ian Brown, John Squire, Gary ‘Mani’ Mounfield, et Alan ‘Reni’ Wren) ont annoncé le 18 octobre 2011, lors d'une conférence de presse à Londres, que le groupe se reformerait pour entamer une tournée mondiale, dont les trois premiers concerts auront lieu à Manchester, les 29, 30 juin et 1er juillet 2012, à Heaton Park. Les 220 000 billets prévus pour les 3 soirs s'arrachent en un peu plus d'une heure, ce qui en fait à ce jour la vente la plus rapide de l'histoire du rock anglais [5].

De nouvelles dates de festivals et de concerts ont été annoncées : Hulstfred Festival en Suède, NorthSide Festival au Danemark, Southside Festival et Hurricane Festival en Allemagne, une unique date en France aux Nuits de Fourvière à Lyon, un concert au Phoenix Park de Dublin, T in the Park Festival en Écosse, Optimus Alive! festival au Portugal, Festival International de Benicasim en Espagne, Fuji Rock Festival au Japon, Sziget Festival en Hongrie et le Øya Festival en Norvège. La sortie d'un troisième album n'a pas été exclue par le chanteur, Ian Brown. Le 10 décembre 2011, le groupe annonce avoir signé avec Universal Music et Columbia Records[6].

Discographie[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • So Young (septembre 1985, Thin Line)
  • Sally Cinammon (mai 1987, FM Revolver - réédité par Silvertone en janvier 1990)
  • Elephant Stone (octobre 1988, Silvertone - réédité en mars 1990)
  • Made Of Stone (février 1989, Silvertone - réédité en mars 1990)
  • She Bangs The Drums (juillet 1989, Silvertone - réédité en mars 1990)
  • Fools Gold (novembre 1989, Silvertone - réédité en septembre 1990)
  • One Love (juillet 1990, Silvertone)
  • I Wanna Be Adored (septembre 1991, Silvertone)
  • Waterfall (janvier 1992, Silvertone)
  • I Am The Resurrection (avril 1992, Silvertone)
  • Love Spreads (novembre 1994, Geffen)
  • Ten Storey Love Song (février 1995, Geffen)
  • Fools Gold '95 (avril 1995, Silvertone)
  • Begging You (novembre 1995, Geffen)
  • Fools Gold '99 (février 1999, Silvertone)

Albums[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Vidéo[modifier | modifier le code]

  • The Stone Roses (DVD, juin 2004, BMG)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Robb, The Stone Roses and the Resurrection of British Pop, Edbury Press 1997, ISBN 0-09-185410-5
  • Mick Middles, Breaking Into Heaven: The Rise and Fall of The Stone Roses, Omnibus Press 1998, ISBN 0-7119-7546-9
  • Brian Chapman, The Stone Roses: Talking, Omnibus Press 2004, ISBN 0-7119-9890-6

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]