Google (moteur de recherche)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Google.fr)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le moteur de recherche. Pour l'entreprise Google Inc, voir Google. Pour les autres significations, voir Google (homonymie).
Logo de Google (moteur de recherche)
Logo de Google.

URL www.google.com
www.google.fr
www.google.be
www.google.ch
www.google.ca
www.google.ma
Commercial Oui
Publicité Oui (texte)
Type de site Moteur de recherche
Langue(s) Multilingue
Inscription Facultatif
Propriétaire Google Inc.
Créé par Lawrence E. Page & Sergueï Brin
Lancement 15 septembre 1997[1]
Revenus 16 000 000 000 $
État actuel En activité

Le moteur de recherche Google, qui a donné le nom à la société Google, est le moteur de recherche sur le Web le plus utilisé au monde. En 2009, 67 % des internautes l'utilisent[2]. Le nom Google vient du mot Gogol, nom donné au nombre 10^{100}. Ce nombre a été choisi pour évoquer la capacité de Google à traiter une très grande quantité de données.

Principes et caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le système de classement PageRank[modifier | modifier le code]

Le principe de fonctionnement de Google, qui a fait son succès, est fondé sur une invention de ses créateurs, le PageRank : lorsqu'un document est pointé par de nombreux hyperliens (popularité de liens), son PageRank augmente. Plus son PageRank est élevé, plus il aura de chance d'être affiché dans les premiers résultats d'une recherche. Ce système donne une indication de la « popularité » du document parmi les autres documents du web.

Ce principe a immédiatement été un succès, car il a permis des résultats plus pertinents que les autres moteurs de recherche qui se contentaient de comptabiliser les mots-clés insérés dans les pages des sites. Il a également permis ce que l'on appelle le bombardement Google.

Sobriété et valorisation des mots[modifier | modifier le code]

En outre, ce moteur de recherche est aussi apprécié pour sa rapidité de recherche et sa sobriété : pas de Flash, pas de bandeau publicitaire clignotant, etc. Son interface a inspiré celle d'autres moteurs, comme Yahoo!.

Cette sobriété, loin d'être anecdotique, est au moins en partie à l'origine du succès du site. À l'époque de son lancement en effet, la mode était aux moteurs de recherche insérés sur des pages très chargées en contenu et en publicité. Ces pages étaient souvent longues à s'afficher et difficiles à lire.

Il utilise tout de même un système d'AdWords (« publicité de mots ») comme une de ses sources de revenus. Ce système est fondé sur une valeur par mot selon sa demande. Plus le mot sera demandé, plus il sera payé cher par clic. Mais il est toujours possible pour l'utilisateur de bloquer l'affichage de ces publicités grâce à des plugins, le plus populaire étant Adblock Plus avec qui Google a passé un accord financier pour qu'il ne filtre plus ses publicités.

Selon Optify, 94 % des clics vont aux dix premiers résultats et Google génère à lui seul 36,4 % des clics[3].

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Vers 2002, Google affirmait distribuer la charge sur plus de 10 000 PC fonctionnant avec un noyau Linux modifié. Le chiffre de 1 000 requêtes simultanées en pointe a aussi été souvent évoqué. Les chiffres réels semblent 10 fois plus élevés. Ils sont cependant secrets, notamment pour ne pas permettre de calculer facilement l'investissement nécessaire pour concurrencer Google[4].

Google utilise des robots nommés Googlebot qui visitent à intervalle régulier l'ensemble des sites web n'ayant pas explicitement demandé à ne pas être référencés afin de maintenir à jour la base de données qui fournit les réponses aux requêtes des internautes.

Article détaillé : Plateforme Google.

Logos[modifier | modifier le code]

Hormis le logo officiel[5], le site adopte des logos particuliers pour certaines fêtes et évènements : les Google Doodles. Réalisés par Dennis Hwang, un designer américain d'origine coréenne de 23 ans, ils apparaissent régulièrement dès qu'une fête locale ou internationale (nouvelle année, fêtes nationales, etc.) ou un évènement marquant (Jeux Olympiques, commémoration d'une personne illustre, Coupe du Monde, etc.) le permet.

Tous les logos de fêtes et d'évènements de www.google.com mis en ligne depuis 1999 sont disponibles en ligne[6] et, également, ceux qui sont apparus en France[7].

Version bêta[modifier | modifier le code]

Une version bêta est habituellement une mention signifiant qu'un programme est en phase de finition. Chez Google c'est devenu une marque de fabrique apposée sur la plupart des services et logiciels à l'exception du moteur de recherche et des services publicitaires.

L'intérêt qui réside dans l'appellation « version bêta » est que, du point de vue de la qualité du service, elle n'engage à aucune obligation de résultat, étant donné que c'est une phase de développement. Cela peut également signifier que les services Google sont en perpétuelle phase d'amélioration.

Cette particularité propre à Google devient une mode qui se traduit chez ses concurrents par un usage plus ostensible de cette mention.

Services[modifier | modifier le code]

Ce moteur de recherche est disponible dans 35 pays[8] et propose son interface en plus de 100 langues.

Google est à la base un moteur de recherche de pages web, il s'est étendu progressivement à divers types de documents (PDF, Word, Flash…), aux images, ainsi qu'aux forums Usenet depuis le rachat de Deja News.

Il possède une section répertoire qui permet de trouver des sites par catégorie (répertoire dmoz classé par PageRank), et un portail d'actualités (Google Actualités) regroupant les sites des journaux à grand tirage et des plus grandes agences de presse.

Depuis septembre 2010, l'entreprise a lancé Google Instant. Ce service est pour l'instant seulement disponible dans un nombre restreint de pays (dont la France) et uniquement pour les utilisateurs identifiés par un Compte Google. Dès la première lettre tapée dans la barre de saisie, Google envoie un résultat qui s'affine au fur et à mesure de la saisie. Cette fonction propose des résultats qui sont susceptibles de convenir car habituellement recherchés. Le moteur de recherche anticipe donc les requêtes des internautes. Cette fonctionnalité est désactivable. Les ingénieurs de l'entreprise annoncent qu'elle permettrait de faire gagner du temps de l'ordre de 40 %.

Le 2 octobre 2010, un petit triangle bleu de sélection à gauche du premier résultat proposé par la version américaine du moteur de recherche est apparu. Il est possible de sélectionner le résultat de son choix par les touches et du clavier, et d'appuyer sur la touche Entrée pour accéder au site.

le 9 octobre 2010, la prévisualisation des pages web est disponible (en cliquant sur la loupe, une image du site voulu apparaît à la droite de l'écran) et le pointage du curseur sur un résultat colorise le fond de celui-ci en bleu.

Utilisation du moteur de recherche Google[modifier | modifier le code]

Google propose un formulaire simple et un formulaire de recherche avancée permettant d'exclure des mots ou de rechercher des expressions complètes[9]

Termes à chercher[modifier | modifier le code]

La documentation de Google sur son interprétation des requêtes est assez spartiate. L’évolution du fonctionnement observé montre que ceci est sans doute à dessein pour garder une liberté de changement maximale. Ce qui suit doit être continuellement validé et remanié pour suivre les modifications.

  • H2O est cherché comme un seul mot et Google ne trouve alors pas les documents avec H 2 O ou H2O dans leur texte. Ceux-ci sont retrouvés en demandant "H 2 O". H-2-O (voir plus loin le rôle du tiret) trouve aussi bien H2O que H 2 O et H2O. Malheureusement, l’opérateur « tiret » ne cherche que les deux combinaisons extrêmes (tous les mots collés ou tous les mots séparés: il ne trouve pas H2 O).
  • mot : Un mot et ses variantes singulier/pluriel - masculin/féminin – avec/sans accents. Par exemple, chevaux d’arçon retrouve cheval d’arçon. La variante que vous spécifiez est favorisée dans le tri des documents présentés.
  • "mot" : Un mot exact. Google ne tient pas compte de l’accentuation pour la recherche mais favorise la forme spécifiée lors du tri des documents présentés.
  • ~mot : Un mot et ses synonymes. Fonctionne avec un dictionnaire anglais même sur les recherches en français et néerlandais ! Essayer la requête ~automobile -automobile pour voir les mots trouvés en dehors du terme strict automobile. ~arabic retourne Egypt, Lebanon, Arab et … Hindu ! On ne connaît pas la source des synonymes.
  • "-mot" : exclure un mot; exclut les résultats qui incluent ce terme (utile pour les synonymes, par exemple "jaguar -voiture"). Il est possible aussi d'exclure un site (par ex. "télévision -site:www.tf1.fr")[10]
  • "mot … mot" : une suite de mots spécifiques, une expression
  • "mot * mot" : dans une suite de mots entre guillemets (et seulement là), une étoile peut être mise à la place d’un ou plusieurs mots complets qu’on ne désire pas spécifier. Par exemple : "ministère du * et du commerce"
  • site:www… : un domaine d’origine. On peut être plus ou moins général et même indiquer des domaines de premier niveau. Par exemple : site:org OR site:com
  • intitle:"mot … mot" : une suite de mots spécifiquement dans le titre du document (balise <title>…</title> et/ou première balise <h1>…</h1>)
  • +mot : chercher ce mot même si c’est un mot vide dans la langue de l’utilisateur ( +de en français par exemple) et le chercher en tenant compte des accents ( +dés par exemple). Un « + » est assumé si un seul mot est cherché : thé seul est cherché comme si on avait tapé +thé (Cette forme a donc une signification très différente de celle de Altavista où le "+" indiquait des mots obligatoires). Lors du tri des documents, Google donne la préférence à la forme tapée : l’opérateur « + » n’a donc plus beaucoup d’intérêt.
  • mot-mot : chercher un terme composé de plusieurs mots, qu’il soit écrit avec des tirets, des espaces ou même sans espace du tout : gratte-ciel trouve gratte ciel, gratte-ciel et gratteciel . gratte-ciel ne signifie pas du tout la même chose que gratte -ciel (voir l’opérateur "-"). Attention : va-nu-pied trouve va nu pied et vanupied mais pas vas nupied.
  • define:mot : donne des définitions du mot trouvées sur internet.
  • mot AROUND(x) mot : permet d’effectuer une recherche en intégrant une notion de proximité entre deux mots. Plus "x" est grand, plus la proximité entre les mots est large.

Opérateurs logiques (booléens)[modifier | modifier le code]

  • espace : les documents doivent contenir ce qui est à droite ET ce qui est à gauche. Le tri de Google favorise les documents où les différents mots spécifiés sont proches l’un de l’autre (voir plus bas).
  • OR ou | : les documents peuvent contenir ce qui est à droite OU ce qui est à gauche. Attention : OR doit être écrit en majuscules !
  • espace- (signe moins) : exclure les documents contenant le mot qui suit (SAUF)
  • ( … ) : sous-expression à évaluer avant de faire les opérations avoisinantes

Limites[modifier | modifier le code]

  • Les requêtes sont limitées à 32 mots.
  • Seuls les 1 000 premiers résultats pertinents pour une requête sont accessibles, et ce même si les correspondances sont plus nombreuses. Les résultats peuvent même parfois être moins de 1 000 en raison de la suppression des pages provenant d’un même site. D’après Google, obtenir plus de 1 000 résultats entraînerait une lourde charge supplémentaire pour une demande finalement assez rare.

En théorie, le tri assure que les références les plus utiles sont en premier (difficile à valider).

Dates[modifier | modifier le code]

  • Lors d’une recherche par dates, la date est celle de l’indexation dans la banque de données (c.-à-d. la visite du « spider » Google) et non celle de la publication effective de la page (telle que fournie par le serveur http://)
  • Dans le formulaire de recherche avancée, vous pouvez faire une recherche sur les derniers 3, 6 et 12 mois.
  • L’opérateur daterange:date julienne-date julienne permet de spécifier un autre intervalle de dates. Une date julienne est une date dans le calendrier julien.

Tri du résultat[modifier | modifier le code]

La qualité de Google vient de sa capacité à montrer en premier les pages jugées les plus pertinentes en général et les plus pertinentes à une recherche en particulier. Google trie les documents trouvés en fonction :

  • de mesures de qualité du site en général et aussi de chacune des pages (cohérence des méta-informations avec le texte visible de la page par exemple). Ces mesures ne sont pas ou peu documentées.
  • une mesure du poids de chacune des pages indexées : Il s’agit de l’algorithme PageRank dont voici un extrait cité de Google :

We assume page A has pages T1...Tn which point to it (i.e., are citations). The parameter d is a damping factor which can be set between 0 and 1. We usually set d to 0.85. There are more details about d in the next section. Also C(A) is defined as the number of links going out of page A. The PageRank of a page A is given as follows: PR(A) = (1-d) + d (PR(T1)/C(T1) + ... + PR(Tn)/C(Tn)) Note that the PageRanks form a probability distribution over web pages, so the sum of all web pages’ PageRanks will be one. PageRank or PR(A) can be calculated using a simple iterative algorithm, and corresponds to the principal eigenvector of the normalized link matrix of the web.

  • d’un calcul de la pertinence de la page vis-à-vis de la recherche effectuée. Ceci se fait en tenant compte :
    • de la présence dans la page des mots de la recherche (éventuellement élargis à leurs synonymes ou à leurs variantes singulier/pluriel)
    • de l’emplacement de ces mots dans la page (titre, méta-données, texte) ou dans les liens vers cette page : ce dernier point cause parfois des problèmes éthiques car une page se retrouve indexée par les mots que d’autres personnes que ses auteurs utilisent pour la désigner.
    • Du tf-idf de chaque mot, formule qui prend en compte le nombre d’occurrences du mot dans la page pondéré par l’inverse de la fréquence relative de ce mot dans la partie du web indexée par Google:
      • tfi = fréquence du terme i dans la page
      • dfi = nombre de pages dans le web contenant le terme i
      • D = nombre de documents dans le Web
      • Cette formule a été mise au point par Gerard Salton (1927-1995), Université Cornell, sur base de la Théorie de l'information de Claude Shannon.
    • de la distance dans la page entre les mots cherchés : plus ils sont proches l’un de l’autre, plus la page est jugée pertinente vis-à-vis de la recherche effectuée[11].
  • du pays indiqué par l’URL d’accès à Google : google.be accorde une nette préférence aux sites belges, google.fr aux sites français, google.com aux sites américains et google.co.uk aux sites anglais, etc. Il est réellement important de choisir la « localisation » de ses recherches.
  • de la langue de l’utilisateur qui est aussi celle des mots cherchés.

Il est essentiel de faire ses recherches en changeant sa langue d’utilisateur en fonction de la langue des mots cherchés. Google trie alors les documents en favorisant cette langue (et utilisera peut-être un jour le bon dictionnaire de synonymes). Il utilise alors l’algorithme adéquat pour rendre équivalents le singulier et le pluriel, le féminin et le masculin (rappel : le néerlandais semble mal supporté pour l’instant).

Paramètres dans l'url[modifier | modifier le code]

Le résultat d'une recherche est renvoyée dans certains cas (par exemple une recherche sur Google Books) sous la forme d'une URL avec des paramètres,
par exemple http://www.google.com/?gws_rd=cr&ei=xgH….

  • paramètre cr=country reffered
  • paramètre rd=redirected
  • paramètre gws=google web server
  • paramètre ei=time stamp[12]
  • paramètre ved=?

Fonctions complémentaires[modifier | modifier le code]

Google propose également des fonctions complémentaires[13] :

  • À la une de l’actualité : certains mots clés liées à l'actualité renvoient en tête des résultats 3 titres d'articles de Google Actualités. Un bouton permet de rechercher dans la une de l’actualité.
  • Extraits d'images (provenant de Google Images) ayant rapport avec les mots-clé tapés
  • Extraits de vidéos (provenant de Google Vidéo) ayant rapport avec les mots-clé tapés
  • Extraits de cartes (provenant de Google Maps) si on tape un lieu géographique
  • Extraits d'articles Wikipédia sur certains sujets (exemple : pomme)
  • Conversion de devises : ex. : dans le champ recherche, taper : 3 euros en dollars, Google affichera : 3 euros = x,xxxxx dollars américain (taux fournis par Citybank non garantis).
  • Calculatrice Google : dans le champ recherche, taper une formule mathématique
  • Traduction automatique par Google Traduction[8]
  • Documents (Page web (.html, .htm et autres extensions de fichiers), Page web pour mobiles (.wml, .wap), Fichier texte (.txt, .text et autres extensions de fichiers),

XML (.xml), PDF (.pdf), PostScript (.ps), Documents Office (Word : .doc, .docx), Excel; .xls, .xlsx, PowerPoint (.ppt, .pptx)) et OpenOffice (Texte : .odt, Feuille de calcul : .ods, Présentation : .odt), code source dans les langages de programmation courants (BASIC (.bas), C/C++ (.c, .cc, .cpp, .cxx, .h, .hpp) C# (.cs), Java (.java), Perl (.pl), Python (.py)), Rich Text Format (.rtf), TeX/LaTeX (.tex), Flash (.swf), Scalable Vector Graphics (.svg), Google Earth (.kml, .kmz), Autodesk Design Web Format (.dwf), GPS eXchange Format (.gpx), Hancom Hanword (.hwp), …[14] On peut filtrer par type de document : Syntaxe : « filetype:type souhaité ».

  • Pages similaires (L'opérateur related: permet de rechercher uniquement les pages similaires)[15]
  • Pages liées : dans le champ recherche taper link:site.com pour afficher les pages extérieures qui pointent vers l'URL spécifiée
  • Opérateurs de ciblage : permet de faire sa recherche exclusivement sur une seule adresse web. Syntaxe : « site:votre requête ».
  • J'ai de la chance : permet de visiter directement le premier site trouvé sans voir tous les autres résultats.
  • Définitions : permet d'obtenir une ou plusieurs (ou aucune) définition(s) de mots, extraites de divers sites web (Wikipédia et Wiktionaire principalement, ainsi que d'autres sites). Cette fonction est désormais disponible en anglais, français, espagnol, allemand, chinois, italien et russe. Syntaxe : « define:mot à définir »
  • Google Movies : Taper film:titre pour afficher des critiques du film dont on a tapé le titre (movies:titre pour des critiques en anglais). Sur Google Movies, on a le choix entre la recherche web et la recherche des films qui indique les critiques du film recherché[16]. Cette fonction permet de donner des horaires des séances de cinéma proche de l'utilisateur (par utilisation de l'adresse IP) si l'on tape un nom de film
  • Messages de Google+, sur certains sujets
  • Pages en cache : permet d'afficher la page stockée dans la base de Google, utile si la page n'existe plus (fonctionnalité ayant disparu)

Easter eggs[modifier | modifier le code]

Fonctions amusantes (Easter eggs)

  • Si vous tapez « answer to life the universe and everything », la fonction calculatrice de Google retourne « 42 », en référence à l'œuvre de Douglas Adams, Le Guide du voyageur galactique. cf La Grande Question sur la vie, l'univers et le reste.
  • Si vous tapez « do a barrel roll » la page s'anime en faisant un 360°, en hommage à Nintendo et surtout à la licence Star Fox [17].
  • La recherche « let it snow » (en décembre 2011 seulement) envoyait des résultats de recherche, mais qui disparaissait rapidement derrière une chute de neige qui envahissait l'écran de l'utilisateur.
  • Lorsqu'on tape « binary », en regardant le nombre de résultats de la recherche, on voit que le résultat est écrit en chiffres binaires (phénomène similaire avec hex / hexadecimal et octal).
  • Si vous tapez « tilt », la page de résultats est affichée inclinée.
  • La recherche « zerg rush » lance un mini-jeu où les "o" du mot Google attaquent en masse les résultats de la recherche. Il s'agit d'une référence à une stratégie utilisée dans le jeu Starcraft, qui consiste, en jouant la race "Zerg", à noyer l'adversaire sous un flot d'unités ennemies. Quand tous les résultats sont détruits, les "o" s'organisent en 2 "G" majuscules géants, un rouge et un orangé, pouvant à la fois signifier Google et reprendre l'expression "GG", acronyme de "Good Game", souvent utilisé pour complimenter ses équipiers ou ses adversaires à la fin d'une partie d'un jeu en ligne.
  • Si l'utilisateur tape "atari breakout" dans Google image, une démo jouable du jeu apparait. Les briques du jeu original sont remplacées par les images de la recherche. Si toutes les "briques" sont détruites, le jeu continue avec des images issues d'une nouvelle recherche aléatoire.

SearchWiki[modifier | modifier le code]

Depuis le 21 novembre 2008, la fonctionnalité «SearchWiki» permet de personnaliser la page de résultats Google sur sa version anglaise. La nouveauté a fait son apparition sur la version française de Google le 28 avril 2009[18]. Cette fonctionnalité n'est plus disponible.

Caractères spéciaux[modifier | modifier le code]

Google gère les accents écrits sous forme d'entités, mais pas les caractères Unicode. Par conséquent, rechercher « alcene » et « alcène » ne donne pas le même résultat (car un mot seul est cherché en donnant une préférence à la forme dans laquelle il a été écrit) tandis que rechercher « encyclopédie » ou « ENCYCLOPÉDIE » ne change rien.

Si vous tapez « recette de la soupe au * et à la tomate », Google vous proposera le basilic ou le potiron à la place de l'étoile. On peut élargir ses recherches aux synonymes d'un mot, en le précédant du symbole « ~ ». Le « + » permet de forcer le mot à être interprété tel quel par Google (ceci est notamment utile pour les accents en français), ceci n'est plus valable depuis la mise sur le marché de Google+.

Utilisations détournées de Google et mèmes[modifier | modifier le code]

Les nombreuses fonctionnalités de Google ont donné naissance à différentes utilisations ludiques par les internautes.

Concours de positionnement[modifier | modifier le code]

De nombreux concours de positionnement ont vu le jour sur Google, puis sur d'autres moteurs. Le but est de placer une page sur un mot-clé plus ou moins fictif en première position des résultats de recherche sur celui-ci. Le premier concours important concernait la requête SERPS. En 2004, un concours francophone sur l'expression mangeur de cigogne a rassemblé 170 candidats et atteint 420 000 requêtes sur Google pour cette expression. Des controverses ont eu lieu sur les motivations de ces concours, qui sont pour les uns des outils d'expérience utiles au référencement, mais qui n'ont selon les autres que des motivations uniquement ludiques, faisant de Google un simple terrain de jeu.

Bombardement Google[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bombardement Google.

Le bombardement Google (Google bombing) consiste à associer sur le plus de pages web possible une expression à un site web donné, de sorte qu'une recherche Google sur cette expression remonte le site en question dans les premiers résultats. Les campagnes de bombardement Google se font à travers les forums ou les blogs, en incitant les internautes à participer. Il suffit au participant d'ajouter sur un site web ou un blog un lien vers le site visé en l'associant à l'expression.

L'un des premiers sites à avoir été visé par un bombardement est celui de la biographie du président des États-Unis George Walker Bush sur le site de la Maison-Blanche. Une recherche google sur l'expression « failure » ou « miserable failure » donnait encore ce site comme premier résultat, jusqu'à ce que la firme de Mountain View ait effectué quelques corrections sur leur système, lesquelles réduiraient sensiblement le nombre de bombardements Google (voir plus bas).

Au cours de l'automne 2005, et faisant suite à une campagne massive de courriels lancée par le parti politique de Nicolas Sarkozy, et en représailles, les Webmestres ont appelé à faire du Google Bombing sur le nom du ministre de l'Intérieur. Ainsi, quand vous tapiez Nicolas Sarkozy dans Google, vous obteniez en deuxième position un lien pointant vers Iznogoud, le personnage de bande dessinée qui veut être calife à la place du calife. Le Google Bombing consiste à mettre sur la page d'un site web un lien (Iznogoud ou George Bush) et de l'associer à un texte (Nicolas Sarkozy ou miserable failure). Si l'opération est effectuée par un nombre certain de webmasters, le résultat est rapide : les liens fallacieux remontent dans les premiers résultats de Google.

Fin janvier 2007, Google annonce avoir mis au point un algorithme permettant de résoudre le problème du « google bombing » et ce dans n'importe quelle langue[réf. nécessaire].

Google fight[modifier | modifier le code]

Le Google Fight consiste à comparer le nombre de résultats renvoyé par Google sur plusieurs expressions : est déclarée vainqueur l'expression ayant obtenu le plus de résultat. Les internautes s'amusent ainsi à comparer des noms, des idées politiques, etc. Un site web a même été créé pour offrir une interface à ce type de « combat » [19]. Le mot renvoyant le plus de résultats sur google étant « com » avec environ 25,27 milliards de resultats.

Depuis janvier 2006, l'équipe de Google intercepte les requêtes de Google Fight et renvoie des résultats fantaisistes. Vous pouvez le vérifier en interrogeant le site plusieurs fois de suite sur le même couple de noms.

Google Whacks[modifier | modifier le code]

Le Google Whacks est un jeu qui consiste à trouver deux mots qui associés dans une recherche sur Google donnent un unique résultat. Les termes employés doivent exister dans le dictionnaire, et le site trouvé ne doit pas être une simple liste de mots. Les guillemets et tous signes de ponctuation ne doivent pas être utilisés. Le score est souvent calculé en multipliant le nombre de résultats du premier terme par le nombre de résultats du second mot.

« Faux Google »[modifier | modifier le code]

Certains sites imitent la page d'accueil de google, dans un but humoristique[20]

Dans un autre style, certains sites utilisent les résultats du moteur de recherche Google, mais en les mettant en scène d'une façon particulière. Par exemple afin d'économiser l'électricité des écrans cathodiques[21] sur la page d'accueil de nombreux utilisateurs, un écran noir est proposé[22]. Afin de montrer à un internaute sur un forum par exemple, qu'il peut trouver seul la réponse à sa question en faisant une recherche Google, l'expression Google est ton ami (Geta en argot internet) on le renvoie vers les sites googleesttonami en français ou lmgtfy pour Let Me Google That For You en anglais qui accompagnent la recherche d'une petite animation.

Jumeaux Google[modifier | modifier le code]

Google a généré la notion de Google twins (littéralement « jumeaux Google ») qui renvoie à des personnes homonymes (portant les mêmes prénom et nom de famille) et qui de ce fait peuvent apparaître au sein d'une même page de résultats lors d'une recherche effectuée au sujet de ce nom sur Google (ou tout autre moteur de recherche)[23],[24]. Ceci peut créer du bruit pour trouver des informations sur une personne, si l'un de ces « jumeaux Google » jouit d'une notoriété plus élevée.

Limites et erreurs de Google[modifier | modifier le code]

La principale limite de Google est que le moteur ne parcourt que le web visible, laissant de côté toutes les bases de données professionnelles, parfois énormes, et souvent pertinentes, mais dont l’accès est limité (mais parfois gratuit)[réf. nécessaire]. Exemple : Dialog (15 000 Go).

Des études montrent des limites internes de Google, comme de fortes variations dans le nombre de résultats annoncés à des recherches identiques lors de certaines périodes[25], ou des résultats incohérents quand on compare les résultats de certaines recherches, dues à des limitations techniques[26],[27] [28].

La taille de la base[modifier | modifier le code]

En 2013, Google indexerait 30 000 milliards d'URL[29].

Plusieurs recherches ont montré que le nombre de pages réellement indexées ne serait que la moitié du nombre annoncé ; l’autre moitié serait des pages visitées par le robot de Google, mais dont seule une partie (l’en-tête, sans le corps de la page) serait indexée.

Cette notion de taille de l'index a été et reste un élément marketing majeur des moteurs de recherche. Fin 2005, suite à une analyse critique[27], démarrée en janvier 2005, de la taille de son index, initiée par Jean Véronis, la firme Google a décidé de ne plus mettre cet argument en avant.[réf. nécessaire]

À titre d'exemple sur cette approche marketing, Google avait annoncé un doublement de la taille de son index annoncé, le lendemain du lancement de MSN Search[réf. nécessaire].

L’efficacité des recherches[modifier | modifier le code]

Lors d’une recherche d’une complexité moyenne (utilisation d’un opérateur booléen, c'est-à-dire d’un espace [opérateur ET]), les résultats varient du simple au triple dans la même journée ; dans certains cas, selon un ordre de grandeur allant de un à dix.

Quelquefois, le moteur de recherche ne tient pas compte des opérateurs demandés.

Cette variabilité dans le nombre de réponses apportées s’explique par l’architecture de Google. Il existe en effet plusieurs serveurs dispersés dans le monde, hébergeant l’index des pages visitées par Google. Selon l’endroit où se trouve un internaute (ou selon le site local de Google interrogé), sa requête est dirigée vers l’un ou l’autre de ces serveurs. Normalement, chaque index est identique aux autres ; mais comme ils ne sont pas synchronisés en temps réel (mais à des intervalles pouvant dépasser le mois), seul l’index principal, situé en Californie, est constamment à jour, et donne un maximum de réponses correctes. Le serveur principal peut donner ainsi dix fois plus de réponses qu’un serveur secondaire.

Les résultats récents[modifier | modifier le code]

De par la conception de son algorithme de recherche qui favorise les sites Web avec beaucoup de liens entrants, l'efficacité de Google est limitée dans la recherche d'évènements reliés à l'actualité et aux nouveaux sites Web. Google prévoit toutefois de corriger cette faille dès 2010 en intégrant des évènements en temps réel dans ses résultats et en offrant la possibilité de les classer en ordre de publication[30].

Évaluation du moteur[modifier | modifier le code]

Une étude comparative de 2006[31], aurait montré que Yahoo! et Google sont les deux meilleurs moteurs (parmi six des principaux moteurs francophones). Pour l'auteur, ces deux moteurs ayant des performances équivalentes, la raison de la préférence massive des internautes pour Google n'est pas la pertinence des résultats.

Mais, selon Trent, il pourrait être inférieur à Windows Live Search [réf. nécessaire]. Remplacé par Bing depuis.

Controverses[modifier | modifier le code]

Controverse sur l'influence du contenu des résultats affichés[modifier | modifier le code]

En devenant le premier moteur de recherche en termes d'utilisation, Google est devenu le premier véhicule d'information sur Internet. Ce rôle, véhiculer l'information, est inhérent au métier des moteurs de recherche, et les problèmes qui en découlent ne sont donc pas tous imputables à Google, qui n'est pas l'auteur du contenu des pages.

Au-delà des difficultés posées par l'importance stratégique du classement de Google dans le domaine économique, le véritable problème réside dans la forte influence idéologique que possèdent les pages qui apparaissent dans les premiers résultats et qui font figure de parole d'évangile. La popularité d'un moteur de recherche tel que Google peut être utilisée comme vecteur de désinformation, où l'influence d'un site est d'autant plus importante que le mot-clef est populaire et qu'il se trouve en tête de liste.

Les dirigeants de Google avouent[32] être impuissants face aux phénomènes d'intoxication et de diffamation qui s'affichent dans les premiers résultats de Google parce que la technique ne pouvant juger la sincérité de l'information.

Collusion avec la National Security Agency[modifier | modifier le code]

La National Security Agency, services secrets des États-Unis d'Amérique, semble avoir accès à toutes les statistiques et informations regroupées par Google[33].

Affaire Tiananmen[modifier | modifier le code]

Les dirigeants de la Chine, gênés qu'une recherche sur Tiananmen dans Google Images renvoie des photos de chars réprimant la révolte étudiante, ont obtenu en 2006 de Google que la requête « Tiananmen » sur le portail chinois de Google ne renvoie plus ces images[34].

Affaire des mots-clefs en France[modifier | modifier le code]

En 2005, l'UMP et plus particulièrement Nicolas Sarkozy ont été critiqués pour avoir acheté des dizaines de mots-clefs comme « émeute », « CPE », « Jack Lang »… renvoyant sur le site de l'UMP.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « WHOIS - google.com »
  2. « Qui a peur du Google », G.F., Challenges, no 180, 17 septembre 2009, p. 49
  3. Le Nouvel Économiste no 1566 Cahier no 2 du 12 au 18 mai 2011.
  4. Google and Akamai: Cult of Secrecy vs. Kingdom of Openness
  5. logo officiel de Google
  6. logos d'évènements
  7. logos destinés à la France
  8. a et b (fr) « Outils linguistiques », sur www.google.fr (consulté le 6 novembre 2010)
  9. formulaire de recherche avancée
  10. « Opérateurs et aide supplémentaire pour la recherche », sur support.google.com (consulté le 2 février 2013)
  11. How does Google collect and rank results?
  12. http://stackoverflow.com/questions/18584386/what-does-ei-mean-in-the-google-homepage-url-https-www-google-co-in-gws-rd
  13. fonctions complémentaires
  14. Centre d'aide Google : Quels types de fichiers Google peut-il indexer ?
  15. « Recherches spécifiques à un site », sur support.google.com (consulté le 2 février 2013)
  16. Google Movies
  17. http://geeko.lesoir.be/2011/11/04/google-cest-renversant/
  18. Nouveauté Google : personnalisation des résultats
  19. Google Fight
  20. Google en ch'ti : Gogole, Google en wallon : Gôgueule, Google en flamand occidental : Hoegel, Google version boulet : Taggle, Google développé par la société Google en version "s3a|2ch : Google Hacker
  21. Audrey C., « Blackle : utiliser le moteur Google et économiser des watts », sur génération nouvelle technologie
  22. Par exemple les sites Blackle (ayant été lancé par la société australienne Heap Media et non Google) ou gllgle en français.
  23. (en) Marc Ramirez, « He thought he was singularly special until he found his Google twin », The Seattle Times,‎ 1er avril 2007 (lire en ligne).
  24. (en) Lisa Heyamoto, « Me, myself and my google twin : Love 'em or be annoyed by 'em, someone — likely many someones — shares your name », The Sacramento Bee,‎ 12 mars 2007, E1 ..
  25. un article de bases-publications
  26. (en) Mark Liberman, « Google recall (They stole his mind,now he wants it back.) »,‎ 24 janvier 2005
  27. a et b Jean Véronis, « Comptes bidon chez Google »,‎ 26 janvier 2005
  28. Jean Véronis, « Web: Le mystère des pages manquantes de Google résolu »,‎ 8 février 2005
  29. http://www.pcinpact.com/news/77926-google-dune-recherche-aux-resultats-en-passant-par-index-100-000-to.htm
  30. Essai du nouveau Google: meilleur pour le temps réel sur www.maximejohnson.com
  31. « [PDF]Étude comparative de six moteurs de recherche », février 2006
  32. Interview de Eric Schmidt, documentaire télévisé Defining Google diffusé par CBSNews (janvier 2005)
  33. (en) "Don't Be Evil", Meet "Spy on Everyone": How the NSA Deal Could Kill Google sur wired.com
  34. requêtes Tiananmen sur Google China

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]