Charles Villiers Stanford

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Charles Villiers Stanford

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Caricature par Spy en 1905

Naissance 30 septembre 1852
Dublin
Drapeau de l'Irlande Irlande
Décès 29 mars 1924 (à 71 ans)
Londres
Royaume-Uni
Activité principale compositeur
Activités annexes compositeur

Sir Charles Villiers Stanford est un compositeur irlandais, né le 30 septembre 1852 à Dublin et décédé le 29 mars 1924 à Londres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un éminent juriste à la chancellerie de Dublin, Stanford est élevé dans un milieu musical où ses deux parents sont des musiciens chevronnés ; son père s'intéresse plus particulièrement au chant tandis que sa mère est pianiste. Il étudie l'orgue et la composition auprès de Robert Stewart. Ses talents précoces ont été relatés dans un article du Musical Times de décembre 1898.

Il se rend à Londres en 1862 pour étudier avec Arthur O'Leary et Ernst Pauer, avant de parvenir en 1870 au prestigieux Queens' College de Cambridge, puis au Trinity College en 1873 où il est notamment organiste jusqu'en 1892. Sa nomination au poste de directeur de la société musical de l'université de Cambridge lui offre une notoriété certaine.

Entre 1874 et 1877, il passe quelques semaines d'études en Allemagne afin de parfaire sa technique de composition avec Carl Reinecke et Friedrich Kiel, avant d'obtenir ses diplômes universitaires à Cambridge. Il rencontre le violoniste Joseph Joachim et le chef d'orchestre Hans von Bülow qui le soutiendront avec constance.

Engagé comme professeur de composition au Royal College of Music en 1883, il devient également chef du Bach Choir de 1886 à 1902, professeur de musique à Cambridge, à partir de 1887. Il est aussi chef de l'Orchestre philharmonique de Leeds de 1897 à 1909, ainsi que du festival de Leeds de 1901 à 1910.

Parmi ses élèves, on retrouve les compositeurs Arthur Bliss, Herbert Howells, John Ireland, Gustav Holst, George Dyson, Ernest John Moeran, Rebecca Clarke et le chef d'orchestre Eugène Goossens.

Avec Hubert Parry et surtout Edward Elgar, il est l'un des compositeurs emblématiques de la période victorienne.

Il a été fait chevalier le 24 octobre 1902[1].

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Œuvres orchestrales[modifier | modifier le code]

  • Symphonie nº 1 en si bémol majeur (1876-1877)
  • Symphonie nº 2 en ré mineur, "Elegiac" (1882, Cambridge)
  • Symphonie nº 3 en fa mineur, "Irish", op. 28 (17 mai 1887, Londres)
  • Symphonie nº 4 en fa, op. 31 (14 janvier 1889, Berlin)
  • Symphonie nº 5 en ré, "L'allegro ed il penseroso", op. 56 (1894, créée à Londres en 1895)
  • Symphonie nº 6 en mi bémol, op. 94 (1905)
  • Symphonie nº 7 en ré mineur, op. 124 (1912)

Œuvres concertantes[modifier | modifier le code]

  • Concerto pour violon en ré majeur, op. 74 (1899)
  • Suite pour violon, op. 32 (1888)
  • Concerto pour piano nº 1 en sol majeur, op. 59 (1894)
  • Concerto pour piano nº 2 en ut mineur, op. 126 (1911-1915)
  • Concerto pour piano N° 3 en mi bémol majeur, op. 171 (1919)
  • Variations sur des thèmes anglais ("Down among the Dead Men") pour piano et orchestre, op. 71 (1898)
  • Concerto pour clarinette en la mineur, op. 80 (1902-1903)
  • Konzertstück pour orgue et orchestre, op. 181 (1921)

Rapsodies irlandaises[modifier | modifier le code]

  • Rapsodie irlandaise nº 1 en ré mineur, op. 78 "dédiée à Hans Richter"
  • Rapsodie irlandaise nº 2 en fa mineur, op. 84 "Ossian"
  • Rapsodie irlandaise nº 3 pour violoncelle, op. 137 (1913)
  • Rapsodie irlandaise nº 4 en la mineur, op. 141 (1913)
  • Rapsodie irlandaise nº 5 (1917)
  • Rapsodie irlandaise nº 6 pour violon, op. 191 (1922)

Opéras[modifier | modifier le code]

Sa première composition marquante est la musique de scène composée en 1876 d'après le Queen Mary d'Alfred Tennyson.

Œuvres chorales[modifier | modifier le code]

De nos jours, Stanford est particulièrement connu pour ses œuvres chorales. On peut citer deux oratorios, un requiem (1897), un Stabat Mater (1907) mais aussi des œuvres profanes plus courtes telles The Revenge (1886), The Voyage of Maeldune (1889), Songs of the Sea (1904) et Songs of the Fleet (1910).

La musique composée pour l’Église anglicane est encore beaucoup jouée.

  • Anthems et motets
    • And I Saw Another Angel, op. 37 n° 1
    • For lo, I raise up, op. 145
    • If Thou Shalt Confess, op. 37 n° 2
    • The Lord is my Shepherd (1886)
    • Three Latin Motets, op. 38
      • Justorum animae
      • Coelos ascendit hodie
      • Beati quorum via
  • Musique pour les offices
    • Jubilate Deo et Te Deum en si bémol, op. 10
    • Magnificat et Nunc dimittis en la, op. 12
    • Magnificat et Nunc dimittis en si bémol, op. 10
    • Magnificat et Nunc dimittis en ut, op. 115
    • Magnificat et Nunc dimittis en ré pour chœur (1923)
    • Magnificat et Nunc dimittis en mi bémol (1873)
    • Magnificat et Nunc dimittis en fa, op. 36
    • Magnificat et Nunc dimittis en fa (Queens' Service) (1872)
    • Magnificat et Nunc dimittis "Grégorien" (1907)
  • Autres
    • The Blue Bird
    • Magnificat en si bémol pour double chœur
    • Pater Noster (1874)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) London Gazette : n° 27494, p. 7165, 11-11-1902

Liens externes[modifier | modifier le code]