Borgia (série télévisée)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de la série diffusée sur Canal +. Pour la série canado-hongro-irlandaise, voir The Borgias. Ne pas confondre non plus avec la série télé danoise Borgen, une femme au pouvoir.

Borgia

Genre Série dramatique
Série historique
Création Tom Fontana
Production Klaus Zimmermann
Takis Candilis
Tom Fontana
Anne Thomopoulos
Barry Levinson
Pays d'origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne Drapeau de l'Italie Italie
Chaîne d'origine Drapeau de la France Canal+
Drapeau de l'Allemagne ZDF
Nb. de saisons 3 (en cours de production)
Nb. d'épisodes 24
Durée 55 minutes
Diff. originale 10 octobre 2011

Borgia est une série télévisée franco-allemande créée par Tom Fontana diffusée sur la chaîne Canal+ à partir d'octobre 2011. Fiction de genre historique elle romance les destins des quatre membres les plus connus de la famille Borgia: le père Rodrigo qui veut se faire élire pape, et ses trois premiers enfants : Juan, Cesare et Lucrezia.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L’accession au pouvoir du cardinal espagnol Rodrigue Borgia (né à Xàtiva, Royaume de Valence, Espagne) et de son clan, qui s’efforcèrent d’instaurer une dynastie pour exercer leur domination sur le monde. Bien qu’étant un homme de foi, Rodrigue était aussi esclave des plaisirs charnels. Il devait non seulement déjouer les complots et les conspirations de ses collègues cardinaux et des représentants des grands pouvoirs, mais aussi mener une lutte pour contenir les rivalités qui menaçaient de déchirer sa famille.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Créateur : Tom Fontana
  • Réalisateur : Oliver Hirschbiegel, Metin Hüseyin, Dearbhla Walsh et Christoph Schrewe
  • Directeur de la Photographie : Oussama Rawi
  • Musique : Cyril Morin
  • Société de production : Atlantique Productions, Canal+, EOS Entertainment et ETIC Films
  • Durée d'un épisode : 55 minutes
  • Distribution internationale : Beta Film GmbH.

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs principaux[modifier | modifier le code]

Acteurs récurrents[modifier | modifier le code]

Source V. F. : Doublage Séries Database[1]

Épisodes[modifier | modifier le code]

Première saison (2011)[modifier | modifier le code]

Titre français Titre original Réalisateur Première diffusion française
1 1492 1492 Oliver Hirschbiegel 10 octobre 2011
2 Onde de chaleur Ondata di calore Oliver Hirschbiegel 10 octobre 2011
3 Un vœu sacré A Sacred Vow Oliver Hirschbiegel 17 octobre 2011
4 La Sagesse du Saint-Esprit Wisdom of the Holy Spirit Oliver Hirschbiegel 17 octobre 2011
5 Les Liens du mariage The Bonds of Matrimony Dearbhla Walsh 24 octobre 2011
6 Légitimité Legitimacy Dearbhla Walsh 24 octobre 2011
7 Manœuvres Maneuvers Metin Hüseyin 31 octobre 2011
8 Prélude à l'Apocalypse Prelude to an Apocalypse Metin Hüseyin 31 octobre 2011
9 L'Invasion de Rome The Invasion of Rome Christoph Schrewe 7 novembre 2011
10 Miracles Miracles Christoph Schrewe 7 novembre 2011
11 Le Monstre divin God's Monster Metin Hüseyin 14 novembre 2011
12 L'Éveil du serpent The Serpent Rises Metin Hüseyin 14 novembre 2011

Deuxième saison (2013)[modifier | modifier le code]

Le tournage de la saison 2 débute le 26 mars 2012. L'intrigue commence huit mois après la mort de Juan Borgia et montre l'ascension de Cesare ainsi que l'émancipation de Lucrezia[2]. Par ailleurs, les deux premiers épisodes montrent un Rodrigo Borgia affaibli et en proie aux influences des Colonna, des Caraffa et des Della Rovere. La deuxième saison est diffusée sur Canal+ à partir du 18 mars 2013 et ouvre sur de nouveaux lieux et de nouvelles intrigues.

Titre français Titre original Réalisateur Première diffusion française
1 Le temps de la tendresse The Time of Sweet Desires Dearbhla Walsh 18 mars 2013
2 Le mercredi des Cendres Ash Wednesday Dearbhla Walsh 18 mars 2013
3 Le dimanche des Rameaux Palm Sunday Christoph Schrewe 25 mars 2013
4 Pax Vobiscum Pax Vobiscum Christoph Schrewe 25 mars 2013
5 L'Ascension Ascension Metin Hüseyin 1er avril 2013
6 La Pentecôte Pentecost Metin Hüseyin 1er avril 2013
7 Le dimanche de la Trinité The Blessed Trinity Thomas Vincent 8 avril 2013
8 Une moralité A Morality Play Thomas Vincent 8 avril 2013
9 La Transfiguration Transfiguration Metin Hüseyin 15 avril 2013
10 L'Assomption The Assumption Metin Hüseyin 15 avril 2013
11 Les sept douleurs The Seven Sorrows 22 avril 2013
12 La Saint-Michel Who Is Like God? 22 avril 2013

Troisième saison (2014)[modifier | modifier le code]

Le tournage de la saison 3 s'est déroulé du 27 mai 2013 au 27 janvier 2014[3]. Elle est diffusée à partir du 15 septembre 2014 sur Canal+[4], mais contrairement aux plans d'origine de Tom Fontana qui prévoyait quatre saisons, elle sera la dernière[5]. À la différence des deux premières saisons, la dernière sera composée de 14 épisodes[6].

Titre français Titre original Réalisateur Première diffusion française
1 1495 1495 Christoph Schrewe 15 septembre 2014
2 1496 1496 Christoph Schrewe 15 septembre 2014
3 1497 1497 Christoph Schrewe 22 septembre 2014
4 1498 1498 Metin Hüseyin 22 septembre 2014
5 1499 1499 Metin Hüseyin 29 septembre 2014
6 1500 1500 Metin Hüseyin 29 septembre 2014

Production[modifier | modifier le code]

La série est produite par Atlantique Productions, une filiale de Lagardère Entertainment, pour Canal+ en association avec EOS Entertainment et ETIC Films.

L'écriture de la série, le montage et les bureaux de productions se trouvent dans l'immeuble où vit Tom Fontana, une ancienne librairie du West Village, à Manhattan. Les ateliers d'écriture sont au premier étage, les salles de montage et les bureaux au rez-de-chaussée, et les appartements de Tom Fontana au deuxième. Les équipes mangent toutes dans la grande cuisine qui se trouve dans les bureaux[7].

Scénario[modifier | modifier le code]

La scénariste française Audrey Fouché a été formée à l'écriture de série au cours d'un stage dans l'atelier d'écriture de Tom Fontana sur l'écriture de Borgia (La production française Atlantique Productions souhaitant former des scénaristes français aux méthodes américaines afin de les importer en France[8]) et est devenue une des scénaristes de cette série[7]. D'après elle, si Tom Fontana écrit cette série avec une équipe de jeunes scénaristes qui travaille avec lui depuis plusieurs années, sa méthode est assez éloignée de ce qu'on imagine d'un atelier d'écriture de série, et surtout d'une écriture collective[8].

Ainsi les arcs narratifs pour chaque personnage, pour la saison entière comme pour chaque épisode, tout comme les scènes à scènes[9], sont écrits par Tom Fontana seul et ne sont pas le fruit d'un travail collectif de son atelier[8].

À l'issue de cette étape, les scénaristes écrivent une première version de l'épisode en un mois, puis, en tenant compte des suggestions de Tom Fontana, une deuxième version en une dizaine de jours. Ensuite, les modifications à apporter à l'épisode sont discutées avec Tom Fontana dans son bureau, mais les scénarios ne sont jamais retravaillés en commun par toute l'équipe des scénaristes. Le scénariste de l'épisode peut discuter de la tonalité émotionnelle d'une scène, de l'opportunité d'utiliser tel ou tel détail, mais il n'a pas le droit de modifier le déroulement narratif de l'épisode, qui est du ressort uniquement de l'auteur Tom Fontana. C'est lui seul qui décide de l'histoire, des thématiques de la série, et qui en cela peut être considéré comme son auteur au sens fort du terme[8]. Les scénarios sont écrits rapidement, avec à peu près une scène ou deux à écrire par jour par chaque scénariste[7].

Tom Fontana procède ensuite à ce qu'Audrey Fouché appelle un « véritable travail de montage scénaristique », croisant et recoupant les thèmes et les lignes de l'histoire. « C’est dans ce travail de croisement, de recoupement, de recherche d’échos thématiques et de quête du rendu dramatique le plus fort qu’il exprime un talent rare, et réinvestit les obsessions qui traversent toute son œuvre. » Il arrive alors à une nouvelle version dont il discute avec les scénaristes, ce qui donne naissance à la version qui est envoyée aux producteurs de la série. En fonction de leurs retours, le scénario est enfin retravaillé pour aboutir à la version de tournage[8].

Tournages[modifier | modifier le code]

Le tournage de la série s'est déroulé en République tchèque, aux Studios Barrandov à Prague[10]. Bien que Borgia soit une création originale Canal+, la série a été tournée entièrement en anglais.

La saison 2 a notamment été tournée à Rome et à Venise[7].

Accueil public, critique et commercial[modifier | modifier le code]

Audiences[modifier | modifier le code]

Pour son lancement sur Canal+, Borgia a attiré plus d'1,6 million de téléspectateurs[11] ce qui représente 26,7 % des abonnés[12]. Il s'agit d'un record pour le lancement d'une série française ou étrangère sur la chaîne cryptée.

Les semaines suivantes, les audiences baissent légèrement mais se maintiennent dans une très bonne moyenne pour Canal+ (1,5 million le 17 octobre 2011[13], 1,2 million le 31 octobre 2011[14] et 1,3 million le 7 novembre 2011[15]) pour finir à 1,4 million le 14 novembre 2011 pour la diffusion des deux derniers épisodes de la première saison[16].

La saison 2 poursuit dans les bons scores avec plus de 1,3 millions en moyenne.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Saison 1[modifier | modifier le code]

L'accueil critique de la série a été plutôt tiède, voire réservée — le mot « déception » revenant dans plusieurs articles.

Le Monde juge favorablement la série tout en émettant plusieurs réserves. Si cette première saison illustre avec bonheur « la lutte passionnante pour la conquête du pouvoir » et qu'elle est portée par de superbes décors et costumes, le quotidien remarque que la série s’essouffle peu à peu : « à partir des cinquièmes et sixièmes épisodes, la trame perd un peu de son homogénéité de départ et a trop tendance à empiler les événements historiques les uns sur les autres sans réellement faire le lien entre eux »[17].

Le Nouvel Observateur parle de « superdéception », « tissée de clichés attendus ». La faute au « catalogue de mini-saynètes maxi explicatives », aux « dialogues anorexiques » et aux « intrigues transparentes ». L'hebdomadaire déplore que ce « produit » auquel il manque « un petit supplément d’âme » soit « trop marketé pour emporter l’imaginaire »[18].

L'Express parle aussi de déception, en pointant du doigt des « personnages sans humanité » et un « scénario tape-à-l'œil », auquel il manque « une étincelle d'humanité »[19].

Sur le site Web Reviewer.fr, Delphine Rivet déplore l'impression de melting-pot ou d'euro-pudding, qui se dégage aussi bien des questions de production que des choix artistiques. La revue pointe également du doigt l'exploitation abusive des scènes de sexe et de violence : « Répétitives, filmées de la manière la plus crue possible, comme si l’effet avait besoin d’être renforcé, elles ne sont, au bout du compte, pas tant le reflet d’une époque qu’une tentative d’haranguer le chaland ». Malgré les ambitions de la série, « certains épisodes semblent interminables et le casting très inégal »[20].

Comme Delphine Rivet, les Inrockuptibles utilisent le mot « europudding » pour décrire un produit qui surfe sur la « cathosploitation » (après les films de Xavier Beauvois et de Nanni Moretti, sortis peu avant la diffusion de la série)[21].

Pour Le Figaro, « il se dégage de la version de Canal+ une impression de solennité et d'authenticité qui manque singulièrement à sa rivale » (le journal faisant référence à The Borgias). Mais, si le personnage de Doman est passionnant, ce n'est pas le cas de César ni de Lucrèce. Comme d'autres journaux, Le Figaro parle de « déception », incriminant une « surenchère - rapidement monotone - de violence et de sexe aux fonctions purement décoratives »[22].

Saison 2[modifier | modifier le code]

La deuxième saison essuie de la part du journal Le Monde des avis divergents. Jugée « plus aérée » et « resserrée sur trois personnages (Rodrigo, Lucrezia, Cesare Borgia) », cette saison « gagne en romanesque » pour Macha Séry[23]. Pierre Sérisier, en revanche, se montre plus réservé, remarquant que la série « s'est enferrée dans la chronologie dont elle était devenue dépendante, donnant le sentiment d'un empilage de faits les uns sur les autres sans perspective d'ensemble ». Le critique regrette « le déséquilibre qui s'est créé entre les trois grandes figures de la famille ». Il évoque aussi « une forme de routine où l'on a le sentiment que la perspective d'ensemble n'est pas suffisamment bien assise. Comme si les scénaristes avaient eu du mal à lier de manière harmonieuse les trois personnages principaux et à faire cadrer leurs actes avec des faits avérés » — créant ainsi une « impression de décousu ». La série ne devrait donc « son salut qu'au personnage de Cesare Borgia », le plus intéressant de tous, et souffrirait d'approximations, de longueurs, et d'une surenchère injustifiée de sexe et de violence[24].

Ventes internationales[modifier | modifier le code]

La diffusion de la première saison de la série a débuté en Belgique sur la chaîne La Deux de la RTBF le 6 mai 2014. Sur le plan des ventes internationales, la série a subi la concurrence directe de The Borgias, une autre série télévisée sur le même thème créée pour la chaîne américaine Showtime[25] et produite au même moment que celle de Canal +.

Différences avec les faits historiques[modifier | modifier le code]

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La série ne respecte pas systématiquement les faits historiques et on y trouve plusieurs anachronismes.

Modification de faits historiques[modifier | modifier le code]

  • Dans la réalité, Cesare devint archevêque et non évêque de Valence bien qu'il soit nommé comme tel lorsqu'il devient cardinal (nommé le 31 août 1492, l'élection d'Alexandre VI ayant eu lieu le 11 août)[26].
  • Cesare est légitimé et reconnu comme fils de Rodrigo par le pape Sixte IV en 1480 et non par Alexandre VI lui-même comme évoqué dans la série. De ce fait, l'intrigue sur la parenté entre Rodrigo et Cesare est pure invention[26].
  • Juan est, dans la série, l'aîné de Cesare, or les documents historiques tendent à appuyer le fait que Cesare serait le plus âgé. Cesare serait né en 1475 et Juan en 1476 ou 1477[27].
  • Le mariage de Lucrèce est, dans la série, annulé en 1493 alors qu'il ne le fut qu'en 1497.
  • Les âges de plusieurs personnages sont modifiés, notamment pour : Lucrèce (15 ans, quand débute la série en 1492, au lieu de 12), Jean de Médicis (16 ans au lieu de 17), Cesare (18 ans au lieu de 17) et Alexandre Farnese (18 ans au lieu de 24)…
  • La fille de Giulia Farnese naquit alors que les troupes françaises envahissaient Rome, en 1493, et non un an avant.[réf. nécessaire]
  • Orso Orsini, que l'on voit exécuté par Cesare en 1493, en représailles de la blessure infligée au visage de Giulia Farnese, ne mourut réellement qu'en 1495.[réf. nécessaire]
  • Contrairement à ce qui est montré dans la série, l'armée de Charles VIII eut le dessus sur la Ligue italienne lors de la bataille de Fornoue (Fornovo) en 1495 et rentra victorieuse en France[28].
  • Juan Borgia est mort assassiné en 1497 et non en 1493 comme le montre la série.
  • Jérôme Savonarole est mort brulé en 1498 et non en 1494 comme le montre la série.
  • Dans la série, 27 voix sont exprimées lors de l'élection de Rodrigo Borgia en tant que pape et il lui en faut 14 (soit la majorité absolue) ; or, depuis 1179 et le pontificat d'Alexandre III, les papes sont élus à la majorité des deux tiers. Borgia aurait donc dû être élu avec un minimum de 18 voix et non de 14 si 27 cardinaux étaient effectivement présents[29].
  • En réalité seulement 23 cardinaux sur 27 prirent part au Conclave de 1492 et Rodrigo Borgia obtint l'unanimité au 4ème vote. Il avait recueilli 15 voix à l'issue du troisième vote avant l'accessus.[réf. nécessaire]
  • Le cardinal Riario affirme pendant une conversation avec Rodrigo Borgia que le vote au conclave est secret. Ce n'était pas le cas avant 1903 et la suppression de la procédure de l'accessus. Avant cette date les bulletins de votes des cardinaux étaient identifiés individuellement.[réf. nécessaire]
  • María Enríquez de Luna ne meurt pas à Marseille lors de son retour en Espagne, mais retirée au couvent des Clarisses de Gandia en 1539[réf. nécessaire].
  • Dans la série, le pape baptise sa fille Laura en 1493 et le parrain est Ferdinand de Habsbourg. Or, Ferdinand est né en 1503, l'année où est mort le pape.
  • Djem (Zizim), frère du sultan Bayezid II, est mort en 1495 à Naples en Italie[30] et non en 1493 comme le montre la série (saison 1).
  • Dans la série, le Roi Charles VIII de France meurt à la fin d'une partie de jeu de paume jouée contre Cesare Borgia en se cognant contre une poutre en bois en mai 1494. En réalité, c'est en heurtant un linteau de pierre, en allant assister à une partie de jeu de paume, mais 4 ans plus tard, en avril 1498. De plus, c'est à Amboise qu'il heurte ce linteau de porte et non à Lyon comme indiqué dans la série.
  • Les messes sont en anglais dans la série, alors qu'elles étaient célébrées en latin à l'époque (et encore aujourd'hui au Vatican).

Anachronismes relevés[modifier | modifier le code]

  • Dans le troisième épisode, alors qu'a lieu l'élection du nouveau pape, un cardinal parle de chocolat. Or cette élection a lieu le 11 août 1492 et Christophe Colomb ne découvrit le nouveau continent que le 12 octobre 1492. La fève de cacao, qui en est originaire, n'arrivera en Europe qu’en 1528.[réf. nécessaire]
  • Dans le même épisode, on voit un prêtre manger des fraises. Or les fraises que nous connaissons aujourd’hui — donc la variété montrée — sont le produit d'une hybridation qui ne sera effectuée que vers 1750.[réf. nécessaire]
  • Lors de la répartition des territoires par Alexandre VI, on voit qu'il brandit une carte représentant les côtes et les terres du Brésil alors que, lors de la première expédition, Christophe Colomb ne découvrit que les îles des Caraïbes et que la côte brésilienne ne sera « découverte » qu'en 1500 par l'explorateur portugais Pedro Álvares Cabral. De plus, la bulle papale (Inter caetera) ou Alexandre VI sépare les territoires Espagnols et Portugais a réellement eu lieu en mai 1493.
  • La série montre régulièrement des anachronismes dans les costumes et accessoires utilisés : chevaliers de Malte en costume du XIIIe siècle, équipements militaires du XIe siècle par exemple. De même, Alexandre VI porte régulièrement des tenues blanches dans la série alors que le blanc n'est porté par le pape que depuis 1566 quand saint Pie V, dominicain, fut élu et voulu garder son habit plutôt que d'endosser l'habit rouge papal.[réf. nécessaire]
  • Un anachronisme de vocabulaire est présent dans le deuxième épisode de la saison 2, lorsque la mère de Lucrèce emploie l'adjectif « romantique », mot qui n'existe pas encore à l'époque[31].
  • À plusieurs reprises les distances sont données par différents personnages en kilomètres, alors que le système métrique ne fut adopté en France qu'en 1800 et en Italie de manière définitive en 1875.
  • Giulia fait allusion à la Terre de Feu, alors qu'elle ne fut découverte qu'en 1520 par Magellan, et identifiée comme un archipel distinct de l'Argentine qu'en 1525.
  • Cesare exprime une montée d'adrénaline lors de l'épisode 12 de la saison 2, adrénaline découverte en 1901.
  • Dans le cinquième épisode, Rodrigo Borgia utilise le terme "Rinascita", pour désigner la période de changement de la Renaissance italienne. Or, le terme "Rinascita" est utilisé pour la première fois en 1568, dans la seconde édition des célèbres Vite de Vasari, soit 76 ans plus tard.
  • La découverte du Groupe du Laocoon, célèbre statue antique, que l'on voit en fin de saison 1, n'a lieu qu'en 1506, sous le pontificat de Jules II, et non sous le pontificat d'Alexandre VI (1492-1503).
  • Dans l'épisode 6 de la saison 1, Rodrigo parle d'un télescope, alors que le premier modèle de celui-ci n'a été inventé qu'en 1586.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Fiche du doublage de la série » sur Doublage Séries Database, consulté le 25 mai 2014
  2. « Le tournage de la saison 2 des "Borgia" a commencé », AlloCiné,‎ 27 mars 2012
  3. « BORGIA : saison 3 en tournage »,‎ 27 mai 2013
  4. « La saison 3 de Borgia en septembre sur Canal+. »,‎ 5 juillet 2014
  5. « Borgia, saison 3 : la dernière après la fin de la saison 2 sur Canal + ? », LaVoixDuNord,‎ 22 avril 2013
  6. (en) « Lagardère confirms animation exit »,‎ 8 octobre 2013
  7. a, b, c et d Samuel Douhaire, « Les “Frenchies” de “Borgia” (2/2) : Audrey Fouché, apprentie-showrunner », Télérama,‎ 22 avril 2013 (lire en ligne)
  8. a, b, c, d et e Interview d'Audrey Fouché, sur le site du magazine Première
  9. Le scène à scène est un plan de chaque épisode avec un descriptif de chaque séquence
  10. « Borgia : le Prague historique pour décor », Valérie Sasportas, Le Figaro, 13 octobre 2011.
  11. Communiqué de presse d'Atlantique Productions du 19/10/2011
  12. Audiences : "Borgia" triomphe sur Canal+, AlloCiné, 11/10/2011
  13. Audiences : "Castle" cartonne sur France 2, AlloCiné, 18/10/2011
  14. Audiences : des "Experts" détrônés !, AlloCiné, 02/11/2011
  15. Audiences : "Castle" prend le pouvoir !, AlloCiné, 08/11/2011
  16. Audiences : destination "Paradis", "Castle" ou "Twilight" ?, AlloCiné, 15/11/2011
  17. Borgia – La bonne version de Tom Fontana, seriestv.blog.lemonde.fr, 8 octobre 2011
  18. Borgia, série sans âme, teleobs.nouvelobs.com, 10 octobre 2011
  19. Les Borgia déçoivent, www.lexpress.fr, 10 octobre 2011
  20. Borgia : que vaut la série évènement de Canal + ?, Delphine Rivet, reviewer.lavoixdunord.fr, 9 octobre 2011
  21. Borgia : Le retour de la “cathosploitation”, blogs.lesinrocks.com, 10 octobre 2011
  22. Borgia vs The Borgias: quelle est la meilleure, tvmag.lefigaro.fr, 14 octobre 2011
  23. Borgia, le Monde, 18 mars 2013
  24. Borgia – Difficile de raconter l’Histoire, seriestv.blog.lemonde.fr, 13 mars 2013
  25. Double dose de Borgia avec Canal Plus - www.programme-tv.net
  26. a et b (es)Arturo Llin Cháfer, « D. César Borja, Cardenal (1492-1498) », sur Archidiocesis de Valencia (Archevêché de Valence)
  27. Léonce Celier, « Alexandre VI et ses enfants en 1493 », in Mélanges d'archéologie et d'histoire, tome 26, 1906, p. 319-334.
  28. Philippe de Commines, Cronique et Histoire… du Roy Loys unziesme, et Charles huictiesme, son fils (lire en ligne)
  29. « L'élection d'un pape », sur Le Monde,‎ 20 mars 2005
  30. « Le prince Zizim et la douce Philippine »
  31. Martine Rousseau et Olivier Houdart, « Marre du pape François, on préfère les Borgia », sur Blog des correcteurs du Monde.fr,‎ 20 mars 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]